Les nouvelles d'avril 2001 |
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Exécution de l'auteur d'une série d'attentats en Chine
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PEKIN (AFP) -
lundi 30 avril - L'auteur de la série d'attentats à la bombe qui ont fait au moins 108 morts le 16 mars dans une ville du nord de la Chine a été exécuté avec deux autres personnes accusées de lui avoir fourni les explosifs.
Jin Ruchao, 41 ans, a été exécuté dimanche à Shijiazhuang, dix jours après avoir été condamné à mort pour ces cinq attentats, les plus meurtriers jamais signalés en Chine. Selon la version officielle, Jin Ruchao, qui souffre de surdité, a avoué avoir posé les explosifs afin de se venger de certains de ses proches. Toutefois, les explosions s'étant produites en l'espace d'une heure,
de nombreux observateurs doutent que Jin Ruchao ait pu préparer les attentats, seul, comme l'a affirmé le tribunal. Des habitants soupçonnent des groupes mafieux liés à l'ancien maire de Shijiazhuang, arrêté pour corruption, d'être à l'origine des attentats.
Ces exécutions surviennent alors que le pays est engagé depuis début avril dans une grande campagne de propagande intitulée
"Frapper fort" contre le crime, qui s'est déjà traduite par environ 440 exécutions, selon un calcul effectué à partir des annonces des différents journaux locaux reçus à Pékin.
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Cyber-guerre entre la Chine et les USA
Un drapeau chinois flottant sur un site Internet de
l'US Navy… Des insultes anti-américaines… Depuis la crise de l'avion espion entre la Chine et les
Etats-Unis, le ton monte via Internet. Les hackers des deux pays se livrent une véritable
cyber-guerre. Les attaques informatiques auraient été multipliées par 40 ou 50 ces dernières semaines.
Récemment, un site militaire américain a dû fermer parce qu'il avait été
"hacké"; la page d'accueil avait été remplacée par un drapeau chinois couvert de slogans hostiles. Sur des sites tels que
KillUSA.com, autrement dit "tuez les Etats-Unis", les jeunes chinois s'en donnent à cœur joie. Ils expriment leur colère après la mort du pilote tué dans la collision aérienne du 1er avril avec l'avion américain le 1er avril dernier.
Cette cyber-guerre prend des formes variées. Par exemple, on estime que le virus qui est apparu récemment sur les ordinateurs sous Linux viendrait de Chine. C'est l'un des premiers ver sous
Linux, un système d'exploitation très utilisé en Chine.
Cette guerre fait rage dans les deux sens ! Aux attaques chinoises répondent les contre-offensives américaines. En dehors de tout contrôle politique apparemment, de jeunes hackers s'en donnent à cœur joie. Récemment, dans un forum de discussion, un pirate américain revendiquait 180 attaques contre des sites chinois. A Pékin, l'Académie des Sciences recommande que l'on renforce la protection des sites sensibles.
Les Chinois n'ont accès à Internet que depuis 1997 mais ils ont vite compris comment ça marche. Même si, en Chine, le piratage est puni de la peine de mort !
Le plus inquiétant, c'est que cette guérilla virtuelle devrait se poursuivre. Les Américains s'attendent à de nouvelles actions dans les tous prochains jours. A certaines dates symboliques. Notamment demain 1er mai ainsi que le 4 mai qui marque en Chine la Fête de la Jeunesse ou encore le 7 mai, date anniversaire du bombardement par l'OTAN de l'ambassade chinoise en ex-Yougoslavie.
Jérôme Colombain - France Info - Chronique du 30 Avril 2001
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L'adolescent "le plus haut placé du monde", rompt son long silence
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Par Peter
Popham à Dharamsala, Inde - Le 28 avril 2001
- Ce n'était pas une conférence de presse ordinaire. Elle se tenait dans un
centre de prières bouddhiste, large, ensoleillé et dégagé, dominé par le
portrait d'un Bouddha, assis, vêtu de safran. Sous le portrait, une grande
photo souriante du Dalai Lama. Sous cette photo, un trône, vide, de taille
modeste. Les ventilateurs ronronnaient, alors que la brise soufflait à travers
les pins, sur la montagne.
A l'intérieur, 100 journalistes internationaux attendaient, si calmement qu'on
aurait pu les croire en méditation. Puis, sans bruit, l'adolescent que nous
attendions s'est installé sur le trône.
C'était un grand jeune homme musclé, au visage rond, revêtu d'une robe
bordeaux, l'ombre d'un duvet sur son crane rasé et avec un oeil légèrement
plus grand que l'autre, un oeil pour le monde extérieur et l'autre tourné vers
l'intérieur, comme quelqu'un l'a un jour suggéré.
Le 28 décembre 1999, cet adolescent enjambe la fenêtre d'un monastère au
Tibet, saute sur le sol et se précipite dans une Jeep qui l'attend.
Quelques jours plus tard, il fait une arrivée surprise à Dharamsala, Himachal
Pradesh au nord de l'Inde, où le Dalai Lama dirige le gouvernement tibétain en
exil.
Son arrivée produit l'effet d'un coup de tonnerre. Après 15 mois, l'adolescent
le plus puissant au monde allait enfin rompre son long silence. Hier, le Karmapa,
le " Bouddha incarné ", le Lama le plus respecté, hors du Tibet, à
part le Dalai Lama, acceptait enfin de parler. Répondant aux journalistes,
il rejeta fermement la version chinoise de son départ du Tibet et reconnaît ne
pas comprendre les raisons pour lesquelles l'Inde lui refusait l'autorisation de
rendre visite au siège central de son " école " dans l'État indien
du Sikkim. Il dit aussi n'avoir aucune nouvelle de ses parents depuis son départ,
" Je n'ai pas l'intention de repartir au Tibet jusqu'au retour du Dalai
Lama, mais je l'accompagnerai " ajoute-t-il.
Extrêmement calme, malgré son jeune age, ce moine bouddhiste, qui porte le
titre de " Sa Sainteté le 17e Karmapa Ogyen Trinley Dorje " habite
l'université monastique, près du siége du gouvernement tibétain en exil où
il vit dans un " purdah " virtuel depuis son arrivée à Dharamsala le
5 janvier 2000. Bien qu'il ait demandé rapidement l'asile politique, il a fallu
13 mois à l'Inde pour le lui accorder. Il obtient le statut de réfugié en février,
ce qui lui permet de voyager, dans certaines limites. Après un pèlerinage aux
lieux saints du Bouddhisme en Inde, particulièrement sur le lieu d'Éveil du
Bouddha, il invite la presse internationale à lui rendre visite dans sa résidence
temporaire, afin de le rencontrer.
Ce que
nous avons vu hier n'est pas seulement l'incarnation d'un auguste Lama, mais
aussi un jeune homme remarquablement intelligent et sûr de lui, dont la fuite
du Tibet a dû plonger les autorités chinoises dans un profond marasme quant à
leur intention de neutraliser le mouvement de liberté tibétain.
Depuis son arrivée en Inde, la presse locale l'a attaqué fréquemment,
l'accusant d'être à la solde des Chinois - il est le seul Lama, haut placé,
à avoir été reconnu à la fois par le Dalai Lama et le gouvernement chinois -
d'être un faux Karmapa et un pion sur l'échiquier diplomatique.
Hier le Karmapa a fait taire les critiques. Ses réponses étaient mesurées,
sages et raisonnables. Il montra aussi un éclair de force quand un journaliste
tibétain lui demanda de commenter l'interprétation officielle des autorités
chinoises à propos de son départ : "Il est exact que j'ai laissé une
lettre, mais comme c'est moi qui l'ai écrite, je sais parfaitement ce que j'ai
ou n'ai pas écrit. J'ai dit être parti parce qu'ayant demandé depuis
longtemps l'autorisation de voyager, je n'avais pas reçu cette permission. Je
n'ai jamais dit avoir eu l'intention de ramener "la coiffe noire"
(symbole de son titre). Ramener la coiffe noire ne servirait qu'à la poser sur
la tête de Jiang Zemin (le président chinois)" déclare-t-il
par l'entremise d'un traducteur canadien.
Il est difficile d'imaginer une expression plus nette de l'aliénation du
Karmapa vis-à-vis des chinois, lesquels ont pourtant approuvé son statut de
Lama. "Je bénéficiais d'un traitement vraiment particulier. Par
exemple, on m'a fait faire le tour de la Chine, je suis allé à Pékin, j'ai été
très bien traité. Mais j'ai été amené à soupçonner qu'il pouvait y avoir
un plan derrière tout cela, on m'utilisait pour séparer le peuple tibétain du
Dalai Lama", dit-il. Le plus important monastère de la tradition Kagyu,
hors du Tibet est situé à Rumtek, au Sikkim, un des états himalayens indépendants,
dont la fusion avec l'Inde n'a pas été reconnue par la Chine. Son récent
statut de réfugié lui permet de voyager librement en Inde, mais pas au Sikkim,
le seul endroit cependant qu'il aurait de bonnes raisons de visiter et où il
pourrait vouloir demeurer.
L'arrivée surprise du Karmapa en Inde, au début de l'année dernière est pour
les observateurs tibétains l'événement le plus important depuis l'enlèvement
du Panchen Lama par les Chinois en 1995. Le Karmapa a ouvert la conférence de
presse d'hier en lisant un résumé déjà préparé de son évasion. Il
relate comment, à 10H, le soir du 28 décembre 1999, accompagné de son secrétaire
personnel, il se faufile hors de sa chambre, au monastère de Tsurphu, grimpe
dans un véhicule qui l'attend sur le bord de la route et s'éloigne vers le
Tibet occidental. Il déclare : "Peu de voyageurs utilisent cette route et
les postes de contrôle sont moins sévèrement surveillés. En prenant des
chemins détournés, à travers les collines et les vallées, nous avons évité
les postes de garde et 2 camps militaires. Grâce à la compassion du Bouddha et
aux bénédictions de mes professeurs, nous n'avons jamais été découverts et
nous sommes arrivés au Mustang, au Népal, le matin du 30 décembre". En dépit
de la promesse que le compte-rendu du Karmapa répondrait à toutes les
questions concernant son évasion, les détails étaient légers. Nous restons
avec l'impression qu'une partie de l'histoire nous reste cachée.
Le Karmapa, fils de parents nomades, a été rapidement reconnu par le Dalai
Lama, il y a presque exactement 9 ans. Par la suite il a été reconnu comme
"incarnation véritable" par le gouvernement chinois, c'était la
première fois depuis 1959 que cela se produisait. Jusqu'à son évasion, le
Karmapa représentait pour la Chine le meilleur espoir de priver le Dalai Lama
du soutien des bouddhistes pratiquants. Mais, comme le disait hier cet étonnant
jeune homme, il prit petit à petit conscience de leurs plans à son égard. Le
Karmapa se donna la peine de nier toute aspiration politique et de souligner son
appui total au Dalai Lama.
"Aucun des précédents Karmapa n'était politiquement engagé", dit
le Karmapa, "je vais suivre l'exemple de mes prédécesseurs à cet égard."
En réponse à une question concernant l'éventualité du décès soudain du
Dalai Lama et à son attitude devant ce fait, il répond : "Sa Sainteté
le Dalai Lama n'est pas âgé [il a 65 ans] et il est en excellente santé. Je
prie constamment pour sa longue vie, et je suis sûr qu'il restera encore
longtemps avec nous. D'ici là, il y aura peut-être des changements politiques
en Chine."
A la lumière de la réunion d'hier, les Tibétains et leurs supporters
sauraient exactement vers qui se tourner, si le Dalai Lama venait à disparaître.
"The Indépendant", Royaume-Uni - Traduction : France-Tibet
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Le Karmapa confirme qu'il retournera au Tibet avec le Dalai Lama
Sa
Sainteté le 17ème Karmapa a donné sa première conférence de presse
officielle le 27 Avril 2001 devant une centaine de journalistes au Monastère de
Gyuto à Sidbhari en Inde. Il a aussi répondu aux questions de la presse.
"J'ai décidé seul de quitter mon pays natal, mon monastère, mes
moines, mes parents et le peuple tibétain. Personne ne m'a dit de partir, ni de
venir en Inde. J'ai quitté mon pays pour l'enseignement du Bouddha en général
et pour recevoir les transmissions de ma propre tradition Karma Kagyu de Situ
Rinpoche et Gyaltsap Rinpoche, disciples du précédent Karmapa" . "Une
grande partie du voyage s'est déroulée à pied et à cheval, le froid et la
fatigue étaient éprouvants, mais malgré les difficultés, j'étais déterminé
à atteindre mon but. En arrivant au petit matin du 5 janvier 2000 à
Dharamsala je suis allé rendre visite directement à Sa Sainteté le Dalai
Lama, personnification de la compassion, qui me reçut avec un amour immense et
son affection. Ma joie ne connut point de limite... Poursuivant mon but,
je reçois de Situ Rinpoche et Gyaltsap Rinpoche la transmission Karma Kagyu.
Ainsi, je prépare l'oeuvre de ma vie : enseigner et apprendre le bouddhisme et
encourager la compassion et la sagesse dans le coeur de tous les êtres".
"En 1959, mon prédécesseur du s'enfuir aussi du Tibet pour venir en Inde,
et s'établit à Rumtek, au Sikkim. Avec l'assistance du gouvernement central et
de l'Etat du Sikkim, il put y construire un monastère, base de son activité
dans le monde. Ce siège est connu comme le principal de la lignée Karma Kagyu.
Aussi, Sa Sainteté le Dalai Lama, le gouvernement tibétain en exil, les Tibétains
du monde entier et la communauté Bouddhiste considèrent qu'il est extrêmement
important que je me rende en ce lieu. Cela serait comme rentrer à la maison
et continuer l'activité de mon prédécesseur. Je suis certain d'être autorisé
à m'y rendre, car le Sikkim est un Etat indien. Je suis également certain
d'être autorisé à voyager à l'étranger, comme mon prédécesseur. Je
suis très reconnaissant à Sa Sainteté le Dalai Lama, au gouvernement tibétain
en exil, au peuple et gouvernement indien pour tout ce qu'ils ont fait pour
m'accueillir. Dans le passé, les précédents Karmapa ne se sont pas impliqués
dans des activités politiques et je ne peux que suivre leurs pas. En ce qui
concerne l'avenir du Tibet et des Tibétains, j'appuie et soutiens totalement
toutes les actions du Dalai Lama. Incarnation universelle de l'amour, de la
compassion et de la non-violence, il est le chef suprême des Tibétains,
champion de la Paix dans le Monde et des Droits de l'Homme."
Le Karmapa a remercié également pour l'obtention du statut de réfugié en
Inde. Il a précisé qu'il ne prévoyait pas de retourner au Tibet avant que le
Dalaï Lama n'y retourne. "Je retournerai au Tibet avec lui".
A une question d'un journaliste l'interrogeant sur la lettre qu'il aurait laissée
en partant du Monastère de Tsurphu, disant qu'il allait chercher la coiffe
noire, il a répondu : "Il est vrai que j'ai laissé une lettre derrière
moi. Mais, comme j'ai écrit la lettre moi-même, je sais parfaitement ce qui
est et ce qui n'est pas écrit. J'ai écrit que bien qu'ayant demandé
depuis longtemps et à plusieurs reprises la permission de voyager à l'étranger,
je n'ai jamais reçu cette autorisation, c'est pourquoi je devais partir. Dans
cette lettre, je n'ai pas mentionné la coiffe noire. Pourquoi aurais-je été
la chercher en Inde et la ramener au Tibet de toute façon ? La seule conséquence
qui aurait ainsi été servie ou accomplie en réalisant cela aurait été de
placer la coiffe sur la tête de Jiang Zemin".
Interrogé sur le fait que les Chinois attendent le décès du Dalai Lama,
espérant alors la fin du mouvement indépendantiste, le Karmapa a répondu :
"Le Dalai Lama n'est pas si âgé et il est en très bonne santé. De plus,
je prie constamment pour sa longue vie et je suis assuré que son départ ne se
produira pas avant longtemps. Il est tout à fait possible que d'ici là,
la situation politique en Chine change considérablement. De plus, le pouvoir de
compassion et d'aspiration de Sa Sainteté le Dalai Lama est inconcevable.
Concernant la jeunesse tibétaine, le plus important est qu'elle se concentre
sur la préservation de la spiritualité et de la culture du Tibet. Et le Dalai
Lama donne régulièrement le même avis".
Source : http://www.nalandabodhi.org
- Traduction : France-Tibet
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Chine: campagne expéditive pour lutter contre le crime
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PEKIN (AFP) -
dimanche 29 avril - La campagne "Frapper fort", engagée par les autorités chinoises pour rassurer la population face à la montée de la criminalité, donne toute latitude aux tribunaux pour expédier les procès, ce qui s'est déjà traduit par des centaines d'exécutions.
Depuis début avril, des milliers de Chinois assistent à des rassemblements publics, à l'issue desquels les condamnés sont exécutés, à l'abri des regards, d'une balle dans la nuque. Le 20 avril, trente-trois inculpés, alignés comme des footballeurs, la tête inclinée en avant, ont ainsi été condamnés à la peine capitale sur la pelouse du stade de Chongqing.
Les familles ne récupèrent les corps qu'une fois avoir réglé les frais d'exécution.
La Chine exécute à elle seule, en temps normal, plus de condamnés que le reste des pays du monde. Mais la campagne lancée début avril par le président Jiang Zemin a accentué cette tendance. Pékin ne fournit aucune statistique officielle sur la peine de mort, considérée comme un "secret d'Etat".
Mais le bilan de "Frapper fort", établi à partir des informations de journaux reçus à Pékin, atteint au minimum quatre cents exécutions, dont la moitié pour la seule journée du 20 avril. De nombreux quotidiens font état d'exécutions de "groupes" de condamnés, dont le nombre n'est pas précisé.
"On ne voit que la partie émergée de l'iceberg. La discrétion (du gouvernement) s'explique par le fait que le bilan exact est vraisemblablement très très élevé", estime un diplomate occidental. Pékin a ordonné à la police d'intensifier ses arrestations. Les tribunaux, engorgés, suivent le mouvement en accélérant les condamnations, dont la sévérité s'accroît. Le diplomate fait état de "condamnations à mort exécutées trois jours après l'arrestation du suspect".
Alors que le code pénal prévoit la mort pour une soixantaine de crimes, dont beaucoup sans violence, la campagne entraîne une simplification de la législation, estime Amnesty International, qui met en garde contre "des procédures sommaires et de possibles erreurs judiciaires". Selon Catherine Baber, qui représente l'organisation de défense des droits de l'Homme à Hong Kong, dans une circulaire adressée aux juges, le Tribunal populaire suprême a expliqué qu'un procès "peut s'ouvrir en l'absence d'un ensemble de preuves".
Les accusés peuvent espérer la clémence en dénonçant d'autres coupables, ce qui rend leur témoignage sujet à caution. Lors des précédentes campagnes "Frapper fort", la "méthode des quotas" a été utilisée, obligeant les autorités de chaque province à exécuter un nombre donné de suspects. Les cadres locaux sont tentés de faire du zèle dans l'espoir d'être bien notés. "Certaines régions cherchent à démontrer qu'elles suivent de près la campagne", estime Baber.
Un responsable judiciaire de Changde, dans la province centrale du Hunan, a démenti ces quotas, mais a indiqué que les condamnations étaient regroupées afin d'effrayer les criminels. Les autorités invoquent une hausse de 50% de la criminalité l'an dernier pour justifier le recours aux grands moyens et obtenir le soutien d'une population se sentant de plus en plus menacée.
Les précédentes campagnes se sont prolongées pendant des mois et leur fin n'a jamais été officiellement annoncée.
La première, en 1983, aurait fait au moins 10.000 victimes, selon des experts étrangers. En 1996, Amnesty a dénombré 4.400 exécutions sur l'ensemble de l'année, soit le double d'une année normale.
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Chinese attack sur le web contre des sites occidentaux
Le centre national de protection de l'infrastructure américaine, une antenne du FBI, lance des appels à la vigilance pour le début du mois de mai : des hackers chinois auraient l'intention de lancer des attaques massives contre les sites américains.
