Les nouvelles d'Avril 1999 |
L'Association de la
Jeunesse Tibétaine met un terme à la grève de la faim à Genève
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Les grévistes de la faim ont reçu des appels de la part des gouvernements et délégations des Nations Unies.
L'Association de la Jeunesse Tibétaine (TYC) suspend le mouvement de grève de la faim lancé le 5 avril dernier avec la participation de trois volontaires Tibétains, M. Reting Tempa Tséring, M. Pema Lhundup et M. Karma Yeshi. Cette action a fait suite à celle qui s'est déroulée I'an dernier à New Delhi. Elle avait pris fin après 67 jours grâce aux engagements pris par certains gouvernements et parlementaires, ainsi que par Mme Mary Robinson, Haut-Commissaire aux droits de l'homme, et par le bureau du Secrétaire Général de l'ONU.
Alors que la grève de la faim de Genève réussissait à attirer l'attention des délégués présents à la Commission des droits de l'homme aux Nations Unies sur la situation critique du peuple tibétain, nous déplorons le fait que certaines de nos demandes n'aient pas été abordées durant cette session. Néanmoins, notre action a suscité un réel intérêt au Palais des Nations.
Des représentants des gouvernements
allemand, indien, finnois, norvégien, irlandais, suisse, américain, suédois,
hollandais, danois et nicaraguayen ont rendu visite aux grévistes. Ils ont assuré au TYC
qu'ils accorderont toute leur attention à la question tibétaine et qu'ils la soumettront
aux autorités chinoises.
Plusieurs dirigeants de mouvements pour la démocratie en Chine et représentants d'ONG
internationales sont venus exprimer Ieur soutien.
La Haut-Commissaire aux droits de l'homme auprès des Nations Unies, Mme Mary Robinson, le Comité des droits de l'enfant et les gouvernements allemand et suédois ont envoyé chacun un communiqué écrit. Plus tard, le 30 avril, Mme Robinson s'est référée à Ia grève de la faim tibétaine durant sa conférence de clôture. Après cela, elle a rendu visite aux grévistes de la faim pour leur dire qu'elle prendrait très sérieusement leurs demandes en compte dans Ia poursuite de son dialogue avec la Chine. Dans sa communication écrite, elle dit: "Je voudrais vous assurer que nous continuerons à travailler sur Ia situation au Tibet". Elle leur a demandé de mettre fin à la grève.
L'Ambassadeur allemand, le Dr. Wilhelm
Hoeynck disait dans son communiqué: "Dans l'avenir il sera important d'assister à
des progrès tangibles dans la situation des droits de I'homme sur place. C'est à la
lumière de tels résultats que nous devrons revoir notre politique pour Ia prochaine
session de cette Commission".
Dans son message, Mme Ruth Dreifuss, Présidente de la Confédération, disait que la
Suisse continuerait à protéger les droits du peuple tibétain.
L'ambassadrice suédoise, Mme Catherine Von Heidenstam a souligné que par cette action
"vous nous avez rappelé I'importance de garder la question tibétaine dans notre
agenda".
Mme Anne Anderson, Présidente de Ia 55ème Commission, a rappelé notre action dans ses
conclusions le 30 avril. Elle disait "nous ne pourrons pas oublier ceux qui - dans
cette salle ou au dehors - croient sincèrement en la justice de leur cause et qui sentent
que cette Commission les a trahis. Beaucoup sont prêts a payer de leur personne au nom de
leurs convictions comme nous en avons tous été témoins récemment en passant sur Ia
Place des Nations.
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Concernant notre première demande, une résolution contre les violations des droits de I'homme par la Chine a été déposée devant la Commission. Dans leur déclaration, Ies Etats-Unis citaient l'affaire du Panchen Lama et l'état du dialogue entre Tibet et Chine. Cette dernière a utilisé une procédure interne pour bloquer cette résolution.
Deuxièmement, a propos de la visite au Panchen Lama d'une mission du Comité des droits de I'enfant, nous avons reçu une lettre de ce Comité disant que notre demande sera examinée lors de sa prochaine session en mai et juin 1999 à Genève.
