Les nouvelles de Mai 2001


Un 23 Mai devant l'ambassade de Chine...
Un 23 Mai devant l'ambassade de Chine

 

Retour à la page d'accueil

Egalement :
Comment aider le Tibet ?


Sur cette page:

Nouvelle arme contre les Tibétains : le suicide
La répression religieuse s'accentue en Chine
La position du Dalaï Lama sur les Jeux Olympiques
La position de l'opinion publique chinoise sur les Jeux Olympiques
50 ans d'occupation : un 23 mai, face à l'ambassade de Chine...
Rencontre Bush-Dalaï : Pékin accuse Washington de soutenir l'indépendance du Tibet
Condamnations à mort au Tibet
LE SOUTIEN DU DALAI LAMA AU MORATOIRE SUR LA PEINE DE MORT
Partis à la conquête du marché chinois, Tintin et Milou tombent sur un os
La télé, moyen de propagande privilégié au Tibet
Progression dans la construction routière au Tibet
La Chine renonce à son opposition au match de football Groenland-Tibet
Groenland-Tibet, le match de foot qui dérange
Pékin face à des défis croissants à l'intérieur et à l'extérieur
Pékin a séduit le CIO
JO 2008 : Le CIO joue la carte Pékin
Pékin, ville favorite pour les Jeux de 2008
Un membre du CIO suspendu pour corruption
JO 2008 : Paris tiendrait la corde devant Pékin et Toronto
JO 2008 : Manifestation anti-Pékin devant le siège du CIO
Paris et Toronto devant Pékin pour l'organisation des JO 2008
Le Mont Kailash profané !
Elections du Premier ministre à Dharamsala
Chine - Préparatifs en vue d'un essai nucléaire - quotidien US
Droits de l'homme: les élus américains sanctionnent l'ONU
EXCLUSION DES USA DE LA COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME DE L'ONU
Tibet : pèlerinage stoppé en route
J.O. : Une association de défense des animaux met en cause Pékin
Chine : Répression des membres d'un club de lecture
Augmentation importante du nombre de réfugiés tibétains
Italie: Emma Bonino reprend sa grève de la faim
Le Dalaï-Lama fait sensation à Bâle
Les Etats-Unis écartés de la Commission des droits de l'homme. Un complot?
Un plateau à l'origine du vent
Cybervigie - La Chine verrouille ses accès
Lyon : Trois moines tibétains en visite à l'hôtel de ville
Pas de bérets chinois pour les soldats américains
CYBERGUERRE SINO-AMERICAINE

Surpris de trouver ici autre chose que des infos sur le Tibet?
Et oui, le sort du Tibet dépend de la situation de la Chine ;
c'est pourquoi nous donnons aussi des nouvelles de l'occupant...

Le CD

 

Nouvelle arme contre les Tibétains : le suicide

 

Au Tibet, la Chine met au point une nouvelle arme contre les opposants : le suicide !
Dans la guerre psychologique et politique qu'il mène contre les courants religieux qui refusent la main-mise dictatoriale du PC, le gouvernement chinois, afin de déconsidérer ces derniers en les faisant passer pour des sectaires intégristes, a choisi d'organiser de prétendus "suicides par le feu" en public.
Déjà utilisé à l'encontre du Falungong, la méthode est aujourd'hui appliquée aux bouddhistes tibétains. 
A ce sujet, le gouvernement tibétain en exil a catégoriquement démenti les informations publiées le 18 mai par l'agence officielle chinoise Xinhua (Chine Nouvelle) qui affirme que deux "espions" envoyés au Tibet par le Dalaï Lama ont été arrêtés.
Toujours selon Xinhua, la mission de l'un des deux Tibétains était de s'immoler par le feu à Lhassa, tandis que le second devait filmer la scène. Bizarrement, l'agence chinoise précise que l'un a été arrêté l'an dernier et le second le 5 mai dernier.
Thubten Samphel, porte-parole du gouvernement tibétain en exil, dénie ces accusations et souligne que de telles actions seraient contraires à la politique de non-violence défendue par le Dalaï Lama.
Le porte-parole a également précisé que le bouddhisme tibétain considère le suicide comme un acte négatif très grave. Le gouvernement tibétain met également les autorités chinoises au défi de prouver la véracité de leurs accusations en garantissant un "procès juste et libre" aux deux Tibétains et en permettant à la presse internationale de les rencontrer.
Ces informations sont "absolument fausses", indique un communiqué de Thubten Samphel qui s'interroge sur les raisons qui ont poussé la Chine à garder secrète pendant plus d'un an l'arrestation du premier des prétendus espions, qui aurait été condamné à 8 ans de prison en janvier dernier par un tribunal de Lhassa. Il note aussi que cette affaire est rendue publique alors que le Dalaï Lama effectue un voyage "extrêmement réussi" aux Etats-Unis au cours duquel il a rencontré le Président G. W. Bush, le Secrétaire d'Etat Colin Powell et la nouvelle Coordinatrice spéciale pour le Tibet, Mme Dobriansky.
Source : AFP, WTNN, TGIE, Tibet info.

 

barre.gif (1261 octets)

 

La répression religieuse s'accentue en Chine

 

LONDRES, 30 mai (AFP) - Le régime chinois a intensifié l'an dernier les persécutions religieuses, particulièrement à l'encontre des bouddhistes au Tibet et des musulmans au Xinjiang (nord-ouest), dans la foulée de la répression de la secte Falungong, indique mercredi Amnesty International.
Dans son rapport portant sur l'année écoulée, l'organisation londonienne affirme que "plusieurs milliers de personnes ont été placées arbitrairement en détention pour avoir exercé pourtant sans violence leur droit à la liberté d'expression, d'association et de religion".
"On n'a relevé aucun signe d'assouplissement de la politique autoritaire lancée en 1999 pour limiter les libertés fondamentales", déplore l'organisation de défense des droits de l'Homme. L'année 1999 avait été marquée par le lancement d'une grande campagne nationale de répression à l'encontre de la secte d'inspiration bouddhiste Falungong, qui revendique des dizaines de millions d'adhérents.
Selon Amnesty, au moins 93 membres de la secte seraient morts en garde à vue depuis l'interdiction du mouvement en juillet 1999, la plupart "des suites de torture". "Des milliers, voire des dizaines de milliers de pratiquants étaient apparemment toujours en détention à la fin de l'année", dont certains dans des hôpitaux psychiatriques.
Afin de donner une armature juridique à la répression de la secte, la Chine s'est dotée fin 1999 d'une législation contre les organisations "hérétiques", appliquée rétroactivement.
"La répression visant les 'organisations hérétiques' s'est progressivement étendue à d'autres groupes pratiquant le qigong (gymnastique) et à diverses congrégations religieuses", affirme Amnesty. "Comme les années précédentes, les évangélistes et les catholiques pratiquant leur culte en dehors des Eglises 'pattriotiques' officielles ont été en butte à des arrestations, à des amendes et à des manoeuvres de harcèlement de la part des autorités".
Les autorités ont particulièrement intensifié les persécutions religieuses au Tibet et au Xinjiang, deux régions marquées par un fort courant indépendantiste.
Au Xinjiang, "les autorités ont continué d'exécuter des prisonniers politiques ouïgours (l'ethnie musulmane majoritaire) qualifiés de 'séparatistes' ou de 'terroristes' (...) à l'issue de procès secrets ou sommaires, sur la foi d'aveux arrachés sous la torture", accuse l'organisation.
"Des groupes islamiques et des personnalités de la communauté musulmane ont fait l'objet de mesures répressives souvent brutales", selon le rapport.
Le Xinjiang "est la seule région de Chine où des prisonniers politiques aient été exécutés ces dernières années, estime Amnesty.
Plusieurs milliers de personnes restent incarcérées dans la région en proie à des violations "flagrantes et fréquentes" des droits de l'Homme.
Au Tibet, "plusieurs centaines de moines et de religieuses bouddhistes étaient apparemment toujours incarcérés à la fin de l'année", relève Amnesty. "La plupart avaient été maltraités et torturés, généralement au début de leur détention".
Le rapport d'Amnesty estime par ailleurs que le recours à la peine de mort était "toujours aussi courant et arbitraire" en Chine, où 1.511 personnes ont été condamnées à mort l'an dernier, tandis qu'un millier étaient exécutées.
"Les chiffres réels étaient probablement beaucoup plus élevés", souligne Amnesty, qui explique ne disposer que de statistiques incomplètes sur le sujet.

 

barre.gif (1261 octets)

 

La position du Dalaï Lama sur les Jeux Olympiques

 


Manifestation à Lausanne le 15 Mai 2001

Le 23 mai, au point de presse de la Maison Blanche, une des questions portait sur la position du Dalaï Lama concernant la candidature chinoise aux Jeux Olympiques. Apparemment satisfait qu'on lui pose la question, celui-ci a pris le temps de clarifier sa position, étant donné que certains de ses précédents commentaires avaient été sortis du contexte.

