Les nouvelles de Février 99

 

Sur cette page:
Le nouvel ambassadeur chinois pris à partie par des manifestants
Nouvel An Chinois perturbé devant l’ambassade de Chine !
"Dénoncez-moi", dit le Dalaï Lama à ses compatriotes
A la conquête du plus grand canyon du monde

LE NOUVEL AMBASSADEUR DE CHINE PRIS A PARTIE PAR DES MANIFESTANTS DE LA CAUSE TIBETAINE !

Les tracts volent bas...
Photo Stéphane Viard

Samedi 20 février 99, 12H20 : Wu Jianmin, nouvel ambassadeur de la République Populaire de Chine à Paris, invité par la ville, a du subir des festivités du Nouvel An Chinois... un peu particulières.
Sur la scène, l’ambassadeur accompagné du maire du 3ème arrondissement, venait de donner le signal du départ des "danses du Tigre et du Dragon".

C’est à ce moment précis que les trois manifestants sont intervenus : brandissant des drapeaux tibétains, ils ont copieusement arrosé de tracts l’ambassadeur ébahi.
Sous la pluie de tracts lancés avec précision, le représentant en France de la plus grande dictature du monde a esquissé un mouvement de recul, avant d’être mis "à l’abri" par le maire.

Les manifestants scandaient " LIBERTE POUR LE TIBET ! DEMOCRATIE EN CHINE ! ", slogan que l’ambassadeur a eu tout le loisir de découvrir sur les tracts, rédigés en français, en tibétain et en chinois.
Les manifestants ont rapidement été interpellés par des policiers en civil...

Mais l’ambassadeur n’était pas encore au bout de ses peines. Peu après, à l’issue de son discours donné à la mairie, c’est un autre partisan de la cause du Tibet qui l’a interpellé, lui demandant quand la Chine compterait enfin engager des négociations avec le Dalaï Lama.

Dans le plus pur style "langue de bois", l’ambassadeur s’est déclaré "ouvert"... Avait-il conscience de contredire ainsi les récentes déclarations du président chinois Jiang Zemin ?

LIBERTE POUR LE TIBET - DEMOCRATIE EN CHINE
Photo Thomas Caplain

En décembre dernier, celui-ci se vouait à "écraser dans l'oeuf toutes les activités subversives et séparatistes" dans le pays, et assurait que la Chine n'adopterait "jamais" un système de démocratie à l’occidentale...
C’est finalement l’adjoint au maire qui s’est engagé à solliciter une rencontre entre les représentants du gouvernement tibétain en exil, les associations, et l’ambassadeur de Chine.

Malgré les pressions exercées par l’ambassade, les trois manifestants, quant à eux, ont été relâchés, après deux heures passées au poste, et confiscation des drapeaux tibétains "pièces à conviction".

Lundi dernier, un autre manifestant, après une marche de 400 kilomètres pour la libération du Tibet, manifestait à deux reprises devant l’ambassade de Chine. Par deux fois rapidement interpellé, il avait pu sentir les pressions de la puissante ambassade s’exercer très haut dans la machine politique et judiciaire française. Il avait finalement été relâché le soir.

Cette année, il y aura exactement quarante ans que le peuple tibétain se soulevait, à Lhassa, le 10 mars 1959, et que le Dalaï Lama partait pour l’exil. Pour la 4ème année consécutive, les citoyens européens marqueront leur volonté du respect des libertés au Tibet, en manifestant à Londres le 13 mars 1999.
Dans l’indifférence des puissances occidentales, ce peuple et sa culture sont gravement menacés de disparition par la politique d'occupation, d'oppression et de colonisation du régime de Pékin.
Au Tibet, la situation ne fait qu’empirer. A l’occasion du cinquantenaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, en France, le Dalaï Lama avait déclaré : "Il semble qu’une nouvelle "révolution culturelle" se produise actuellement au Tibet."

Communiqué des associations France-Tibet et CSPT.

Les soirées de l'ambassadeur sont toujours une réussite...
Interpellé sur la question du Tibet, l'ambassadeur Wu Jianmin
reste de glace...         (Photo Yves Serre, France-Tibet)

barre.gif (1261 octets)

Nouvel An Chinois perturbé devant l’ambassade de Chine !

