Les nouvelles de Juillet 2000

 

Palden
Palden Gyatso au jour 1
de la Transalpine Tibétaine (Photo F-T)

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Sur cette page:

Défi physique au nom de la liberté du Tibet : la Transalpine Tibétaine
Une marche pour le Tibet : des nouvelles de la Transalpine Tibétaine
LA MERE DE NGAWANG CHOPHEL AUTORISEE A RENDRE VISITE A SON FILS EN PRISON !
Chine: Le monde du livre voit rouge
Chine: la police se déchaîne contre le Falungong
La Chine s'efforce d'interdire le Sommet pour la Paix de l'ONU au Dalaï Lama
BANQUE MONDIALE: Difficile de réaliser que cette campagne est terminée. ON A GAGNE !
MARCHE EUROPEENNE POUR LE TIBET: LA TRANSALPINE TIBETAINE, JOUR 1
Pékin accuse l'Europe de conspirer pour l'indépendance du Tibet
Rupture d'un barrage au Tibet: 130 morts et disparus en Inde
Emeute paysanne dans l'est de la Chine
Tibet: la bonne conscience de l'Occident (encore un article fâcheux)
Après le départ de la Transalpine Tibétaine...
«Les pays riches sont inconscients»
La Banque mondiale fait machine arrière sur son prêt
Tibet: le refus de prêt à la Chine aurait des effets pervers
LE PARLEMENT EUROPEEN ADOPTE UNE RESOLUTION REVOLUTIONNAIRE
La Banque Mondiale annule son projet !!!

Marche pour le Tibet : bientôt le départ
Des Tibétains s’installent devant le siège de la Banque Mondiale !


... Et du nouveau en page "Campagnes Urgentes" !     

Défi physique au nom de la liberté du Tibet : la Transalpine Tibétaine

La marche
Photo F-T

Grande nouvelle : le maire de Briançon s'est engagé publiquement à mettre le drapeau tibétain sur le fronton de sa mairie jusqu'à ce que le Tibet soit libéré !! C'est un cran plus haut que l'opération drapeau du 10 mars, non ? (communiqué des organisateurs)

Isola et Saint-Martin-Vésubie à l'heure du Tibet

Sept cents kilomètres de Nice à Genève. Quarante-neuf jours de marche à travers les Alpes, chaque jour représentant une année d'occupation du Tibet par la Chine.
La Transalpine tibétaine, véritable défi physique au nom de la liberté d'un peuple et pour la sauvegarde d'une culture menacée de destruction, faisait dernièrement escale à Isola 2000 et à Saint-Martin-Vésubie. Pour l'occasion, un débat réunissant plusieurs personnalités tibétaines dont Yeshe Phunsok, président du parti national démocratique du Tibet, Palden Gyatso, rescapé de trente-trois années de prison et de tortures chinoises, Gyeshe Tubten Tempa, docteur en philosophie bouddhique, et Emilia Masson, spécialiste des écritures anciennes, était organisé à l'espace Jean-Gabin de Saint-Martin-Vésubie.
La suite de la rencontre permettait aux personnalités tibétaines présentes de témoigner de la gravité de la situation humaine et politique au sein de leur pays. Leur rôle : transmettre le message du dalai-lama ; attirer l'attention des Européens sur la situation du Tibet ; se faire l'écho de leur peuple aujourd'hui encore opprimé par la Chine. Le soutien de l'Europe leur est essentiel afin de faire pression sur le gouvernement chinois. L'arrivée est prévue à Genève le 26 aout. Une délégation sera au siège de l'ONU pour demander la reconnaissance par les Nations-Unies de la violation des droits de l'homme au Tibet. Une noble cause défendue par des hommes et des femmes de courage qui n'ont de cesse de rappeler l'exil du peuple tibétain à travers l'Himalaya depuis cinquante ans. Les prochaines étapes de la marche auront lieu demain à Briançon et le 2 aout à Serre-Chevalier.
Pour participer à la marche, contacter le 04.72.00.88.91.

Nice Matin, Dimanche 30 Juillet 2000

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Une marche pour le Tibet : des nouvelles de la Transalpine Tibétaine

Transalpine
Reting Tempa Tsering et Palden Gyatso
Photo: F-T

Comment va la santé des marcheurs? Et bien, Mathieu, organisateur de la marche, a eu un abcès plantaire à la suite d'une ampoule, et il a du passer le col de la Baisse de Basto les pieds bandés et avec des béquilles ! Mais depuis Larché, il marche de nouveau avec des chaussures...
Reting souffre de la balle, tirée par la police chinoise, qu'il a encore dans les reins et qui provoque une sciatique. Il a du faire les dernières étapes de la marche dans le camion suiveur. Il avait annoncé qu'il était prêt à marcher "jusqu'à la mort", mais on tient à le garder vivant...
Anila est soignée pour une entorse au pied gauche et a aussi dû accepter de monter dans le camion (à regret). Il faut dire que les Tibétains sont un peu tête de mule quand il s'agit de se ménager. Au départ du refuge de Valmasque, de peur de retarder le groupe en marchant lentement, Anila était partie très tôt avant tout le monde (sans connaître le chemin), et elle nous a fait très peur, car nous avons mis très longtemps avant de la rattraper.
A St Martin de Vésubie, un journaliste du Figaro est venu nous interviewer, l'article ne semble pas encore paru. Nous avons eu deux minutes de télé sur FR3 local.
Au col de la Fenestre une rencontre a eu lieu avec les Italiens du Club Alpin et les représentants du Parco Alpi Maritime jumelé avec celui du Mercantour. Remise de plaque commémorative. Nous y étions 90 personnes dont 30 du centre du Dharma de Castellane et 25 Italiens.
L'Acharya Yeshi Phuntsok, Président du parti national démocratique du Tibet, nous a rejoints à St Martin de Vésubie. Depuis nous définissons avec lui le thème du jour devant etre annoncé (entre autres) au cercle organisé avant chaque départ. Sa très bonne connaissance de l'Anglais doublée de son autorité naturelle auprès des autres marcheurs Tibétains nous a beaucoup rapprochés d'eux.
A Larché, 3 voitures italiennes sont venues convoyer les marcheurs Tibétains qui ont été recus à Cuneo dans le cadre d'une grande rencontre interculturelle en présence de la télé nationale Italienne, du journal La Stampa et de hautes personnalités politiques Italiennes. Remise de souvenirs. La délégation a passé la nuit à Cunéo avant de rejoindre la marche, au repos ce jour-là à Larche.
Communiqué de la Transalpine Tibétaine, 27 juillet 2000
Organisation: Association La Marche du Tigre

Pour des informations sur les évènements et rassemblements le long de la marche, consultez la page Evenements

Egalement à lire, l'article de Nice Matin du 28 Juillet

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La mère de Ngawang Chophel enfin autorisée à rendre visite à son fils en prison !