"C'est un problème très complexe. Cette question m'a été posée la première fois à Taïpeh. D'un premier point de vue, du côté purement sportif, la Chine est une grande et ancienne nation, et mérite l'événement. Mais le gouvernement chinois a trop politisé cet événement. Par conséquent, beaucoup d'organisations y compris le Gouvernement tibétain en exil, sont contre. En raison des violations de droits de l'homme, des soucis environnementaux et de la liberté religieuse - tant de choses négatives - alors, ignorer les éléments négatifs, ou les récompenser? De ce point de vue, c'est très critique.
Par conséquent, je ressens aussi la position des intellectuels chinois et de ceux qui sont impliqués dans le mouvement pro-démocratique. Je veux savoir quelle est l'opinion de la majorité de ces chinois quant à déterminer si les Jeux Olympiques aideront à favoriser la démocratie et l'ouverture en Chine. S'ils jugent que le gouvernement chinois a trop politisé l'événement, alors cela démoraliserait ces combattants de la liberté impliqués dans la lutte pour la démocratie. Et cela pourrait même démoraliser le reste du monde d'une certaine façon - alors la Chine ne devrait pas l'emporter.
Je regarde toujours de plusieurs points de vue - cela peut me rendre plus indécis... [inaudible]... Je pense que ces organisations, les communautés tibétaines, les défenseurs du Tibet et d'autres organisations - je pense qu'ils doivent continuer ce mouvement afin que cela rappelle à la communauté internationale et aux décideurs qu'il y a des problèmes. Les décideurs devraient saisir l'occasion d'entendre les deux côtés. Je l'ai dit à des étudiants - il y a des manifestations, allez-y - très bien."

Source : ICT (Traduction France-Tibet)

 

barre.gif (1261 octets)

 

La position de l'opinion publique chinoise sur les Jeux Olympiques

 

Pékin s'est prévalu d'un soutien à 95% de l'opinion publique...
Mais les forums de discussion fréquentés par les chinois sur internet laissent apparaître une autre vérité !

Sur le forum du Quotidien de la Jeunesse de Chine, il y a quelques jours, une cinquantaine de chinois avaient exprimé leur opinion. Seuls trois d'entre eux s'exprimaient pour les Jeux à Pékin, tous les autres étaient contre !

Parmi les arguments avancés, l'annonce par le maire de la ville que 20 milliards de dollars seraient consacrés aux Jeux : les chinois sont profondément choqués ! Cela permettrait de financer 100000 écoles primaires, et quand on connaît les besoins du secteur éducatif...!

Autre argument, celui de la corruption : au vu de la qualité des travaux de la gare de Pékin... que penser de la corruption et des détournements de fonds engendrés par la construction des stades?

Enfin, dernier argument, celui qui dit qu'une fois de plus, Pékin serait avantagée par rapport à la province, accentuant le décalage existant...

D'après un témoignage de Cai Chongguo, dissident chinois

 

barre.gif (1261 octets)

 

50 ans d'occupation : un 23 mai, face à l'ambassade de Chine...

 

Le 23 mai 2001, Pékin célèbre en grande pompe les 50 ans de la signature, sous la pression, de "l'accord en 17 points", qui marquait la capitulation du Tibet face aux troupes chinoises.

Au même moment, des inconnus déposaient un message en lettres de sang, face à l'ambassade de Chine à Paris... pour rappeler que la lutte continuera jusqu'à la libération du Tibet.

 

barre.gif (1261 octets)

 

Pékin accuse Washington de soutenir l'indépendance du Tibet

 

Avec Bush
Le Dalaï Lama reçu mercredi par Bush (AFP)

PEKIN (AFP) - jeudi 24 mai - Le gouvernement chinois a accusé jeudi les Etats-Unis de soutenir l'indépendance du Tibet, au lendemain d'entretiens à la Maison Blanche entre le dalaï-lama et le président américain George W. Bush.
L'invitation du dalaï-lama aux Etats-Unis et les rencontres organisées pour lui avec les dirigeants américains constituent "un acte de connivence et de soutien envers les forces indépendantistes tibétaines et une ingérence dans les affaires intérieures chinoises", a dénoncé lors d'un point de presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Zhu Bangzao.
Le dalaï-lama a été reçu personnellement mercredi par le président George W. Bush pendant une demi-heure, au grand dam de Pékin qui célébrait le jour même le 50ème anniversaire de la capitulation du Tibet face aux troupes chinoises. M. Bush a tenu à s'entretenir personnellement avec le chef spirituel des Tibétains qu'il a reçu dans les appartements présidentiels, un honneur rarement accordé. Il a exprimé au dalaï-lama son soutien pour la préservation de l'identité tibétaine en matière religieuse, culturelle et linguistique, et lui a promis d'encourager la Chine au dialogue avec lui, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer.
Mais le porte-parole chinois a estimé que "ce qu'a fait le dalaï-lama montre qu'il ne souhaite pas sincèrement ouvrir le dialogue avec le gouvernement chinois". M. Zhu a répété les conditions posées par Pékin pour entamer des discussions avec le chef spirituel tibétain, qui vit en exil en Inde depuis l'échec du soulèvement de Lhassa contre la présence chinoise en 1959. Le dalaï-lama doit "abandonner vraiment l'idée d'indépendance du Tibet, cesser ses actions visant à diviser la patrie, proclamer que le Tibet fait partie intégrante du territoire chinois et reconnaître que Taiwan est une province chinoise", a indiqué M. Zhu.

 

barre.gif (1261 octets)

 

LA REPRESSION DE LA CHINE CONTRE LE CRIME ATTEINT LE TIBET : AU MOINS 4 CONDAMNATIONS A MORT

 

Pékin, le 24 Mai (AFP) - Jeudi, la presse d'Etat déclarait que la répression de la Chine contre le crime s'étend maintenant pour la première fois jusqu'au Tibet. Récemment, quatre personnes au moins ont été condamnées à la peine capitale.

Selon le quotidien "The People Court Daily", deux Tibétains ont été condamnés à mort le 18 Mai, pour meurtre, enlèvement et chantage à Shigatsé, ville du Panchen Lama, située à l'ouest de Lhassa. Une "bande" de criminels a été aussi condamnée à mort lundi pour meurtre et pillage par un tribunal de Nagqu, ville située au nord de Lhassa. Le nombre exact d'individus dans la "bande" n'est pas mentionné, mais le journal fait état de quatre Tibétains parmi les accusés.
A Lhassa, comme aux pires heures de la "Révolution Culturelle", un procès public s'est déroulé le 9 Mai dernier devant 30 000 personnes. Dix-sept personnes y ont été condamnées, mais leur sentence n'est pas divulguée. Ce sont les premières condamnations qui touchent le Tibet depuis le début de la campagne "Frapper Fort" lancée par Pékin en Avril dernier.
En se basant sur les rapports des médias contrôlés par l'État, certains diplomates estiment que depuis les six dernières semaines, au moins 1 000 personnes ont été condamnées dans le pays.
Les organisations humanitaires craignent que la campagne ne soit utilisée à des fins répressives contre l'opposition à la loi du seul parti communiste, ou afin de se débarrasser des mouvements séparatistes Ouighours-Musulmans et Tibétains dans le Xinjiang (Turkestan oriental) et le Tibet.
Pourtant, le 13e Dalaï Lama, Thubten Gyatso (1876-1933), prédécesseur de l'actuel Dalai Lama, Tenzin Gyatso, 14e Dalai Lama (né en 1935), avait aboli la peine de mort. Il a lutté pour moderniser le Tibet et pour maintenir la souveraineté du pays contre l'Angleterre et ensuite contre la Chine. Il a réformé le système légal féodal. Parmi ces changements, il avait aboli la peine de mort en 1920. Avant cela, le Dalai Lama n'était jamais impliqué dans les condamnations à mort, en raison de son rôle dans le Bouddhisme.

Traduction :  FRANCE-TIBET

 

barre.gif (1261 octets)

 

MESSAGE DE SOUTIEN AU MORATOIRE SUR LA PEINE DE MORT

 

Tenzin Gyatso, 14ème Dalaï Lama
En général, personne ne souhaite la mort, en fait, nous préférons même ne pas y penser. Quand la mort se produit naturellement, c'est un phénomène sur lequel nous n'avons aucun contrôle, mais quand elle est délibérément imposée, c'est réellement très malheureux. Bien sûr, dans l'ensemble de tous les systèmes de lois, il est parfois fait mention de certaines circonstances et intentions pour justifier la peine de mort. Elle est utilisée pour punir les criminels, pour prévenir la récidive et comme méthode de dissuasion.
Cependant, si nous examinons la situation avec plus d'attention, nous réaliserons que tout cela n'apporte pas véritablement de solution.
Les crimes et leurs conséquences tragiques trouvent leurs origines dans les émotions troublantes et les pensées négatives. Il s'agit là d'états d'esprit qui existent potentiellement chez tous les êtres humains. En partant de ce point de vue, il apparaît que chacun d'entre nous peut potentiellement commettre des crimes, car nous sommes tous sujets aux émotions troublantes et négatives. Et nous n'éradiqueront pas cela en exécutant d'autres personnes.
Ce qui est considéré comme criminel varie d'un pays à l'autre. Dans certains pays, par exemple, parler des Droits de l'Homme est un crime, alors que dans d'autres, s'opposer à la liberté d'expression est un crime. Les punitions pour les crimes sont aussi très différentes, mais incluent habituellement des peines d'emprisonnement, de travaux forcés, des amendes et dans quelques pays, des tortures physiques. Certains pays appliquent la peine de mort pour des crimes considérés comme très graves par le gouvernement de ces pays.
La peine de mort remplit une fonction préventive, mais c'est aussi très clairement une forme de vengeance. C'est une forme de punition particulièrement sévère, parce qu'elle est définitive. La vie humaine est abrégée et le coupable est privé de possibilité de s'amender, de changer, de réparer ses torts ou de dédommager ses victimes et la société. Avant de prendre parti pour la peine de mort, il faut se demander si les criminels sont intrinsèquement négatifs et nuisibles ou s'ils continueront à rester dans le même état d'esprit qui les a conduits au crime ou pas ? Je crois que la réponse est définitivement non. Quelle que soit l'horreur des crimes qu'ils ont commis, je crois que chacun a la possibilité de s'améliorer et de se corriger. C'est pourquoi je reste optimiste quant à la possibilité de s'opposer aux activités criminelles et de prévenir les conséquences nuisibles de tels actes dans la société sans recourir à la peine de mort.
Ma conviction profonde est qu'il est toujours possible aux criminels de s'amender et que la finalité de la peine capitale est en contradiction avec cela. C'est pourquoi je soutiens les organismes et les individus qui essayent de mettre fin à la peine de mort.
Aujourd'hui dans de nombreuses sociétés, on n'accorde que peu d'importance à l'éducation et au développement des valeurs humaines au travers des programmes sociaux et des loisirs. Si nous prenons l'exemple des programmes de télévision, la violence, y compris le meurtre, est considérée comme un grand divertissement. Cela démontre à quel point nous nous laissons abuser.
Je crois que les êtres humains ne sont pas violents par nature. A la différence des lions et des tigres, nous n'avons ni dents, ni griffes acérées. Du point de vue Bouddhiste, je crois que l'essence fondamentale de tout être sensible est pure, que la nature profonde de l'esprit est pure.
Les êtres humains ne deviennent violents qu'en raison de pensées négatives qui surviennent en réaction à leur environnement et aux circonstances.
C'est du fond du coeur, que je soutiens l'appel aux pays qui infligent encore la peine de mort, d'observer un moratoire inconditionnel. Dans le même temps, nous devrions aussi soutenir l'éducation et encourager le développement d'un plus grand sens de la responsabilité universelle. Nous nous devons d'expliquer l'importance de l'amour et de la compassion, pour notre propre survie, et de tenter de minimiser les conditions qui engendrent les tendances criminelles, comme la prolifération des armes dans nos sociétés. Ce sont des objectifs pour lesquels même des personnes privées peuvent travailler.
Tenzin Gyatso, 14ème Dalaï Lama, 29 août 1999.