Après la récente friction sino-américaine, le NPIC (National Infrastructure Protection Center) a publié jeudi 26 sur son site un avertissement. Les administrateurs de réseaux devaient s'attendre à une possible augmentation des attaques de hackers dirigées contre les réseaux américains pendant la période du 30 avril au 7 mai 2001. En effet, les "pirates" chinois ont discuté publiquement de cette éventualité, plusieurs dates symboliques s'affichant sur le calendrier : le premier mai bien sûr, le 4 mai, jour de la jeunesse en Chine, qui commémore une manifestation d'étudiants en 1919 contre les agressions étrangères. Enfin, le 7 mai est la date anniversaire du bombardement, par des avions de l'OTAN, qui avait frappé l'ambassade de Chine à Belgrade. Déjà, des hackers avaient remplacé la page d'accueil de plusieurs sites américains par du contenu pro-chinois et anti-américain. De même, l'analyse du code source d'un virus baptisé "Lion" l'avait relié à la Chine. D'autre part, une page hébergeant l'union des hackers de Chine a publié une liste de 10 sites Web américains, piratés en mémoire du pilote disparu. Sur son propre site, l'union, qui a déjà revendiqué une attaque, se qualifie d'"organisation de sécurité des réseaux". Sécurité, peut-être... pas pour tout le monde !
Karima Bouaici
lesnews.net
Source: NIPC http://www.nipc.gov/warnings/advisories/2001/01-009.htm
Voir aussi: Union des hackers chinois http://www.cnhonker.com
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Piratage chinois au service de la répression
Le 26 avril, Guo Qinghai est condamné à quatre ans de prison par une cour de Cangzhou pour "subversion" en
vertu de la loi sur l'Internet. Le cyberdissident, détenu dans la prison de Cangxian, aurait fait appel du jugement. Le Centre d'information pour les droits de l'homme et de la démocratie, basé à Hong Kong, vient de révéler certains détails sur les circonstances de son arrestation :
Guo Qinghai utilisait un pseudonyme pour publier ses articles sur des sites hébergés à l'étranger, mais la police chinoise a piraté ces sites pour découvrir la provenance de ces écrits.
Par ailleurs, une centaine d'habitants de la ville Wuhan dont est originaire Lu Xinhua, cyberdissident détenu depuis plus d'un mois, ont signé une pétition demandant la libération de cet entrepreneur âgé de 28 ans.
Communiqué de RSF le 28 Avril 2001
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Washington tente de rattraper l'erreur pour calmer le jeu
«J'ai dit que je ferai tout ce qu'il faut pour aider Taiwan à se défendre elle-même.»
George W. Bush
Washington
de notre correspondant - En déclarant que les Etats-Unis «seraient dans
l'obligation d'aider Taiwan» dans l'hypothèse d'une attaque chinoise (Libération
d'hier), George W. Bush peut se vanter d'avoir déclenché un nouveau maelström
diplomatique. La Chine a protesté avec véhémence, accusant Bush de conduire
son pays sur «des routes dangereuses. Le gouvernement chinois et le peuple sont
profondément indignés» par les propos du président, a déclaré la
porte-parole du ministère des Affaires étrangères Zhang Qiyue: «Il n'y a
qu'une Chine dans le monde. Taiwan en fait partie. Ce n'est pas un protectorat
d'un quelconque pays étranger.»
Depuis que les Etats-Unis ont établi leur doctrine sur Taiwan, en 1979 (Taiwan
Relations Act), les présidents américains se gardaient de répondre à la
question piège: «Que faire si la Chine envahit Taiwan?» Ils s'en tiraient en
indiquant que ce «serait un sujet de grave préoccupation» qui demanderait une
«réponse appropriée».
Cette ambiguïté était au cour de l'approche diplomatique américaine, qui
repose sur deux principes: ne reconnaître qu'une seule Chine, aider Taiwan à
se protéger d'une invasion.
Pas prémédité. Visiblement, Bush maîtrise encore mal les subtilités
des liens américano-chinois. Sa déclaration à la télévision ABC, mercredi
matin, ne semble pas avoir été préméditée: il s'agirait d'une simple gaffe.
Depuis, Washington rame en arrière. «Rien n'a changé en ce qui me concerne.
J'ai dit que je ferai tout ce qu'il faut pour aider Taiwan à se défendre
elle-même», a corrigé Bush sur CNN. Le mot important, ici, est «elle-même»,
qui permet de brouiller les pistes. Au département d'Etat, le porte-parole
adjoint, Phil Reeker, a mis les points sur les «i»: «Notre politique n'a pas
changé aujourd'hui, elle n'a pas changé hier, elle n'a pas changé l'an
dernier, elle n'a pas changé depuis 1979.» Dans le Pacifique, seules les
autorités de Taipei se sont félicitées de «la volonté des Etats-Unis
d'assurer la paix dans le détroit de Taiwan».
Après l'affaire de l'avion-espion américain, qui s'est posé en urgence au début
du mois sur l'île de Hainan et après l'annonce de la vente d'armes à Taiwan,
la gaffe de Bush ne tombe pas au meilleur moment. Les autorités américaines
souhaitent calmer le jeu avec Pékin, et éviter l'annulation du voyage de Bush
à Shanghai à l'automne prochain.
Voyage reporté. Une troisième affaire risquait d'aviver la tension: la
venue le 30 avril aux Etats-Unis de Lee Teng-hui, 78 ans, ancien président taïwanais
et militant indépendantiste. Opportunément, Lee Teng-hui a reporté hier son
voyage à cause de pépins cardiaques. «J'ai besoin de repos», a affirmé Lee.
Les relations sino-américaines aussi.
Libération, par PASCAL RICHÉ - Le vendredi 27 avril 2001
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Pékin ignore la menace du sida
Time
Asia, Hongkong
- Les dirigeants chinois, qui ne brillent guère par leur ouverture d'esprit, s'attaquent enfin au problème grandissant que le sida représente pour le pays, mais les solutions retenues sont à la fois maladroites et ineptes. Selon les prévisions des experts internationaux, plus de 10 millions de Chinois seront infectés par le VIH en 2010 alors qu'ils sont 500 000 aujourd'hui, et il s'agit là d'une hypothèse optimiste.
Comment Pékin a-t-il réagi à cette nouvelle saisissante ? Tout simplement en proposant de criminaliser le fait de transmettre sciemment la maladie. En oubliant l'éducation de la population, le renforcement du dépistage ou la distribution de préservatifs, il condamne à la prison à perpétuité les victimes du fléau. [Cette politique est surtout systématisée en dehors des grandes villes des régions côtières.] Les régions où les paysans pauvres vendent leur sang à des acheteurs clandestins comptent parmi les plus touchées par l'épidémie. Nombre de ces trafiquants sans scrupule utilisent des aiguilles souillées, mélangent les plasmas et ne daignent pas contrôler la qualité du sang des donneurs.
Les dirigeants locaux ont opté pour la politique de l'autruche. D'aucuns, de peur que leur horrible secret ne finisse par être révélé, ont même ordonné la fermeture des routes menant à certains villages [à très forte prévalence du virus]. Les cadres locaux communistes craignent bien entendu que le fait d'être associé à un vilain mot comme sida ne freine leur progression au sein de l'appareil du Parti. Certains redoutent en outre que leur corruption éclate au grand jour : si les hôpitaux impécunieux achètent du sang à ces banques illégales, c'est parce que les fonds qui leur sont alloués ne franchissent pas le barrage de fonctionnaires cupides [opérant à l'échelon administratif supérieur].
Même quand les dépistages ont lieu, les résultats restent souvent occultés. Dans la province du Shanxi [au sud-ouest de Pékin], les autorités ont découvert, au début de l'année, que des chefs de village avaient fait procéder à un dépistage un an auparavant, mais que les citoyens séropositifs n'avaient jamais été informés du résultat, si bien que la maladie a pu continuer à se propager. Tandis que ces paysans tombent malades, on oblige d'autres citoyens à subir des tests de dépistage uniquement parce qu'ils sont considérés comme des "individus à haut risque". C'est une façon polie de dire que les homosexuels [n'appartenant pas à l'élite], les toxicomanes et les prostituées font l'objet d'un harcèlement encore plus sévère, même si la maladie s'est déjà exportée au-delà de ces populations à risque. Le temps que le gouvernement central prenne conscience de tout cela, il sera déjà trop tard pour les millions de Chinois qui seront morts d'une maladie qu'ils n'ont jamais vraiment comprise. Et Pékin en sera encore à concevoir des lois inutiles dans le vain espoir d'éradiquer un problème qui est déjà plus grave qu'il ne l'imagine.
Ana Bieech - Courrier International 26/04/2001, Numero 547
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Le Tibet entre à la nouvelle mairie de Lyon
"Lors
de la journée anniversaire du Panchen Lama, les moines de Gyuto et l'association
lions des neiges ont été reçus à la mairie de Lyon par Mr Hubert Julien Laferierre,
adjoint au (nouveau) maire. Dans le grand salon très flamboyant de l'hôtel de
ville, là où s'est déroulée la réception en l'honneur de Jiang Zemin (en
octobre 99), le drapeau tibétain était hissé, ainsi que dans l'autre salon où
il a été reçu.
Mr Laferierre nous a promis que le drapeau tibétain serait hissé pour le 10
mars 2002.
Nous avons demandé à ce que la déclaration comme citoyen d'honneur du Panchen
Lama soit matérialisée pour l'instant ce n' est que de bonne parole de Raymond
Barre et son équipe, quand on connaît les relations avec la chine de ces gens,
là on peut douter de leur bonne foi. Nous avons demandé soit de faire graver
une plaque, de donner le nom d'une rue, d'un square ou d'une école. Projet en
cours, à suivre.
Le Dalaï Lama pourrait être invité par la Mairie !!"
Patrick, Lions des Neiges
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Taiwan fait son marché d'armes
Les Etats-Unis passent outre les mises en garde de Pékin pour équiper l'île
Libération par PASCAL RICHÉ
- Le mercredi 25 avril 2001
"Taiwan a les moyens de se défendre contre une invasion. La vente va permettre d'empêcher son blocus."
Michael O'Hanlon
- Washington de notre correspondant - Huit sous-marins diesels européens, quatre contre-torpilleurs de classe Kidd, douze avions anti-sous-marins P3-Orion, des véhicules amphibies, des hélicoptères tueurs de mines marines, etc. George W. Bush a achevé sa liste des armements que les Etats-Unis sont prêts à vendre à Taiwan. Elle ne comprend pas les fameux bateaux
Arleigh-Burke, équipés d'Aegis (un système de radar ultraperfectionné, capable de suivre 100 avions ou missiles en même temps), que réclamait Taiwan, et dont la livraison aurait grandement irrité Pékin.
Mais les Taïwanais n'ont pas à bouder leur plaisir: c'est la plus grande vente d'armes que leur propose les Américains depuis neuf ans, c'est-à-dire depuis l'administration de Bush père. Leur déception de ne pas accéder aux navires équipés d'Aegis est compensée par les huit sous-marins. Avec ces armements, selon les spécialistes, Taiwan devrait conserver de quoi dissuader la Chine de l'attaquer. "C'est un choix approprié, qui rétablira à peu près l'équilibre", commente Michael O'Hanlon, spécialiste de la défense à la Brookings Institution.
"Il y a trois scénarios possibles: l'invasion, le blocus et les missiles. Taiwan a déjà les moyens de se défendre contre une invasion, il n'aura pas plus demain qu'aujourd'hui celui de se défendre contre une attaque de missiles. Mais la vente va permettre d'empêcher le scénario du blocus."
Pékin a récemment investi des milliards de dollars pour acheter des sous-marins russes de classe Kilo, ce qui inquiétait fort les responsables de l'île. Les huit sous-marins devraient permettre de rétablir l'équilibre. Une grosse difficulté risque toutefois de compliquer la donne: les Etats-Unis ne fabriquent plus ces sous-marins, et vont devoir les faire construire en Allemagne ou aux Pays-Bas, à moins qu'ils n'achètent une licence. Or, hier, Berlin et La Haye ont indiqué qu'ils n'avaient aucune intention de participer à l'exportation d'armes à Taiwan.
Violation. A Pékin, le gouvernement chinois a dénoncé cette vente, qu'il considère comme "une violation de souveraineté, une ingérence dans les affaires internes de la Chine" qui ne manquera pas "d'accroître les tensions dans le détroit de Taiwan". Après la prise de contrôle de la Chine par les communistes, le gouvernement nationaliste s'était installé à Taiwan en 1949. Il en a depuis gardé le contrôle. Pékin considère depuis l'ancienne Formose comme une "province rebelle". A part une trentaine de petits pays, la communauté internationale ne reconnaît pas le gouvernement taïwanais. Tout récemment, la nouvelle administration américaine a hérissé la Chine en accordant un visa à l'ancien président taïwanais Lee Teng-hui, considéré à Pékin comme un "séparatiste".
"Pas de rétorsion." Une grande partie des conservateurs, qui constituent la base politique de George W. Bush, soutiennent l'indépendance de Taiwan. Mais le président américain a promis de s'en tenir à la diplomatie classique: "Nous ne contestons pas le fait qu'il n'existe qu'une seule Chine, mais nous contestons le droit, pour Pékin, d'imposer sa loi à un peuple libre", avait-il déclaré pendant sa campagne.
A Washington, la Maison Blanche jure que l'affaire de l'avion-espion américain n'a pas eu d'influence sur le choix des armements. L'avion EP-3, qui avait atterri en catastrophe au début du mois sur l'île de Hainan, est toujours aux mains des Chinois. Après une crise diplomatique de onze jours, son équipage était rentré aux Etats-Unis, et les républicains les plus conservateurs avaient alors appelé Bush, en guise de représailles, à se montrer très généreux avec Taiwan. Les autorités affirment qu'elles n'ont pas suivi le conseil, estimant qu'il serait "fou" de prendre en considération de telles crises passagères. La seule motivation qui a guidé le choix des armes, explique-t-on, c'est de "rééquilibrer la situation après la modernisation à marche forcée de l'armement chinois des dernières années".
Le Pentagone avait déconseillé la vente d'Aegis avant la crise de l'avion-espion. Parce que l'armée taïwanaise n'aurait pas su s'en servir efficacement, et à cause du risque de nouvelle escalade des armements: ces navires n'auraient été livrés qu'en 2010, ce qui aurait laissé tout le temps nécessaire à Pékin de s'y préparer, par de nouveaux investissements militaires. Les navires de classe Kidd seront, eux, livrés dès 2003.
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12 ANNIVERSAIRE DU PLUS JEUNE PRISONNIER POLITIQUE DU MONDE, GEDHUN CHOEKYI NYIMA, 11EME PANCHEN-LAMA, SIXIEME ANNIVERSAIRE DEPUIS SON ENLEVEMENT PAR LE REGIME DU DICTATEUR JIANG ZEMIN
Bruxelles, le 25 avril 2001. Gedhun Choekyi Nyima, le 11ème Panchen Lama enlevé par le régime du dictateur Jiang Zemin en 1995 et depuis lors détenu avec sa famille dans un endroit inconnu, « fête » aujourd'hui son 12ème anniversaire.
Déclaration d'Olivier Dupuis, secrétaire du Parti Radical Transnational et député européen:
"Le
plus jeune prisonnier politique du monde « fête » aujourd'hui son 12°
anniversaire, incarcéré dans un endroit inconnu. Il « fête » aussi le
sixième anniversaire de son enlèvement par le régime nationaliste,
autocratique et post-communiste du dictateur Jiang Zemin. Les causes de son
enlèvement et de sa détention sans procès ni condamnation: être tibétain et
avoir été choisi par le Dalai Lama, selon la tradition séculaire du
bouddhisme tibétain, comme la réincarnation du Panchen Lama.
Comme lors de ses précédents anniversaires, le jeune tibétain et sa famille
« célébreront » une nouvelle et énième fois l'indifférence du Conseil de
l'Union européenne - de MM. Chirac, Aznar et Dini in primis -, leur silence et
leur inaction complices sur la tragédie endurée depuis 50 ans par un peuple
victime d'un véritable génocide par dilution, leur silence et leur inaction
complices à l'égard des violations systématiques des droits fondamentaux
d'un milliard trois cent millions de Chinois, Ouïgours, Mongols et Tibétains,
y compris donc ceux d'un enfant enlevé à l'âge de 6 ans et toujours emprisonné
six ans plus tard sans que l'Union - et MM. Chirac, Aznar, Dini et leurs collègues
- n'aient trouvé en eux, en dépit des requêtes répétées du PE et de
dizaines de milliers d'Européens, la force morale minimale afin d'obtenir sa
libération.
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CHINE/UE: LE DICTATEUR JIANG ZEMIN REMERCIE LE PRESIDENT CHIRAC, LE PREMIER MINISTRE AZNAR ET LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DINI EN FAISANT ARRETER DEUX EVEQUES ET EXECUTER 100 PERSONNES
Bruxelles, le 24 Avril 2001. Les journaux de ce matin nous informent de l'arrestation de deux évêques, Monseigneur Shi Enxiang, évêque de Yixian et de Monseigneur Mattia Pei, évêque de Pékin ainsi que de l'exécution, en un seul jour, de plus de 100 personnes.
Déclaration d'Olivier Dupuis, Secrétaire du Parti Radical Transnational et député européen
« Le Dictateur Jiang Zemin n'a donc pas attendu pour remercier le Président Chirac, le Premier ministre Aznar et l'imprésentable ministre italien des Affaires Etrangères pour le soutien indéfectible qu'ils ont démontré durant les travaux de la Commission des Droits de l'Homme de Genève, soutien qui - rappelons-le - a été fondamental pour permettre l'enterrement de la résolution de condamnation des violations des droits fondamentaux en Chine présentée par les Etats Unis. 'Pour quelques Airbus de plus' ou par cynisme, ces Messieurs persistent dans leur refus de voir la profonde mutation en phase de conclusion du régime de Pékin, le passage d'un régime communiste à un régime national-communiste, à une autocratie fondée sur le nationalisme, l'autoritarisme et un état policier. Ils sont de la même race que ceux qui refusèrent de voir il y a quelques décennies en Europe, la mutation qui donna vie aux régimes fascistes et nazis. »
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Les joyaux de la marine française présentés au commandant de la marine chinoise
PARIS, 23
avr (AFP) - Les joyaux de la marine française - le porte-avions Charles de
Gaulle, une frégate de type La Fayette et un sous-marin lanceur de missiles
nucléaires - seront présentés à l'amiral Shi Yunsheng, commandant la marine
chinoise, qui a entamé lundi une visite officielle en France, a-t-on appris
auprès du service de presse de la marine.
Le but de cette visite de trois jours, à l'invitation de l'amiral Jean-Luc
Delaunay, chef d'état-major de la marine qui avait été l'hôte de la marine
chinoise en juin dernier, est de présenter à l'amiral Shi l'organisation et
les points forts de la marine française, a précisé à l'AFP le capitaine de
frégate Jérôme Erulin, commandant en second du service de presse.
Arrivé dimanche à Paris, l'amiral Shi a consacré l'essentiel de la première
journée, lundi, à des exposés et des présentations rue Royale à
l'état-major de la marine, dont la façade donne sur la place de la Concorde,
où il s'est entretenu avec l'amiral Delaunay et ses principaux collaborateurs.
Le commandant de la marine chinoise, a indiqué le commandant Erulin, doit se
rendre mardi à Toulon où se trouve le commandement de la force d'action navale
sous le commandement de l'amiral Jean Moulin.
Il doit y être héliporté à bord du porte-avions Charles de Gaulle - un type
de bâtiment dont la Chine, qui en est dépourvue, cherche à se doter - qui
croise actuellement au large du port méditerranéen.
Frégate du type La Fayette et sous-marins nucléaires lanceurs d'engins.
Outre la
visite du seul navire de surface à propulsion nucléaire européen, le
commandant de la marine chinoise devrait également y assister, selon le service
de presse, à des décollages et appontages de Rafale, l'avion de combat
polyvalent de l'armée française que la marine est la première à mettre en
ligne.
Toujours au large de Toulon, l'amiral Shi doit se rendre également à bord du
Surcouf, une frégate furtive du type La Fayette, le même que les six dont la
vente à Taiwan - que Pékin considère comme une province rebelle - avait
provoquée la colère, assortie de sanctions économiques, des autorités
chinoises.
Les équipements et notamment les systèmes d'armes du Surcouf, notent les
analystes, sont différents de ceux qui équipent les frégates taiwanaises.