Sonam
Sonam Dekyi dans les rues de Delhi (Photo Eugene H. Louie)

France-Tibet, ainsi que la Communauté Tibétaine en France, avaient recu madame Sonam Dekyi en 1998 lors de sa visite en France.
Difficile de ne pas être touché par la souffrance de cette mère qui se bat pour revoir son fils, Ngawang Choephel, emprisonné en 1995 lors d’un voyage au Tibet. Sonam a parcouru le monde et occupé sans interruption les rues de Delhi pour collecter des signatures demandant la libération de son fils, et disant qu’elle voulait le voir une dernière fois avant de mourir.
Après des années de combat acharné, les autorités chinoises ont enfin accepté que Sonam puisse rendre visite à son fils, comme l’y autorise la loi chinoise !
Cependant, les associations soutenant le Tibet demandent que la Chine aille plus loin : qu’elle libère Ngawang Choephel pour raison médicale. Ngawang souffre d’hépatite, de bronchite et d’infection pulmonaire depuis son emprisonnement.
Les négociations piétinaient, jusqu’à il y a deux mois. A ce moment là, pendant le débat sur le statut des relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, l’ambassadeur de Chine a dit que Sonam Dekyi serait autorisée à rendre visite à son fils.
C’est probablement la première fois qu’un Tibétain est autorisé à se rendre au pays pour rendre visite à un membre de sa famille en prison.
Sonam et son frère pensent prendre l’avion pour Lhassa samedi depuis le Népal, et rester une semaine au Tibet.
Sonam pense lui amener des vêtements chauds, des vitamines et de la nourriture. Elle n’est pas autorisée à apporter des documents écrits, et seul son frère est autorisé à l’accompagner.
" Les données qu‘ils vont rapporter permettront d‘amener de l‘eau au moulin pour la prochaine étape de la campagne, qui est la libération pour raisons médicales ", a déclaré l‘assistante du Sénateur américain James Jeffords.
D’après nos informations, Ngawang est détenu depuis 2 ans dans la terrible prison de Powo Tramo, à 650 km à l’est de Lhassa. Mais les autorités chinoises n’ayant pas dit que Sonam aurait à s’y rendre, on pense que Ngawang va être déplacé dans une prison de Lhassa le temps de la visite.
Ceux qui connaissent Sonam se demandent comment elle supportera le voyage, son premier retour au Tibet depuis qu’elle a fuit à pied dans les années 60.
Un groupe d’aide américain, le fond Barlow, a offert de couvrir les frais du voyage, estimé à 4000 $.
Barlow pense que cette visite sera une vraie bouffée d’espoir pour Ngawang : "Il verra qu‘il est l‘objet d‘une sérieuse mobilisation, qu‘il n‘est pas juste emprisonné et oublié dans une prison éloignée, et que nous travaillons sans relâche jusqu‘à sa libération."
Nous souhaitons que Ngawang, qui a été condamné à 18 ans de prison pour espionnage, crime dont il n'y a aucune preuve, soit prochainement libéré. Nous continuerons à agir jusqu’à sa libération !
France-Tibet, d'après des informations de WTN et du Rutland Herald (Vermont) daté du 25 juillet 2000.

A VOIR AUSSI : Libérer Ngawang Chophel: L'appel des Associations

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Chine: Le monde du livre voit rouge

Symptôme de la paranoïa du Parti Communiste chinois...  A lire sur Webmatin

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La police se déchaîne contre le Falungong à Pékin

Arrestations
Arrestations ces jours-ci place Tiananmen (Photo BBC)

PEKIN (d'après l'AFP) - samedi 22 juillet - Le mouvement Falungong, à l'occasion du premier anniversaire de son interdiction, a nargué le régime en tentant de manifester samedi place Tiananmen à Pékin, mais ses adeptes ont été réprimés avec une violence rarement vue depuis le début de la répression du mouvement.
Les policiers s'en sont même pris aux nombreux touristes et journalistes témoins de ces débordements, tous les appareils photographiques étant systématiquement ouverts pour exposer les pellicules à la lumière. Toute la journée, des disciples du gourou Li Hongzhi, venus de toute le pays, ont trompé la vigilance des policiers pour rejoindre l'immense esplanade où, simultanément en petits groupes, ils ont manifesté.
Les forces de l'ordre ont réagi avec brutalité, y compris contre des enfants. Plus d'une centaine d'adeptes ont été embarqués manu militari dans des fourgons. Le Falungong a été déclaré hors-la-loi le 22 juillet 1999, trois mois après avoir rassemblé plus de 10.000 adeptes autour du siège du régime. Depuis des dizaines de ses membres sont en prison et quelque 10.000 envoyés sans procès dans des "camps de rééducation par le travail".

D'après AP:
(...) Les policiers ont interpellé et interrogé des adeptes présumés, parmi lesquels deux femmes d'une cinquantaine d'années qui ont été bousculées alors qu'elles ne semblaient pas participer aux manifestations.
Une banderole a été déroulée quelques instants avant d'être arrachée par les policiers qui ont notamment traîné un homme par les chevilles. Dans le coin nord-ouest de la place, deux femmes ont tenu pendant une vingtaine de secondes une banderole sur laquelle était inscrit en caractères chinois rouges l'un des noms de la secte, ''Falun Dafa''.
Le temps excessivement chaud ne facilite pas la tâche des policiers équipés de jumelles et de talkie-walkies dont les repérages sont gênés par les ombrelles des centaines de badauds sur la grande place. Les adeptes de Falun Gong sont venus de toute la Chine depuis plusieurs semaines pour protester contre le traitement qui leur est réservé. Environ 200 d'entre eux sont arrêtés chaque jour place Tiananmen, selon un responsable du Parti communiste.

D'après Reuters:
(...) Un groupe d'environ 25 personnes est parvenu à déployer une banderole et à tenir tête à des policiers en civil avant d'être maîtrisé.
Certaines d'entre elles, s'accrochant à la banderole jaune couverte d'inscriptions rouges qui exhortait les passants à adhérer au Falun Gong, ont été frappées par des policiers en civil puis jetées dans un fourgon pour être placées en détention. Des policiers les ont même tabassées à coups de talkie-walkies.
En une demi-heure, une dizaine de fourgons de police sont repartis après avoir embarqué de quinze à vingt-cinq manifestants chacun. (...) Selon des organisations de défense des droits de l'homme, 24 adeptes de Falun Gong sont morts en détention policière ces douze derniers mois.