Traduction :  FRANCE-TIBET

 

barre.gif (1261 octets)

 

Partis à la conquête du marché chinois, Tintin et Milou tombent sur un os

 

Le titre "Tintin au Tibet" sera corrigé


"Tintin au Tibet chinois" (Photo Belga)

 

"L'éditeur chinois des albums de Tintin va corriger 'sans aucune difficulté' le titre de 'Tintin au Tibet chinois' en 'Tintin au Tibet'.
10.000 exemplaires de 'Tintin au Tibet chinois' ont déjà été commercialisés,
mais la Chinese Children Publishing House, notre partenaire local, a affirmé aujourd'hui que l'erreur serait rectifiée pour les prochains tirages", a déclaré mardi Etienne Pollet, directeur éditorial de Tintin chez Casterman. "L'éditeur chinois nous a par ailleurs assuré qu'il n'y avait pas d'erreurs de traduction dans l'album mis en cause. Bien sûr, nous allons vérifier cette affirmation", a ajouté M. Pollet.
A la suite du lancement officiel en Chine, lundi, des aventures de Tintin, coéditées par Casterman et un éditeur local, un "incident" avait émaillé ce grand défi commercial pour la maison d'édition bruxelloise. En effet, "Tintin au Tibet" traduit en chinois devenait... "Tintin au Tibet chinois".
Erreur de traduction et trahison du titre de l'album, "Tintin au Tibet chinois" revêtait de plus une connotation politique sensible (dossier du Tibet).
L'"incident", comme l'appelle Etienne Pollet, a donc trouvé mercredi, une issue favorable. Sans sourciller, l'éditeur chinois va corriger le titre trompeur et supprimer l'adjectif conflictuel (chinois, ndlr).
L'ensemble des aventures de Tintin, à l'exception de "Tintin au pays des Soviets", jugé anti-communiste et de "Tintin au Congo", trop colonialiste, a été édité en Chine. 22 albums à 10.000 exemplaires chacun (soit 220.000
livres) ont été écoulés dans un premier temps sur le marché chinois.
"Tintin est déjà populaire en Chine où l'on trouve des éditions pirates depuis très longtemps. Elles ont en quelque sorte participé à la notoriété du personnage", a précisé M. Pollet. "Si Tintin avait déjà été édité en chinois à Taïwan et pour la diaspora chinoise, l'édition en Chine continentale est une première". L'album "Tintin au Tibet" avait par ailleurs été traduit en tibétain à l'occasion de l'exposition "Au Tibet avec Tintin" en 1994. La vente de ces albums s'est limitée à l'Europe. "Pour la petite histoire, c'est un moine tibétain d'un monastère d'Anvers qui a traduit l'histoire dans sa langue maternelle", conclut M. Pollet.
Casterman va prochainement lancer une édition de "On a marché sur la lune" en gaumais et envisage de produire des albums en cinghalais, en cambodgien et même en swahili.
Belga, 23 mai 2001

Fanny Rodwell est stupéfaite !
Selon La Libre Belgique, Fanny Rodwell, la veuve d'Hergé, se serait déclarée stupéfaite et trouve inadmissible le fait que l'album "Tintin au Tibet" soit rebaptisé "Tintin au Tibet chinois". Si cela devait être fait ainsi, ce serait en dehors de la volonté de Moulinsart sa.
"Je suis absolument catégorique, et c'est sans appel. Pour nous, le Tibet, c'est le Tibet. Pas le Tibet chinois." Pour rappel, Nick et Fanny Rodwell, amis personnels du Dalaï Lama, n'ont jamais caché leur sympathie pour le peuple tibétain opprimé.
La Libre Belgique, 22 Mai 2001

 

barre.gif (1261 octets)

 

La télé, moyen de propagande privilégié au Tibet

 

Les trois quarts des habitants tibétains disposent des téléviseurs.

Les trois quarts des habitants de la Région autonome du Tibet jouissent des émissions de radio et de télévision grâce au développement soutenu de 50 ans.
La première station de radio au Tibet fut construite par l'Armée populaire de Libération (APL) au début des années 50, la Station de Radio du Peuple du Tibet fut fondée en 1959 et la Station de Télévision du Tibet, mise en service en 1985.
Jusqu'à présent, le Tibet compte 2 stations régionales de radio, 36 bases de lancement et stations de relais de radio, 3 stations de télévision par câble et 470 stations de lancement et de relais de télévision.
La population tibétaine de 2,62 millions d'habitants vit sur 1,2 million de km2 de terres. (Chiffres de la R.A.T., NDFT)
Près de 80% d'entre eux sont dans les régions rurales et d'élevage.
Le gouvernement régional déboursera une grosse somme d'argent pour bâtir une station de relais de télévision dans chaque village avant l'an 2010.
Xinhua 2001/05/21 08:41 GMT

 

barre.gif (1261 octets)

 

Progression dans la construction routière au Tibet

 

Selon Monsieur Gyaco, directeur de l'Administration des transports du Tibet, depuis la libération pacifique de la région autonome, l'Etat et les autorités locales ont placé progressivement plus de 6 milliards de yuans dans la construction de 25 300 km de routes. Un réseau de cinq routes nationales couvrant toute la région s'est formé autour du centre que constitue Lhasa.
La construction routière est partie de zéro après la libération pacifique du Tibet. La mise en service des routes reliant le Sichuan au Tibet et le Qinghai au Tibet a jeté une base pour le développement des transports de la région autonome. A partir des années 70, la longueur totale des routes mises en service au Tibet s'est accrue d'un rythme annuel de 20%. La construction des ponts routiers, surtout, a connu un essor prodigieux. 374 ponts routiers permanents ont été mis en place à un niveau avancé de conception et de construction.
Depuis la mise en application de la politique de réforme et d'ouverture il y a plus de 20 ans, les transports routiers au Tibet ont connu un développement rapide grâce au soutien de l'Etat et des autres provinces, régions autonomes et municipalités. A partir de 1990, la région autonome a adopté comme idée directrice "Les transports sont vitaux pour l'économie du Tibet". Elle a renforcé l'aménagement et la reconstruction des routes reliant le Sichuan au Tibet et le Qinghai au Tibet, continué à construire la route reliant le Xinjiang au Tibet, renforcé la construction des routes frontalières et destinées à aider les pauvres, perfectionné les routes régionales et rurales pour que plus de 80% des cantons et bourgs soient reliés par routes. Tout cela a changé radicalement la situation des transports en rupture avec le développement économique. En 1995, la région autonome a placé une grosse somme d'argent pour standardiser la route Lhasa-Gonggar et en faire la première route de qualité dans le monde à une altitude élevée.
Monsieur Gyaco a pleine confiance dans le développement des transports au Tibet.
Grâce à l'occasion historique de la mise en valeur de l'Ouest, le secteur des transports connaîtra un développement sans précédent. En même temps, la région autonome attachera de l'importance à la construction des aéroports, au développement des transports aériens locaux et à la construction des voies ferrées menant au Tibet. La transformation et la construction seront combinées pour aménager et transformer certaines routes principales régionales. En 2005, 2 566 km de routes principales seront aménagées, transformées et construites pour que la longueur totale des routes mises en service atteigne 2 700 km. En 2015, toutes les routes d'ossature constituées par trois routes du nord au sud, deux d'est en ouest et 6 routes de liaison seront mises en service, cinq routes nationales et les lignes principales régionales seront goudronnées, le réseau routier frontalier sera constitué, tous les cantons et bourgs seront reliés par routes si possible, plus de 90% des villages administratifs seront reliés.
CIIC 2001/05/21 08:39 GMT - China news

 

barre.gif (1261 octets)

 

La Chine renonce à son opposition au match de football Groenland-Tibet

 


Pékin tempère sa colère à deux mois
de la décision du CIO...