Après avoir passé la nuit de mardi à mercredi à Toulon, le commandant de la
marine chinoise doit gagner Brest pour visiter l'Ile Longue, la base des
sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la Force océanique
stratégique, la principale composante de la dissuasion nucléaire française.
L'amiral Shi - qui doit monter à bord d'un SNLE à l'amarre - visitera
également en face de Brest l'Ecole navale où sont traditionnellement formés
les officiers de la marine française.
Le commandant de la marine chinoise, qui est accompagné de son épouse, doit
ensuite regagner Paris où il séjournera jeudi en visite privée avant de
quitter la France dans la soirée à destination d'un pays européen qui n'a pas
été précisé.
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Chine: l'offensive contre l'église catholique continue
PEKIN
(AFP) - lundi 23 avril - La Chine a poursuivi son offensive contre l'Eglise
catholique "du silence" en interpellant, juste avant les fêtes de Pâques,
un évêque réfractaire, portant à une dizaine le nombre d'évêques détenus
par le régime communiste.
Selon la Fondation du Cardinal Kung, une association de défense de la religion
chrétienne en Chine, basée aux Etats-Unis, la police a interpellé l'évêque
Shi Enxiang, 79 ans, du diocèse de Yixiang, dans la province du Hebei, ainsi
que quatre prélats de l'église "du silence", le jour même du
vendredi saint.
L'arrestation de l'évêque a été aussitôt démentie par la police, qui a néanmoins
reconnu qu'elle le recherchait depuis 1996. "Nous sommes sur ses traces
depuis 1996, mais nous n'avons pas entendu parler de son arrestation", a
dit à l'AFP le porte-parole de la police de Baoding, tandis que l'évêque
officiel de cette ville, Mgr Pan Deshi affirmait: "Ce n'est pas vrai qu'il
ait été harcelé par la police, cette dernière a seulement essayé de l'éduquer
et il s'est enfui, j'ai entendu dire récemment qu'il avait fui à Yixiang, mais
je n'ai pas entendu parler de son arrestation".
Consacré évêque en 1982, après avoir passé trente ans en prison, Mgr Shi
avait à nouveau été détenu entre 1990 et 1993, avant d'échapper à une
nouvelle arrestation en 1996. Il se cachait depuis cette date, selon la
Fondation Kung.
Deux Eglises catholiques coexistent en Chine. L'une "patriotique", qui
a fait allégeance aux autorités chinoises, compte environ 4 millions de fidèles
et ne reconnaît pas l'autorité du pape, tandis que l'autre clandestine, restée
fidèle au Saint-Siège, est vivement combattue par le régime.
La Fondation a par ailleurs rapporté que quatre personnalités de l'église
clandestine avaient été interpellées juste avant Pâques, en plusieurs
endroits de Chine. Il s'agit des pères Li Jianbo, 34 ans, du canton de Manchang,
situé dans la province du Hebei, Lu Genjun, 39 ans, arrêté à Baoding et
condamné immédiatement à trois ans de rééducation par le travail, ainsi que
des pères Geng Yunxiang et Liao Haiqing, arrêtés le vendredi saint
respectivement à Fu'an dans la province du Fujian, et à Linchuan (anciennement
Fuzhou), dans la province du Jiangxi.
Un autre prêtre de l'Eglise du silence, dénommé Yin, a pour sa part été
condamné récemment à trois ans de camp de travail après avoir été arrêté
dans la province du Hebei en janvier, selon la Fondation Kung. "Pendant que
les Chrétiens du monde entier célébraient leur semaine sainte, l'Eglise
catholique du silence subissait un nouvel accès de répression de la part du
gouvernement chinois" relève le président de la Fondation Kung, dans son
communiqué.
L'arrestation de Mgr Shi, qui survient six mois après celle de Mgr Zeng Jingmu,
81 ans, évêque de Yujiang, porte à une dizaine le nombre d'évêques détenus
en Chine, selon la Fondation Kong. Parallèlement à la lutte sans merci engagée
depuis deux ans contre la secte d'inspiration bouddhiste Falungong, les autorités
ont durci leur attitude face aux activités des églises chrétiennes
clandestines, tant protestantes que catholiques. Près de 1.200 édifices
religieux ont ainsi été détruits dans la seule province du Zhejiang en
l'espace d'un an, et les interpellations de fidèles se multiplient dans le
pays.
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Disparition du Docteur Tenzin Choedrak, médecin du Dalai Lama
C'est
avec émotion que nous vous faisons part de la disparition survenue le 6 Avril
du Docteur Tenzin Choedrak, médecin du Dalai Lama. Le Docteur Tenzin
Choedrak avait notamment témoigné en 1992 à Strasbourg au Tribunal Permanent
des Peuples où il avait produit un rapport sur la torture, la détention et la
négation de la liberté d'expression.
Sa disparition prématurée et soudaine à l'âge de 76 ans suite à une maladie
chronique, est une perte pour l'humanité. Nous pensons que les 20 ans passées
dans les geôles chinoises et les tortures qu'il a endurées ont dû considérablement
affaiblir sa santé. Sa disparition nous incite d'avantage encore à
travailler pour éviter que ne disparaisse une culture unique pour l'humanité.
Communiqué de France-Tibet le 22 Avril
2001
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Sommet des Amériques : le témoignage d'une manifestante pro-tibétaine
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"La manif est demain, (nous) avons l'intention de nous y joindre, si on nous laisse passer! Avec le drapeau du Tibet et les pancartes des J.O. (...) J'espère que nous arriverons a passer, ce n'est pas sûr, mais nous allons essayer quand même et on verra bien! Il n'y a pas eu de pareil déploiement de flics depuis la visite de De Gaulle... tu veux rire un peu, les flics ont saisi TOUT le stock d'un magasin de jouets, parce qu'ils vendaient des lances-pierres! LOL, LOL, David et Goliath... c'est dingue, ce qui se passe à Québec en ce moment ! Les Indiens aident les manifestants a traverser le St Laurent, par la réserve, si ça continue on va déterrer la hache de guerre comme au bon vieux temps! (...)"
20 Avril 2001
"Je crois que les flics faisaient du zèle et qu'ils étaient excités par les ennuis de la veille...
ça a chauffé sévère le vendredi soir...! Aussi ils devaient justifier les milliers de dollars engloutis dans la sécurité! Ce soir, ils en sont à comparer avec Seattle et Vancouver... (...)
(...) Les flics ont tapé au hasard, et ils ont abusé des balles en plastique ou en caoutchouc, il y a une dame, peinarde, qui s'est retrouvée à
l'hôpital à cause d'une balle en caoutchouc... les flics avaient des boucliers et des masques, ce qui m'a le plus surprise, c'est le bruit, un constant "rumbling" avec de temps en temps, plus loin, des coups de feux, enfin ça y ressemblait."
24 Avril 2001
(Un autre témoignage qui nous est parvenu fait état de milliers de blessés parmi les manifestants, suite aux tirs à bout portant de grenades de gaz lacrymogène, et de tirs à balles plastiques par la police. NDFT)
Deuxième journée d'affrontements entre policiers et manifestants
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Radio Canada - Samedi 21 avril 2001
- Un groupe de manifestants a réussi à ouvrir une brèche dans le périmètre de sécurité, samedi après-midi à Québec, en renversant sur une longueur d'une centaine de mètres une partie de la clôture située près du cimetière de l'ancienne église anglicane
St.Mathew's, sur la rue Saint-Jean.
Les policiers ont immédiatement lancé des gaz lacrymogènes pour repousser le groupe d'activistes qui s'est attaqué à cette cible après avoir échoué sur le boulevard
René-Lévesque. Les manifestants radicaux ont répliqué en lançant des cocktails
molotov, des bouteilles et des morceaux de bois. Cette brèche est située à environ 200 mètres du Centre des congrès, où se réunissent les participants au troisième Sommet des Amériques.
Après une nuit mouvementée, ponctuée d'environ 80 arrestations dans le secteur de la côte d'Abraham, les affrontements se sont d'ailleurs poursuivis sur plusieurs fronts samedi.
En après-midi, de nombreux manifestants faisaient toujours face aux forces de l'ordre, boulevard
René-Lévesque, près du Grand Théâtre de Québec. De façon régulière, des gaz fumigènes ont été lancés vers les manifestants. Des canons à eau et des balles de plastique ont également été utilisés.
La foule assemblée sur place s'élèvait à plus de mille personnes. C'est un peu avant 12h30, alors même que le nombre de manifestants allait grandissant, que les policiers ont fait l'usage pour la première fois des camions dotés de canons à eau afin de disperser la centaine de manifestants.
(...) L'arrestation du militant de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), Jaggi
Singh, a soulevé de nombreuses questions. Vendredi, ce dernier aurait été assailli puis arrêté par quatre policiers habillés en civil, à l'intérieur d'une zone pacifique, en marge des manifestations plus violentes qui se déroulaient aux abords du périmètre de sécurité. Selon un des témoins de la scène, cette arrestation s'apparentait à un kidnapping.
(...)
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Le TYC marche sur le Kailash !
60
membres du Tibetan Youth Congress, dont Karma Yeshi, vice-président, et Tenzin
Choekyong, secrétaire général, sont partis à pied de Delhi le 14 avril, à
destination du Mont Kailash (900 km) pour un "pèlerinage de retour au pays
pour la paix et la vérité"...
"Ceci n'est pas une marche de protestation" déclare le TYC
dans un communiqué de presse. "Depuis notre enfance nous rêvons de voir
notre pays où nous ne sommes pas nés..." Pourtant, les
"pèlerins" ont projeté d'informer les Indiens sur leur trajet de la
situation écologique au Tibet et de les remercier de leur bonté à l'égard du
peuple tibétain en exil, de voir de leurs propres yeux les conditions de vie de
leurs compatriotes au Tibet et d'informer également la communauté
internationale du désir pressant de la jeunesse tibétaine de rentrer au Pays
des Neiges.
(...) Le TYC demande aux autorités indiennes et, à plus grand échelon, aux
instances internationales de les soutenir dans leur "pèlerinage" afin
d'atteindre le Mont Kailash sans obstacle majeur.
Il est peu concevable en effet que les garde-frontières chinois laissent 60
membres du TYC pénétrer librement sur le territoire dit "chinois"
sans riposter et les pèlerins risquent fort de se retrouver derrière des
barreaux chinois plutôt que de se prosterner devant le Mont Kailash !
Ngawang Paljor ne cache pas que cette possibilité a été longuement discutée
et que tous les "pèlerins" ont déclaré "être consciemment
prêts à tout sacrifice pour la réalisation de cette action non-violente, ne
projetant pas de semer de troubles au Tibet" !
Des courriers peuvent être adressés aux représentants des Nations-unies pour
obtenir leur soutien aux "pèlerins" du TYC.
Source : Correspondant Tibet Info,
Dharamsala, 17 avril 2001
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BP : la colonisation économique du Tibet
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"Le grand bond vers l'ouest" : voilà le nouvel axe de la politique chinoise. La colonisation par le développement économique. Noyer la population tibétaine - déjà en minorité dans son propre pays - sous une mer de colons chinois. D'après une information obtenue récemment, la chine prépare l'arrivée de 15 millions de nouveaux colons au Tibet d'ici 2020, qui s'ajouteront aux 7 millions déjà présents. Une solution finale à la chinoise.
Et pour cela, la Chine lance de grands travaux : une voie de chemin de fer, la plus haute du monde, devra relier la Chine au Tibet central, en dépit des difficultés présentées par un terrain dont 80% sera à plus de 4000 mètres. A plus long terme, la Chine envisage la construction au Tibet de la plus grande centrale hydraulique du monde, d'une ampleur supérieure au barrage des Trois Gorges, pour laquelle on aurait même évoqué le recours à des explosions nucléaires.
Mais un autre projet nous préoccupe particulièrement aujourd'hui. Récemment, d'énormes gisements de pétrole et de gaz ont été découverts au Tibet. Pour alimenter l'est du pays, la Chine aurait pu choisir d'exploiter un gisement en mer à 400 kilomètres de Shanghai. Mais elle a préféré la construction d'un gazoduc de 4200 km, reliant le Turkestan Oriental à l'ouest, à Shanghai à l'est, et traversant pour cela le nord du Tibet historique.
Pour réaliser ce projet gigantesque, la tendance est à la recherche de capitaux étrangers. En mars 2000, la compagnie Petrochina proposait 10% de son capital sur les marchés de New York et Hong Kong, organisant ainsi la plus grande Offre Publique d'Achat d'une compagnie d'état chinoise. La compagnie BP s'est rapidement montrée intéressée. Levée de boucliers dans le monde, dénonçant le pillage des ressources et les conséquences écologiques prévisibles. BP a du revoir ses ambitions à la baisse, mais a finalement sauvé l'offre chinoise d'un désastre économique, en devenant alors le plus grand investisseur étranger de
Petrochina, avec un montant de 578 Millions de dollars, soit 2.2% de la compagnie. Et curieusement, l'investissement de BP est équivalent au coût prévu du gazoduc Sebei-Lanzhou (580 millions de $), qui traversera le Tibet, et dont la construction a commencé une semaine après l'investissement.
Les travaux en cours entraînent le transfert de dizaines de milliers de travailleurs chinois, participant à la politique de colonisation. Le Tibet et le Turkestan oriental sont devenues de véritables poudrières de fureur contenue : et la résistance
ouïghoure a déjà fait savoir qu'elle saurait prendre soin du gazoduc… à coups d'explosifs. D'autre part, il est très probable que les chantiers de PetroChina seront exécutés à l'aide du travail forcé en provenance des prisons alentours. Il y a 5 à 6 millions de prisonniers dans les plus de 1000 camps de "rééducation par le travail" que compte la Chine. Les implications environnementales découlant de travaux à si grande échelle sont tout aussi inquiétantes, étant données les méthodes de la Chine en la matière.
Le Dalaï Lama et le gouvernement tibétain en exil ont clairement pris position contre le projet. Et dans le monde entier, des groupes de défense des droits de l'homme ont demandé à BP d'utiliser son influence pour que s'arrête la construction du gazoduc, ou que la compagnie se retire de cette affaire.
Sans écho de la part de BP, la campagne s'est intensifiée récemment, avec une journée internationale de manifestation, le 15 février dernier.
Alertés, les consommateurs écrivent à la compagnie et évitent les pompes BP. Certains observateurs espèrent que la compagnie ne pourra plus tenir bien longtemps devant le nouveau "Réseau International de Soutien au Tibet", qui compte plus d'une centaine d'associations de par le monde. Plusieurs d'entre elles, à l'initiative des britanniques de "Free Tibet
Campaign", ont réuni un nombre d'actions suffisantes pour déposer un projet de résolution, qui, malgré les tentatives de blocage de la compagnie, est passé au vote à l'assemblée des actionnaires le 19 avril 2001. Et, bien que rejetée à une écrasante majorité (elle n'a emporté que 5.2% des votes), la résolution est parvenue à monopoliser le débat, provoquant une émotion réelle parmi les actionnaires, et mettant les dirigeants de la société sur la défensive.
Christophe Cunniet, France-Tibet
Pour plus d'informations :
L'Association France-Tibet
Un site d'information et d'action pour le Tibet : http://www.tibet.fr
Le site de BP : http://www.bp-france.fr
Et un site "parallèle" : http://www.bp-france.fr.st
Article à paraître dans l'Ecologiste n°3, Printemps 2001 (Edition française de The Ecologist)
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Pour la libération du plus jeune prisonnier politique du monde
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La lignée des Panchen Lamas remonte au XVIIe siècle quand le V° Dalaï Lama
rendant hommage à son maître spirituel le nomma à la tête du monastère de
Tashilhunpo, voyant en lui une émanation du Bouddha Amitabha (Eupamé en tibétain) qui continuera à se réincarner. Le titre de "Panchen" est
la contraction de "Pandita" (érudit en sanskrit) et "Chenpo"
(grand en tibétain). Les relations entre les Dalaï Lamas et les Panchen Lamas alternèrent de maître à disciple, l'un s'impliquant dans la reconnaissance
de la réincarnation de l'autre. Au cours de l'histoire, la Chine a tenté de diviser les 2 hommes pour intervenir dans les affaires tibétaines. Ainsi, en
1949, le Kuomingtang nationaliste tenta de contrôler un enfant candidat en le reconnaissant comme X° Panchen Lama. Mais celui-ci tomba ainsi que l'Amdo
où il se trouvait aux mains des communistes qui cherchèrent aussi à
l'utiliser pour discréditer l'autorité du Dalaï Lama.
En 1950, malgré la résistance tibétaine, la République Populaire de Chine étendit son invasion à l'ensemble du Tibet. Sans assistance extérieure, le
gouvernement tibétain n'eut d'autre choix que de rechercher un compromis. En
1951, des délégués tibétains envoyés à Pékin furent contraints de signer sous la pression un accord en 17 points où apparaît une volonté d'assujettir
les Tibétains notamment en divisant le Dalaï Lama et le Panchen Lama.
En 1959, alors que sa résidence était bombardée par les Chinois, le Dalaï
Lama dut s'enfuir. Les autorités chinoises proposèrent au Panchen Lama de prendre sa place, ce qu'il refusera. En 1962, malgré les pressions de
l'occupant, le X° Panchen Lama soumit à Mao Tsétoung une requête de 70 000 caractères critiquant la politique menée au Tibet. Lors des fêtes de Monlam
de 1964, le Panchen Lama fera une déclaration favorable au Dalaï Lama. Il
devint alors la cible d'une campagne de dénigrement, orchestrée par Deng
Xiaoping, qui aboutit à un "thamzing" (une séance d'accusation et d'humiliation publique de 17 jours), et à 13 années d'incarcération à Pékin.
Le dissident chinois Wei Jingsheng a décrit les terribles conditions de la prison qui conduisirent le Panchen Lama à une tentative de suicide en
refusant toute alimentation. Libéré en 1978, il sera autorisé à retourner au
Tibet où durant les fêtes du Monlam de 1985, il parlera du Dalaï Lama comme d'un inséparable ami spirituel... A Pékin, en mars 1987 au Congrès National
du Peuple, le Panchen Lama critiqua ouvertement la politique du gouvernement chinois au Tibet en ce qui concerne l'éducation, le développement
économique, le transfert de population et le traitement discriminatoire des Tibétains. En 1989, à Shigatsé, il condamna une fois encore l'autorité
chinoise au Tibet, déclarant qu'elle avait apporté plus de destructions que de bienfaits au peuple tibétain. Trois jours plus tard, le 28 Janvier 1989,
il décédera d'une crise cardiaque suspecte à 51 ans. Le Dalaï Lama déclara
: "le Tibet a perdu un authentique défenseur de la liberté".
Deux jours après le décès du Panchen Lama, les autorités chinoises par la signature du Premier Ministre Li Peng demanderont l'approbation de
l'Etat pour la future incarnation. La Chine "communiste" qui stigmatise le
Bouddhisme tibétain et la recherche de réincarnations comme "féodal"
et "réactionnaire" se prétendait qualifiée pour cette recherche, se référant
même à la tradition des empereurs mandchous (!). Alors qu'il s'agit d'une
recherche religieuse, la Chine a politisé la nomination du Panchen Lama,
refusant la proposition du Dalaï Lama d'accueillir une délégation. Un comité
de Lamas tibétains mené par Chadrel Rinpoché fut désigné par les autorités
chinoises pour rechercher l'enfant. Chadrel Rinpoché a demandé à entrer en contact avec le Dalaï Lama par des canaux officiels chinois, arguant du fait
que dans le passé, il n'est jamais arrivé que le Panchen Lama ne soit pas
reconnu par le Dalaï Lama. En exil, les dignitaires bouddhistes tibétains réalisèrent des rituels et consultèrent les oracles pour aider à trouver la
réincarnation. Le 14 mai 95, le Dalaï Lama a reconnu officiellement Gendhun
Choekyi Nyima comme étant la réincarnation du Xe Panchen Lama. Fait sans précédent dans l'Histoire, le gouvernement chinois par la voix du Président
Jiang Zemin a rejeté ce choix et nié au Dalaï Lama le droit de désigner le Panchen Lama.
Fin novembre 95, les autorités chinoises ont désigné arbitrairement un autre
enfant, fils d'un membre du Parti Communiste chinois. Le "tirage au
sort" de l'enfant sacralisé par le régime cérémonie recevra une large couverture
médiatique en Chine et les félicitations du Président Jiang Zemin. On ne s'étonne donc pas de voir cet enfant faire des déclarations patriotiques dès
son plus jeune âge...