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LA CHINE S'EFFORCE D'INTERDIRE D'ACCES LE DALAI LAMA AU SOMMET POUR LA PAIX DE L'ONU, QUI A LIEU DU 28 AU 31 AOUT 2000 !

Voir en page "Campagnes Urgentes"

Sommet pour la Paix

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BANQUE MONDIALE: Difficile de réaliser que cette campagne est terminée. ON A GAGNE !

Plan
Source: ICT

Un bilan: il semble que Zhu Rongji, le 1er ministre chinois, ait pris la décision de retirer le projet lorsque la Chine a réalisé qu'elle PERDRAIT s'il l'on en venait au vote. D'après le Washington Post, 14 des 24 directeurs exécutifs de la banque étaient du bon coté.
Lorsque le résultat définitif est parvenu aux manifestants devant la banque, ca a été un moment incroyable. Nous avons hurlé, crié, rit et chanté et bu du champagne!
Des gens de la banque et des alentours sont venus nous féliciter, le pouce levé. Un chauffeur de taxi est même venu dire qu'il avait entendu la bonne nouvelle à la radio et voulait s'assurer que nous étions au courant!
Des victoires comme celle-là n'arrivent pas souvent dans le mouvement pour la liberté du Tibet.
La décision par la majorité des directeurs exécutifs de refuser ce que la Chine et la Direction de la Banque voulaient, en faveur de ce que nous voulions - ce que voulaient les Tibétains - est sans doute la réussite la plus remarquable de ce mouvement.
Ils ont fait celà à cause de notre action. Sans cette campagne, le projet aurait été accepté sans hésitation, il y a un an.
En attendant qu'on réalise que la Chine projete de réaliser le projet de toute façon (sans l'aide de la banque, financée par nos impôts), il est essentiel d'analyser la signification de cette victoire.
Cette décision marque l'arrivée du mouvement pour le Tibet comme une force incontournable sur la scène internationale. A l'intérieur du Tibet, il y a maintenant plus de raisons d'espérer. La Chine n'est pas infaillible. Nous le savions déja, mais nous en avons la preuve.
Cela a été une campagne internationale du début à la fin. Nous avons recu des messages du monde entier. Merci à chacun d'entre vous qui ont envoyé un Email, donné un coup de fil ou envoyé un fax, malgré les filtres mis en place par la Banque, qui a croulé sous le nombre. Chacun de vos messages a été la goutte d'eau qui a participé à éteindre la mèche. N'hésitez pas à le faire savoir autour de vous.

Merci aussi à Bank Information Centre (BIC), au Center for International Environmental Law (CIEL), et à ICT, Milarepa et à toutes les associations de soutien au Tibet.
Merci aussi à Gabriel Lafitte et à Wangchuk (Daja) Meston qui ont risqué leur vie en se rendant dans la zone du projet en août 99, qui se sont fait arrêter et interroger pendant une longue semaine par les autorités chinoises. L'interrogatoire de Daja s'était terminé par sa chute du 3ème étage, ou il en est ressorti paralysé. Une pensée aussi au traducteur tibétain des deux hommes, Tsering Dorje, qui a été arrêté.

Cette victoire est seulement un commencement. La Chine sait maintenant que nous pouvons la battre. La vérité triomphe. Le Tibet sera libre !

BOD RANGZEN !

Jeudi 6 Juillet, au campement installé devant le siège de la Banque Mondiale, la tension a été intense. Les manifestants avaient été présents jour et nuit malgré les épreuves. Ils avaient été aspergés à 6 heures du matin par les arroseurs automatiques du parc à proximité. Ils avaient été encouragés par les articles dans la presse, et par Palden Gyatso, distribuant des cartes postales et des pétitions. Et maintenant, ils se demandaient quel pourrait être le résultat des discussions, ou plutôt du chaos, qui régnait à l'intérieur de la banque.
Lorsque les manifestants ont eu vent du soutien qu'ils avaient à l'intérieur, et du fait qu'on pouvait les entendre de l'intérieur, ils ont été très inspirés et ont commencé à clamer des slogans sans interruption. La tension était électrique, alors que 6 mégaphones étaient réglés au maximum. Trente personnes se faisaient entendre comme trois cents !
Le visage des Tibétains et de leurs supporters présents en disait long: le problème est plus qu'un simple vote "oui ou non": c'est une question de vie ou de mort.
Devant la Banque se trouvait une banderole marquée "Bon Dieu Wolfenson, comment dormez-vous la nuit?"
Victoire

Source: Students for a Free Tibet. Traduction et adaptation: F-T

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MARCHE EUROPEENNE POUR LE TIBET: LA TRANSALPINE TIBETAINE, JOUR 1

Ca Marche
Reting Tempa Tsering et Palden Gyatso, Photos: F-T

Le départ de la Transalpine Tibétaine a été un grand évènement, avec près de 5000 personnes rassemblées à Nice pour un grand concert pour la liberté du Tibet !
Le concert gratuit, offert par le groupe Tryo
, a sensibilisé le jeune public à la cause du Tibet. C'est d'ailleurs ce que fait le groupe depuis de nombreux mois dans ses concerts, rassemblant plus de 60000 signatures jusqu'à présent, demandant la libération du Panchen Lama.
Sur la scène, Palden Gyatso a fait un discours émouvant, rappelant ses années d'emprisonnement et de torture. Palden arrivait des Etats-Unis où il a participé à une marche de San Diego à Angeles.
Wangpo Bashi, représentant le Bureau du Tibet, a remercié « La Marche du Tigre », association organisatrice de la marche, et les autres associations qui ont participé à ce projet.
Monseigneur Vigile, évèque de l'église orthodoxe française, a apporté son soutien à l'esprit de la marche et à la cause tibétaine.
Ani Pachen Dolma, 67 ans, nonne tibétaine combattante, qui avait repris le fusil de son père à la tête d'un groupe de résistants, était présente, avec plusieurs moines tibétains, et Geshe Thupten Tempa venu de Mungod en Inde.
Reting Tempa Tsering, ancien résistant, blessé par balle par la police chinoise, et gréviste de la faim en 99 devant l'ONU à Genève, est également présent parmi les marcheurs. Une force de la nature!
Plus de 150 marcheurs ont quitté le lieu du concert le premier jour de la marche, qui s'est achevé sous les étoiles et les lumières de la côte nicoise.