COPENHAGUE, 17 mai (AFP) - La Chine a renoncé à son opposition au match de football controversé entre le Groenland, territoire autonome du Danemark, et le Tibet composé de joueurs tibétains en exil, prévu le 30 juin à Copenhague, a indiqué à la chaîne TV2, Michael Nybrandt, organisateur de cette rencontre.
"Nous avons eu une réunion jeudi à l'ambassade chinoise à Copenhague où nous avons été informés que la Chine ne s'opposait plus à cette rencontre ni ne menaçait le Groenland de sanctions commerciales" a-t-il souligné.
Ce revirement est dû, selon les analystes sportifs danois, à la mauvaise publicité de cette affaire pour la Chine à deux mois de la décision définitive concernant le choix du pays hôte des jeux Olympiques en 2008.
"Ils (les Chinois) ont peur que leur refus ait des conséquences sur leur demande d'abriter les JO, et ils ont admis qu'ils ne pouvaient rien faire pour stopper ce match" selon M. Nybrandt.
Les mises en garde répétées des Chinois avaient même inquiété le gouvernement local groenlandais. Une responsable par intérim des affaires extérieures de l'île, Mme Mikaela Engell, a souligné, dans une lettre à la Fédération groenlandaise, que cette rencontre, si elle devait avoir lieu, soit "clairement de caractère purement privé".
Elle a rappelé les intérêts actuels et potentiels liés aux exportations du Groenland vers la Chine. "C'est un élément essentiel du point de vue socio-économique qui ne doit pas être perturbé par un évènement sportif" a-t-elle notamment observé.
Le secrétaire général de la Fédération groenlandaise, Jens Brinch, a précisé de son côté "que la Fédération a décidé de dire «oui» à ce match car il est sportivement et politiquement intéressant".
Des diplomates chinois avaient attiré l'attention de la représentation du Groenland à Copenhague, sur les conséquences négatives de la participation des Groenlandais à ce match, sur les produits groenlandais (poissons) exportés pour une valeur de 250 millions de couronnes (33,5 millions d'euros) par an vers la Chine, selon TV2.

Pour plus d'info : www.tnfa.org

et sur tibet.fr: L'Equipe Nationale Tibétaine de Football

 

barre.gif (1261 octets)

 

Groenland-Tibet, le match de foot qui dérange

 

NUUK (Groenland) (AFP) - jeudi 17 mai - Le gouvernement local groenlandais, territoire autonome du Danemark, a exhorté la Fédération de l'île à "analyser avec minutie" la tenue du match de football controversé, prévu le 30 juin à Copenhague, contre le Tibet, composé de joueurs tibétains en exil.
Selon la radio groenlandaise à Nuuk, la responsable par intérim des affaires extérieures du Groenland, Mikaela Engell, a souligné, dans une lettre à la Fédération, que cette éventuelle rencontre devait être "clairement de caractère purement privé".
Elle a souligné les intérêts actuels et potentiels liés aux exportations du Groenland vers la Chine. "C'est un élément essentiel du point de vue socio-économique qui ne doit pas être perturbé par un événement sportif" a-t-elle dit.
Le secrétaire général de la Fédération groenlandaise, Jens Brinch, a précisé de son côté "que la Fédération a décidé de dire +oui+ à ce match car il est sportivement et politiquement intéressant".
Cette mise en garde du gouvernement local de Nuuk est intervenue après que des diplomates de l'ambassade de Chine à Copenhague eurent mis en garde la représentation du Groenland en métropole.
Ils ont estimé que le maintien de cette rencontre aura de graves conséquences sur les exportations groenlandaises vers la Chine, selon la chaîne de télévision danoise TV2.
Ni le Groenland, ni le Tibet ne font partie de la FIFA, la Fédération internationale de football. C'est pourquoi la Fédération danoise, DBU, a refusé d'autoriser ce match sur l'un des stades de ses clubs membres.
La rencontre aura lieu grâce au soutien de fonds et parraineurs privés. La participation des footballeurs tibétains en exil, notamment en Inde, dépend cependant de l'octroi de visas à ces joueurs par les autorités danoises.

 

barre.gif (1261 octets)

 

Pékin face à des défis croissants à l'intérieur et à l'extérieur

 

PEKIN, 16 mai (AFP) - Le régime communiste chinois est confronté à des défis croissants de la part de sa population et doit dans le même temps gérer les changements de son environnement stratégique immédiat, relève l'IISS dans son rapport annuel publié mercredi à Londres.
La corruption des milieux dirigeants et la restructuration des entreprises d'Etat suscitent le mécontentement de la population, ce qui inquiète les dirigeants chinois, estime l'Institut international d'études stratégiques (IISS), dont le siège est à Londres.
Le régime est parvenu jusqu'à présent à gérer les dizaines de milliers de manifestations et de grèves qui se produisent chaque année dans le pays, selon le rapport. Mais ces mouvements pourraient s'aggraver si l'instabilité s'installait au sommet.
Le gouvernement a tenté de réagir en faisant condamner à mort et exécuter plusieurs hauts fonctionnaires convaincus de corruption, mais l'IISS ne s'attend à aucun succès dans ce domaine.
L'offensive engagée depuis deux ans par le président Jiang Zemin contre la secte Falungong a en outre créé de dangereuses tensions sociales, ajoute l'IISS.
"Même si le mouvement lui même est éliminé, des sectes similaires feront certainement leur apparition. L'approche agressive choisie par M. Jiang risque de créer un nouveau grand groupe de mécontents", selon le rapport.
A l'extérieur, la Chine est confrontée à un environnement changeant à Taiwan, dans la péninsule coréenne et aux Etats-Unis, analyse l'IISS.
Pékin a été très surpris par la victoire du pro-indépendantiste Chen Shui-bian aux élections présidentielles taiwanaises de mars 2000. Mais en dépit de ses menaces formulées avant l'élection de M. Chen, Pékin a réagi à sa victoire avec retenue.
Selon l'IISS, les modérés restent à la tête de la politique étrangère chinoise, malgré la montée d'un nationalisme de plus en plus virulent. De nouvelles tensions avec Taiwan pourraient apparaître en décembre avec les élections législatives dans l'île, avertit le rapport.
Pékin a également tout lieu d'être inquiet des conséquences à long terme du rapprochement entre les deux Corées, illustré l'an dernier par la visite historique à Pyongyang du président sud-coréen. La Chine a démontré sa volonté de rester un acteur clé du dossier en recevant à deux reprises le président nord-coréen, Kim Jong-Il, depuis mai 2000.
A long terme, un éventuel retrait des troupes américaines du Japon et de Corée du Sud pourrait voir Tokyo jouer un rôle plus important dans la région, une perspective inquiétante pour Pékin, selon l'IISS.
A Washington, l'arrivée au pouvoir de George W. Bush promet des turbulences dans les relations bilatérales, notamment en raison du projet américain de bouclier anti-missiles, auquel Pékin est farouchement opposé, selon l'IISS.

 

barre.gif (1261 octets)

 

Pékin a séduit le CIO

 


Pékin tente de faire le ménage pour
préparer les jeux...

La capitale chinoise semble bien placée pour se voir attribuer les jeux Olympiques de 2008, le 13 juillet à Moscou.
Le rapport de la commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO), rendu public mardi après-midi à Lausanne au siège du CIO, est en effet assez favorable à la candidature de Pékin, même si la capitale chinoise figure au même rang que Paris et Toronto, « toutes capables d'organiser d'excellents jeux Olympiques en 2008 ».
La commission présidée par le Néerlandais Hein Verbruggen, qui a mis entre parenthèses l'aspect politique et notamment la délicate question des droits de l'homme en Chine pour se consacrer « uniquement à l'aspect technique », a visiblement été séduite par sa visite de quatre jours du 21 au 24 février.
Le soutien du public (96 % selon un sondage mandaté par le CIO) et l'engagement total du gouvernement chinois en matière d'investissements pour la construction des sites, pratiquement inexistants à l'heure actuelle, les mesures importantes envisagées pour la protection de l'environnement - Pékin est l'une des villes les plus polluées au monde - sont autant de facteurs qui ont favorablement impressionné le CIO.
Mais surtout, il semble au CIO que le moment est venu de « donner » ces Jeux à Pékin, ce qui « conférerait une reconnaissance au pays », comme le précise le rapport de la commission, qui affirme également en guise de conclusion que « des Jeux à Pékin laisseraient un héritage unique à la Chine et au sport ».