Chadrel Rinpoché, qui a découvert l'enfant est toujours en prison, maintenu au secret en permanence, sans même pouvoir sortir de sa cellule pour faire
de l'exercice, ni parler à personne. Il a protesté de ses conditions de détention par une grève de la faim en juillet 97. Le Panchen Lama reconnu
par le Dalaï Lama est maintenant en "résidence surveillée" depuis
le 17 mai 1995, probablement pour l'empêcher de recevoir, comme il conviendrait, une
instruction et une éducation tibétaines et au contraire pour faire de lui un "citoyen chinois" ordinaire et anonyme au travers d'une forme de
rééducation.
Alors qu'il ne demande qu'une autonomie réelle, les dirigeants chinois prétendent avec véhémence que le Dalaï Lama est un séparatiste avec qui il
serait impossible de dialoguer. Alors qu'ils utilisent le Bouddhisme à des
fins politiques, ces dirigeants voudraient laisser croire qu'ils le
tolèrent. Ces deux discours contradictoires ne résistent pas à l'analyse et révèlent la nature totalitaire du régime. A long terme, on peut penser que
la vérité triomphera, mais pour le moment, deux enfants sont victimes de la politique chinoise. L'un est utilisé comme une marionnette à des fins
politiqueset l'autre voit ses droits bafoués.
Après 6 ans d'emprisonnement, Gendhun Choekyi Nyima passera son 12e anniversaire en "résidence surveillée", le 25 avril prochain dans un
lieu
inconnu en Chine. Dès la disparition de Gendhun, le Dalaï Lama a demandé
l'aide des ONGs et des organisations internationales de défense des Droits de l'Homme. De nombreuses actions sont menées :
- Pour qu'une délégation puisse rendre visite à Gendhun Choekyi Nyima, détenu par la Chine
- Pour sa libération inconditionnelle et immédiate.
Campagnes en cours en France :
Lundi 16 octobre 2000, une pétition, coordonnée par l'Association Solidarité-Tibet (53 bis rue Croix Boissée 41000 Blois,
http://www.solidaritetibet.org), et
signée par 50.000 personnes exigeant la
libération du Panchen Lama, était remise à l'Elysée.
Un Appel signé par 318 personnalités, artistes, écrivains, journalistes, hommes politiques, scientifiques, religieux, Prix Nobel et associations,
demande qu'une délégation du Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU rende visite à Gendhun et à sa famille.
Si vous connaissez une personnalité, merci de la contacter pour solliciter son soutien, et transmettre son nom à l'association France-Tibet qui
coordonne cette action.
France-Tibet, 10 rue Jean Macé, 75011 Paris,
,
http://www.tibet.fr
Cette association réalise également depuis 2 ans une campagne de cartes
postales pour sensibiliser l'opinion au cas de Gendhun.
L'association Lions des Neiges (10 rue Louis Aulagne 69600 Oullins) propose
d'envoyer de petit paquet cadeau à l'ambassade de Chine. Le paquet doit être vide, ou rempli de bourrage pour qu'il ne s'écrase pas et contenir un
message : L'AIR DE LA LIBERTE, POUR GENDHUN CHOEKYI NYIMA, LE XI° PANCHEN LAMA. Le colis doit être adressé à :
M. WU Jianmin, Ambassadeur de la République Populaire de Chine - Ambassade de Chine - 11 Avenue George V - 75008 PARIS
Manifestations en France :
La communauté tibétaine en France et les associations appellent à un
rassemblement à Paris : LE SAMEDI 28 AVRIL, A 16H PLACE EDMOND MICHELET, à côté du Centre Pompidou (Beaubourg), Métro : Châtelet-les Halles.
L'association Lions des Neiges appelle à un rassemblement à Lyon où Gendhun est citoyen d'honneur de la ville : LE MERCREDI 25 AVRIL, DE 15H à 19H PLACE
DES TERREAUX, devant l'Hôtel de Ville
Article à paraître dans Actualités Tibétaines, Printemps 2001
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J.O. : Polémique entre Chinois et Américains
Liu Jingmin, vice-président du comité d'organisation de Pékin 2008, a qualifié l'attitude des américains à l'égard de la candidature chinoise d' "illogique".
Le 28 mars, une commission du Congrès américain jugeant le bilan chinois en matière de droits de l'Homme d'"abominable" avait voté une résolution enjoignant le CIO de priver Pekin des JO de 2008.
"Confier l'organisation des JO à Pékin permettrait d'aider au développement des droits de l'Homme," a déclaré M. Liu. "Il est beaucoup plus important de confier les JO à Pékin qu'à n'importe quelle autre ville. La Chine et les pays en développement ont besoin de s'intégrer. L'ouverture de la Chine est irrémédiable, et les jeux Olympiques représentent une bonne opportunité pour promouvoir la compréhension entre les nations."
Pour lui, les parraineurs, dont un grand constructeur automobile installé à Shangai, gagneraient aussi beaucoup en mettant un pied dans le marché chinois.
Le 13 juillet prochain à Moscou, lors de sa 112e session, le comité international olympique donnera le nom de la ville organisatrice. Outre Paris et Pékin, Osaka (Japon), Toronto (Canada) et Istanbul (Turquie) sont les autres villes candidates.
Lundi 23 avril 2001, l'Equipe
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PEKIN, 23 avril (Reuters) -
Cent-treize personnes ont été exécutées en un
seul jour - vendredi dernier - en Chine, augurant d'un durcissement des autorités
face à l'augmentation du crime organisé, rapporte la presse chinoise.
A Chongqing dans le sud-ouest du pays, 55 personnes ont été passées par les armes vendredi pour crimes violents, après avoir été publiquement condamnées
dans un stade, rapporte l'édition du 21 avril du Quotidien de Chongqing,
parvenue lundi à Pékin.
A Wuhan, capitale du Hubei dans le centre du pays, 30 autres personnes ont été
exécutées le même jour pour des délits allant d'enlèvement à meurtre et
vol, rapporte le Quotidien du Hubei.
En outre, 28 autres personnes ont été exécutées dans le reste du pays vendredi, a rapporté l'agence Chine nouvelle.
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Nicole FONTAINE extrêmement choquée par la nouvelle vague d'exécutions capitales en Chine
La Présidente du Parlement européen s'est déclarée "extrêmement choquée par la nouvelle vague d'exécutions capitales en Chine dont plusieurs ONG se sont fait l'écho".
"Malheureusement, le nombre de personnes exécutées ne peut être connu avec exactitude mais il semblerait qu'il soit en très nette augmentation ces derniers jours".
"De toute façon, le nouveau programme de lutte contre la criminalité en Chine ne justifie en aucun cas ces exécutions. Il est d'ailleurs prouvé que la peine de mort n'a pas d'effet dissuasif sur les criminels. D'autre part, il est à craindre que dans de telles opérations-éclair, le nombre d'innocents condamnés soit encore plus élevé" a ajouté Mme FONTAINE.
"La Chine, qui aspire à s'insérer dans le concert des nations s'honorerait à prononcer un moratoire sur les exécutions et à abolir définitivement la peine de mort".
Pour plus d'information : Jacques NANCY - Conseiller de presse de la Présidente
TEL : +32-2.284.24.85 - GSM : +32-476.969.672 - FAX : +32-2.284.49.73 - E-MAIL :
jnancy@europarl.eu.int
ou Etienne BASSOT, tel +32 475 35 19 43.
Communiqué de presse : Bruxelles, le 20 avril 2001
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La cadence infernale des exécutions en Chine
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Seize criminels ont été passés par les armes hier à Pékin alors que la nouvelle campagne contre la criminalité et le crime organisé bat son plein dans l'ensemble du pays, et que les exécutions capitales se comptent au rythme record de plusieurs dizaine chaque semaine.
Selon le quotidien Pékin soir, les criminels pékinois ont été exécutés immédiatement après le rejet de leur appel devant la cour supérieure de Pékin.
« Cela montre que le système judiciaire chinois est déterminé à frapper sévèrement les criminels qui mettent sérieusement en danger le système social » a commenté un porte-parole de la cour supérieure, cité par le journal.
Des exécutions ont également été rapportées dans de nombreuses autres villes chinoises, notamment à Jinan et à Wuxi (est), ainsi qu'à Putian et Quanzhou, deux villes de la province du Fujian (sud-est) par le quotidien des Lois.
21 criminels ont par ailleurs été exécutés jeudi à Harbin (nord-est) et trois autres à Xingmen, une ville du centre de la Chine.
Cette recrudescence de condamnations intervient après le lancement au début du mois par le président chinois Jiang Zemin d'une nouvelle campagne « frapper fort » contre une criminalité en pleine recrudescence.
Le record en matière d'exécutions a jusqu'à présent été atteint le 11 avril dernier lorsque la Chine avait exécuté au moins 89 criminels en une seule journée à travers tout le pays.
18.000 exécutions depuis dix ans
Selon des statistiques officielles, la criminalité a augmenté de 50 % l'an dernier par rapport à 1999, tandis que les affaires impliquant le crime organisé ou la mafia ont été multipliées par 7. Nombre de ces affaires arrivées devant les tribunaux « impliquent des responsables du Parti communiste chinois (PCC) ou de l'Etat », selon l'agence Chine nouvelle.
La presse officielle chinoise a pour sa part donné une idée de l'ampleur de la campagne en cours en soulignant que 6.737 suspects, appartenant à 974 gangs, avaient été interpellés au cours des derniers jours dans la province du Guandgong, parmi lesquels 47 chefs de gangs.
Dans la grande ville de Nankin (est), la police a arrêté 768 personnes soupçonnées de faire partie de 128 gangs différents.
Selon Amnesty international, au moins 1.263 exécutions ont été enregistrées en Chine en 1999 avec 2.088 condamnations à morts, soit en moyenne 40 exécutions par semaine, un record mondial.
De 1990 à la fin 1999, 18.194 personnes ont été exécutées et 27.599 condamnées à mort.
Paris-Normandie
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La police chinoise attaque un village pour collecter l'impôt
PEKIN (AP) - vendredi 20 avril 2001 - Les forces de l'ordre ont tué au moins deux personnes dans une opération de police destinée à collecter un impôt agricole dans un village pauvre du Sud de la Chine dont les habitants ont résisté, rapportent vendredi des habitants des villages voisins.
L'opération, menée par 600 policiers, a eu lieu à l'aube dimanche dernier dans le village de Yunxing (province de Jiangxi), ont précisé ces personnes interrogées par téléphone depuis Pékin dans le village voisin de
Xidan.
L'affrontement a été confirmé vendredi par des responsables locaux qui ont cependant démenti qu'il ait été lié à une histoire d'impôts. Selon un responsable municipal dans la ville voisine de Yingtan, il y a eu ''une sorte de conflit entre la police et des villageois à Yunxing, qui a fait des victimes''. S'exprimant sous le couvert de l'anonymat, il s'est refusé à fournir d'autres précisions, expliquant que le gouvernement provincial avait ouvert une enquête.
Un porte-parole du comité politique et juridique du comté de Yunxing a pour sa part dit que l'incident était lié à la répression de gangs par la police. Ni cette dernière ni les hôpitaux des environs n'ont accepté de parler de l'affaire.
Les camions de la police sont apparus autour du village, puis les policiers ont effectué des tirs de sommation, avant d'ouvrir le feu sur la foule. Les habitants ont tenté d'empêcher les forces de l'ordre d'investir le village.
Ils se sont battus à coupes de pelles, bâtons et autres armes improvisées, ont précisé les gens du village voisin, selon lesquels entre 18 et 30 villageois auraient été blessés et au moins deux tués.
Cet épisode sanglant est le dernier d'une série d'affrontements dans tout le pays entre les forces de l'ordre et les paysans, écrasés par des impôts et qui accusent les responsables locaux de gaspiller l'argent public.
L'année dernière, des milliers de paysans avaient attaqué des bureaux du gouvernement local pour protester contre les impôts dans une autre région du Jiangxi.
Le Jiangxi est l'un des provinces les plus pauvres de la Chine de l'intérieur. Les habitants de Yunxing, incapables de payer comme nombre des villages voisins, refusaient cet impôt depuis 1998, lorsque la crue catastrophique du Yangtze a inondé leurs terres.
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L'arrestation de Wu Jianmin liée aux Tiananmen Papers
(Remarque hilarante : notre ami l'ambassadeur de Chine en France s'appelle Wu Jianmin, NDFT)
HONG
KONG, 20 avril (Reuters) - La Chine a arrêté Wu Jianmin, ressortissant américain
d'origine chinoise, parce qu'il est soupçonné par les autorités d'avoir
participé au livre "Tiananmen Papers" sur les débats internes qui
agitèrent la direction communiste juste avant la répression du Printemps de Pékin
en 1989, affirme vendredi un mouvement de défense des droits de l'homme basé
à Hong Kong.
"Notre centre a appris que le citoyen américain Wu Jianmin est soupçonné
d'avoir dévoilé des faits sur la répression du 4 juin (1989) et a été arrêté
à Shenzhen le 8 avril", a déclaré le Centre d'information pour les
droits de l'homme et la démocratie.
Le département d'Etat américain avait annoncé jeudi que Wu Jianmin était détenu
depuis le 8 avril dans la ville de Guangzhou, dans le sud du pays, pour
espionnage au profit de Taiwan.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a par la suite confirmé
l'arrestation. "Wu Jianmin est soupçonné d'être impliqué dans la
collecte d'informations menaçant la sécurité d'Etat", a déclaré un
porte-parole sans préciser la nature de ces informations.
Avant de s'exiler et de prendre la nationalité américaine, Wu, qui est âgé
de 46 ans, a été enseignant dans une école du Parti communiste puis
journaliste pour un journal d'Etat dans le sud de la Chine de 1986 à 1988. Il a
publié un livre sur la répression du mouvement démocratique.
Cette affaire survient en pleine crise diplomatique liée à l'avion-espion américain
bloqué sur l'île de Hainan depuis le 1er avril.
Washington a fait part de sa préoccupation concernant le sort de Wu, ainsi que
celui d'un autre ressortissant américain et de deux Chinois résidant aux
Etats-Unis, tous également détenus en Chine.
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La marionnette Bush plébiscitée en Chine
Eruptor Entertainement a présenté il y a quelques temps un nouvel animal
pour PDA singeant le président américain Georges W.Bush. Ce Porta Bush trouve son
succès en Chine.
Allez savoir pourquoi, les chinois semblent friands du dernier Porta Pet qui représente un petit Georges Bush infantilisé
auquel on peut faire subir toute sorte de misères. 80 % des téléchargement ont été effectué par la Chine. La vengeance
est un plat qui se mange froid et les sévisses que l'on peut faire subir à ce malheureux personnage sont autant de
délices -semble-t-il. Les Porta Pet sont des petits dessins animés, sorte de tamagotchi que l'on peut rendre heureux
en les nourrissant ou malheureux en les oubliant volontairement. La maison Blanche a aussitôt été prévenue
de ce malheureux succès. Mais peut être les chinois l'ont-il téléchargé
pour le rendre heureux, après tout, c'est aussi une possibilité !
En savoir plus :
http://www.thestandard.com/article/0,1902,23722,00.html
http://www.eruptor.com
ONU/CHINE: CHRONIQUE ANNONCEE D'UNE « NO-ACTION » DE L'UNION EUROPEENNE OU LA PESC COMME MOTEUR DE LA LENTE DERIVE ANTI-DEMOCRATIQUE DE L'UNION
Bruxelles-Genève, le 19 avril 2001. Comme cela était facilement prévisible la « no-action motion » présentée hier à Genève par la RPC afin d'éviter le débat et le vote sur la résolution censurant la situation des Droits de l'Homme dans ce pays présentée par les Etats-Unis a été adoptée par la Commission des Droits de l'Homme des NU, par 23 voix pour, 17 contre et 12 abstentions.
Déclaration d'Olivier Dupuis, secrétaire du Parti Radical Transnational et député européen :
"Une
chose est certaine: le vote d'hier à la Commission des Droits de l'Homme de
Nations Unies n'aura surpris que les hypocrites. Et pour cause : l'Union -
Conseil en tête, ne s'est épargné aucun effort pour ménager le dictateur
Jiang Zemin. La tâche était du reste aisée. Il suffisait de... ne rien faire.
A commencer par ne pas co-sponsoriser la résolution présentée par les
Etats-Unis. Une résolution pourtant tout sauf « va-t-en guerre ». Une résolution
qui reconnaissait généreusement des « progrès » accomplis par les
autorités chinoises. Où les plus dures expressions de réprobation n'allaient
pas au-delà de la « préoccupation ». Sans la moindre mention du mot «
condamnation ».
Pour ceux - y-en-t-il encore au Conseil ? - qui ont conservé quelque capacité
d'indignation, l'attitude de l'Union a été littéralement scandaleuse. Au
point que l'on est plus qu'en droit de se demander, avec Wei Jingsheng, si le
processus de formation de la décision de l'Union est effectivement démocratique.
Ce n'est en effet un secret pour personne que parmi les 15, seuls quatre pays étaient
résolument allignés sur les positions du dictateur Jiang Zemin et donc opposés
à toute initiative pouvant entraîner une condamnation de la République
Populaire de Chine. Un quatuor emmené par la France du Président Chirac, hérault
des ventes bidons à répétition d'Airbus à la RPC (qui pourrait dire combien
d'Airbus ont été EFFECTIVEMENT vendus à la RPC au cours des 10 dernières années)
et indéfectiblement secondée par l'Espagne du Premier Ministre Aznar et
l'Italie de l'imprésentable Dini.
Il appartient à ceux qui ne cessent de louer les progrès de la Politique
Etrangère et de Sécurité Commune, de répondre: quelle a été la politique
de l'Union à Genève ? Quelle est la politique de l'Union à l'égard de la
Chine ? Celle du « dialogue » critique du Président Chirac qui n'a produit
aucun résultat ou celle de ceux - la majorités des Etats-membres, le Parlement
européen, les dissidents chinois, les Tibétains, les citoyens européens, . -
qui ne peuvent que constater l'augmentation des violations massives des droits
fondamentaux en Chine et le refus persistant de la classe dirigeante chinoise de
construire un Etat de Droit et la Démocratie ?
Devant un tel exercice de politique étrangère commune, qui pourra encore s'étonner
que des voix s'élèvent pour réclamer un retour aux « bonnes vieilles »
politiques étrangères nationales ?
www.radicalparty.org
Droits de l'homme à l'encan aux Nations unies
Si la Chine a échappé à une condamnation à Genève, la politique israélienne a été épinglée.
Libération par PIERRE HAZAN -
Le jeudi 19 avril 2001
Genève de notre correspondant,
«Que dirait-on d'un tribunal qui comporterait parmi les jurés, des assassins et des violeurs? C'est pourtant, ce qui se
passe, peu ou prou, à la Commission des Nations unies pour les droits de l'homme.» Ce jugement désabusé de Ken Roth,
directeur de l'organisation américaine Human Rights Watch, témoigne de l'ambiguïté de cette Commission qui se veut «la conscience de la
communauté internationale», mais qui en réalité, reflète davantage
les rapports de force entre Etats que le véritable «palmarès» des
gouvernements bafouant les droits de l'homme. D'autant que des pays
peu sourcilleux en matière de respect de la personne humaine font désormais de «l'entrisme» au sein de cet organe de l'ONU, pour
mieux se prémunir de toute condamnation.
Rituellement, l'un des sujets les plus disputés est la Chine. En dépit de la reconnaissance «des progrès enregistrés», les Américains,
soutenus par les Quinze, ont tenté hier - en pure perte - d'épingler Pékin pour les entraves à la liberté d'expression, à la liberté religieuse
et d'association, ainsi que sur le Tibet. Mais Pékin a réussi une
nouvelle fois à ce que ces accusations ne soient même pas discutées.
Par 23 voix contre 17 et 12 abstentions, la Chine a réussi, par un artifice de procédure, à simplement écarter tout vote sur le fond.
Abstention. Le gouvernement chinois avait mis toutes les chances de son côté. Ces derniers jours, le président Jiang Zemin a entamé une
grande tournée en Amérique latine, dont les retombées se sont matérialisées hier: à l'heure du vote, tous les pays latino-américains, à
l'exception du Guatemala, se sont prudemment abstenus ou ont voté
en faveur de la Chine. Mais le ton n'était pas vraiment à la détente.