Palden

La marche a lieu du 9 juillet à Nice, jusqu'au 26 août à Genève, durant 49 jours, chaque jour symbolisant un an d'occupation chinoise depuis l'invasion du Tibet en 1950.
La marche traversera les Alpes, à travers la France, l'Italie et la Suisse, et durera plus de 700 km, avec des chevaux et des yacks sur certaines étapes, par des routes et chemins de montagne, jusqu'à 3000 mètres d'altitude.
Elle symbolisera aussi la fuite du peuple tibétain à travers les montagnes devant l'oppression chinoise, et leur espoir de revenir par le même chemin.
Ce premier jour de la marche était dédié à la journée internationale du Tibet.
A Genève, les marcheurs arriveront juste à la cloture de la sous-commission des droits de l'homme de l'ONU.

Les autres rendez-vous importants le long de la marche sont :
- Chamonix le 16 août : Accueil aux Bossons-Taconnaz à 11H, et grand rassemblement à 15H place Balmat à Chamonix;
- Genève le 26 août : Rassemblement et manifestation à 14H Place des Nations, face au Palais des Nations de l'ONU, au moment de la cloture de la sous-commission des droits de l'homme. Venez nombreux !

Bien sûr, vous pouvez également vous joindre à la marche, même pour un jour, mais à condition d'être autonome (nourriture, coucher), le nombre de 50 marcheurs "pris en charge" étant atteint.

Pour plus de renseignements et de photos de la marche, consultez:  http://domio.chez.tiscali.fr/transalpine
E-mail : trans-alpes@infonie.fr

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Pékin accuse l'Europe de conspirer pour l'indépendance du Tibet
par Matt Pottinger

PEKIN (Reuters) - 15 Juillet 2000 - Mécontentés par une résolution européenne critiquant la politique de Pékin au Tibet, des responsables chinois ont accusé le parlement européen de conspirer avec le Dalaï Lama pour obtenir l'indépendance du Tibet.
Dans un communiqué publié samedi par des journaux gouvernementaux, des députés du Congrès national du peuple estiment en outre que la résolution du parlement européen constitue une "calomnie" et une "interférence brutale" dans les affaires chinoises.
Il est difficile de déterminer à quelle résolution ces responsables chinois font référence, mais il s'agit apparemment de la condamnation d'un programme controversé de repeuplement visant à déplacer des paysans chinois pauvres sur des terres traditionnellement tibétaines. [Drolement bien renseignés, chez Reuters. La résolution, la voici. NDFT]
Le long communiqué, transmis en intégralité par l'agence de presse Chine nouvelle, semble principalement dénoncer la référence de la résolution au Tibet en tant que "pays" que la Chine "occupe".
"En faisant cela, le Parlement européen essaie visiblement de soutenir une poignée de séparatistes menés par le Dalaï Lama dans le but de diviser la Chine", souligne le communiqué.
Le Dalaï Lama, chef spirituel exilé du Tibet, est vilipendé par Pékin qui l'accuse de diriger un mouvement international destiné à séparer le Tibet de la Chine.
Le lauréat du Prix Nobel de la Paix, qui dirige un gouvernement tibétain en exil en Inde, dit ne pas rechercher l'indépendance de son territoire natal mais seulement une autonomie plus grande [disons plutôt: une véritable autonomie, NDFT] et une liberté de culte. (...)

"Véritable menteur"
La Chine estime que la résolution du parlement, faisant suite à d'autres du même genre, menacent les relations avec l'Europe.
"Non seulement de tels agissements du parlement européen mécontentent le peuple chinois, mais ils produisent aussi de graves effets négatifs sur l'évolution des relations sino-européennes", dit le communiqué.
Le communique qualifie en outre le Dalaï Lama de "véritable menteur".

Après s'être autogéré pendant la plus grande part de la première moitié du 20ème siècle, le Tibet avait été annexé par les troupes chinoises en 1951, deux ans après la prise de pouvoir en Chine du dirigeant communiste Mao Zédong.

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Rupture d'un barrage au Tibet: 130 morts et disparus en Inde

Un énorme glissement de terrain avait provoqué en l'espace de 8 minutes, en avril dernier, la formation d'un barrage naturel de 60 mètres en travers du fleuve large de 2500 mètres. Ce glissement de terrain était le plus gros jamais enregistré en Asie.
Le gouvernement du Tibet a dépensé 7,2 millions de dollars pour tenter de canaliser le fleuve, mais sans pouvoir empêcher l'effondrement du barrage, qu'on a appris lundi.
Les brutales inondations meurtrières du fleuve Brahmapoutre en Inde ont été provoquées par cet effondrement, comme l'ont montré des relevés satellitaires et comme l'ont reconnu les autorités de la R.A.T.
Résultat: 130 morts et disparus.
D'après l'AFP, 10 juillet 2000

Déforestation = Glissement de terrain, CQFD.

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Emeute paysanne dans l'est de la Chine

PEKIN (AFP) - samedi 15 juillet - Un policier chinois a été tué lors d'émeutes qui ont mis aux prises des milliers de paysans et des dizaines de policiers dans l'est de la Chine pour un problème d'accès à l'eau.
Selon une source officielle, le policier, âgé de 42 ans, a été tué à coups de pelle et de bâtons par les émeutiers lors des affrontements qui se sont produits le 6 juillet près de la ville d'Anqiu, dans la province du Shandong. Les manifestants voulaient empêcher les autorités de colmater une brêche dans un réservoir d'eau dont la fuite était mise à profit par les agriculteurs pour irriguer leurs cultures. Quelque 2.000 paysans tentant d'interrompre les travaux de colmatage se sont affrontés à 60 policiers.
Depuis Hong Kong, le Centre d'information sur les droits de l'homme et la démocratie a estimé que les affrontements avaient fait plus de 100 blessés du côté des manifestants et 40 dans les rangs des forces de l'ordre. Dans un communiqué, l'organisation, qui évalue le nombre de manifestants à 5.000 et celui des policiers à 300, a ajouté que 20 émeutiers avaient été interpellés.
Une délégation spéciale du comité du Parti communiste chinois (PCC) de la province du Shandong a été dépéchée sur place afin de mener une enquête, selon la source officielle.
Selon le Centre d'information de Hong Kong, des émeutes similaires risquent de se produire de plus en plus souvent en raison de la sécheresse qui frappe la moitié nord de la Chine depuis une décennie, particulièrement le Shandong où le cours inférieur du Fleuve Jaune, le second fleuve de Chine, est à sec pendant une bonne partie de l'année.