Troisièmement, au sujet de la libération des prisonniers politiques, Mme Robinson a dit que ces questions seraient abordées avec Ies autorités chinoises alors que plusieurs mécanismes spécifiques de la Commission des Droits de lhomme ont été envisagés pour demander la Iibération de Tanak Jigmé Sangpo, Ngawang Sangdrol, Ngawang Choephel et Ngawang Phulchung.
Suite à cela, nous avons décidé de suspendre la grève de la faim. Mme Robinson est venue offrir personnellernent du jus d'orange aux grévistes, symbolisant ainsi le terme de leur jeûne.
Le TYC est profondément reconnaissant aux trois Tibétains pour leur patriotisme et leur engagement. Nous sommes persuadés que Ieurs 26 jours de jeûne n'ont pas été vains. Leur action a alarmé les Nations Unies et la Communauté Internationale, attirant I'attention sur la gravité de la situation au Tibet. Les Tibétains vivant au Tibet risquent quotidiennement Ieur vie pour Ieur liberté. Mais sous l'autorité de Sa Sainteté le Dalaï Lama, Ie peuple tibétain a choisi de trouver une solution par la non-violence. L'actualité tragique au Kosovo montre clairement que Ies conflits qui ne sont pas résolus pacifiquement peuvent mener à une souffrance immense et à un bain de sang. Dans le cas du Tibet, sans évolution positive, la situation pourrait conduire à une escalade.
La fin du mouvement à Genève ne signifie pas la fin de notre action. Nos compatriotes tibétains et sympathisants suisses ont été témoins de la situation que nous avons vécu durant ces 26 derniers jours. Ceci ajouté au formidable courage des Tibétains au Tibet devrait nous rendre, nous exilés, plus déterminés encore à trouver rapidement une solution. Poursuivre la lutte pour notre liberté ne sera pas facile. Nous la poursuivrons jusqu'à obtenir ce qui nous revient de droit. Nous continuerons jusqu'à obtenir Ia liberté et l'indépendance du Tibet.
Avec notre reconnaissance pour Ie soutien et Ia coopération des Tibétains et sympathisants à notre cause durant cette action,
Tseten Norbu, Président du TYC
Communiqué du TYC, 1er Mai 1999
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Le
rassemblement au Trocadéro le 25 Avril:
le Panchen Lama a 10 ans...
Entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées, à
l'appel de la Communauté Tibétaine en France, de Solidarité-Tibet et de France-Tibet,
sur la place du Trocadéro à Paris, le 25 avril 99.
A 17H30, un point a été fait sur la situation de Gendhun Choekyi Nyima, le Panchen Lama,
plus jeune prisonnier politique du monde, et sur la situation très préoccupante des
grévistes de la faim à Genève. Dickey Dakpa, présidente de la communauté tibétaine,
a pris la parole, suivi par deux intervenants de France-Tibet. Des nouvelles ont été
données en direct de Genève, ou une manifestation suivait son cours, en présence du
dissident chinois Wei Jinsheng, de Adama Dieng (Commission Internationale de Juristes) et
de Richard Gere, qui ont lancé un appel vibrant en faveur du Tibet opprimé.
Au trocadéro, l'auditoire recueilli a suivi quelques minutes de silence en mémoire des
victimes de l'occupation chinoise.
Le rassemblement s'est clos avec l'hymne national tibétain, interprété avec coeur par
de jeunes chanteuses tibétaines.
De nombreuses personnes ont pu collecter de l'information et signer les pétitions, sur la
table d'information tenue tout l'après-midi.
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Chine:
le système répressif pris en défaut
PEKIN (AFP) - Lun 26 Avr 99 - 13h25 heure de Paris La
manifestation, dimanche à Pékin, de plus de 10.000 membres d'une secte devant le
quartier général du régime chinois a révélé de graves failles dans le système
répressif mis en place par le parti communiste après les manifestations de Tiananmen il
y a dix ans.
Bien que les médias d'Etat n'aient pas soufflé mot de ce rassemblement, les
Pékinois restaient ébahis par le nombre des manifestants et leur capacité à échapper
à tous les contrôles des services de renseignements d'Etat, qui leur a permis de se
retrouver soudainement au coeur de la capitale.