L'aspect économique
Les dirigeants de la candidature chinoise, qui se montrés très discrets à Lausanne, ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. Ils ont accueilli avec une évidente satisfaction mais une joie contenue leur bon résultat tout en ajoutant qu'il restait encore beaucoup de travail à effectuer pour être en mesure de gagner le 13 juillet à Moscou.
Le plan d'organisation des sites avec notamment la construction de l'Olympic Green, un parc olympique géant sur une immense plaine verte de 700 hectares située au nord de Pékin a séduit les visiteurs du CIO. Ce site, actuellement à l'état de maquette, comprendra le village olympique et des installations pour quinze sports, dont le stade olympique de 80.000 places.
La commission a également pris une mesure qui peut paraître anecdotique mais demeure très symbolique : elle a approuvé le comité de candidature en ne retenant pas la place Tienanmen pour le beach-volley, estimant cette idée « inappropriée ».
Autre élément prépondérant : l'aspect économique. Dans son rapport, la commission fait état de la place de la Chine dans ce domaine en étant notamment « le quatrième plus grand partenaire commercial des Etats-Unis et de l'Union européenne ».
Il reste deux mois aux autorités chinoises pour compléter un dossier et promouvoir une candidature qui, de l'avis d'un membre du CIO, possède actuellement une quinzaine de voix d'avance sur ses rivaux directs.
La Nouvelle République du Centre Ouest - 17.05.2001

 

barre.gif (1261 octets)

 

JO 2008 : Le CIO joue la carte Pékin

 

Et si rien n'avait vraiment changé au CIO? Les observateurs les plus pessimistes de la chose olympique avaient en effet largement de quoi apporter de l'eau à leur moulin, hier, après la publication du rapport d'évaluation des villes candidates à l'organisation des JO 2008.
Ecartant logiquement les projets d'Osaka et d'Istanbul, cette courageuse commission d'experts a pour le reste choisi de ne rien choisir. Pékin, Paris et Toronto seraient toutes capables de mettre sur pied d'excellents Jeux...
Les assassinats politiques et les droits de l'homme en Chine? Pertes et profits! Le lobbying douteux de Toronto? Voyez la commission d'éthique, ce n'est pas de notre ressort! Les joyeux lurons emmenés par le Hollandais Hein Verbruggen ont même réussi à dénicher une sémantique à connotation négative pour évoquer certains axes du fantastique projet parisien...
Le président Samaranch peut dormir tranquille. Il prendra sa retraite sur un coup d'éclat probable: l'attribution au nom de l'ouverture aux pays émergents des JO 2008 à Pékin. Peut-être cela contraindra-t-il la Chine à s'ouvrir? Peut-être les sponsors olympiques feront-ils de belles affaires? Peut-être même ces Jeux seront-ils une réussite? Pourtant demeurent les faits: puisque le travail de la commission d'évaluation ne sert à rien, pourquoi ne pas réinstaurer les visites aux villes candidates? Et dans le fond, pourquoi ne pas revenir carrément en arrière?

Jean-François Fournier - 16 mai 2001 - Le Matin

 

barre.gif (1261 octets)

 

Pékin, ville favorite pour les Jeux de 2008

 

Pékin, Paris et Toronto sont désormais seules en lice mais la candidature chinoise conserve un avantage "politique" en vue du vote décisif du 13 juillet.
Dans la course pour l'attribution des Jeux olympiques d'été de 2008, Pékin a franchi une étape significative, mardi 15 mai à Lausanne. En obtenant, de la part du Comité international olympique (CIO), la même appréciation que ses deux principales rivales, Paris et Toronto, la capitale chinoise a préservé son statut de favorite, alors que ses adversaires pensaient rattraper leur retard grâce à la qualité de leur dossier.
Dévoilé mardi au siège de l'institution olympique, le rapport de la commission d'évaluation du CIO, qui avait rendu visite aux cinq villes encore lice pour l'obtention des Jeux de la XXIXe olympiade, a qualifié d'"excellentes" les candidatures de Paris, Pékin et Toronto. Les deux autres candidatures, celles d'Istanbul et d'Osaka, n'ont pas apporté - selon ce rapport - les garanties nécessaires à une bonne organisation des Jeux, ce qui les élimine implicitement de la course.

 

"HÉRITAGE UNIQUE"
Les experts en sémantique olympique auront remarqué que Pékin, bien que classée ex-aequo avec Paris et Toronto, a bénéficié d'un commentaire étonnamment favorable dans les conclusions du rapport. "La commission  pense que les Jeux à Pékin laisseraient un héritage unique à la Chine et au sport", est-il écrit à la page 98 du document, qui en compte en tout 109.

Cette phrase n'a pas fini de faire parler dans les milieux concernés. Pour l'heure, elle n'a sûrement pas déplu à Juan Antonio Samaranch qui, à deux mois de son départ, rêve de quitter l'institution olympique sur un symbole :  "ouvrir" la Chine en lui offrant les Jeux. En 1993, le président du CIO avait espéré que Pékin obtienne l'organisation des Jeux d'été de 2000, imaginant que cela pourrait aider à la concrétisation de l'un de ses vieux rêves : voir le Prix Nobel de la paix décerné à l'institution olympique. Mais les Jeux avaient finalement été attribués à Sydney, qui, dans des conditions troublantes, avait emporté le scrutin avec 45 voix contre 43 à Pékin.
Cette notion d'"héritage unique", mise en exergue par la commission présidée par le Néerlandais Hein Verbruggen, contraste avec le reste des remarques formulées dans le rapport. Destiné aux 123 membres du CIO, qui n'ont pas le droit de se rendre dans les villes candidates en vertu des nouveaux règlements, le document de la commission d'évaluation se contente d'apprécier techniquement le contenu des différents dossiers. Les "bons points" et les "mauvais points" y sont distribués en alternance selon un habile dosage qui rend impossible toute analyse comparative entre les villes.

Certaines réflexions s'avèrent cependant plus saignantes que d'autres, à l'image de celle figurant dans la partie économique du chapitre consacré à Toronto : "La commission a été déconcertée par la manière dont le budget était établi et présenté", lit-on page 49. Pékin est loin, elle aussi, d'être présentée comme une candidature idéale. La commission d'évaluation insiste sur "le problème de la pollution de l'air", reconnaît que "le programme de construction des sites est vaste", trouve "insuffisante" l'infrastructure en matière de télécommunications et conseille que le futur comité d'organisation "ne soit pas géré par une bureaucratie inutile", etc.
Reste que les promesses faites par les autorités chinoises lors de la visite de la délégation olympique ont convaincu la commission que tous ces "défis" seraient bientôt relevés, à la faveur de plans et de programmes que l'obtention des Jeux permettrait d'accélérer.
A l'instar de ses deux principales adversaires, la candidature de Paris ne peut pas se targuer d'avoir un dossier sans faille. La commission s'inquiète de la congestion du trafic routier et des tarifs hôteliers "élevés". Surtout, elle émet des réserves sur le village olympique prévu à La Plaine-Saint-Denis.
"La construction et l'exploitation d'un village olympique dans le cadre d'un plan de réaménagement urbain constituent un défi", précise le rapport. Lors de leur visite dans la capitale française, du 26 au 29 mars, les envoyés spéciaux du CIO avaient indiqué à leurs hôtes qu'une "barre" HLM du quartier Cristino-Garcia d'Aubervilliers était "trop proche" du futur village olympique.
Ils avaient également recommandé de déplacer hors du village la gare routière destinée aux athlètes, pour des raisons de sécurité. "Nous allons y remédier, on a d'ailleurs déjà commencé et nous avons jusqu'au 25 mai pour le faire", a déclaré, mardi, Claude Bébéar, le président du Groupement d'intérêt public (GIP) Paris-2008.
Les responsables de la candidature française auront noté, par ailleurs, que la question de l'harmonisation des textes sur le dopage ne figure pas parmi les griefs du rapport, alors que le sujet avait été l'objet d'un échange de courriers entre Hein Verbruggen et Marie-George Buffet, la ministre de la jeunesse et des sports, lors de la visite de la commission.
De son côté, Pékin peut se féliciter de ne pas voir figurer dans le rapport la moindre allusion à la situation des droits de l'homme en Chine. Mais rien ne dit que le sujet ne deviendra pas d'actualité, d'ici au vote du 13 juillet.
Mardi, des Tibétains ont manifesté devant le siège du CIO. Quatre jours plus tôt, le 11 mai, le Dalaï Lama avait toutefois apporté son soutien à la candidature de Pékin : "La Chine est le pays le plus peuplé au monde et elle mérite d'accueillir les Jeux", avait-il indiqué.
Frédéric Potet - LE MONDE / 16.05.01

NDFT : Les propos du Dalaï Lama sont ici tronqués et déformés...

 

barre.gif (1261 octets)

 

Un membre du CIO suspendu pour corruption

 

La commission d'éthique du Comité international olympique (CIO) a décidé de suspendre l'Indonésien Mohamad Hasan, membre du CIO, à la suite d'accusations confirmées de détournements de fonds et de corruption.
Mohamad Hasan (70 ans), membre du CIO depuis 1995, est actuellement emprisonné pour deux ans à la suite des accusations le concernant et datant de l'époque Suharto en Indonésie en 1998.
La commission d'éthique a demandé un rapport complémentaire avant de prendre une décision définitive d'exclusion lors de la 112e Session du CIO en juillet prochain à Moscou.
Concernant un autre membre du CIO, actuellement en prison, l'Ivoirien Lassana Palenfo, son cas a été évoqué mardi par la commission de l'éthique mais sans prise de décision.
Source : rds.ca

 

barre.gif (1261 octets)

 

JO 2008 : Paris tiendrait la corde devant Pékin et Toronto

 

La commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO) n'a pas tranché dans son rapport final sur les cinq villes candidates à l'organisation des Jeux d'été 2008, rendu public hier à Lausanne. Les experts ont écarté deux villes qui, à leurs yeux, ne remplissent pas les conditions d'accueil : Osaka, au Japon, la commission s'inquiétant des « répercussions financières » des Jeux pour la ville, et Istanbul, « les conditions économiques actuelles » ne favorisant pas un tel projet. La commission a considéré a contrario que les candidatures de Paris, Pékin, Toronto sont « excellentes ». Toutefois, la lecture de la conclusion finale du rapport laisse apparaître un léger avantage pour la capitale française. Que disent les experts ? Tout simplement que Paris « organiserait d'excellents Jeux ». Un terme employé également pour Toronto, mais atténué par le fait que les experts du CIO se demandent « si l'alliance entre le secteur privé et le gouvernement permettra de réaliser les aménagements des sites sportifs et du village olympique ». Toronto ne semble en effet pas donner de complètes assurances financières sur le projet.
Concernant Pékin, la commission évoque « les éventuelles difficultés posées par la croissance démographique et économique attendue d'ici 2008 » en Chine, tout en étant persuadée que celles-ci « peuvent être résolues ». Elle relève aussi que « la candidature présente un défi sur le plan environnemental », tout en pensant que « les mesures énergiques » prises par le gouvernement « devraient améliorer la situation ». La commission conclut, prudente, que la ville de Pékin « pourrait organiser d'excellents Jeux ». Une nuance subtile par rapport à Paris, qui ne manquera pas d'être relevée par le gouvernement chinois, ce dernier ayant fait de ces JO une grande affaire d'Etat. Quant à Paris, les remarques de la commission concernent essentiellement des points techniques comme « la planification du village olympique », qui n'inquiètent pas réellement le CIO. Les trois candidates vont parfaire leur dossier en vue du dernier oral, le 13 juillet, à Moscou, devant la commission exécutive du CIO.
ALAIN ECHEGUT (16/05/01) - Les Echos