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Tibet: la bonne conscience de l'Occident

(Encore un article fâcheux de Francis Deron dans Le Monde, NDFT)

A MOINS de considérer le développement économique comme le mal absolu, la décision qui vient d'être prise au siège de la Banque mondiale, annulant la participation de l'institution à un projet de mise en valeur de l'ouest de la Chine, pose une sérieuse question sur les modalités de l'assistance financière internationale à de telles réalisations en zones défavorisées.
La controverse tournait autour de l'occupation de vastes territoires semi-désertiques ayant appartenu au Tibet historique avant que celui-ci ne soit conquis en 1950 par l'armée communiste chinoise puis annexé à la Chine populaire. Le projet d'inspiration chinoise intitulé « Réduction de la pauvreté dans l'Ouest », impliquant des investissements d'un montant d'environ 160 millions de dollars (autant d'euros ou 1,12 milliard de francs), visait entre autres à installer quelque 60 000 cultivateurs chinois Han, à l'aide de vastes travaux d'irrigation notamment, dans une région de hauts plateaux située au nord de l'Himalaya, dans ce qui est aujourd'hui la province du Qinghai.
Ces terres, situées entre 3 000 et 4 000 mètres d'altitude, étaient jusqu'alors fréquentées par des nomades tibétains. Les nombreuses associations militant en Occident pour la défense de l'entité tibétaine sont parvenues à empêcher la Banque mondiale de fournir une contribution de 40 millions de dollars à ce projet au motif -  en soi irréfutable - qu'il viendrait renforcer la présence chinoise dans ce qui n'est, somme toute, pour Pékin qu'une terre de colonisation. Les conditions techniques de la prise de décision au conseil d'administration de la Banque mondiale, au vu des rapports négatifs qui lui ont été soumis à propos de ce projet, ont conduit Pékin à renoncer à solliciter ce prêt international et à annoncer fièrement que sa réalisation ira de l'avant à l'aide des seules ressources chinoises (la Chine dit détenir quelque 150 milliards de dollars de réserves en devises).

PLACE BIZARRE
L'Occident, défenseur des droits de l'homme et de la culture tibétaine en vogue à Hollywood, peut donc dormir sur sa bonne conscience satisfaite : il ne participera pas au sinistre processus d'intégration du divin Royaume des neiges à la méchante Chine. Le « hic » de cette vision du monde réside dans la place bizarre qu'a fini par occuper la question tibétaine auprès d'une opinion occidentale qui, pour reprendre les choses à leur début, n'avait pas levé le petit doigt lors de l'annexion du Toit du monde à l'empire communiste chinois et n'avait éprouvé aucun état d'âme particulier quand, suivant l'exemple du camarade Staline en Mongolie, les maîtres de Pékin avaient entrepris d'y détruire physiquement le bouddhisme, la culture autochtone, le nomadisme et tout ce qui pouvait s'y distinguer de la Chine proprement dite.
Aujourd'hui, le « politiquement correct » occidental voudrait que le Tibet et les territoires où son influence était jadis prédominante soient préservés de toute la « pollution » sociale et culturelle amenée par le développement chinois dans ses zones périphériques. L'intention, pour être tardive, est excellente mais ne tient pas compte de deux facteurs essentiels : primo, la marche des  colons » chinois vers l'ouest est inéluctable en raison des réalités démographiques qu'il est trop tard pour découvrir ; secundo, confier à Pékin seul la responsabilité d'accompagner cette marche revient à laisser la proie tibétaine face aux méthodes peu regardantes de Pékin en la matière, alors qu'il eût peut-être été plus judicieux de s'y associer pour en tempérer les effets déstabilisants.
Un précédent fâcheux illustre ce qui risque de se passer au Tibet : celui de la frange chinoise de la Mongolie, au nord de la plaine chinoise, peuplée au cours des années 1950-1960, au point que 20 millions de Chinois y côtoient aujourd'hui guère plus de 2 millions d'autochtones. Ce peuplement n'a bénéficié d'aucune assistance extérieure. Hormis dans les steppes protégées, rares sont désormais les traces de la culture nomade mongole qui y prévalait autrefois...

GIGANTESQUE PÉNITENCIER
Pour ce qui concerne le Tibet, les militants protibétains ont leur part de responsabilité dans la dérive qui, poussée à l'extrême de sa logique, viserait à maintenir l'ex-royaume indépendant en un état de « réserve » aussi culturellement pure qu'économiquement déshéritée. D'autant que la région considérée est bien loin de revêtir l'aspect idyllique qu'on lui prête souvent à trop regarder les photographies des quelques grands monastères bouddhiques encore en activité. Pour une bonne part, le nomadisme des éleveurs est déjà érodé par une sous-économie sédentaire peu reluisante. La prostitution s'est glissée dans le tissu social, ici comme ailleurs. Les rares routes construites l'ont été pour l'essentiel par la population des camps de travaux forcés, qui n'ont pas attendu des fonds internationaux pour occuper le terrain en de vastes « fermes d'Etat », et celles des établissements de « rééducation par le travail » -  l'univers du laogai, équivalent chinois du goulag.
Introduire un pied dans la porte de ce gigantesque pénitencier qui s'étend à travers les hauts plateaux du Tibet jusqu'aux confins de l'Asie centrale eût pu être une bonne occasion sinon d'en amorcer la disparition, du moins d'en assouplir le fonctionnement  : tant qu'aucune présence extérieure n'en viendra gêner les habitudes, Pékin n'a aucune raison objective de se priver de cette main-d'oeuvre gratuite qui pallie la faiblesse de ses moyens de construction.

Francis Deron
Le Monde daté du vendredi 14 juillet 2000

Comme nous, si vous souhaitez réagir à cet article, envoyez la lettre-type ci-dessous au Monde:

A :
mediateur@lemonde.fr     Le médiateur
plenel@lemonde.fr           Le directeur de la rédaction
international@lemonde.fr  Le service international
lemonde@lemonde.fr       et le reste du Monde.

Monsieur,

Veuillez prendre note de ma consternation suite à la parution de l'article de Monsieur Francis Deron dans vos colonnes, le 14 juillet 2000: "Tibet: la bonne conscience de l'Occident".
En effet, voilà encore un nouvel article fâcheux de ce monsieur!
Quels que soient les objectifs de ce journaliste, ses prises de position en public ou dans vos colonnes témoignent d'un manque d'objectivité évident.
En tous cas, des points de vue d'une telle ambiguité laissent pour le moins supposer un esprit habitué aux manipulations chinoises.
Oui, l'occident ne s'est mobilisé que récemment: il faut parfois malheureusement du temps pour prendre conscience de la realité et de la justesse d'une cause.
Quant à savoir si la marche de la colonisation du Tibet est inéluctable, il est fait preuve d'un grand pessimisme. Nous ne sommes plus à l'epoque des indiens d'Amérique !
Jusqu'à prétendre qu'il faille s'associer avec Pékin pour l'exercice de la colonisation: comment peut-on croire qu'on pourrait la maîtriser, justement en la soutenant financièrement?
Quant aux responsabilités "des militants pro-tibétains", Monsieur Deron dénonce une de leurs plus grandes réussites: avoir contribué à stopper le financement par la Banque Mondiale de ce projet insensé.
Le but des associations n'est pas celui que ce monsieur met en avant, "maintenir l'ex-royaume indépendant en un état de réserve", mais bien l'instauration d'un dialogue entre Pékin et le Gouvernement Tibétain en exil, dans un intérêt commun. Car un réel dialogue est bien de l'intérêt de la Chine.