"Ils avaient beau venir de toutes les couches de la société, hommes, femmes,
jeunes, vieux, étudiants, intellectuels ou paysans, ils étaient remarquablement
organisés. C'était sidérant", a commenté un Pékinois qui a observé le mouvement
pendant plus de sept heures. "Or, s'il y a quelque chose que le parti ne tolère pas,
c'est bien d'avoir à faire face à une opposition organisée", a-t-il ajouté.
Après avoir encerclé pendant plus de treize heures le complexe de Zhongnanhai,
qui abrite les bureaux du parti et du gouvernement ainsi que les résidences des hauts
dirigeants, les membres de la secte "Falungong" se sont dispersés
rapidement et dans le calme dans la soirée. Lundi matin, rien n'attestait plus de leur
présence, mais une petite manifestation d'expropriés avait pris le relais devant
l'entrée principale de Zhongnanhai, au risque d'en faire un point de fixation du
mécontentement des Chinois.
Le Premier ministre Zhu Rongji aurait accepté dimanche de recevoir une délégation afin
de désamorcer la crise au plus vite.
(...) Malgré la fatigue et la chaleur, les manifestants, arrivés tôt dans la matinée,
étaient toujours debout en milieu d'après-midi, encadrés par un nombre
croissant de policiers. A un moment donné, ces derniers ont même distribué des tracts
pour tenter sans succès de convaincre les manifestants de rentrer chez eux.
"Vous devriez rentrer chez vous, cela ne sert à rien de rester ici, cela risque
seulement de compliquer la situation", expliquait patiemment un policier à des
manifestants impassibles.
(...)Malgré les précautions prises par le pouvoir pour éviter tout désordre à
l'approche du 10ème anniversaire de la répression de Tiananmen en juin prochain, les
manifestants sont parvenus à assiéger pendant une journée entière le saint-des-saints
du régime communiste.
(...)De nombreuses sectes sont apparues ces dernières années en Chine, attirant
un nombre croissant de fidèles, parallèlement à la baisse d'influence du Parti
communiste.
(...) Au cours des dernières années, le culte de la secte a atteint les
cercles plus fermés du pouvoir et le Parti communiste.
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TROIS DEFENSEURS DE LA CAUSE DU TIBET SE SONT ENCHAINES AUX GRILLES DE L'AMBASSADE DE CHINE, DE 9H A 10H, LE 24 AVRIL 1999, AVENUE GEORGE V, A PARIS
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Les chaînes "made in china (!)"
de deux des manifestants, ont peu résisté devant les cisailles des forces de
lordre.
Mais pour venir à bout de celle du troisième, portée autour du cou, les policiers ont
du employer un chalumeau !
Celui-ci na pas tardé à mettre le feu au vêtement du manifestant
pacifique ! Incendie heureusement rapidement éteint à l'aide d'une
bouteille d'eau, il sen tire avec une belle chaleur...
Les 3 manifestants, ainsi que deux sympathisantes, ont été emmenés au poste, pour fouille et contrôle didentité. Les drapeaux tibétains brandis devant lambassade ayant été confisqués comme " pièces à conviction ", tous ont été libérés au compte-goutte après une heure. Pour éviter tout retour des manifestants, deux CRS étaient encore postés devant lambassade.
Pour toute réponse aux sollicitations des manifestants, lambassade a bien voulu fournir... léchelle qui a permis aux forces de lordre de se hisser jusquaux grilles.
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Entendant montrer aux Français ce quendurait le peuple tibétain depuis 40 ans, les manifestants demandaient aux autorités chinoises des nouvelles de Gendhun Choekyi Nyima, le plus jeune prisonnier politique du monde. Ils réclamaient également des autorités chinoises qu'une délégation du Comité des droits de l'enfant de l'ONU soit autorisée à rencontrer Gendhun Choekyi Nyima.