 

barre.gif (1261 octets)

 

JO 2008 - Manifestation anti-Pékin devant le siège du CIO

 

Manifestation à Lausanne

LAUSANNE, Suisse, 15 mai (Reuters) - Des dizaines de militants pour les droits de l'homme ont manifesté mardi devant le siège du Comité international olympique (CIO) à Lausanne avant la publication du rapport de la commission d'évaluation des candidatures à l'organisation des Jeux olympiques de 2008.
Les militants ont vivement dénoncé la candidature de Pékin, déployant des banderoles barrées de slogans tels que: "Pas de Jeux en Chine sans liberté du Tibet", "La flamme à Pékin? Quelle honte!"
Pékin, comme Osaka, Toronto, Istanbul ou Paris, est encore en course pour organiser les Jeux de 2008. La capitale chinoise, qui doit encore composer avec le fantôme de la répression sanglante de Tiananmen, est toutefois favorite du vote sur l'attribution des Jeux, le 13 juillet à Moscou.
Les manifestants, appartenant à "la Coalition démocratique chinoise sans frontière", sont venus au CIO avec une pétition qu'il ont transmise aux dirigeants.
Le Dalaï Lama a estimé récemment que la Chine devrait être autorisée à accueillir les Jeux à la seule condition qu'une telle récompense fasse progresser les droits de l'homme.

 

barre.gif (1261 octets)

 

Paris et Toronto devant Pékin pour l'organisation des JO 2008

 


JO : Manifestation contre Pékin, à New York le 14 mai

par Adrian Warner - LAUSANNE (Reuters) - 14 Mai 2001 - La candidature de Paris à l'organisation des Jeux Olympiques de 2008, comme celle de Toronto, aurait les faveurs du Comité international olympique, d'après le rapport de la commission d'évaluation à paraître mardi.
Paris et Toronto devraient obtenir de meilleures observations que la candidature de Pékin, après la visite des villes candidates par les membres de la commission d'évaluation du CIO.
La commission d'évaluation se prononce traditionnellement sur les aspects techniques des candidatures (en l'occurrence celles de Pékin, Paris, Toronto, Osaka et Istanbul), comme les infrastructures sportives, les transports ou la protection de l'environnement.
Même s'il ne classe pas les candidatures, le rapport contient quelques remarques telles que "doit mieux faire en matière de transports en commun".
Les membres du CIO qui liront entre les lignes auront quelques indications avant de voter à Moscou.
La question est de savoir si le rapport joue un rôle prépondérant dans un vote souvent influencé par la politique, interne ou pas au CIO.

 

Pékin, une candidature commerciale
Après que plusieurs membres du CIO eurent été convaincus de corruption avant le vote pour le choix du site des Jeux d'hiver de 2002, qui auront lieu à Salt Lake City, le rapport de la commission d'évaluation pourrait être plus important qu'à l'accoutumée.
Mais si les Chinois ne font pas l'objet de vives critiques dans ce rapport, ils restent les favoris du vote du 13 juillet.
Pékin, qui s'était fait doubler par Sydney dans la course à l'organisation des Jeux de l'an 2000, souffre de n'avoir pas encore construit de nombreuses infrastructures pour les Jeux, au contraire de certains de ses concurrents, tels que Paris.
La capitale française a pu faire admirer le Stade de France, construit à Saint-Denis pour la Coupe du monde de football 1998, à la commission emmenée par le néerlandais Hein Verbruggen.
Mais les observateurs du CIO pensent qu'au moment du vote, la politique sera plus importante que les facteurs techniques. Et commercialement, Pékin est très séduisante pour les sponsors des Jeux Olympiques.
La question des droits de l'homme pourrait toutefois jouer un rôle. Le fantôme de la place Tiananmen avait déjà coûté à la Chine l'organisation des Jeux de l'an 2000.
Un membre influent du CIO s'interroge : "La situation en Chine changera-t-elle si l'on y organise les Jeux, ou si l'on ne les y organise pas?"

 

barre.gif (1261 octets)

 

Le Mont Kailash profané !

 

LES ALPINISTES DU MONDE ENTIER PRENNENT LA DEFENSE DE LA MONTAGNE

 

Rome, le 15 mai 2001
L'information a été largement diffusée par les agences de presse et certains magazines spécialisés :une expédition espagnole dirigée par M. Jésus Martinez Novàs a demandé et obtenu de la part des autorités chinoises la permission de tenter l'ascension du Mont Kailash au Tibet.
Informé de cette affaire, le Dalai Lama a réagi en publiant le communiqué suivant :

Nous avons été profondément affectés en apprenant que les autorités chinoises ont donné la permission à un groupe d'alpinistes espagnols de faire l'ascension du Gang Rinpoche — le mont Kailash —,qui est sacré pour trois grandes religions. Les Hindouistes, les Bouddhistes et les fidèles de Bon, religion prédominante au Tibet avant l'avènement du Bouddhisme, considèrent en effet Gang Rinpoche comme une montagne sacrée. Pour les Hindouistes, Gang Rinpoche est le symbole du Mont Meru, le centre de l'univers. Les Bouddhistes tibétains considèrent cette montagne comme la demeure de Demchog et de Dorje Phangmo, symbolisant l'union des forces mâles et femelles. C'est le cas également pour les fidèles de Bon. Requérir la permission de grimper sur le Kailash, aussi bien que d'accorder cette permission, est clairement, de la part de ce groupe d'alpinistes espagnols et de la Chine, la négation des sentiments religieux qui animent les fidèles de trois des grandes religions du monde.

Nous exhortons le groupe d'alpinistes espagnols à renoncer à cette aventure d'autant plus outrageante que la liberté de religion au Tibet est violemment réprimée par les autorités chinoises.
Traiter la montagne la plus sacrée au monde comme un vulgaire terrain de sport constituerait la preuve d'une insensibilité flagrante vis à vis des sentiments religieux du peuple Tibétain.

Mountain Wilderness International, avec le soutien total de ses sections nationales de Suisse, France, Espagne, Allemagne, Italie, Grande Bretagne, Slovénie et Grèce :

- s'associe à la condamnation ferme exprimée par la plus haute autorité bouddhiste du Tibet,
- demande aux autorités chinoises et en particulier à la Chinese Mountaineering Association d'annuler cette autorisation d'ascension,
- dénonce avec indignation l'aveuglement de ces alpinistes qui n'hésitent pas, dans leur poursuite égocentrique de l'auto-glorification, à se lancer dans un projet considéré comme sacrilège par des millions d'êtres humains,
- considère que l'opinion de M.Novàs selon laquelle l'ascension du Kailash permettra le rapprochement de différentes cultures sous la bannière de la protection de l'environnement, est ridicule et dénuée de la moindre logique,
- rappelle, à l'occasion de cette regrettable affaire, qu'il est d'une importance capitale de garder quelques uns des sommets de notre Terre vierges de toute trace.
En plus des significations religieuses que ces sommets peuvent avoir, ils sont, pour notre civilisation occidentale, le symbole du respect du monde que nous aimerions voir prévaloir dans notre culture de l'aventure, la preuve de notre capacité à sublimer notre désir d'inconnu en renonçant, parfois, à une conquête pour préserver une part de rêve et de mystère.
- recommande aux associations d'alpinistes du monde entier d'exiger de l'UIAA l'expulsion de la Chinese Mountaineering Association, dans le cas ou cette dernière n'annulerait pas ce permis infamant,
- demande, si le projet est maintenu, l'expulsion de M. Martinez Novàs et des membres de son expédition des associations d'alpinistes auquel ils appartiennent,
- enfin, toujours si le projet est maintenu, demande aux alpinistes prévoyant d'entreprendre une expédition sur le versant tibétain de l'Himalaya de renoncer à l'organiser en signe de protestation.
Mountain Wilderness International,
Le Coordinateur général, Carlo Alberto PINELLI

Mountain Wilderness a obtenu l'agrément des associations de protection de l'environnement au titre de l'article L 252-1 du code rural

Mountain Wilderness M.N.E.I.
5, place Bir Hakeim 38000 Grenoble tél.04 76 01 89 08 fax 04 76 01 89 07
france@mountainwilderness.org
http://www.mountainwilderness.org

 

barre.gif (1261 octets)

 

Elections du Premier ministre à Dharamsala

 

Une Tibétaine en exil vote au premier tour des élections pour le premier ministre du Gouvernement tibétain à Dharamsala, le 12 Mai 2001. C'est la première fois que le premier ministre est choisi au suffrage direct, suite aux réformes annoncées par le Dalaï Lama cette année.