Par ailleurs, je tiens à vous féliciter pour l'article sur la diaspora chinoise, publié le 11 juillet 2000, où votre journaliste Erich Inciyan a su quant à lui montrer une réalité plus objective.

Avec mes cordiales salutations,

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Après le départ de la Transalpine Tibétaine...
Un lion retrouvé sur les traces de la Marche: s'agissait-il d'un Lion des Neiges?

Un lionceau en plein centre de Nice

NICE (AFP) - mercredi 12 juillet - Deux touristes anglais ont découvert mercredi matin en plein centre de Nice un lionceau volé quelques heures plus tôt dans un cirque.
Les deux jeunes gens, en vacances sur la Côte d'Azur, ont eu la surprise de rencontrer vers 08H30, place Masséna, un lionceau visiblement perdu.
Malgré les griffures que l'animal leur a infligées quand ils ont voulu le prendre dans les bras, ils se sont rendus avec lui à l'Hôtel de police. Les fonctionnaires ont téléphoné au "Florilegio", seul cirque actuellement en représentation à Nice.
La porte du petit enclos de la ménagerie dans lequel reposait "Simba" avait été ouverte mal intentionnellement et le propriétaire ne s'était pas encore aperçu de sa disparition.
Le lionceau, pour une raison encore inconnue, avait été abandonné à plus d'un kilomètre du cirque italien, arrivé à Nice il y a une semaine et qui partira dimanche.

Photo AFP

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«Les pays riches sont inconscients»

 

Interview de James Wolfensohn, président de la Banque mondiale
Principale critique: la faiblesse de l'aide au développement.

A lire dans Libé du lundi 10 juillet 2000

(Désolé, apparemment cet article n'est plus disponible sur le site de Libération...)

James Wolfensohn
James Wolfensohn,
président de la Banque Mondiale
(Photo L. Troude)

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La Banque mondiale fait machine arrière sur son prêt en faveur de la province chinoise du Qinghai

Le projet de déplacement de 58.000 personnes dans la région pauvre du Qinghai, voisine du Tibet, risque de détruire la culture bouddhique propre à cette partie de la Chine, estime l'organisation internationale.

Les Echos n° 18190 du 10/07/2000 p.10 - INTERNATIONAL - CHINE

Alors que les dirigeants de la Chine populaire multiplient les gestes pour donner de leur pays l'image d'une nation moderne et prospère prête à entrer à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la question du Tibet, annexé en 1959, reste un sujet récurrent de discorde avec de nombreux pays. La fin de non-recevoir adressée vendredi par la Banque mondiale à Pékin pour un projet dans la province reculée du Qinghai en est une nouvelle illustration.
Réuni à Washington, le conseil d'administration de l'organisation internationale a refusé, à la fin de la semaine dernière, de financer à hauteur de 40 millions de dollars (42,20 millions d'euros) une partie de ce chantier très controversé, officiellement destiné à lutter contre la pauvreté dans cette région déshéritée de l'ouest du pays. Motif invoqué : le projet « présente le risque de détruire la culture bouddhique propre à cette partie occidentale de la Chine ».
La province désertique de Qinghai fait partie du Tibet historique. Le projet de déplacement de 58.000 personnes de l'est, aride et montagneux, de la région vers l'ouest risquerait de diluer la présence tibétaine. Dans un intense mouvement de lobbying, les groupes protibétains n'avaient pas manqué de dénoncer, l'année passée, un « génocide culturel ».
Une joie de courte durée
Sous le flot des critiques, la Banque mondiale a fini par faire marche arrière. Car elle avait approuvé dans un premier temps le prêt en juin 1999, malgré l'opposition des Etats-Unis et de l'Allemagne.
La joie, en fin de semaine, des lobbys protibétains, « qui ne s'attendaient pas à une telle décision », risque pourtant d'être de courte durée. Bien décidées à mener à bien leur projet, les autorités chinoises, au nom de la lutte contre la pauvreté, ont immédiatement annoncé financer elles-mêmes les 40 millions manquants. « Nos efforts en faveur de la lutte contre la pauvreté ne seront pas remis en cause par cette décision. Nous regrettons que l'opposition politique de certains membres ait fait perdre à la Banque mondiale l'opportunité d'aider l'un des peuples les plus pauvres de Chine et probablement du monde », a déclaré Zhu Xian au Conseil d'administration de la Banque.
Faire taire les critiques
Cette affaire devrait contribuer en tout cas à faire taire les critiques contre la Banque mondiale en Chine. Beaucoup reprochent à l'organisation, qui a accordé 32,45 milliards de dollars pour financer 218 projets depuis 1982, de ne pas avoir fait preuve de suffisamment de discernement dans la sélection des dossiers.

Michel de GRANDI

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Tibet: le refus de prêt à la Chine aurait des effets pervers
par Paul Eckert

PEKIN (Reuters) - Le refus de la Banque mondiale d'accorder un prêt à la Chine pour l'aider à implanter des paysans au Tibet, salué par les défenseurs de la cause tibétaine, pourrait conduire à une recrudescence de l'implantation de Chinois dans la région, ont estimé des experts.
La Banque mondiale a renoncé vendredi à prêter 40 millions de dollars à Pékin pour l'aider à implanter 60.000 paysans pauvres dans la province chinoise du Qinghai, où est né le Dalaï Lama, le chef spirituel des Tibétains.
Au terme de deux jours de débats houleux, la Chine a retiré sa demande de prêt, ce dernier étant assorti de conditions inacceptables selon Pékin.
De nombreux défenseurs de la cause tibétaine ont salué cette décision. Des Tibétains et des sympathisants sont même venus faire la fête vendredi devant les locaux de la Banque mondiale à Washington.
Toutefois, pour la secrétaire britannique au Développement international, Clare Short, cette décision est inquiétante, car elle revient à donner à Pékin un feu vert à la colonisation de ces terres sans contrôle de la communauté internationale.
Le Réseau d'information sur le Tibet [TIN, NDFT], basé à Londres, a également mis en garde contre les conséquences négatives de cette décision, qui "pourrait conduire la Chine à durcir son projet de colonisation des territoires tibétains".