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LE PLUS JEUNE PRISONNIER POLITIQUE DU MONDE AURA 10 ANS LE 25 AVRIL - IL EST SOUTENU, COMME LES AUTRES PRISONNIERS POLITIQUES DU TIBET, PAR UNE GREVE DE LA FAIM DEVANT L'ONU A GENEVE.
Gendhun Choekyi Nyima a disparu à l'age de six ans en mai 1995, après avoir été reconnu comme le 11e Panchen Lama par le Dalaï Lama. Depuis 4 ans, nous sommes sans nouvelles de cet enfant.
Un projet de résolution sur la violation des Droits de l'Homme en Chine a été présenté à la 55ème session de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU. Il n'a pas été soumis au vote, dans la mesure où, le 23 avril 1999, la Chine a obtenu SATISFACTION par une motion de non-action. Les grévistes de la faim, dont létat continue de saggraver, continuent avec dautant plus dacharnement à réclamer justice.
Les grévistes ont maintenant perdu plus de
7 kilos et sont particulièrement affaiblis.
La situation actuelle n'augure en rien d'un arrêt probable de leur mouvement.
Communiqué de France-Tibet
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Résultats
de la motion contre la Chine a l'ONU
Le projet de résolution sur la violation des Droits de l'Homme en Chine, présenté par les Etats-Unis à la 55ème session de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU, n'a pas été soumis au vote, dans la mesure ou LA CHINE a obtenu SATISFACTION pour sa motion de non-action. Pas de commentaire...
OUI a la motion de non-action présentée par
la Chine 22 pays
NON 17 pays
ABSTENTIONS 14 pays
A signaler, le Pakistan fait état "d'une
sorte de maladie revenant comme une fièvre maligne: la résolution présentée par les
Etats-Unis". Et précise que les Etats-Unis sont comme "un dragon tué à
plusieurs reprises mais dont la tête qui vient de renaître, ne tardera pas à être
tranchée"... Applaudissements puissants dans la salle, que la présidente n'a pu
interrompre immédiatement.
Mais beaucoup d'observateurs ont noté la présence d'un grand nombre d'"ONG"
chinoises qui avaient investi les sièges dès le matin.
Les pays de l'UE dont la France se sont
finalement alignés sur les USA, contre la Chine.
L'état des grévistes de la faim tibétains à Genève continue de s'aggraver. La
situation n'augure maintenant en rien d'un arret probable.
D'après des infos communiquées de Genève par téléphone par Marcelle Roux,
France-Tibet
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Droits de l'homme: la Chine échappe encore à une condamnation
GENEVE (AFP) - Ven 23 Avr 99 - 16h51
heure de Paris - La Chine a échappé une nouvelle fois vendredi à une condamnation par
la Commission des droits de l'homme de l'ONU, qui a refusé une résolution présentée
par les Etats-Unis pour le dixième anniversaire du massacre du Printemps de Pékin.
Comme à chaque occasion depuis la répression de la Place Tiananmen en juin 1989, la
Chine a réuni une majorité des 53 pays de la Commission en sa faveur.C'est la huitième
fois que la Chine échappe ainsi à un blâme de la commission dont les résolutions n'ont
pas de valeur contraignante mais portent un poids politique et moral qui embarrasse les
gouvernements.
Comme à toutes les occasions, sauf une en 1995, Pékin a réussi à empêcher que les
délégués votent sur le projet même de résolution, présenté par les Etats-Unis et
soutenu par la seule Pologne.
La Chine a utilisé le même artifice de procédure, une motion bloquant un scrutin, qui a
recueilli une majorité de 22 voix, contre 17 voix opposées et 14 abstentions. Le projet
américain critiquait les violations des droits de l'homme et des libertés fondamentales
en Chine, en particulier la condamnation en décembre de dissidents à de lourdes de
peines de prison.
Le texte demandait la libération des prisonniers politiques. Il dénonçait aussi les
restrictions accrues mises à l'exercice des libertés culturelles, religieuses et autres
des Tibétains. Les pays européens, qui jusqu'à l'an dernier avaient mené le combat
contre Pékin, avaient décidé cette année de ne pas présenter de résolution,
déclarant préférer le dialogue à la confrontation.