Samedi 12 mai 2001 (AP Photo/Angus Macdonald)

 

Dharamsala

 

barre.gif (1261 octets)

 

Chine - Préparatifs en vue d'un essai nucléaire - quotidien US

 

WASHINGTON, 12 mai (Reuters) - Des satellites espions américains ont détecté des signes prouvant que la Chine avait intensifié ses préparatifs en vue de la réalisation d'un essai nucléaire souterrain qui pourrait avoir lieu avant la fin du mois, a rapporté samedi le Washington Times.
Le quotidien américain cite des responsables des services de renseignements américains déclarant que les satellites espions ont relevé de nombreux mouvements de véhicules aux abords du site d'essais nucléaires de Lop Nur, dans la province reculée du Xinjiang, dans l'ouest de la Chine. Le Washington Post avait déjà évoqué ces préparatifs le 9 avril, en citant des informations des services de renseignements américains annonçant en mars un essai nucléaire chinois imminent.
Selon les responsables cités par le Post, la Chine essaierait de développer une nouvelle ogive nucléaire à taille réduite imitant la tête nucléaire américaine W-88. La Chine a réussi à obtenir les plans secrets de cette ogive grâce à des espions aux Etats-Unis.
Les services de renseignement américains soupçonnent Pékin de vouloir effectuer dans le plus grand secret des explosions souterraines de petites bombes nucléaires, précise le Post.

 

barre.gif (1261 octets)

 

Droits de l'homme: les élus américains sanctionnent l'ONU

 

WASHINGTON (AFP) - 11 Mai 2001 - La Chambre des représentants américaine a sanctionné l'ONU jeudi en bloquant le paiement de 244 millions de dollars en arriérés dûs par les Etats-Unis, lors d'un vote de protestation contre l'éviction de Washington de la Commission des droits de l'homme de l'organisation mondiale.
Passant outre l'avis de la Maison Blanche, une majorité de parlementaires - républicains et démocrates - ont conditionné le paiement de cette somme à la réintégration des Etats-Unis au sein de l'instance, ce qui ne pourrait guère intervenir avant un nouveau vote en mai 2002. Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a critiqué cette décision.
La proposition de sanction, adoptée par 252 voix contre 165, fait partie d'un projet de loi finançant les activités du département d'Etat. Un vote sur l'ensemble du projet de loi doit intervenir la semaine prochaine. Le Sénat, ainsi que le président George W. Bush qui dispose d'un droit de veto, devront également donner leur assentiment.
Les Etats-Unis ont perdu le 4 mai leurs sièges à la Commission des droits de l'homme, qu'ils ont aidé à fonder en 1947, ainsi qu'au Bureau de contrôle du trafic de drogue, faute d'obtenir un nombre de voix suffisant.

 

barre.gif (1261 octets)

 

EXCLUSION DES ETATS-UNIS DE LA COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME DE L'ONU

 

LE COMPORTEMENT SCANDALEUX DE L'U.E. SE DOIT D'ETRE REPARE, EN DEMANDANT A UN DES ETATS MEMBRES DE L'UE DE BIEN VOULOIR DEMISSIONNER AU PROFIT DES ETATS-UNIS

Déclaration d'Olivier Dupuis, secrétaire du Parti Radical Transnational et député européen

 

Bruxelles, le 8 mai 2001. " Le rôle assumé par l'Union européenne dans la manœuvre qui a porté à l'exclusion des Etats-Unis de la Commission des Droit de l'Homme des Nations Unies est littéralement scandaleux du point de vue de la forme, des traditions, des us et coutumes qui régentent le fonctionnement des Nations Unies, et myope ou, pire encore, idiot, du point de vue politique.
Comme chacun sait, les pays de l'Union européenne et les deux alliés indéfectibles de l'Europe - ceux-là même qui la sauvèrent à deux reprises de la tragédie au cours de ce siècle -, les Etats-Unis et le Canada, font partie du même " panel régional " au sein des Nations Unies. Autrement dit, lors d'une élection d'un organe de l'ONU comportant un nombre limité de membres, une répartition équitable des élus de part et d'autre de l'Atlantique dépend pour l'essentiel de l'Europe en ce qu'elle compte 15 voix (sans compter celles des pays candidats) contre 2 voix seulement pour l'Amérique du Nord.
Suite à l'élection qui a vu l'éviction des Etats-Unis de la Commission des Droits de l'Homme des Nations Unies (première puissance économique mondiale, quelques 300 millions d'habitants, …), si l'Amérique du Nord est certes toujours représentée par le Canada, l'Union européenne est représentée par rien moins que 9 Etats-membres (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Portugal, Royaume-Uni et Suède), par deux pays qui deviendront prochainement membres de l'UE (la Pologne et la République Tchèque) et par un pays-associé (la Croatie).
Si, comme certains commentateurs n'hésitent pas à le faire, on peut raisonnablement penser que l'élection ou la réélection d'Etats-membres de l'UE à la Commission des Droits de l'Homme (de la France en particulier) a bénéficié de l'attitude " constructive " et " positive " de ces mêmes pays à l'égard des pires dictatures de la planète, on ne peut que tirer des conclusions plus négatives encore que celles tirées à l'issue du vote honteux sur la Chine, sur le degré de lâcheté et de compromission qui a caractérisé le comportement de l'Union à Genève.
Au comportement politiquement scandaleux de l'UE à l'égard de l'initiative américaine sur la Chine, s'ajoute cet acte scandaleux, affront à la dignité de l'Union plus encore qu'affront - aussi stupide que gratuit - aux Etats-Unis. Cet affront se doit d'être réparé immédiatement par l'Union, au travers de la démission de l'un des trois pays élus cette année (avec promesse d'élection lors de la prochaine rotation). Dans l'attente de l'avènement d'une représentation unique de l'Union aux Nations Unies et, surtout, avec l'espoir d'assister prochainement aux funérailles de la soi-disante politique étrangère commune et à la naissance d'une politique étrangère unique, c'est vraiment le moins que l'Union puisse faire."
www.radicalparty.org

 

barre.gif (1261 octets)

 

Tibet : pèlerinage stoppé en route

 

Le pèlerinage des jeunes du TYC pour le Tibet est stoppé en Inde.
Les 60 membres du Tibetan Youth Congress qui sont partis de Delhi le 14 avril 2001 pour un pèlerinage au Mont Kailash ont été arrêtés à Pithoragarh, près de la frontière avec le Tibet, par 150 policiers indiens et renvoyés contre leur gré à Nainital.
Dès le 6 mai, les autorités de police et de justice de Gaurna (13 km de Pithoragarh) ont signifié aux pèlerins l'interdiction de poursuivre leur route. Le lendemain, les 60 pèlerins continuèrent néanmoins leur chemin et atteignirent Pithoragarh où ils furent reçus par les habitants. Le même soir, les autorités supérieures de police de l'endroit les firent appeler et leur intimèrent de ne pas persévérer, ajoutant que cet ordre leur était parvenu du ministère des affaires intérieures du gouvernement central de Delhi.
Les pèlerins tentèrent de se défendre, spécifiant notamment que si le gouvernement indien souhaitait vraiment empêcher leur pèlerinage, ordre aurait dû leur en être donné dès leur départ de Delhi, et qu'il n'était pas correct de les avoir laissés aller aussi loin dans leur itinéraire.
Ce pèlerinage organisé par le Tibetan Youth Congress est composé de 60 jeunes tibétains, tous nés en exil en Inde. Partis de Delhi le 14 avril dernier, ils souhaitaient se rendre au Mont Kailash, disant que c'était là leur voeu le plus cher, n'ayant jamais vu leur pays sous occupation militaire chinoise.
Malgré la reconnaissance qu'il éprouve envers le peuple et le gouvernement indiens, le Tibetan Youth Congress se déclare profondément peiné d'avoir été arrêté dans cette action annoncée comme apolitique et non-violente, et désolé que la plus grande démocratie du monde s'incline ainsi devant un régime communiste dictatorial et totalitaire.
Tout au long du pèlerinage de 25 jours (600 km), des Indiens provenant de toutes classes sociales sont venus exprimer leur sincère sympathie aux marcheurs.
"Nous faisons part de notre colère et demandons au gouvernement chinois de ne pas se servir d'objectifs religieux à des fins politiques" a déclaré le TYC dans un communiqué daté du 8 mai 2001.
Source : Tibetan Youth Congress, 9 mai 2001. Traduction : Tibet Info

 

barre.gif (1261 octets)

 

J.O. : Une association de défense des animaux met en cause Pékin

 

SYDNEY, 8 mai (Reuters) - Une association internationale de défense des animaux a lancé lundi une campagne mettant en cause la candidature de Pékin à l'organisation des Jeux olympiques de 2008 en raison du traitement infligé aux animaux en Chine.
La société mondiale de défense des animaux (WSPA), basée à Londres, reproche notamment à la Chine d'élever des ours pour récupérer leur bile, et demande au Comité international olympique (CIO) d'abandonner la candidature de Pékin.
"Si les Jeux olympiques représentent la plus grande manifestation de l'esprit humain, l'élevage d'ours en Chine est l'expression flagrante de la capacité de l'homme à infliger des souffrances aux autres êtres vivants", a déclaré Georgia Stephenson, directrice régionale de la WSPA en Australie.
La WSPA précise que des milliers d'ours sont détenus dans d'horribles conditions, pour produire sept tonnes de bile par an.
La bile d'ours est utilisée dans les remèdes traditionnels en Chine.