Christophe Bondaty
Photo France-Tibet

Christophe Bondaty est arrivé au terme d’une marche solitaire pour la Liberté du Tibet, devant l’ambassade de Chine.
Après avoir accompli près de 400 km en 15 jours de marche, reliant Clermont-Ferrand à Paris, il comptait bien y manifester son soutien à la cause du Tibet.
Installé ce lundi 15 février à 13 heures, en face des grilles de l’ambassade, il sent bien le remue-ménage derrière les murs.
Après une demi-heure, les forces de l’ordre l’emmènent au commissariat pour un «contrôle d'identité». Il est vite relâché, mais il promet de ne pas lâcher prise.
Effectivement, le voilà immédiatement de retour avenue George V. Son drapeau tibétain et sa banderole « TIBET : LIBERTE » lui ont été confisqués, mais il lui reste bien une autre banderole et quelques tracts sans équivoque.
A nouveau, il est emmené par la police, et cette fois, la tension est devenue plus que palpable. A travers les conversations et les messages radio ininterrompus, Christophe sent le rouleau compresseur de la «diplomatie» chinoise à l’oeuvre. Les pressions se sont exercées très haut dans la machine politique et judiciaire française.
Christophe sent les policiers réellement embarrassés et au bout de 3 heures, l’ambiance n’est plus vraiment à la plaisanterie.
Contraint de s’engager par écrit à ne plus récidiver, il est finalement relâché : il repart avec l’impression que la France, une fois de plus, préfére rester en bons termes avec le plus grand régime totalitaire du monde.

1999, année sensible en Chine et au Tibet, avec le 10° «anniversaire» du massacre de Tian an men, le 50° «anniversaire» de la fondation de la République Populaire de Chine, et le 40° «anniversaire» du soulèvement de Lhassa. La répression s'intensifie.

Année 2126 du Lièvre de Terre dans le calendrier tibétain.
Communiqué de l'association France-Tibet, 16 Février 1999

barre.gif (1261 octets)

"Dénoncez-moi", dit le Dalaï Lama à ses compatriotes

New Delhi, 8 février:
Le Dalaï Lama a demandé à ses partisans au Tibet de le dénoncer "sans hésitation" plutôt que d'encourir des mauvais traitements ou de la prison, aux mains des autorités chinoises.
"Si les autorités chinoises vous contraignent à me dénoncer, faites-le sans hésitation", a-t-il dit.
Le Dalaï Lama a dit qu'il s'était toujours senti "profondément attristé et troublé" par les rapports concernant les Tibétains qui, trouvés détenteurs de sa photo, étaient frappés et emprisonnés.
Il a souligné que toute personne censée devinait que les dénonciations exigées d'eux étaient obtenues par la contraite.
"A part quelques stupides ignorants, qui croierait jamais les fausses déclarations et la propagande de la Chine?"

Pour tenter d'éradiquer le soutien dont bénéficie encore le Dalaï Lama dans son pays après quatre décennies d'exil, les autorités de Pékin soumettent les monastères à des campagnes ''d'éducation patriotique'' au cours desquelles les moines sont contraints de dénoncer le séparatisme de leur chef spirituel.
Sources : WTN et AFP, Traduction France-Tibet

barre.gif (1261 octets)

Une expédition part à la conquête du canyon le plus inaccessible du monde

Canyon Yarlung Zangbo

On savait déjà que le plus grand canyon du monde était au Tibet. Profond de 5382 mètres, long de 496 km, le Yarlung Zangbo est trois fois plus profond et 56 km plus long que le grand canyon du Colorado. Une équipe de scientifiques et géographes chinois espère y découvrir de nombreux "fossiles vivants", c’est à dire des espèces éteintes partout ailleurs dans le monde, dans cette gorge où le fleuve Brahmapoutre prend sa source, à 5590 mètres d’altitude.
Dans le même temps, début janvier, une équipe d’explorateurs occidentaux découvrait, dans la gorge Tsangpo, une chute d’eau mythique et jusqu’à présent cachée, haute de 35 mètres. La rivière, de 100 mètres de large, se rétrécit jusqu’à 20 mètres, et déverse avec fracas tout le volume du Tsangpo, qui collecte l’eau de toute la région himalayenne...

barre.gif (1261 octets)

Introuvable, le ?  Mais non...

Retour aux dernières nouvelles