L'ambassadeur chinois a dénoncé «les avions américains qui espionnent et menacent le peuple chinois», s'en prenant dans la
foulée à Washington, «imbu de sa suprématie raciale et qui ne cherche qu'à renvoyer la Chine à un état d'arriération
perpétuelle», pour conclure que toutes ces accusations sont «aussi absurdes que calomnieuses»...
De tous les pays passés au crible, l'Etat hébreu a été le plus lourdement condamné, que ce soit pour ses opérations militaires en
Cisjordanie ou Gaza, l'extension des colonies de peuplement, l'occupation du Golan et la détention de prisonniers libanais. Ces
multiples condamnations d'Israël témoignent de la frustration de
beaucoup de pays à l'égard de la politique du gouvernement Sharon.
Ainsi, ce n'est qu'au dernier moment que Paris, Rome et Madrid ont préféré s'abstenir avec les autres membres de l'Union européenne sur
la résolution présentée par l'Algérie, au nom des pays arabes et non alignés, qui condamnait notamment Israël «pour sa politique de
répression ainsi que pour les exécutions extrajudiciaires
commises par les forces de sécurité de l'Etat hébreu».
Outrance verbale. Si le texte de la résolution avait été profondément
atténué sous la pression des Quinze, l'ambassadeur algérien, Mohammed-Salah Dembri, a pris sa revanche à l'oral, en comparant
«la Cisjordanie et Gaza aux camps de concentration de Dachau, Treblinka et Auschwitz», et appelant les Israéliens à ne pas conduire
«le peuple palestinien à ce que fut Nuit et Brouillard» (un génocide, ndlr).
Ces outrances verbales soulignent une fois encore les limites de la
Commission des droits de l'homme. Alger qui se pose en donneur de
leçons a refusé l'accès à son territoire à tous les rapporteurs spéciaux des Nations unies et a toujours réussi à échapper à tout examen de sa
situation intérieure en dépit des milliers de morts et d'innombrables
exactions. Diplomatiquement plus lourde de sens fut la résolution
déposée par la Suède au nom des Quinze, et massivement acceptée -seuls les Etats-unis ont voté contre-, qui fustigeait les colonies de
peuplement de l'Etat hébreu.
Washington cherche à limiter son contentieux avec Pékin
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Crise de l'avion-espion, ventes d'armes à Taïwan : depuis l'arrivée du successeur de Bill Clinton à la Maison Blanche, les sujets de
crispation ne manquent pas entre les deux pays. Mais les relations sino-américaines sont trop imbriquées pour conclure à un retour à la
guerre froide.
PÉKIN de notre correspondant -
Crise de l'avion espion, droits de l'homme, ventes d'armes à Taïwan : un étonnant hasard de calendrier a infligé ces derniers jours à la relation
sino-américaine une série de turbulences qui aura illustré à la fois la montée de la défiance entre les deux capitales et le souci partagé de ne
pas commettre l'irréparable. La querelle autour des droits de l'homme n'est pas franchement nouvelle puisqu'elle enfièvre chaque printemps, sur
un mode quasi rituel, les travaux de la commission des droits de l'homme
des Nations unies à Genève.
A l'exception de l'année 1998 - Washington avait alors souhaité accorder
le bénéfice du doute à la nouvelle direction chinoise, issue du XVe congrès du parti, de l'automne 1997 -, les Américains parrainent
systématiquement une résolution dénonçant les violations des droits de
l'homme en Chine. Comme de coutume, le débat avorte - bloqué par une sorte de motion d'irrecevabilité votée par les amis de la Chine (lire
ci-dessous) - et Pékin exulte. Même acte d'accusation, même communiqué de victoire. Tout au plus relèvera-t-on que Pékin ne
stigmatise cette année que l'"hégémonisme" américain dans le
complot visant à saper le "socialisme aux caractéristiques chinoises",
tandis que l'an dernier "certains autres pays occidentaux" (non cités) avaient
été
associés à l'infâme conjuration. Il faut probablement y voir le souci
d'amadouer les partenaires des Américains, conformément à
l'enseignement du grand maître ès stratégies Sun Tzu (Ve siècle
avant J.-C.) conseillant aux princes de briser les alliances diplomatiques de l'ennemi.
La crise de l'avion espion EP-3 est plus inédite. Elle aura pris de court
autant l'administration Bush, à peine installée, que le gouvernement de
Pékin, dont la préoccupation avant l'accrochage du 1er avril était plutôt d'amadouer la nouvelle équipe de la Maison Blanche, afin de la convaincre
de réviser à la baisse son projet de bouclier antimissile. Dans la gestion de cette crise, Pékin aura eu à
ajuster son attitude aux humeurs des faucons de
l'Armée populaire de libération (APL) mais aussi à la montée du nationalisme populaire - phénomène qui
travaille la société chinoise depuis le début des années 1990. Bien que globalement sous le
contrôle du pouvoir, qui n'entend nullement se laisser déborder, l'émotion nationaliste continue de
bouillir, comme on peut le constater sur le site Internet ouvert en hommage au pilote disparu
Wang Wei, canonisé aujourd'hui en "martyr" de la nation. "A bas l'impérialisme américain!", "Le
peuple chinois se vengera", peut-on lire parmi les
messages que les internautes sont invités à afficher.
Mais toutes ces forces centrifuges, désaccords entre gouvernements ou activisme de certains
segments de l'opinion, n'ont pas encore suffi à déstabiliser une relation bilatérale qui plonge aussi
ses racines dans une communauté d'intérêts économiques et rend donc contestable la formule
"Cold War 2" dont l'hebdomadaire Far Eastern Economic Review a fait récemment sa couverture.
En autres indices, on le voit bien avec la reprise de contact, jeudi 19 avril, entre délégations chinoise
et américaine à Pékin, afin de tenter de solder la
crise de l'avion espion. La veille, mercredi, la première séance de travail s'était plutôt mal
passée. Comme on pouvait s'y attendre, chacun a rejeté sur l'autre la responsabilité de la collision du
1er avril. Les Chinois étaient particulièrement froissés des réactions officielles à Washington qui
ont suivi la libération, le 12 avril, de l'équipage de l'avion détenu onze jours sur l'île de Hainan. George
Bush avait alors durci le ton en mettant en cause la responsabilité du pilote chinois dans
l'accrochage. Dans un pareil contexte, il n'était guère étonnant que la première réunion de
mercredi ait débuté par un dialogue de sourds. Les Américains en sont sortis fort dépités, car ils
espéraient bien amorcer une discussion sur la restitution de l'EP-3 toujours immobilisé sur l'île de
Hainan. Du coup, ils ont menacé de quitter Pékin, puis ils ont décidé de continuer la discussion après
avoir obtenu l'assurance du ministère chinois des affaires étrangères que le sort de l'avion sera enfin
évoqué. Le ton s'est dès lors adouci. Aux dernières nouvelles, les discussions étaient "très productives", selon Peter
Verga, le sous-secrétaire adjoint à la défense qui dirige la délégation américaine.
Le souci de ne pas aller à l'affrontement se lit aussi dans le choix que s'apprête à faire George Bush en matière de livraisons d'armes à Taïwan.
Selon le New York Times du 19 avril, les conseillers du président en matière de sécurité auraient recommandé de différer la vente des armes
les plus sophistiquées, en particulier le système Aegis voué à équiper les
destroyers convoités par Taïpeh. Cette volonté de conserver des passerelles avec la Chine populaire est enfin illustrée par le choix du
nouvel ambassadeur américain à Pékin appelé à remplacer Joseph Prueher, l'ancien commandant de la flotte du Pacifique. Le futur élu serait
Clark Randt, un camarade de classe de George W. Bush des années de Yale. M. Randt (cinquante-cinq ans) est un avocat d'affaires sinisant
très impliqué dans les contrats sino-américains. Il a représenté les intérêts de nombreuses multinationales américaines implantées en Chine.
Et il a conseillé des sociétés d'Etat chinoises désireuses de s'introduire
à Wall Street. Un remplacement d'un amiral par un brasseur d'affaires est aussi un message adressé à Pékin signifiant que la relation
sino-américaine, multiforme, ne saurait être kidnappée par les sujets qui fâchent.
Frédéric Bobin
LE MONDE / 19.04.01
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La France et la Chine resserrent leurs liens culturels
PARIS, 18
avril (Reuters) - Jacques Chirac a réaffirmé mercredi son attachement au
renforcement des relations culturelles entre la France et la Chine - deux pays témoignant
"d'une grande vitalité créatrice" - lors d'un entretien avec le
premier vice-Premier ministre chinois Li Lanquing.
Li Lanquing est en visite en France, accompagné du ministre chinois de la
Culture Sun Jiazheng, pour préparer les années culturelles croisées, qui se dérouleront
en France et en Chine en 2003-2004, et signer un accord en vue de l'ouverture de
centres culturels dans les deux pays.
"Jacques Chirac attache une importance particulière à ce que nous
resserrions les liens unissant nos deux pays, qui sont deux civilisations riches
d'un patrimoine inestimable", a indiqué Catherine Colonna, porte-parole du
chef de l'Etat.
Soulignant la "grande vitalité créatrice" de la France et de la
Chine, le président français a notamment relevé "le bouillonnement
culturel" qui caractérise aujourd'hui l'art contemporain chinois, a-t-elle
précisé.
La visite de Li Lanquing, à dominante culturelle, "met en valeur le caractère
global du partenariat noué entre la France et la Chine en mai 1997", a
estimé le chef de l'Etat.
Le premier vice-Premier ministre chinois devait rencontrer Lionel Jospin dans
l'après-midi et le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, jeudi.
Quotidien du Peuple 2001/04/19 07:57 GMT
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Les cybercafés rendent la chine nerveuse...
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En effet la semaine dernière, l'état chinois a suspendu l'ouverture de
plusieurs
cybercafés pour une durée de trois mois. Les raison invoquées pour justifier
une telle décision ? Se donner le temps de créer une réglementation pour se type
de lieu public.
Le ministre de l'information chinois a déclaré que ses mesures suspensatoires étaient dictées par le soucis du gouvernement de protéger les jeunes chinois
de l'influence néfaste d'internet (Pornographie, jeux en ligne et discussions
avec des occidentaux). Par ailleurs le gouvernement a annoncé un plan de vérification
des cybercafés déjà ouverts. Ce type d'endroit a vu sa fréquentation augmenter
de 153%
de 1999 à 2000 en Chine...
Un succès inquiétant !!!
Cyber cafés chinois - 18/04/2001 - Auteur: Fred, InfoEasy.fr
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Demi-victoire de la Chine devant la Commission des droits de l'homme
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GENÈVE de notre correspondant -
"Encore une grande journée pour la Commission!", marmonne avec un sourire sardonique un ambassadeur qui préfère garder l'anonymat. "Jolie manœuvre, Pékin a lâché ses
chiens", renchérit à haute voix le représentant d'une ONG, tandis qu'un autre lui fait écho:
"12 abstentions? La Chine n'a vraisemblablement pas assez arrosé ses clients!" Le ton est à l'image de la tension qui a plané, mercredi 18 avril, à la Commission des droits de l'homme de l'ONU sur le débat autour de la résolution visant la Chine, présentée par les Etats-Unis.
Cette année encore, il n'y aura pas eu de discussion sur le fond. Car la délégation chinoise a avancé une motion dite de "non-action", soutenue par 23 membres sur 53: une coalition qui laisse dubitatif. S'y retrouvent des nouveaux venus tels l'Algérie, l'Arabie saoudite, la Libye, la Syrie et le Vietnam, mais aussi des complices de circonstances comme Cuba, l'Indonésie, le Pakistan ou la Russie, et plusieurs pays africains. Pourtant, relevait un observateur, "les suppôts de Pékin ne sont pas la majorité au sein de la Commission, puisque 12 pays, essentiellement latino-américains, se sont bravement abstenus, et les 17 qui ont soutenu la mise au vote, comme les membres de l'UE, l'ont fait au nom du principe de transparence et non pour aborder de front les problèmes de fond".
Au demeurant, pour la Chine, il importait d'abord de sauver la face, ce qu'elle a peut-être réussi pour son opinion publique. Mais cette demi-victoire est également un demi-échec, car c'est la crédibilité de la commission qui s'en ressent. S'en relèvera-t-elle? Parmi les ONG, on n'a pas manqué de noter que dans pareille ambiance d'hypocrisie, la haut-commissaire des droits de l'homme, Mary Robinson, avait de quoi se sentir à l'étroit et que finalement, le fameux "dialogue constructif" si cher à certains pays de l'UE finissait par tourner en dérision le principe même de l'universalité des droits de l'homme.
Plusieurs diplomates, habitués des sessions annuelles, faisaient toutefois remarquer que depuis 1989 et l'utilisation systématique de cette manœuvre dilatoire par Pékin, jamais il n'avait été autant question des droits de l'homme en Chine.
Le lourd contentieux de Fa Lung Gong a notablement pesé sur les travaux, avec de quasi quotidiennes manifestations impressionnantes de silence d'adeptes venus du monde entier, mais aussi d'insignes maladresses des émissaires chinois allant jusqu'à chercher noise aux journalistes étrangers accrédités au Palais des nations. Par ailleurs, l'attention s'est focalisée sur la détérioration de la situation au Tibet et au Turkestan oriental (la province du Xinjiang), tandis qu'un autre dossier brûlant s'entrouvrait avec des aperçus significatifs sur les internements psychiatriques en Chine. "L'opposition politique comme maladie mentale" sous la loupe de plusieurs chercheurs laisse entrevoir des pratiques inquiétantes rappelant les pires excès de l'ère brejnévienne en URSS.
Personne n'a voulu voir un simple hasard dans la tournée latino-américaine du chef de l'Etat chinois, Jiang Zemin, au moment précis des travaux de la commission, même si cela n'a pas suffi à inciter l'Argentine, le Brésil ou l'Uruguay à soutenir la Chine.
Quant aux 89 exécutions capitales en un jour au milieu de la session, elles ont fait l'effet d'une détestable fanfaronnade parmi délégués et observateurs.
Les vifs regrets exprimés dans la foulée du vote d'inaction de mercredi se sont souvent accompagnés d'un constat désabusé: "Et pourtant, le texte de la résolution était d'une remarquable tiédeur, (..) dénué de toute condamnation. Tout au plus un appel du pied à un comportement plus civilisé." Selon Human Rights in China, "il est scandaleux que la plus haute institution mondiale des droits de l'homme ferme les yeux sur les violations commises en Chine." De son côté, Human Rights Watch avertit que
"la victoire diplomatique de Pékin mènera à une nouvelle détérioration de la situation sur place", alors qu'un porte-parole de Fa Lung Gong met en garde les autorités chinoises de ne pas interpréter ce vote comme "un permis de tuer". Quant aux démocrates et dissidents chinois, ils se contentent de dire que l'avenir leur appartient et qu'il leur donnera raison.
Moins chanceux que Pékin, et surtout moins puissants, plusieurs pays ont été épinglés par diverses résolutions présentées le même jour par la Commission:
Cuba: malgré tous les efforts déployés pour tenter de renverser la vapeur, La Havane n'a pas échappé à un rappel à l'ordre. Par 22 voix contre 20 et 10 abstentions, la commission a adopté une résolution, déposée par la République tchèque, demandant au gouvernement cubain "d'honorer l'engagement en faveur de la démocratie et du respect des droits de l'homme" pris lors de divers sommets internationaux. Se déclarant "profondément préoccupée par la répression qui continue de s'exercer contre des membres de l'opposition politique et par la détention de dissidents", elle invite les autorités cubaines à ouvrir le dialogue avec les contestataires.
Israël: par trois fois, l'Etat juif a été fermement condamné par la commission. A la quasi-unanimité, celle-ci a adopté une résolution de l'Union européenne dénonçant les colonies de peuplement. Un autre texte, présenté par l'Algérie, sur les opérations militaires, a été approuvé par 28 voix contre 2 et 22 abstentions, principalement les pays européens. La Syrie a obtenu une condamnation de l'occupation du Golan par 29 voix contre 2 (Etats-Unis et Guatemala) et 21 abstentions.
Irak: par 30 voix contre 3 (Algérie, Libye, Nigeria) et 19 abstentions (Chine et Russie notamment), Bagdad s'est vu condamner pour "les violations systématiques et extrêmement graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire, qui se traduisent par une répression et une oppression omniprésentes reposant sur une discrimination de grande ampleur et une terreur généralisée."
Afghanistan: sans même procéder au vote, la commission a adopté une résolution condamnant "les multiples atteintes aux droits de l'homme et au droit humanitaire" commises par les talibans, en particulier "la persistance des graves violations des droits fondamentaux des femmes et des filles, parmi lesquelles des enlèvements et des rapts, ainsi que de nombreux cas de mariages forcés et de traite".
Tchétchénie: un délai a été donné jusqu'en fin de semaine à l'Union européenne et à la Russie afin de négocier un compromis permettant éventuellement d'éviter un vote de condamnation de Moscou pour sa politique en Tchétchénie.
Jean-Claude Buhrer
LE MONDE 19.04.01
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Pétrole-environnement : Les actionnaires cèdent la place aux militants lors de l'AG de BP Amoco
LONDRES, 19 avr (AFP) -
Les associations de défense de l'environnement et
des droits de l'Homme sont parvenues à monopoliser le débat lors de
l'assemblée générale des actionnaires du géant pétrolier britannique BP Amoco
jeudi à Londres.
Les interventions passionnées d'un opposant tibétain en exil,
d'un prêtre soudanais ou d'une religieuse américaine ont éclipsé les revendications
plus terre à terre des actionnaires classiques.
Au terme d'une véritable course d'obstacles, deux associations, Greenpeace et Tibet libre
(Free Tibet Campaign, NDFT) sont en effet parvenues à soumettre au vote des
actionnaires de
BP deux résolutions.
La première demandait à BP de se désinvestir de PetroChina, société
chinoise qui projette la construction d'un gazoduc de 950 kilomètres à travers le
Tibet. La seconde appelait le groupe à communiquer sa stratégie en matière de
développement d'énergies renouvelables.
Les deux résolutions ont été rejetées à une écrasante majorité
(plus de 90% de votes contre, selon un résultat encore partiel) mais les associations
ont
réussi à placer leurs inquiétudes au centre du débat et à mettre les
dirigeants de la société, très soucieuse de son image en la matière, sur la défensive.
"Si PetroChina réalise un gazoduc sur le plateau tibétain,
cela va dévaster le style de vie traditionnnel des nomades, cela va augmenter le
transfert de troupes (chinoises) et faciliter l'installation de population chinoise
dans la
région", a plaidé Gedun Rinchen, ancien prisonnier politique tibétain.
Son discours a provoqué une émotion réelle parmi les
actionnaires,
l'un
deux se levant même pour proposer que BP fasse une donation à Amnesty International.
Sans répondre à cette suggestion, le président du groupe, Peter
Sutherland,
s'est contenté de rejeter la motion affirmant: "Exiger de BP qu'elle se
retire de PetroChina revient à lui demander de quitter le marché chinois". Et
d'ajouter : "notre intérêt pour la Chine est considérable".
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Formalités obligatoires pour les avions étrangers souhaitant entrer en Chine
Selon les Règles de vol de la République populaire de Chine et les habitudes internationales,
en général, les avions étrangers (y compris militaires et civils)
souhaitant entrer en Chine,
traverser l'espace aérien ou atterrir sur un aéroport chinois, doivent
obligatoirement remplir les formalités suivantes : les pays d'origine déposent d'abord une demande
écrite au ministère chinois des Affaires étrangères qui la transmettra à l'Etat-major
général de l'Armée (APL) pour vérifier des éléments comme la nature des vols, les itinéraires,
les fréquences, les durées de vol, la disponibilité des aéroports etc. Après approbation de
l'Etat-major général, l'Armé de l'air ou le Bureau de gestion des vols civils présentera les
formalités concrètes à
remplir.
Si un aéronef étranger pénètre dans l'espace aérien chinois sans avoir rempli les dites
formalités, et si la nature du vol est iconnue, l'appareil sera intercepté par des avions de
combat chinois et devra obéïr aux ordres de ces derniers.