Les Etats-Unis, dont la décision d'introduire une résolution est intervenue tardivement,
se sont trouvés isolés dans leur initiative.
Une majorité de pays d'Afrique et d'Asie ont voté avec la Chine.
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GREVE DE LA FAIM POUR LA LIBERTE |
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Avec Wei Jinsheng le dissident chinois, venu soutenir
les grévistes.
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SUR LE SITE : www.suisse-tibet.com/tyc
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LES DIRIGEANTS CHINOIS DIVISES SUR LA QUESTION TIBETAINE
Dharamsala, DIIR, 22 Mars 1999
C'est une situation sans précédent : des diplomates chinois se sont opposés au
Conseil d'Etat sur la question tibétaine et la politique à suivre envers le Dalaï Lama,
selon des informations en provenance de Chine.
Nos sources rapportent une conférence tenue à huis clos à Pékin en octobre 1998,
durant laquelle des représentants chinois de missions européennes ont demandé à leur
gouvernement d'améliorer les relations avec Dharamsala, étant donné que le Dalaï Lama
avait clairement indiqué qu'il ne demandait pas l'indépendance du Tibet.
L'image et le prestige de la Chine, ont-ils soutenu, sont entachés en Europe par le refus
de Pékin d'adopter une approche plus libérale envers le Dalaï Lama. Le Conseil d'Etat
chinois a rejeté cette proposition, soulignant que le "Dalaï Lama est un
fugitif politique et que... la politique du gouvernement central vis-à-vis du Dalaï Lama
était claire"
Les tenants de la ligne dure à Pékin contestent le fait que la Chine devrait
feindre de négocier avec le Dalai Lama tant que celui-ci est en vie. "Cela nous
aiderait à construire notre image internationale et à gagner du temps... La question du
Tibet repose uniquement sur les épaules du Dalaï Lama qui approche des 65 ans. Lorsqu'il
mourra, le problème du Tibet s'évanouira également."
D'autre part, une partie des dirigeants chinois, les plus libéraux, voudraient voir
résolue la question tibétaine avant la mort du Dalaï Lama. Ils pensent qu'en l'absence
du Dalaï Lama, la Chine ne trouverait pas d'interlocuteur bénéficiant d'une aussi
grande loyauté de tout le peuple tibétain. Ceci pourrait créer des problèmes
insolubles pour Pékin dans le futur. Ils craignent en outre qu'une fois le Dalaï Lama
disparu, la possibilité de négociations pacifiques ne disparaisse avec lui.
Kalon T.C. Tethong, membre du cabinet tibétain en exil, a mentionné que la politique des
conservateurs de Pékin est une politique périlleusement attentiste et à courte vue. Il
a ajouté : "Sa Sainteté le Dalai Lama est la solution au problème
tibétain. Si les dirigeants chinois le considèrent comme un problème, alors ils
manqueront l'opportunité de résoudre la question tibétaine."
Source : WTN - Traduction J-G Cadet, France-Tibet
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L'Association de la jeunesse tibétaine (Tibetan Youth Congress) reprend la grève de la faim de durée indéterminée, à Genève
(Le mouvement avait été temporairement interrompu le 15 mai 1998 à New Delhi, Inde)
L'Association de la jeunesse tibétaine (TYC), la plus grande organisation non-gouvernementale hors du Tibet, avait organisé une grève de la faim à New Delhi, du 10 mars au 15 mai 1998. Gouvernements, parlementaires, ONG, groupes de solidarité au peuple tibétain, intellectuels et particuliers de chaque région du monde se sont engagés à évoquer la question du Tibet lors de conférences internationales, afin d'ouvrir un dialogue avec le gouvernement chinois.
Sous la conduite de S.S. le Dalaï Lama, la cause tibétaine a reçu le soutien de différents pays avec l'adoption de plus de 60 résolutions en faveur du Tibet. En 1991, le Congrès américain a déclaré le Tibet territoire occupé. Malgré cela, de nombreux gouvernements hésitent toujours quand il s'agit d'évoquer la question tibétaine lors de conférences internationales, afin de trouver une solution favorable qui mettrait fin à la tragédie du Tibet. D'autre part, les autorités chinoises ont vu dans les initiatives pacifiques de S.S. le Dalaï Lama et du gouvernement tibétain en exil des signes de faiblesse plutôt que des mesures sincères.