"Génocide culturel"

"La colonisation pourrait être organisée à une plus grande échelle que celle prévue dans le projet présenté à la Banque mondiale", estime le Réseau dans un communiqué. La Banque mondiale avait demandé que le nombre de colons soit réduit de 100.000 à 60.000.
Les critiques s'étaient multipliées contre le prêt que certains qualifiaient de "génocide culturel", car il aurait contribué à faire disparaître la culture tibétaine dans cette région. La Banque mondiale estimait pour sa part qu'il servait à lutter contre la pauvreté.
Le président de la Banque mondiale James Wolfensohn avait tenté de trouver un compromis en demandant que des études sociales et environnementales soient conduites avant que l'argent soit délivré.
La Chine, l'un des principaux débiteurs de la Banque mondiale, a dénoncé une politisation de l'institution.

"Il est inacceptable pour les autorités (chinoises) que des actionnaires de la banque insistent pour imposer les conditions supplémentaires (...) alors que le projet a déjà été approuvé l'an dernier", a déclaré le directeur exécutif de la Chine à la Banque mondiale, Zhu Xian.
Qinghai, ancienne province tibétaine d'Amdo, a été intégrée à l'empire chinois au XVIIIe siècle. [Singulier racourci de l'histoire du Tibet, NDFT]. Elle se trouve au nord-est du Tibet, annexé par la Chine en 1951 et administré depuis par Pékin.
"C'est un grand jour pour les Tibétains", s'est exclamé Josh Schrei, membre du Fonds Milarepa, association de soutien au Tibet.

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LE PARLEMENT EUROPEEN ADOPTE UNE RESOLUTION REVOLUTIONNAIRE SUR LA QUESTION DU TIBET

TIBET Fax_FR - http://www.radicalparty.org
DEMOCRATIE POUR LA CHINE/LIBERTE POUR LE TIBET - FAX #81
Bulletin d'information sur les campagnes du Parti radical transnational pour la démocratie en Chine et pour la liberté du Tibet.
Numéro 81 du 7 Juillet 2000 (Viéme année)
" I truly believe that individuals can make a difference in society. Since periods of great change such as the present one come so rarely in human history, it is up to each of us to make the best use of our time to help create a happier world ". Tenzin GYATSO, the Fourteenth Dalai Lama, 1992

==>> 6 JUILLET. LE PARLEMENT EUROPEEN ADOPTE UNE RESOLUTION REVOLUTIONNAIRE SUR LA QUESTION DU TIBET: UN STATUT DE PLEINE AUTONOMIE POUR LE TIBET DANS TROIS ANS OU BIEN LA RECONNAISSANCE DU GOUVERNEMENT TIBETAIN EN EXIL.
Le Parlement Européen a adopté ce jeudi 6 juillet une résolution d'urgence sur le Tibet dans laquelle "il demande au Conseil, à la Commission et aux États membres de tout mettre en oeuvre afin que le gouvernement de la République populaire de Chine et le Dalaï Lama négocient un nouveau statut du Tibet qui garantisse une pleine autonomie des Tibétains dans tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle, avec les seules exceptions de la politique de défense et de la politique étrangère".
En outre, pour la première fois au cours de ces dernières années, un Parlement, le PE, demande d' "examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme légitime représentant du peuple tibétain si, dans un délai de trois ans, les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil ne sont pas parvenus à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet au travers de négociations organisées sous l'égide du Secrétaire Générale des Nations Unies".
Ont voté pour la résolution: les radicaux, le PPE, le groupe ELDR, l'UEN, les Verts et l'EDD.

==>> ANNOTATION EN VUE DE LA PAUSE D'ETE
Nous suggerons, avec une certaine urgence vu l'immincence des prochaines vacances d'été, de faire circuler la résolution approuvée par le Parlement Européen dans les parlements nationaux et de prendre contact avec les nombreux députés qui soutiennent la cause tibétaine. Avec comme objectif l'adoption de résolutions, de motions, d'ordres du jour semblables dans des dizaines de parlements nationaux. Un signe positif, non dénué de superstition, existe également: le 6 juillet, le jour où la résolution a été adoptée par le PE, est aussi le jour de l'anniversaire de Tenzin Gyatso, le XIVème Dalaï Lama.
Bon travail à tous, Massimo Lensi

==>> DECLARATION D'OLIVIER DUPUIS, SECRETAIRE DU PARTI RADICAL ET DEPUTE EUROPEEN:
"Cette résolution constitue un réel saut qualitatif dans la bataille pour la liberté du Tibet. Pour la première fois un Parlement propose de fixer un mécanisme permettant de mesurer la réelle volonté des autorités de Pékin de répondre aux appels au dialogue et à la négociation constamment réitérés au cours de ces 50 dernières années par le Dalaï Lama et le gouvernement tibétain en exil. Ou bien les autorités de Pékin décident de négocier avec les autorités tibétaines un accord d'autonomie pleine et démocratique pour le Tibet ou bien les gouvernements de l'Union ne pourront que procéder à la reconnaissance du gouvernement tibétain en exil. Il faut maintenant qu'à partir de cet exemple et en le renforçant, les amis du Tibet et de la démocratie s'organisent partout dans le monde pour que dans les mois qui viennent le plus grand nombre de parlements nationaux approuvent des motions invitant leurs gouvernements respectifs à signifier aux autorités chinoises l'importance qu'ils accordent à l'ouverture rapide de réelles négociations avec le gouvernement tibétain en exil".