Si un avion étranger souhaite atterrir sur un aéroport chinois dans l'urgence, il devra en faire la
demande en expliquant sa situation, et engager les manoeuvres d'atterrissage après
approbation de la partie chinoise. Si l'avion en question néglige ces
règles, l'armée de l'air
chinoise s'autorise à prendre les mesures nécessaires en fonction de la situation qui se
présente.
CIIC 2001/04/17 08:44 GMT
China news
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Dissidents chinois, Ouïgours et Tibétains contre la candidature de Pékin aux JO
GENÈVE de notre correspondant
-
Venus en nombre à Genève dans l'espoir d'obtenir une condamnation de la Chine à la Commission des droits de l'homme, qui siège jusqu'au 27 avril sur les bords du Léman, Tibétains, Ouïgours et démocrates chinois ont profité de leur passage en Suisse pour dénoncer également la candidature de Pékin pour les Jeux olympiques de 2008. Emmenés par Wei Jingsheng, figure emblématique de la contestation chinoise, plusieurs dizaines d'entre eux ont fait le déplacement à Lausanne pour manifester pacifiquement devant le siège du Comité international olympique (CIO) et présenter leurs positions aux responsables de l'institution.
En l'absence du président du CIO, Juan Antonio Samaranch, une délégation d'une vingtaine de personnes a ainsi été reçue par la secrétaire générale de l'institution, Françoise Zweifel, et le directeur de la coopération internationale, Fekrou Kidane. Au cours d'un entretien d'une demi-heure, les protestataires ont pu expliquer, documents à l'appui, les motifs de leur opposition à la tenue des JO à Pékin. Leurs interlocuteurs leur ont promis que leurs arguments seront transmis à la Commission d'évaluation chargée des dossiers de candidatures, assure un porte-parole du CIO.
Pour Wei Jingsheng, qui a passé près de dix-neuf ans dans les prisons politiques du laogaï et qui vit en exil aux Etats-Unis depuis 1997, les conditions sont loin d'être réunies pour organiser pareil rassemblement dans son pays.
"Les Jeux ne sont pas politiques en eux-mêmes, mais je sais d'expérience que le gouvernement chinois a pour habitude de se servir du sport à des fins politiques et à chaque fois, c'est le peuple chinois qui en paye le
prix", explique-t-il. "Si les prochains Jeux sont attribués à Pékin, le régime ne manquera pas d'exploiter ce choix à des fins de propagande. Actuellement, la situation n'est pas stable en Chine, la répression s'accroît en particulier contre les minorités ethniques, et nul ne sait ce qu'il en sera en 2008. Souvenez-vous du fâcheux précédent des Jeux olympiques de 1936 à Berlin et de leurs conséquences désastreuses. Il faut tenir compte des expériences historiques."
"UNE BÉNÉDICTION POLITIQUE"
Un autre dissident célèbre, Harry Wu, également rescapé de dix-neuf ans des camps de travaux forcés chinois, tient le même langage :
"Accorder les JO à une ville, c'est aussi lui donner une bénédiction politique. Des quartiers entiers ont déjà été rasés et des milliers de personnes délogées pour élargir les avenues et toiletter Pékin en prévision des Jeux. L'environnement est très pollué, l'eau aussi, ce ne sont pas des conditions idéales pour des sportifs. Je serais ravi que les JO aient lieu un jour à Pékin ou à Shanghaï, à la seule condition toutefois que ce soit Pékin ou Shanghaï démocratiques !"
De leur côté, les contestataires tibétains et ouïghours font valoir non seulement les offensives renouvelées contre leurs peuples et leurs cultures au Tibet et au Sinkiang mêmes, mais également les restrictions imposées à la presse étrangère pour aller sur place afin d'en rendre compte. Rappelant les limites de la liberté d'expression et de déplacement en Chine et dans les territoires des minorités ethniques, un représentant du Congrès de la jeunesse tibétaine, une organisation en exil, ne se fait pas faute de relever :
"Les Jeux ont pour but de promouvoir la paix et le dialogue. Comment voulez-vous que le régime chinois s'y prête quand, depuis des années, il s'entête à refuser toute discussion avec le dalaï-lama ?" Relativement attentifs à ces griefs, les responsables du CIO leur ont fait savoir qu'ils "étudieraient" leurs arguments et qu'ils leur répondraient "le cas échéant".
Jean-Claude Buhrer
LE MONDE 16.04.01
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Droits de l'Homme (Charlie Hebdo)
Une fois de plus, la France, championne toutes catégories de la défense des droits de l'Homme, a pris la tête d'une croisade qui ne lui fait guère honneur : torpiller à Genève une résolution condamnant les violations des droits de l'Homme en Chine. Grâce à cette action auprès des autres pays de l'Union européenne, les dirigeants chinois peuvent dormir sur leurs deux oreilles. De toute évidence, la résolution qui sera présentée par les seuls Etats-Unis mi-avril à la 57° session de la commission des droits de l'Homme sera rejetée, tout comme elle l'a été les années précédentes. Pour ce petit jeu minable mené par la France dans les coulisses de l'ONU à Genève, Chirac et Jospin sont d'accord : Paris entend ménager ses intérêts économiques avec la Chine. Sous le faux prétexte de ne pas vouloir s'aligner sur une initiative américaine, la diplomatie française préfère donc s'acoquiner avec le pouvoir de Pékin, se faisant ainsi complice de l'existence du dernier grand goulag au monde et des exactions au Tibet. Le grand architecte de cette politique est Jacques Chirac, soi-disant " grand connaisseur de la Chine ", dont il faut bien dire qu'il se fait régulièrement avoir depuis des années par ses " amis " de Pékin, fins stratèges sachant faire usage d'un savant dosage de louanges, de promesses commerciales et de menaces de rétorsion. Le 30 mars à Genève, Chirac, premier président français à s'exprimer devant la commission des droits de l'Homme de l'ONU, s'est posé en défenseur de l'humanisme et des libertés, mais n'a pas eu un mot pour condamner la Chine. Chaque fois que Chirac se déplace en Chine ou qu'il accueille un responsable chinois en France, la réponse donnée aux ONG qui militent pour la défense des droits de l'Homme est la même : la France intervient auprès de ses interlocuteurs chinois en faveur de la libération des prisonniers politiques en Chine et du dialogue avec les Tibétains, mais elle préfère la diplomatie discrète à une confrontation publique contre-productive. En réalité, Paris préfère se coucher devant Pékin dans l'espoir, souvent déçu, de décrocher des contrats mirifiques.
PIERRE-ANTOINE DONNET
Dans Charlie Hebdo N° 460, 11 Avril 2001
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La mission diplomatique chinoise à Genève menace les correspondants de la presse étrangère
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Dans une lettre adressée au ministre chinois des Affaires étrangères, Tang Jiaxuan, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre l'attitude de la mission permanente de la République populaire de Chine à Genève dont le premier secrétaire s'en est pris à des journalistes étrangers et a tenté d'empêcher la tenue d'une conférence de presse.
"Une fois de plus, les autorités chinoises tentent de remettre en cause le principe de la liberté d'expression et d'opinion dans une enceinte internationale", a estimé Robert Ménard, le secrétaire général de RSF. L'organisation de défense de la liberté de la presse a demandé au ministre de prendre les dispositions nécessaires pour que ce type d'incident n'intervienne plus aux Nations unies.
Selon les informations recueillies par RSF, la mission permanente de la République populaire de Chine auprès des Nations unies à Genève a tenté d'empêcher la tenue d'une conférence de presse d'adeptes du mouvement spirituel Falungong (interdit en Chine) organisée notamment par l'Association des correspondants accrédités auprès des Nations unies. Cette conférence se tenait, le 9 avril 2001, dans la bibliothèque de cette association qui jouit d'un statut d'extraterritorialité auprès des Nations unies. Le Premier secrétaire de la mission, Hu Ping, a adressé une lettre de menaces au président de cette association, le journaliste polonais Tomasz Surdel, qui est mis en cause pour "sa personnalité et son comportement suspects". Le diplomate chinois menace de représailles l'association si la conférence prévue n'est pas annulée. Elle accuse les journalistes étrangers de favoriser Falungong, qualifié de "secte diabolique" et violemment réprimée en Chine.
Selon plusieurs sources, les diplomates chinois seraient également intervenus auprès du directeur des Nations unies à Genève et auprès du secrétaire général des Nations unies à New York pour obtenir l'annulation de cette réunion.
Ces menaces ne sont pas sans rappeler le harcèlement dont les correspondants de la presse étrangère à Pékin font l'objet quand ils couvrent les activités de Falungong. Ainsi, en janvier 2001, les autorités chinoises avaient accusé les agences de presse Associated Press, Agence France-Presse et la chaîne de télévision américaine CNN d'avoir incité des adeptes de Falungong à s'immoler sur la place Tienanmen. Les autorités, relayées par la presse officielle, les avaient même menacé de poursuites judiciaires. Les responsables de ces médias étrangers avaient vigoureusement démenti toute implication dans cet incident. Depuis le début des manifestations de Falungong à Pékin, plusieurs dizaines de journalistes de la presse internationale ont été brièvement interpellés par la police.
RSF 14/04/01
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Chine : Avion - Le quart d'heure d'angoisse de l'équipage US
PEKIN/WASHINGTON, 13 avril
(Reuters) -
par Paul Eckert et Jim Wolf - A en croire un diplomate américain de
haut rang, la collision survenue le 1er avril en mer de Chine méridionale
était due au pilote de l'un des deux avions de chasse chinois qui a perdu le
contrôle de son appareil et heurté l'avion-espion de l'US Navy.
A Washington, le Pentagone a fait savoir que l'avion, dont la Chine affirme
qu'il n'avait pas obtenu de feu vert pour atterrir, a demandé cette
autorisation à plusieurs reprises mais sans pouvoir entendre la réponse pour
des raisons techniques.
"D'après notre analyse des faits, il ne s'est pas agi d'un acte délibéré
(de
la part des Chinois) visant à éperonner notre avion. Ce fut plutôt un
rendez-vous qui ne s'est pas très bien déroulé", a indiqué, sous
couvert de
l'anonymat, le diplomate au lendemain du retour aux Etats-Unis des 24 membres
de l'équipage de l'Aries EP-3 retenu sur l'île chinoise de Hainan.
Le département de la Défense a, pour sa part, indiqué que le pilote américain
avait demandé l'autorisation de se poser.
"Nous étions dans l'impossibilité d'entendre la réponse qu'ils (ont
faite à
notre demande d'autorisation) en raison (...) de bruits de vent dans le
cockpit", a déclaré le pilote de l'avion, le lieutenant Shane Osborn au
secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, cité dans un compte-rendu du
ministère.
Equipement ultra-sophistiqué
Le Service d'information des forces américaines, un bulletin du département de
la Défense, cite les propos d'Osborn, qui aurait confié à Rumsfeld avoir
effectué plusieurs demandes d'autorisation auprès des autorités chinoises.
Pékin, qui a fini par libérer l'équipage sans obtenir d'excuses officielles
en
bonne et due forme de la part de Washington, a attribué la responsabilité de
la collision aux Américains. Il a toutefois conservé par devers lui l'avion-espion bourré d'appareillages électroniques de surveillance
ultra-perfectionnés.
Les militaires américains sont actuellement interrogés sur l'île de Hawaï.
Sur
la base des premiers éléments qu'ils ont communiqués, le diplomate a indiqué
que le pilote chinois a commis une erreur quand il s'est approché, pour la
troisième fois, de l'EP-3 Aries.
"Ce que l'on est censé faire dans ce cas de figure, c'est se positionner
sous
l'avion et virer vers l'extérieur. Mais au lieu de cela, on dirait qu'il a
tenté de mettre les gaz, qu'il s'est approché, puis qu'il s'est écarté",
a
indiqué le diplomate.
Un quart d'heure d'angoisse
Le jet chinois, d'après lui, aurait ensuite heurté avec la queue une hélice
gauche de l'appareil, et peut-être aussi le moteur adjacent, puis serait
remonté, arrachant le nez de l'Aries. Le chasseur chinois se serait ensuite
brisé en deux avant de s'abîmer dans les flots, a-t-il ajouté.
Il semblerait par ailleurs qu'à la suite de l'atterrissage forcé sur la base
aérienne de Lingshui, les 21 hommes et trois femmes aient dû subir un
face-à-face angoissant avec les soldats de l'Armée populaire de libération
(APL) venus les accueillir.
"Ils estiment être restés une quinzaine de minutes au sol", a fait
savoir un
autre diplomate. "Ils ont été encerclés par des soldats de l'APL,
fortement
armés, qui leur ont fait comprendre de façon très claire, malgré la barrière
de la langue, qu'ils voulaient les voir sortir de l'appareil."
Le diplomate n'a pas voulu préciser si l'équipage avait pu détruire une
proportion importante de l'équipement ultra-perfectionné que renferme l'avion.
Il a indiqué néanmoins que les Américains avaient pu accomplir un certain
nombre de procédures d'urgence avant de quitter l'appareil.
"Ils l'ont fait en prenant des risques parce que les Chinois tentaient de
les
empêcher d'accomplir la procédure", a-t-il dit, ajoutant que les soldats
de l'APL avait dégainé leurs armes, sans toutefois ouvrir le feu.
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Chine : l'équipage américain libéré
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La guerre des mots la plus sotte de l'après-guerre froide vient de s'achever sur une pirouette sémantique qui sauve l'essentiel des relations à venir entre Pékin et Washington. Après dix jours de tensions, les deux grandes puissances du XXIe siècle font la paix pour l'adjectif «very» finalement ajouté à «sorry», dans une lettre envoyée par la Maison-Blanche.
George Bush règle sa première crise internationale sans délivrer les «excuses» demandées par les Chinois, mais en indiquant qu'il est «vraiment désolé». A ce prix, les Etats-Unis récupèrent les 24 hommes et femmes de l'équipage de l'avion espion qui s'était posé en catastrophe sur l'île de Hainan le 1er avril. Les militaires chinois conservent ce trophée, pour le disséquer. Et le président Jiang Zemin va pouvoir préparer sa succession, en septembre 2002, sans avoir à subir le désastre d'une perte de face.
Si tout finit bien, «l'incident» aura néanmoins démontré au monde à quel point la relation entre la Chine et les Etats-Unis reste inflammable, même si l'intégration de «l'empire du Milieu» à l'économie mondiale oblige le gouvernement de Pékin à se plier à la loi du plus fort.
C'est hier soir à Pékin et Hainan, où étaient détenus les 24 Américains, que les deux parties ont annoncé le dénouement heureux de cette crise. «Le gouvernement chinois comprend les espérances du peuple américain et des familles en ce qui concerne un retour rapide de l'équipage», indiquait l'agence officielle Chine nouvelle en citant les propos de Tang Jiaxuan, ministre des Affaires étrangères. «Dans la mesure, ajoutait le ministre en s'adressant à Joseph Pruher, ambassadeur des Etats-Unis en Chine, où le gouvernement américain a dit au peuple chinois qu'il était vraiment désolé, le gouvernement chinois a décidé, pour des raisons humanitaires, de permettre à l'équipage de quitter la Chine après avoir accompli les formalités nécessaires.»
Même si cette crise a permis à Pékin de tester la détermination de la nouvelle administration américaine, la Chine a eu la faiblesse de jouer un scénario très similaire à celui qui avait suivi le bombardement de l'ambassade de Chine à Belgrade, en mai 1999.
Première étape: stimuler le nationalisme anti-américain latent du peuple chinois. Les images des victimes ensanglantées en 1999 et celles de l'épouse éplorée du pilote disparu aujourd'hui, catalysent l'émotion populaire. Il s'agit de montrer à la communauté internationale que ce n'est pas seulement un gouvernement communiste qui est atteint, mais 1,3 milliard d'individus. Surexploitées en 1999, ces images avaient entraîné des débordements populaires. Le consulat américain de Chengdu avait été incendié, et la façade de l'ambassade de Pékin dévastée.
Le gouvernement a compris la leçon: après une semaine de propagande intensive mais relativement modérée, la télévision se contentait hier soir d'un sobre reportage sur la femme du pilote. Dans le couloir de l'hôpital envahi par une foule compatissante chargée de fleurs, une jeune fille déclarait qu'elle «était déjà venue plusieurs fois manifester [son] soutien à la famille du pilote». Seconde manœuvre: calmer les esprits après la résolution diplomatique de l'incident.
La stratégie est illustrée par le titre de l'éditorial du Quotidien du peuple d'hier: «Faire de la ferveur patriotique un instrument de la puissance nationale.» L'ennemi américain n'en étant soudain plus un, il s'agit de canaliser l'énergie mobilisée contre lui vers des objectifs internes. Rien de mieux, dès lors, que «l'accélération des réformes et de l'ouverture, et le développement de l'éducation», comme l'affirme le journal du Parti. En 1999 déjà, les étudiants avaient été ramenés dans les campus au son du «nuli xuexi» (étudier sérieusement), martelé par les haut-parleurs. L'agitation était moins notable ces derniers jours, mais le principe reste le même. «Il faut avant tout préserver la stabilité sociale», souligne encore Le Quotidien du peuple.
Dernier impératif: démontrer que la Chine était, dès le début, dans son bon droit. Et pour cela, rien de tel que la presse étrangère, aussi exotique soit-elle. La télévision nationale citait donc hier soir un ministre congolais, des journaux libyens et indonésiens soutenant la lutte chinoise «pour la préservation de son intégrité territoriale». Au milieu de cette débauche d'arguments, la libération de l'équipage américain, évacuée en quelques phrases, passait hier presque inaperçue!
Il a fallu trois propositions de lettres entre Washington et Pékin pour qu'un accord soit trouvé. Les cocoricos du Quotidien du peuple («Notre lutte a pulvérisé l'arrogance de l'hégémonisme!» ) ne peuvent masquer le recul de l'équipe de Jiang Zemin face aux Etats-Unis. Mais les apparences peuvent être trompeuses. Car au début de cette crise, le président avait entamé une tournée en Amérique du Sud et laissé à Pékin son successeur désigné, le vice-président Hu Jintao, en charge du brûlot.
Qui a profité de l'absence du chef pour attiser le foyer de l'anti-américanisme? L'armée a été en première ligne, avec des ambitieux comme le général Xiong Guangkai, chef du renseignement chinois. Mais aussi un membre du Politburo comme Luo Gan, un protégé du président de l'Assemblée nationale Li Peng, en charge de la défense de la Loi et de l'Ordre. En bon stratège toujours sous-estimé, le président chinois ne va pas tarder à régler ses comptes avec les forces qui se sont déchaînées contre son protégé Hu
Jintao.
Cette crise ne peut pas se comprendre en dehors du contexte interne. Lors du 16e congrès du Parti, en septembre 2002, cinq des sept plus hauts dirigeants doivent abandonner leurs charges. M. Jiang lui-même devrait se retirer en 2003. Il souhaite cependant, comme le fit Deng Xiaoping, conserver la présidence de la Commission militaire, pour contrôler sa succession en tirant les ficelles derrière le rideau. Jiang et son premier ministre Zhu Rongji ne voient pas d'autre salut pour leur cher Parti communiste que dans une ouverture économique à l'Occident, aux Etats-Unis d'abord.
Cette crise avec l'Amérique va donc fournir au pouvoir chinois une sorte de photographie instantanée des forces qui lui sont opposées. C'était peut-être le but de cette absurde guerre des mots.
Le Figaro - Pékin : François Hauter - Publié le 12 avril 2001, page 2
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HAIKOU (AFP) -
jeudi 12 avril - Les habitants de l'île de Hainan, où l'équipage de l'avion
espion américain a été détenu, réagissaient avec colère jeudi à la libération des 24 militaires, accusant le
régime chinois d'avoir cédé trop
facilement aux pressions de Washington.
"La Chine est lâche, le président Jiang
Zemin doit démissionner, le peuple
chinois n'acceptera pas cela" déclare
un homme d'âge moyen, interrogé peu après l'annonce du départ des 24 membres d'équipage de l'EP-3 de la marine
américaine pour la base américaine de Guam. "Nous ne pouvons pas les libérer, ils ne se sont pas encore excusés. Nous ne savons même pas où est
le pilote, comment pouvons-nous les libérer" lance Guo Yiuwei, un
chauffeur de 32 ans.