Durant ces 10 derniers mois, malgré les promesses faites par la Chine de respecter les droits de l'homme et la signature de deux conventions majeures de l'ONU sur cette question, la situation des droits de l'homme s'est considérablement dégradée à la suite de l'intensification de la politique de répression chinoise au Tibet. La dernière campagne de Pékin visant à transformer le Tibet en une région athée, les exécutions sommaires de plus de 10 prisonniers à la prison de Drapchi en mai 1998, la détention de plus de 1.000 Tibétains reconnus comme prisonniers politiques, y compris des enfants, l'afflux continu de colons chinois au Tibet et le programme obligatoire de contrôle de naissance appliqué aux femmes tibétaines montrent à l'évidence la situation déplorable des droits de l'homme au Tibet.
De toute évidence, le temps presse pour le Tibet.
Profondément concernés par les violations répétées des
droits de l'homme au Tibet et par le fait que la communauté internationale et les
mécanismes des droits de l'homme de l'ONU n'ont pu mettre fin à cette situation,
l'Association de la jeunesse tibétaine, reprenant les revendications des grévistes de la
faim à New Delhi l'an passé, se présente devant le Palais des Nations unies à Genève
afin de reprendre l'action.
Elle débutera le 5 avril 1999 avec deux responsables de l'Association de la jeunesse
tibétaine, M. Karma Yeshi et M. L. Pema Lhundrup et M. Reting Tenpa, ancien prisonnier
politique durant 22 ans, qui demandent :
1. L'adoption d'une résolution par la 55ème Commission des droits de l'homme auprès de l'ONU (UNCHR) visant à condamner la Chine pour sa violation continuelle des droits de l'homme au Tibet et la nomination d'un rapporteur spécial sur la question tibétaine.
2. D'exiger des autorités chinoises qu'une délégation de l'Union internationale des jeunesses socialistes (IUSY) puisse se rendre au Tibet afin d'y évaluer la situation des droits de l'homme;
3. D'exiger des autorités chinoises qu'une délégation du Comité des droits de l'enfant auprès de l'ONU puisse rendre visite à Gendhun Choekyi Nyima, le 11ème Panchen Lama du Tibet;
4. D'exiger des autorités chinoises la libération sans conditions de Tanak Jigme Sangpo, Ngawang Sangdrol, Ngawang Choephel et Ngawang Phulchung comme un geste envers tous les prisonniers politiques au Tibet.
L'Association de la jeunesse tibétaine appelle les gouvernements du monde entier, le Bureau du Secrétaire Général de l'ONU, le Comité des droits de l'enfant, la Commission des droits de l'homme (UNHCR) et le Bureau du Haut commissaire aux droits de l'homme des Nations unies à demander aux autorités concernées de soutenir les revendications des grévites de la faim à Genève. Nous croyons avec confiance que la légitimité de nos revendications sera dûment reconnue et soutenue par la communauté internationale.
Association de la jeunesse tibétaine
CAMP GENEVE
M. Tseten Norbu, Président
M. Chokyong Wangchik, porte-parole
| Tél.: | + 41 77 88 05 10 |
| +41 22 732 07 36 | |
| Fax | +41 22 740 45 44 |
Sources: TYC, WTN, www.tibet-info.org et la Porte du Tibet www.suisse-tibet.com/tyc
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Grève
de la faim de durée indéterminée à Genève
Programme provisoire
Tous les événements se dérouleront sur la Place des Nations, face au Palais de l'ONU
| 5 avril 1999 | ||
| 11h00: |
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| 12h00: |
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| 10 et 11 avril 1999 | ||
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| 16 avril 1999 | ||
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| 25 avril 1999 | ||
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| 29 avril 1999 | ||
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Sources: TYC, tibet-info.org et la Porte du Tibet www.suisse-tibet.com/tyc
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Introuvable, le ? Mais non...