==>> TEXTE DE LA RESOLUTION DU PARLEMENT EUROPEEN
Résolution du Parlement européen sur le Tibet (Strasbourg, le 6 juillet 2000)
B5-0608/2000 - B5-0610/2000 - B5-0617/2000 - B5-0621/2000 - B5-0641/2000 -
Le Parlement européen,
- vu ses précédentes résolutions sur le Tibet,
- vu l'absence de progrès dans le dialogue UE-Chine sur les droits de l'homme,
A. considérant que le 7 juillet 2000, la Banque mondiale doit statuer définitivement sur son soutien au projet de réduction de la pauvreté en Chine occidentale,
B. rappelant que le Tibet a été envahi et occupé en 1949 et en 1950 par les forces armées chinoises,
C. rappelant que si l'"Accord en 17 points", signé à Pékin sous la contrainte par les autorités tibétaines, sanctionnait l'annexion du Tibet à la République populaire de Chine, il garantissait également la pleine autonomie du Tibet et, en particulier, la pérennité de son système politique et le plein respect de la liberté religieuse,
D. rappelant la révolte de Lhassa contre l'occupation du régime de Pékin, du 10 mars 1959, qui a provoqué la mort et l'emprisonnement de milliers de Tibétains ainsi que l'exil du Dalaï Lama et de dizaines de milliers d'autres Tibétains,
E. rappelant l'institution en 1965 de la Région Autonome du Tibet (TAR) par les autorités de Pékin et considérant qu'aucune autonomie réelle n'existe dans cette région depuis l'occupation du territoire par la Chine,
F. rappelant les tentatives réitérées de relancer le dialogue avec les autorités de Pékin, faites par le Dalaï Lama, par le biais notamment du "Plan en 5 points", présenté devant le Congrès américain en 1987, et de la "proposition de Strasbourg", présentée devant le Parlement européen en 1988,
G. préoccupé de constater que la Chine ne s'est aucunement montrée disposée à participer à un dialogue en vue de négocier l'avenir du Tibet,
H. rappelant l'attribution en 1989 du Prix Nobel de la Paix au Dalaï Lama et l'appel lancé par ce dernier à la communauté internationale afin que celle-ci puisse favoriser un règlement pacifique du problème tibétain,
I. rappelant la transformation en 1992 du Tibet en "Zone économique spéciale" et le transfert massif de colons chinois au Tibet qui s'en est suivi et qui a transformé en quelques années les Tibétains en minorité dans leur propre pays,
J. considérant que le projet de réduction de la pauvreté en Chine occidentale qui a été proposé peut conduire à la réinstallation des Chinois d'origine ethnique dans les zones tibétaines et peut constituer une violation de la politique de la Banque mondiale concernant les populations indigènes, les transferts de population involontaires et l'environnement,
1. demande au Conseil, à la Commission et aux États membres de tout mettre en ouvre afin que le gouvernement de la République populaire de Chine et le Dalaï Lama négocient un nouveau statut du Tibet qui garantisse une pleine autonomie des Tibétains dans tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle, avec les seules exceptions de la politique de défense et de la politique étrangère;
2. invite les gouvernements des États membres à examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme légitime représentant du peuple tibétain si, dans un délai de trois ans, les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil ne sont pas parvenus à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet par le biais de négociations organisées sous l'égide du Secrétaire général des Nations-unies;
3. demande à la Commission et au Conseil d'inviter instamment la Banque mondiale à suspendre la décision concernant le projet de réduction de la pauvreté en Chine occidentale et à vérifier tous les effets que ce projet pourrait avoir sur l'équilibre ethnique, culturel et social du Tibet;
4. demande instamment à la Banque mondiale de publier le rapport et la recommandation du groupe d'inspection sur le projet de réduction de la pauvreté en Chine occidentale avant le vote du Conseil des gouverneurs de la Banque mondiale;
5. charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres, aux gouvernements et aux parlements des pays candidats, au Président et au Premier ministre de la République populaire de Chine, au Dalaï Lama ainsi qu'au gouvernement et au Parlement tibétains en exil.

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La Banque Mondiale annule son projet !!!

YAHOUUUU !!!

Désolé, mais ... Yahouuuu !!!

La Banque Mondiale a aujourd'hui décidé de renoncer totalement au projet chinois controversé de transfert de population au Tibet. La proposition de la direction de la Banque de repousser le projet après de nouvelles études, a été également rejetée par le conseil de direction.

La Chine est maintenant contrainte de continuer ses efforts de colonisation SANS aide financière internationale, et SANS approbation internationale.

Bravo à tous! Ne doutons pas une seconde que la Banque Mondiale aurait financé avec joie ce projet si VOUS n'aviez pas bossé dur sur cette campagne.

Source: SFT, 7 juillet 2000

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Marche pour le Tibet : bientôt le départLa Transalpine

La Transalpine Tibétaine, organisée par l'association "La marche du Tigre", raliera Nice à Genève via Chamonix.

Le départ aura lieu Dimanche 9 Juillet, avec un grand rassemblement à Nice, et un concert gratuit du groupe Tryo, pour un Tibet libre!
Le rassemblement est à 17 heures Place Massena, les organisateurs y attendent plusieurs milliers de personnes.

Les autres rendez-vous importants le long de la marche sont :
- Chamonix le 16 août : Accueil aux Bossons-Taconnaz à 11H, et grand rassemblement à 15H place Balmat à Chamonix;
- Genève le 26 août : Rassemblement et manifestation à 14H Place des Nations, face au Palais des Nations de l'ONU, au moment de la cloture de la sous-commission des droits de l'homme. Venez nombreux !

Bien sûr, vous pouvez également vous joindre à la marche, même pour un jour, mais à condition d'être autonome (nourriture, coucher), le nombre de 50 marcheurs "pris en charge" étant atteint.

Pour plus de renseignements sur la marche, consultez:  http://domio.chez.tiscali.fr/transalpine

 

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Des Tibétains et des militants de la cause tibétaine s’installent devant le siège de la Banque Mondiale !

3 Juillet 2000: Tandis que la Banque Mondiale persiste à tenter de concrétiser le projet consistant à installer 60.000 fermiers chinois sur des terres traditionnellement tibétaines, les opposants au projet ont décidé eux aussi, de s’installer devant le siège de la banque à Washington, 24 heures sur 24, jusqu’au moment du vote prévu le 6 juillet.
Aujourd’hui, 200 personnes, des Tibétains et des étudiants de "Students for a Free Tibet" et d’autres organisations, ont déployé des drapeaux à prières, un drapeau tibétain géant, et des banderoles marquées "Le monde vous regarde".
Pendant plusieurs heures des cris ont retenti "La Banque Mondiale hors du Tibet !" et "Ne financez pas le gouvernement chinois !"
T.C. Tethong, Ministre de l’Information et des Relations internationales du gouvernement tibétain en exil, a parlé aux manifestants, et le moine Palden Gyatso a mené une prière pendant une veillée aux lumières. Une quinzaine de personnes sont restées toute la nuit, malgré les intempéries.
Déja samedi, une manifestation contre le projet de la Banque Mondiale avait réuni 4000 personnes devant la Maison Blanche. Richard Gere, ardent défenseur de la cause tibétaine, a lancé à la foule: "Je demande au président chinois Jiang Zemin : qu'y a-t-il de mauvais à la paix, l'amour et la compréhension?"
Le moine Samdhong Rinpoche, président de l'Assemblée Nationale du Tibet en exil, a également exhorté la foule à l'action.
(d'après WTN, Résumé et traduction F-T)

L’action s'intensifie : allez maintenant sur la page Campagnes Urgentes

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