Le départ de l'équipage s'est fait dans la discrétion la plus totale, les autorités
ayant empêché la presse de s'approcher de l'aéroport. Le lieu de détention
de
l'équipage a également été maintenu secret pendant toute la durée de la
crise. La nouvelle de la libération a surpris beaucoup d'habitants de l'île de
Chine méridionale où les 24 militaires américains étaient détenus depuis la
collision du 1er avril entre leur appareil et un chasseur chinois.
"Nous sommes très en colère" assure Wu Kunfeng, un étudiant en comptabilité de 23 ans à l'université de Haikou, la capitale de l'île.
"La Chine est un pays tellement grand. Comment notre pays a-t-il pu laisser partir ces
soldats ? Ils avaient de toute évidence tort. Nous avons cédé trop
facilement" ajoute-t-il.
Ses propos sont repris par un petit groupe d'hommes debout devant l'hotellerie militaire de Haikou où les 24 Américains ont été détenus
pendant
la plus grande partie de leur séjour en Chine. "Les dirigeants chinois ne valent
rien de nos jours. Du temps du vieux Deng (Xiaoping), les choses ne se
seraient pas passées ainsi" lance l'un d'entre eux, en référence à la
fermeté
internationale supposée du patriarche défunt. "Nous avons vu ce qui s'est
passé après le bombardement de l'ambassade (de Chine à Belgrade en mai
1999). Encore quelques incidents de ce type et la direction ne pourra plus se
maintenir au pouvoir" ajoute-t-il.
Les réactions très négatives des Chinois sont en partie le résultat d'une
vaste
campagne de propagande lancée au cours des dix derniers jours par la
presse officielle qui a rejeté sur Washington l'entière responsabilité de la collision. Les autorités chinoises ont de surcroit répété que les Etats-Unis
devaient présenter des excuses formelles au peuple chinois, ce qui n'a finalement pas eu lieu, Washington se contentant de se déclarer "vraiment
désolé". Le téléphone n'a cessé de sonner depuis mercredi soir au siège
du
journal local, le quotidien de Hainan, de nombreux lecteurs protestant contre
la libération des Américains, a indiqué un journaliste local. La plupart des
habitants de Hainan admettent difficilement que l'équipage ait pu être libéré
alors qu'on est toujours sans nouvelle du pilote chinois porté disparu après
la collision.
Tous les journaux, y compris le Quotidien de Hainan, ont donné un très large
écho aux recherches menées par les autorités pour tenter de retrouver le
pilote, dont les chances de survie sont désormais quasiment inexistantes.
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Un pilote chinois a demandé à abattre l'avion espion américain
HONG KONG (AFP) - Lundi 09 avril - Un pilote chinois a demandé l'autorisation d'abattre l'avion
espion américain à l'origine d'une crise
entre les deux pays après avoir
été témoin de l'accrochage entre l'appareil et un autre chasseur chinois, a rapporté lundi un
quotidien de Hong Kong.
Le pilote, Zhao Yu, s'est vu refuser la permission et a manoeuvré pour forcer
à atterrir en Chine l'appareil américain qui cherchait à s'éloigner, selon le
South China Morning Post qui cite des sources chinoises.
Les 24 membres d'équipage du EP-3 Aries et l'appareil espion sont retenus depuis plus d'une semaine dans la province méridionale chinoise de Hainan.
Wang Wei, le pilote du chasseur qui a heurté l'avion américain, est porté disparu depuis l'accrochage qui s'est produit dimanche de la semaine
dernière.
Après la collision dans l'espace aérien international, le pilote Zhao a contacté
par radio la tour de controle et a demandé l'autorisation d'abattre l'avion
américain. "Les responsables ont gardé la tête froide. Cela aurait
constitué un acte de guerre alors que la collision était un accident", a dit une
source.
Selon le même journal de Hong Kong, un officier chinois s'est battu plus tard avec un aviateur américain pour avoir accès à l'appareil espion après son
atterrissage sur la base militaire de Lingshui. Une fois l'avion au sol, l'équipage a voulu refuser que des Chinois montent à bord hors de la
présence de diplomates américains, dit le South China Morning Post.
"Un officier est alors arrivé. Il a grimpé les escaliers (menant à la
porte de l'avion US) et a lutté avec un Américain qui gardait l'entrée. L'officier a
jeté
l'aviateur au sol, permettant à l'Armée populaire de libération de pénétrer",
écrit le journal.
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Le bureau tibétain ouvert à Bruxelles est illégal - Pékin
BRUXELLES,
11 avril (Reuters) - La Chine a fustigé mercredi l'ouverture à Bruxelles d'un
bureau de représentation du dalaï-lama qui, juge-t-elle, vise à faire avancer
les visées séparatistes de la province chinoise.
"Pur produit de l'intensification des activités de la clique du dalaï-lama,
le Bureau usurpe le nom du Tibet et est absolument illégal, à tous points de
vue", a estimé l'ambassade chinoise à Bruxelles dans un communiqué.
L'ambassade a ajouté par ailleurs que le bureau ouvert mardi n'avait, selon ses
informations, pas été reconnu officiellement par l'Union européenne, ni par
la Belgique. Elle qualifie donc son ouverture par l'entourage du dalaï-lama
d'acte "unilatéral".
D'après les représentants de ce dernier, dirigeant spirituel des Tibétains,
le bureau de représentation bruxellois est censé promouvoir la culture,
l'identité et la religion tibétaines.
Le gouvernement tibétain en exil, dont le QG est situé dans la ville indienne
de Dharamsala, a défendu pour sa part l'ouverture de la représentation tibétaine.
"J'ai vu le communiqué de l'ambassade chinoise et je suis étonné de les
voir aussi furieux", a déclaré Tsewang Tethong, ministre des relations
internationales du dalaï-lama, à Reuters.
"Nous sommes les porte-parole libres du peuple tibétain, hors du Tibet.
Les Tibétains vivant au Tibet ne peuvent rien dire qui déplaise aux Chinois
(...).
Nous ne sommes pas ici pour être anti-Chinois, mais pour représenter la
situation qui prévaut réellement au Tibet", a-t-il ajouté.
Une dizaine de députés et autres responsables européens, ainsi que des
membres de la communauté tibétaine bruxelloise, ont pris part mardi à
l'inauguration.
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Les bonnes affaires du «bouddha-business»
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Les bouddhistes aussi ont leurs marchands du Temple. Le magazine Samsara, consacré au bouddhisme et aux traditions d'Asie, bimestriel créé en 1997, s'est signalé par des articles sérieux mais une publicité tapageuse. La société américaine Shakti Graphics y propose un écran de veille d'ordinateur à l'image du «grand maître». La Maison du Bouddha offre une figurine du «Bouddha du bonheur» pour 59 F et le coffret de six pour 350 F. La boutique Torana vend par correspondance des bols chantants, des moulins à prière et des cloches. Des tour-opérateurs vantent leurs voyages sur les pas de l'Éveillé. À ces encarts publicitaires, s'ajoutent des pages «shopping» qui proposent disques, livres et autres bimbeloteries. Enfin, les petites annonces pullulent d'offres pour des stages de «développement personnel».
Son fondateur, Jean-Pierre Chambraud, en désaccord avec «le mercantilisme de ses associés» qui acceptaient n'importe quelle publicité, a quitté Samsara en début d'année. Et fondé Bouddha Actualité
[Bouddhisme Actualités, NDFT], mensuel qui exige de ses annonceurs leur certificat de bouddhéité.
Bouddhiste pur et dur, Michel-Henri Dufour souffre de la médiatisation et de la commercialisation outrancière du message bouddhiste. «Les différentes écoles du bouddhisme ont chacune un comportement particulier avec l'argent. Moines zen et tibétains doivent subvenir eux-mêmes à leurs besoins. Ils ont donc développé des activités commerciales. En revanche, dans le Théravada, les moines dépendent des dons des laïcs. Ils n'ont pas le droit de vendre, ni de toucher l'argent.» Autre domaine qui fait ses choux gras du bouddhisme, l'édition. Il y a une pléiade de petites maisons spécialisées (Swam, Accarias, Pardès,
Quimetao, l'Éveil, Claire lumière). Il existe aussi des éditions qui dépendent de centres de méditation. Sans parler des grandes maisons, Albin Michel, Le Seuil, Fayard et la Table Ronde principalement.
Guy Trédaniel, petit éditeur de spiritualité qui s'est fait connaître depuis quelques années avec sa cinquantaine d'ouvrages sur le sujet, dont certains ont été tirés à 30 000 exemplaires, se réjouit que cet engouement pour le bouddhisme, une religion «souple, variée, et qui dialogue de façon fructueuse avec d'autres disciplines, ait généré une intense activité intellectuelle et éditoriale». Marc de Smedt, directeur de la collection spiritualités d'Albin Michel, juge également passionnant que le bouddhisme ne touche pas seulement les initiés. «On vend infiniment plus de livres qu'il n'y a de pratiquants. Trois mille exemplaires par an pour le Livre des morts tibétains et pour la Pratique du zen de Taisen Deshimaru, et ce depuis vingt ans. L'important est que ces enseignements fassent réfléchir et soient digérés.»
Le bouddha-business flirte aussi avec le show-business. Tandis que le dalaï-lama s'affiche avec les stars, les lamas montent sur les planches: le lama Urguyen Dorje, par exemple, fait une tournée européenne et sera en concert à Paris le 25 octobre. Réservations Fnac.
A contrario, et loin de cette agitation très peu bouddhique, Gérard Bogrand, directeur de Nalanda Voyage, propose des voyages de quinze jours où «l'on ne parle de rien. On met les gens en présence des lieux où naquit le bouddhisme. On laisse l'individu avec son propre questionnement en lui assurant une organisation impeccable.» Pour 9 800 F tout compris. «Un voyage identique avec un lama coûte le double.»
«L'enseignement bouddhique ne devrait pas être un objet de commerce», confirme Michel-Henri Dufour, qui rappelle que dans l'ancienne tradition l'édition des textes religieux devait être financée par l'offrande d'un fidèle et les livres distribués gratuitement.
Le Figaro - Astrid de Larminat - Publié le 20 septembre 2000, page 12
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La fuite d'un document révèle les détails d'une campagne chinoise contre le Dalaï Lama
ICT, Washington, DC - Un fonctionnaire de Pékin
a divulgué un document officiel chinois de 22 pages, qui fait état d'une campagne complexe et bien orchestrée, à destination de l'extérieur, en vue de maintenir la ligne dure engagée par la Chine contre le Dalaï Lama.
Ce document donne un aperçu détaillé d'un plan effectué pour influencer avec agressivité l'opinion publique occidentale. La majeure partie du document montre de quelle façon le gouvernement chinois s'efforce de créer un sentiment anti-américain et fait pression sur ses universitaires et ses intellectuels pour qu'ils développent de nouvelles théories afin de soutenir les positions du gouvernement.
Le document mentionne : "Il est difficile de renverser la situation actuelle, où la chance sourit à l'ennemi
sur l'arène internationale et que nous sommes en perte de vitesse", alors, il exhorte les savants et les universitaires à trouver des arguments intellectuels plus percutants qui soient "compréhensibles et acceptables par la communauté internationale".
Pour l'instant, la stratégie suggérée par le document vise à démolir le Dalai Lama, en visite officielle à Taiwan, cette semaine. Le document a été présenté par Zhao
Qizheng, ministre de l'information au Conseil d'État, lors d'une rencontre, en juin 2000, avec les dirigeants des Instituts d'Études tibétaines et d'autres organismes de recherche.
Les universitaires, les savants et les spécialistes du Tibet "doivent soutenir notre propagande", ajoute le document. De plus, "la rédaction et la publication sont destinées à la propagande et à l'opinion publique". Le document est parfois d'une surprenante naïveté. Par exemple, il admet que
la propagande est souvent "à coté de la réalité du Tibet" et que les arguments intellectuels utilisés sont "insuffisants pour faire passer le message de notre lutte externe."
Le document souligne aussi les difficultés d'un gouvernement totalitaire à mobiliser sa communauté intellectuelle et universitaire pour lutter contre les concepts occidentaux des lois internationales, des Droits de l'homme et de l'autodétermination.
Trois livres sont identifiés comme étant responsables d'influencer l'opinion publique occidentale :
"Le Dragon au Pays des Neiges" par Tsering Shakya, publié en 1999, "Les orphelins de la Guerre Froide; l'Amérique et la lutte pour la survie du Tibet", par Ken Kraus, publié en 1999 et "Le statut du Tibet" par Michael van Walt publié en 1987.
"Nous ne pouvons sous-estimer l'impact négatif de ces livres pour notre nation." indique le document.
Le document résume aussi la stratégie et les campagnes de "la clique du Dalai Lama" faisant allusion à l'annulation du "prêt de la Banque Mondiale pour le programme de transfert de population au comté de
Tulan", à la perturbation de "l'entrée de PetroChina sur le marché boursier Américain", et la 3ème Conférence des Groupes de Soutien au Tibet, qui s'est tenue à Berlin en mai 2000.
Ce document intéressera vivement les étudiants occidentaux, car ils sont un point central de la stratégie de Pékin. Pékin a l'intention de faire intensément appel aux étudiants occidentaux afin "d'encourager un nombre considérable de spécialistes et d'intellectuels étrangers à prendre position en notre faveur".
"C'est cette approche autoritaire qui maintient la recherche chinoise sur le Tibet dans l'obscurité", a déclaré John
Ackerly, Président de ICT.
"ICT soutient les échanges avec les étudiants tibétains, mais les gouvernements et les universités devraient revoir leurs programmes d'échanges et s'assurer qu'ils servent les intérêts des étudiants et non ceux de Pékin", a déclaré Mr
Ackerly.
- Les copies du document original et des communiqués de presse sont disponibles en Chinois et en Anglais.
- ICT (Campagne Internationale pour le Tibet) suit la situation des Droits de l'homme au Tibet, reconnus à l'échelle mondiale. ICT a été fondé en 1988 et tient ses bureaux à Washington et à Amsterdam.
Campagne Internationale pour le Tibet - 1825 K St. NW, suite 520 - Washington, DC. 20006
Tel : (202 ) 785-11515 / Fax : (202) 785-4343 / Web : www.savetibet.org
(Traduction France-Tibet)
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Tibet : La façon dont Serge Koenig parle d’avenir en oubliant le passé et le présent rappelle la pire propagande…
Editorial
(Montagnes Magazine, Avril 2001)
Le
projet d'une école de formation des guides au Tibet était séduisant. Les
actions d'aide au développement venant du monde de la montagne ne sont pas si
nombreuses. Et les besoins dans la région sont immenses. Nous étions prêts à
ouvrir nos colonnes, pour que le promoteur du projet au sein de la Fédération
française de la montagne et de l'escalade (FFME), Serge Koenig, s'en explique.
Mais
il fallait être vraiment stoïque ou endormi devant sa télé, pour ne pas
bondir lors de la diffusion du reportage consacré par France 2 à ce projet (1). Ainsi, le Tibet vivrait simplement « au rythme
de la Chine ». Bel euphémisme! Il ne serait que peinture fraîche sur le
Potala, grands magasins et montagnes ensoleillées sur lesquelles deux guides
français apprennent le «saut à l'élastique» aux jeunes du pays, pour qu'ils
sachent accueillir les touristes. Le Tibet serait un morceau de cette Chine
moderne où les téléphones portables «passent même en montagne».
Toujours
au fil du reportage, les jeunes Tibétains ne prêteraient «guère attention»
aux ruines des monastères détruits (quasiment tous) par les Gardes
rouges pendant la Révolution culturelle. Un touriste chinois nous dit
d'ailleurs que «la culture chinoise et la culture tibétaine sont une seule
et même culture.» Pour l'homme d'affaires suisse qui finance le
projet, les critiques ne sont que «mécompréhension de ce que sont les
relations du Tibet et de la Chine aujourd'hui».
Insupportable, cette
ambiance sous-jacente tout le long, avant que la mèche ne soit vendue à la fin
: «La communauté internationale ne
conteste plus la souveraineté chinoise sur le Tibet.»
Rappelez-vous
: la mission civilisatrice des colonies françaises, le III° Reich qui devait
durer mille ans, les «peuples frères» rassemblés pour toujours dans l'Union
des Républiques socialistes soviétiques, avec laquelle les démocraties
devaient bien "composer". On aurait voulu croire au discours de ces résistants
qui se déguiseraient en collabos pour mieux subvertir le régime. Farce! Que
Serge Koenig saisisse l'occasion d'un tel reportage à une heure de grande écoute,
ou prenne au moins une fois la plume pour dénoncer ce que tout le monde devrait
savoir sur le Tibet (2), et l'on cessera de croire que son attitude vis-à-vis
du régime chinois est ambiguë. Sa façon de vouloir systématiquement parler
d'avenir en niant le passé et le présent rappelle la pire propagande.
Certes, la naïveté est partagée. Il y a parmi les militants du «Tibet libre»
beaucoup d'angélisme et d'ignorance sur l'histoire réelle des Tibétains, et
de leur ancien régime théocratique. En République, on devrait savoir se méfier
de la simple notion de "Dieu vivant", même si le choix d'un combat
non violent par le dalaï-lama force l'admiration. La dimension pacifique et la
richesse des cultures bouddhistes ne sont pas un vaccin absolu contre la bêtise
humaine. Rappelons-nous aussi le Cambodge.
Mais quelles que soient les sympathies que chacun puisse avoir, deux réalités
méritent d’être rappelées :
1 - Le Tibet n'est pas chinois. 2 - La colonisation du Tibet par la Chine depuis
1950 fut l'une des plus sauvages du XX° siècle. Elle a provoqué des centaines
de milliers de morts. Les colonies de peuplement ont causé un dévaste culturel
bien pire que celui engagé par les brutes épaisses qui dirigent aujourd'hui
l'Afghanistan. Aujourd'hui, la Chine courtisée pour son marché n'est que la
conjugaison des tares du communisme et du capitalisme.
Journaliste respecté (3), l'auteur du reportage distille bien quelques
informations sur le Tibet réel. Mais il manquait deux choses : une approche
contradictoire qui donne aussi la parole à ceux qui contestent le projet ou
ceux qui luttent dans l'ombre contre l'oppression, et des images palpables de la
situation d'oppression des Tibétains. La télé, c'est d'abord de l'image, et
celles que l'on a vues sont trompeuses.
Le journaliste de Chine nouvelle, la
voix de son maître de cette dictature qui exécute à tour de bras, ne s'y
trompe pas quand il parle de "Nos amis français". Espérons que la
plupart des montagnards refuseront d'en être.
PHILIPPE DESCAMPS
(1) «L'Enfance des guides», France 2, Envoyé spécial du 8 mars 2001.
(2) Voir notamment les rapports d'Amnesty International ou le site Reporters sans frontières : www.rsf.fr
(3) Ancien otage français au Liban, Philippe Rochot a reçu en 1986 le prix Albert Londres.
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L'Equipe Nationale Tibétaine de Football
Le football est le sport le plus connu et le plus populaire.
Il rassemble les nations et les générations, malgré les différences.
En s'adaptant à l'exil, les Tibétains ont appris à aimer le football. C'est devenu rapidement le sport le plus populaire de la Communauté Tibétaine. Cela a mené à créer de nombreux clubs tibétains locaux de football, ce qui a entraîné l'idée d'une Equipe Nationale.
Il est temps maintenant pour l'Equipe Nationale Tibétaine de Football d'entrer sur la scène internationale pour faire face à leur plus grand défi sur le terrain. Leur premier match international, avec le Groenland, aura lieu au Danemark le samedi 30 juin 2001.
L'équipe a été formée par Michael Nybrandt avec le soutien de l'organisation humanitaire Danoise, et le soutien du Gouvernement Tibétain en Exil et de la Communauté Tibétaine.
Pour plus d'info et pour apporter une contribution : www.tnfa.org ou info@tnfa.org
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Le Home Page d'un site Web
de la Marine Us a été piraté jeudi, apparemment par des défenseurs ou des
agents de la République populaire de Chine, qui jugent les Etats-Unis
responsables de la collision récente d'un avion de surveillance avec F-8
chinois.
La cible, et ce n'est pas la seule, www.peoarbs.navy.mil,
a été fermé immédiatement, et la Marine passe en ce moment en revue
l'attaque. il semble aussi que le bureau exécutif de la Navy d'Arlington,
Virginie, ait subit un lifting, mais nous n'avons pas pu voir nous même la
modification.
La Chine attaque http://www.zataz.com/archives/680.htm
Source : Zatac.com, 08/04/01
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"Progrès" dans les discussions sino-américaine sur le sort de l'équipage de l'avion-espion
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LE MONDE / 07.04.01
Des envoyés américains
ont pu rencontrer, vendredi 6 avril, les vingt-quatre membres de l'équipage
de l'avion-espion retenus depuis le 1er avril sur l'île chinoise de
Hainan. La femme de Wang Wei, le pilote de l'appareil chinois disparu après la
collision avec l'avion, reproche à Washington d'avoir diffamé son époux, mis
en cause pour s'être précédemment approché de très près d'avions-espions
américains.
PÉKIN de notre correspondant - La parole est aux diplomates. Chinois et Américains
sont engagés depuis quarante-huit heures dans des discussions intensives afin
de trouver une issue à la crise de l'avion-espion EP-3 qui "sauve la
face" de chacun. Alors qu'une deuxième rencontre a eu lieu vendredi 6 avril,
à Hainan, entre des envoyés américains et les vingt-quatre membres de l'équipage
de l'avion retenus sur l'île, la tonalité est à un relatif optimisme dans le
camp américain. Le président Georges W. Bush a fait état de
"progrès" dans les discussions visant à obtenir le "rapatriement"de
l'équipage, tandis que son secrétaire d'Etat Colin Powell s'est dit
"encouragé" par le "mouvement" enregistré dans
les échanges.
La décrispation à Washington est notable depuis
que M. Bush a eu une conversation téléphonique avec le général Neal
Sealock, attaché de défense de l'ambassade américaine à Pékin, qui lui a
rendu compte de sa rencontre à Hainan avec les vingt-quatre soldats américains.
Ces derniers sont "en bonne santé" et conservent un
"moral élevé", a indiqué le général qui a pu s'entretenir avec
eux durant près d'une heure et sans la présence d'officiels chinois - une présence
qui avait rendu laborieux le premier contact de mardi. Les Américains espéraient
obtenir une troisième rencontre samedi.
Si l'on en croit John Warner, le président de la
commission des forces armées du Sénat, les tractations en cours porteraient
sur la rédaction d'une "lettre" commune. Ce document
exposerait les positions des deux capitales sur les circonstances de
l'accrochage aérien du 1er avril qui a causé la disparition d'un pilote
chinois et l'atterrissage d'urgence de l'EP-3 américain sur l'île de Hainan.
Cette lettre conjointe n'incluerait toutefois pas
les "excuses" de la partie américaine que Pékin a exigées,
mais auxquelles se refuse Washington en s'en tenant aux "regrets"
déjà exprimés par le président Bush à propos de la disparition du pilote
chinois.
Sous le titre "La Chine et les Etats-Unis
travaillent sans discontinuer pour sortir de l'impasse", le Quotidien
du peuple faisait état, samedi 7 avril, des informations sur la lettre
conjointe divulguées par le sénateur Warner, mais sans les commenter.
COMMISSION D'ENQUÊTE
Si les deux parties s'accordent sur le principe
d'une commission d'enquête, celle-ci pourrait être mise en place dans le cadre
d'un accord signé à Pékin le 19 avril 1998 entre le ministre chinois de
la défense Chi Haotian et le secrétaire américain à la défense de l'époque,
William Cohen. Cet "accord de coopération militaire maritime" prévoit
des procédures de communication entre les marines des deux pays ainsi que des mécanismes
d'assistance mutuelle. "Alors que nos forces navales et aériennes
accroissent leurs contacts, cet accord va réduire le risque d'erreurs d'évaluation",
avait alors déclaré William Cohen sur un mode prémonitoire. Cette coopération
sino-américaine avait été brutalement interrompue dans les mois suivant le
bombardement, en mai 1999, de l'ambassade chinoise à Belgrade par l'OTAN.
Mais le contact avait été rétabli assez rapidement. En août 2000, le
croiseur lance-missiles Chancellorsville de la flotte américaine du
Pacifique avait pu faire escale dans le port de Qingdao (province du Shandong),
accueilli par une banderole rouge de "Bienvenue".
En attendant la réactivation de ces canaux de
communication, les médias officiels chinois ont quelque peu fait monter la
pression vendredi, mais sans rompre avec la retenue jusque-là observée. La chaîne
centrale de télévision CCTV a diffusé un entretien avec l'un des deux pilotes
impliqués dans l'accrochage, Zhao Yu, qui a réitéré les accusations
chinoises sur la responsabilité américaine dans l'accident de son acolyte Wang
Wei. "J'ai vu l'avion américain percuter de son nez et de son aile
gauche l'appareil de Wang Wei", a-t-il déclaré. "L'avion américain
porte l'entière responsabilité de la collision" s'est emporté Zhao
Yu en jugeant "barbare" le comportement des Américains.
"COW-BOY" DU CIEL
L'émotion est aussi montée d'un cran avec le témoignage
très médiatisé de la femme de Wang Wei qui, de son lit d'hôpital où elle
est soignée pour cause de stress psychologique, s'en est pris vivement à
George W. Bush, accusé d'indifférence à l'égard de son mari disparu. "Est-ce
que c'est ça, les droits de l'homme et l'humanisme dont vous parlez chaque jour ?"
écrit Ruan Guoqin dans une lettre au président américain. Elle s'insurge
aussi qu'on l'on ait cherché à"diffamer" son époux, faisant
référence au portrait de "cow- boy" du ciel dressé de lui par des
officiels américains.
Wang Wei aurait eu en effet pour habitude de
s'approcher très près des avions-espions américains. Si près que, lors d'une
mission précédente, il avait été photographié en train de brandir à
l'attention d'un pilote américain une feuille de papier comportant... son
adresse électronique.
Frédéric Bobin
L'EP-3 surveillait un destroyer chinois de fabrication russe
LE MONDE / 07.04.01
L'avion-espion américain EP-3 était en train de recueillir des informations sur le destroyer Sovremenny acheté par les Chinois aux Russes, a écrit samedi 7 avril le quotidien taïwanais Taïpei Times, en citant l'expert américain Richard Fisher, de la Fondation Jamestown.
Selon ce dernier, l'EP-3 observait une manœuvre de la marine chinoise afin de jauger les modalités d'intégration du Sovremenny - deux bâtiments de ce type ont été fournis à Pékin l'an dernier - dans le dispositif naval chinois déjà existant. M. Fisher a précisé que les informations recueillies par
l'avion-espion étaient probablement destinées à être ensuite partagées avec Taïwan. - (Corresp.)
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George W. Bush à la hauteur... de nos craintes
De semaine en semaine, George W. Bush confirme ses détracteurs dans la crainte qu'il leur inspirait. Oui, il est bien parti pour figurer au palmarès des présidents les plus médiocres. Il est vrai qu'il n'est pas gâté par les événements. A peine était-il investi que le ciel de l'économie, et en particulier celui de la e-économie, se déchirait. Il n'y était pour rien: après une décennie de prospérité, le ralentissement était à prévoir. Le hasard a voulu que le passage de témoin entre Clinton et lui coïncide avec ce basculement.
Aujourd'hui, ce sont les relations avec la Chine qui se détériorent, avec les conséquences que l'on imagine pour les affaires et le commerce américains dans cette partie du monde. L'affaire de l'avion espion et de son équipage retenu par les Chinois depuis dimanche est de celles qui risquent de mal tourner si elles ne sont pas gérées intelligemment. Or on sait ce qu'il en est à cet égard du nouveau pensionnaire de la Maison-Blanche. C'est si vrai que George Bush, le père, serait entré discrètement dans la danse diplomatique pour tenter de tirer son fiston de l'ornière.
Et nous ne sommes certainement pas au bout de nos peines. George W. Bush risque de s'enfermer à chaque dossier un peu plus dans ce qui fait sa grande contradiction. Représentant de la droite musclée, le nouveau président américain doit néanmoins mettre beaucoup d'eau dans son coca. Car à droite, on ne trouve pas que des idéologues qui voient dans la Chine une menace rouge sur l'Asie. Le Parti républicain est aussi celui du business et des dollars. Entre les deux, il faut donc que W. zigzague du mieux qu'il peut. Ce qu'il fait en se murant dans le silence, celui-là même dont De Gaulle disait qu'il est le refuge des faibles.
Cet embarras vis-à-vis de son clan est de la même veine que son attitude en matière environnementale. Quand il a annoncé qu'il ne respecterait pas le protocole de Kyoto visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, c'est aussi par crainte de déplaire aux siens.
Vous avez dit «faiblesse»?
Benoît DEGARDIN
La Meuse - Belgique - Edition du 07/04/01
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Tension entre Pékin et Washington après une collision entre avions militaires
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LE MONDE / 02.04.01
PEKIN et WASHINGTON, de
nos correspondants - Pékin et Washington se rejettent la
responsabilité dans l'incident aérien survenu dimanche 1er avril au large des
côtes de Chine méridionale, à l'issue duquel un chasseur chinois s'est écrasé
en mer tandis qu'un avion de reconnaissance américain a dû effectuer un
atterrissage d'urgence sur l'île chinoise de Hainan. Il s'agit de l'un des
incidents les plus graves entre les deux pays depuis les années de guerre
froide.
L'appareil américain EP-3E Aries2, un avion de
la Navy voué au renseignement (espionnage de communications radio ou de signaux
électroniques), effectuait "une mission de surveillance de routine"
dans "l'espace international" au-dessus de mer de Chine méridionale
lorsqu'il a été "intercepté" par deux chasseurs chinois
dont l'un a "cogné sa voilure", selon la version de l'amiral
Dennis Blair, le commandant de la flotte américaine dans le Pacifique. L'amiral
a souligné que de telles interceptions "sont devenues de plus en plus
agressives au cours des deux derniers mois au point de mettre en danger la sécurité
des avions chinois et américains".
L'AVION AMÉRICAIN IMMOBILISÉ
La version de Pékin est bien sûr différente.
Selon un porte-parole du ministère des affaires étrangères, les deux
chasseurs chinois se sont dirigés vers l'avion espion alors que celui-ci "s'approchait
de l'espace aérien chinois au sud-est de l'île de Hainan". La
collision s'est produite à 104 kilomètres au large de l'île quand l'appareil
américain a "subitement viré vers l'avion chinois et l'a heurté".
Mais les Américains récusent cette accusation en notant que les chasseurs
chinois sont deux fois plus rapides que l'appareil EP-3E, qui est de taille équivalente
au Boeing 737 civil. "Selon les règles régissant l'espace
international, l'avion le plus rapide a l'obligation de s'écarter devant
l'avion le plus lent", a rappelé l'amiral Blair.
L'affaire n'en est qu'à ses débuts car d'âpres discussions vont désormais
s'engager autour du sort de l'avion américain immobilisé sur un aéroport de
Hainan et au bord duquel se trouvent vingt-quatre membres d'équipage. La Chine
se "réserve le droit de négocier avec les Etats-Unis" suite
à "l'intrusion de l'avion américain dans l'espace aérien chinois et
son atterrissage sur un aéroport chinois sans autorisation". De leur
côté, les Américains ont mis en garde contre toute tentation chinoise de
mener une inspection poussée: "Nous voulons que tout le monde
comprenne que cet avion est la propriété des Etats-Unis et que personne n'a le
droit d'y pénétrer ou de s'en saisir". Avion d'Etat, l'appareil bénéficie
en effet sensiblement des mêmes avantages de souveraineté nationale qu'un
local diplomatique.
L'incident risque de compliquer des relations
entre les deux pays, déjà tendues par la perspective de ventes d'armes américaines
sophistiquées à Taïwan. Dernièrement, la défection d'un colonel de l'Armée
populaire de libération (APL) passé dans le camp américain et les
arrestations de chercheurs chinois, ou d'origine chinoise, ayant été formés
dans les universités américaines, avaient accru le climat de tensions. Dans
ces conditions, la tentation va peut-être vive à Pékin d'utiliser l'EP-3E de
Hainan comme une monnaie d'échange.
Frédéric Bobin et Patrice de Beer
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Le gouvernement chinois s'oppose à la collusion entre les forces indépendantistes de Taiwan et du Tibet
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Le gouvernement chinois s'oppose fermement à la collusion entre les forces indépendantistes de Taiwan et du Tibet dans leur vaine tentative d'entraver la réunification de la patrie, a dit jeudi après-midi à Beijing Sun Yuxi, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères.
Interrogé sur les activités du Dalai Lama à Taiwan, Sun Yuxi a fait ces remarques lors d'un point de presse tenu jeudi à Beijing.
Il a indiqué que Taiwan et le Tibet constituent une partie inséparable du territoire chinois. Le gouvernement n'a jamais reconnu le prétendu gouvernement tibétain en exil, il s'oppose fermement à la collusion entre les forces indépendantistes de Taiwan et du Tibet, a indiqué Xun avant d'ajouter que qui que ce soit et quelle que soit l'opportunité utilisée sous n'importe quelle forme pour mener des activités visant à diviser la patrie, ne sera pas toléré.
Il a souligné que sauvegarder l'unité nationale et réaliser la réunification de la patrie est l'aspiration commune du peuple chinois et que toutes les tentatives à l'encontre de ce courant historique sera vouée à l'échec.
Quotidien du Peuple 2001/04/06 08:43 GMT
China news
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ONU : LA COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME POURSUIT SON DÉBAT SUR LES DROITS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS EN ENTENDANT UNE TRENTAINE D'ONG
Commission des droits de l'homme, 57ème session 4 avril 2001 -
Matin
MME TSERING YANGKEY (Mouvement international de la réconciliation) s'est félicitée de la signature de la part de la Chine du Pacte international des
droits économiques sociaux et culturels. L'invasion du territoire tibétain par la
Chine a été la raison du déni délibéré de la jouissance des droits économiques, sociaux
et culturels de la part du Gouvernement chinois. Les eaux du Tibet sont maintenant
polluées par des déchets chimiques, industriels et nucléaires. Le
représentant a déclaré que des informations font état de 41,6 millions de tonnes de déchets
liquides versés dans le fleuve Kyichu, à Lhasa. Les dommages causés à l'environnement
au Tibet ne sont pas seulement un problème pour le Tibet : ils ont un fort
impact au niveau mondial. En outre, la surexploitation des ressources naturelles n'a
pas bénéficié aux Tibétains. Le taux d'alphabétisation en Chine est de 25%,
pour les enfants tibétains ne recevant aucune éducation sur leur culture, leur
religion et leur
histoire. La Chine a annoncé un «programme de développement occidental» qui
inclut le Tibet. Des dix projets qui ont été annoncés, deux se poursuivront sur le
territoire tibétain au détriment de la population locale.
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Les droits de l'Homme au menu d'entretiens franco-chinois à Paris
PARIS, 2 avr (AFP) - Les droits de l'Homme en
Chine ont été l'un des thèmes de discussion, lundi à Paris, entre les
ministres chinois et français des Affaires étrangères, a indiqué le
ministère français des Affaires étrangères.
Le ministre chinois, Tang Jiaxuan, a également rencontré dans la soirée le
président français Jacques Chirac, avant de repartir pour Pékin.
La question des droits de l'Homme en Chine et la situation au Tibet, sous
administration chinoise, ont provoqué à plusieurs reprises des manifestations
lors de la visite de dirigeants chinois dans la capitale française.
Dans un communiqué extrêmement laconique diffusé à l'issue d'un entretien
suivi d'un déjeuner entre le ministre chinois et son homologue français Hubert
Védrine, le ministère français s'est borné à indiquer que "l'ensemble
des grands sujets de l'actualité internationale ont été discutés".
Il s'agit, selon ce communiqué, de "la situation en Asie (y compris la
péninsule coréenne), les relations entre l'Union européenne et la Chine, les
droits de l'Homme, les dossiers relevant du Conseil de sécurité et les
questions stratégiques".
Dans ce texte, le Quai d'Orsay n'a fourni aucune autre indication sur l'état
d'avancement des dossiers discutés, en particulier sur les droits de l'Homme.
Le ministère a ajouté, sans plus de précision, que "les relations
bilatérales ont également fait l'objet d'un échange de vues complet" et
que "les deux ministres ont souligné la poursuite du dialogue entre les
deux pays".
M. Tang est arrivé samedi en France pour une visite de trois jours à
l'invitation de M. Védrine.
Les relations économiques bilatérales sont rendues délicates par
l'appréciation que porte Pékin sur certains contrats remportés par des
entreprises françaises à Taïwan.
Pékin avait protesté l'an dernier contre la vente par Aérospatiale-Matra d'un
satellite d'observation à l'île nationaliste, estimant qu'il s'agissait d'un
équipement à usage militaire, alors que Paris considérait qu'il s'agissait de
matériel civil. Mais les deux pays avaient semblé calmer le jeu, lors de la
visite de M. Chirac en Chine en octobre dernier.
Reçu dans la soirée par le président Jacques Chirac, le ministre chinois a
rappelé "le refus de la Chine d'un monde unipolaire" et son souhait
"de ne pas voir compromettre les grands équilibres stratégiques du
monde". Il faisait notamment allusion au projet américain "NMD"
de bouclier spatial antimissiles.
La visite officielle "couronnée de succès", selon M. Tang, de
Jacques Chirac en Chine a été évoquée, notamment quant à ses suites en
matière de relations culturelles et à la mise en place d'un "mécanisme
de consultation de haut niveau".
En ce qui concerne le "téléphone rouge" qui doit relier Paris et
Pékin, le ministre chinois a indiqué que cette "liaison d'Etat"
était "dans sa phase de préparation technique finale".
Pour ce qui est de l'incident survenu la veille entre un avion américain et un
appareil chinois, M. Tang, interrogé à l'issue de son entretien avec le
président Chirac, a affirmé: "ce n'est pas notre avion qui a heurté
l'avion américain mais plutôt le contraire."
Il a toutefois observé: "la partie américaine a expliqué à maintes
reprises à notre ambassadeur que cet incident n'aura pas d'influence sur
l'intérêt général des relations entre la Chine et les Etats-Unis."
"J'espère qu'une solution adéquate pourra être trouvée bientôt à
cette question", a-t-il ajouté.
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Le dalaï-lama plaide à Taiwan pour l'amour et la compassion
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TAOYUAN (AFP) -
dimanche 01 avril - C'est un plaidoyer pour l'amour et la compassion qu'a prononcé le dalaï-lama à l'occasion de son premier discours public à Taiwan, dimanche après-midi, au deuxième jour d'une visite qui doit en compter neuf.
Pendant deux heures, le chef spirituel des Tibétains, qui vit en exil, a parlé des "Ethiques dans le nouveau millénaire" dans le stade comble de Linkou, dans le comté de Taoyuan, dans le nord de l'île.
L'amour et la compassion doivent être les remèdes qui soigneront les maux créés par le vieux millénaire, a-t-il déclaré. L'histoire montre "que les efforts incessants du siècle passé pour parvenir à des progrès matériels ont mené les êtres humains nulle part", a-t-il estimé.
"Si nous voulons régler les difficultés lancinantes, nous ne devons pas continuer à marcher sur les voies traditionnelles (...) Nous devons adopter un comportement avec un esprit plus ouvert", a-t-il dit.
Un important dispositif policier avait été mis en place à l'intérieur et à l'extérieur du stade qui compte 14.000 places, et toutes les personnes avaient été soumises à l'entrée à des contrôles stricts au moyen notamment de détecteurs de métaux.
Avant de prendre la parole dans ce stade, le dalaï-lama, dont la visite à Taiwan irrite Pékin qui considère l'île comme une province rebelle, avait donné sa bénédiction à une centaine de ses compatriotes. La communauté tibétaine à Taiwan est forte d'environ un millier de personnes dont une centaine sont des clandestins.
Le dalaï-lama a promis à ses compatriotes clandestins d'intervenir en leur faveur lors de sa rencontre avec le président taiwanais Chen Shui-bian la semaine prochaine, a indiqué la télévision locale.
Le chef spirituel du Tibet, qui ne réclame plus l'indépendance de son pays annexé par la Chine, demande en revanche une autonomie, que refuse Pékin. Après l'invasion du Tibet par les troupes chinoises, le dalaï-lama s'est enfui en 1959 pour installer un gouvernement en exil à
Dharamsala, dans le nord de l'Inde
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