 

barre.gif (1261 octets)

 

Chine : Répression des membres d'un club de lecture

 

HONG KONG, 7 mai (Reuters) - Une quarantaine de policiers ont fait irruption samedi aux premières heures de la matinée dans une pièce louée par des membres d'un club de lecture et arrêté la moitié de ses huit membres présents, dans la province centrale de Hunan, rapporte lundi une organisation de défense des droits de l'homme basée à Hong Kong.
Toutes les présents ont été fouillées. Quatre ont été arrêtés, y compris le fondateur du club, Xiao Qianming, dont le domicile a également été perquisitionné.
Le club, fondé en décembre, attire professeurs et intellectuels, qui se réunissent régulièrement pour discuter des publications politiques, dont la plupart sont légalement en vente en Chine.
Les quatre membres interpellés ont été interrogés sur le club, ses adhérents, les livres qu'ils lisent et leurs sujets de discussion, a précisé le Centre pour les droits de l'homme et la démocratie.

 

barre.gif (1261 octets)

 

Augmentation importante du nombre de réfugiés tibétains qui risquent leur vie en fuyant à travers l'Himalaya

 

Dharamsala, le 1er mai 2001 (AFP)
Nawang Norbu, directeur du Centre des Réfugiés tibétains à Dharamsala déclare à l'AFP que 1500 enfants de moins de 13 ans sont arrivés en Inde dans les 4 derniers mois. "La moyenne habituelle des années précédentes n'était que de 500-600", dit-il. "Nous avons récemment constaté une très nette augmentation. Nos centres, en Inde et au Népal sont débordés."

Norbu fait remarquer que "plusieurs sont morts dans ce voyage exténuant de 3 semaines, à pied ou à dos de mulet, à travers les Himalayas","il doit y avoir de bonnes raisons pour que ces enfants prennent de tels risques."
Tenzin Chokey, chargé de la recherche au Centre tibétain des Droits de l'Homme et de la Démocratie, dit que les arrivants font état d'une répression accrue.
"C'est un flot constant d'enfants réfugiés qui déferle du Tibet, afin d'échapper à la violence de l'oppression chinoise". Ces faits réfutent les allégations de la Chine qui déclare fournir du travail et scolariser les enfants tibétains.
Ceux qui réussissent à passer en Inde sont envoyés, par le centre d'Accueil, en convalescence dans un établissement à Dharamsala, dont l'administrateur est le Dalai Lama. "Nous les gardons environ 2 semaines, pour qu'ils reprennent leurs forces. Tous sont reçus par le Dalai Lama, avant de partir dans des écoles pour les réfugiés", déclare Norbu.
Pasang Tsering, 28 ans, père de 3 enfants, récemment arrivé à Dharamsala d'un village éloigné du Kandaze au Tibet, dit que sa femme et lui-même ont porté les 2 plus jeunes enfants, alors que leur fils aîné âgé de 7 ans, a marché seul. "Nous l'avons seulement aidé à traverser une plaque de neige profonde", dit Tsering avec fierté.
" Nous avons donné tout notre argent à un guide et nous nous sommes joints à un groupe de 40 personnes voyageant à travers le Népal, vers l'Inde. Notre voyage a commencé il y a 3 semaines. Je veux que mes fils soient éduqués. Je ne sais pas lire." Tsering explique aussi qu'il a entrepris ce long voyage (1000-1300 km) pour échapper aux autorités chinoises qui voulaient l'obliger à payer l'amende en vigueur pour avoir bravé la loi des "2 enfants seulement" appliquée au Tibet. "Là bas, j'avais toujours peur des amendes. Quand je vais rencontrer notre Dieu-Roi (le Dalai Lama), je vais enfin connaître la paix."

Entre temps, le fils aîné de Tsering, Chamba Tondkay, âgé de 7 ans, dit être très enthousiaste à l'idée de rencontrer le Dalai Lama. "Je vais lui demander une photo et des lunettes. Les policiers m'ont confisqué sa photo."

D'après les réfugiés, comme Tsering, les autorités chinoises saccagent les maisons tibétaines à l'occasion de "fouilles surprises", cherchant des autels, des Écritures Bouddhistes et des photos du Dalai Lama. "Ils veulent éliminer les sympathisants de l'indépendance" dit Tsering. "Comme aucun Chinois ne vivait dans notre région, nous n'avions ni écoles, ni électricité, ni rues, ni hôpitaux." Nombreux sont les enfants réfugiés dont l'état nécessite des soins médicaux à leur arrivée en Inde et il est courant de voir des hommes aux doigts amputés et des visages portant les cicatrices dues aux morsures sévères du froid.

"Les arrivées se font plus nombreuses entre novembre et mars, la neige épaisse empêche les Chinois d'exercer un contrôle rigoureux" dit Chokey. "La politique du gouvernement en exil est de leur donner une bonne éducation et de leur demander de retourner ensuite au Tibet" ajoute-t-elle.

L'Inde accueille quelques 100 000 Tibétains, qui ont suivi le Dalai Lama après l'échec de la rébellion contre l'invasion chinoise en 1959.
Résumé et traduction : Dominique, France-Tibet

 

barre.gif (1261 octets)

 

Italie: Emma Bonino reprend sa grève de la faim

Photo AFP


(NDFT : Le Parti Radical Transnational est aussi un grand défenseur de la cause tibétaine.)

 

ROME (AFP) - Mardi 08 mai - L'ex-commissaire européen Emma Bonino a repris lundi à minuit une grève de la faim qui doit durer jusqu'à vendredi soir, date officielle de la clôture de la campagne électorale pour le scrutin du 13 mai.
Mme Bonino avait déjà entrepris une grève de la faim et de la soif le 27 avril dernier, suspendue après six jours suite à un malaise cardiaque.
La dirigeante du petit Parti radical (PR, libéral), âgée de 53 ans, se joindra avec sa nouvelle grève à environ 600 membres et sympathisants de son mouvement qui protestent de cette manière contre l'exclusion du parti par les principaux médias italiens pendant la campagne électorale.
Certains de ces grévistes s'abstiennent de manger tandis que d'autres ont cessé d'utiliser les médicaments indispensables dans la thérapie de leurs maladies respectives ou pour combattre la douleur.
Mme Bonino avait entamé ces mouvements de protestation également pour attirer l'attention sur plusieurs thèmes de campagne qu'elle juge occultés par les médias dont les expériences sur les embryons, le clonage humain ou l'euthanasie ainsi que les rapports entre l'Etat italien et le Vatican.

 

barre.gif (1261 octets)

 

Le Dalaï-Lama fait sensation à Bâle


A Bâle le 6 Mai

 

Le Dalaï-Lama effectue une visite de deux jours en Suisse [Keystone].
Le Dalaï-Lama a visité samedi à Bâle une exposition consacrée à la culture tibétaine. «Tibet - Bouddhas - Dieux - Saints» sera inaugurée dimanche au Musée des cultures en présence de la Conseillère fédérale Ruth Dreifuss. Le leader spirituel des Tibétains a profité de son passage pour dialoguer avec la population. 
«L'exposition permanente du Musée des cultures consacrée au Tibet est l'une des plus complètes au monde. C'est très important de mettre sur pied de telles expositions afin de préserver la culture tibétaine», a déclaré le Dalaï-Lama lors d'une conférence de presse.
Il s'agit d'une collection «exceptionnelle», a encore souligné Clara Wilpert, conservatrice. Il est toutefois «tragique» de constater qu'on s'intéresse à l'art tibétain alors que sa destruction a commencé depuis longtemps, a-t-elle ajouté.
S'exprimant sur la situation dans son pays, le Dalaï-Lama a rappelé qu'il n'y a pas de problème tibétain, mais un problème chinois. «Les Chinois sont des invités sans invitation valable, mais avec des armes», a déclaré le leader spirituel des Tibétains.
«Mais je suis optimiste» car «la Chine change» a encore déclaré le Dalaï-Lama. «Elle doit s'adapter au monde et devra un jour adhérer aux principes démocratiques des droits de l'homme et de la liberté religieuse».
Avant de visiter l'exposition, le Dalaï-Lama a dialogué avec la population dans la cathédrale de Bâle. Il n'y avait pas une place de libre. Plus de mille personnes ont suivi la retransmission de cette rencontre sur un écran géant disposé devant la cathédrale.
Le Dalaï-Lama est en visite en Suisse pour deux jours. Il est arrivé samedi matin à Bâle. Dimanche, il doit participer à l'inauguration de l'exposition au Musée des cultures en présence de la Conseillère fédérale Ruth Dreifuss. Il se rendra ensuite à Zurich où il rencontrera l'exécutif cantonal avant de s'envoler vers les Etats-Unis. 
Swissinfo avec les agences - 05.05.2001

Des membres de France-Tibet étaient présents et n'ont pas manqué de brandir le drapeau : un geste apprécié.

 

barre.gif (1261 octets)

 

Les Etats-Unis écartés de la Commission des droits de l'homme. Un complot?

 

ONU. Pour la première fois dans l'histoire de la Commission, les Etats-Unis perdent leur siège lors d'un vote inattendu alors que le Soudan, la Sierra Leone et le Pakistan sont élus pour un mandat de trois ans. Fini le temps où la puissance américaine se faisait élire automatiquement aux Nations unies. Même des pays amis ont voté contre elle, notamment à cause de sa politique étrangère.

 

Ram Etwareea - Samedi 5 mai 2001

«Ça ne pouvait pas être pire. Les conservateurs seront confortés dans leur idée qu'il y a plein d'ennemis au sein de l'organisation. C'est un coup dévastateur.» Telle est l'une des premières réactions du vote de jeudi à New York, qui a écarté les Etats-Unis de la Commission des droits de l'homme de l'ONU pour les trois prochaines années. Quatre pays briguaient les trois sièges destinés au groupe «Europe occidentale et autres»: la France a obtenu 52 voix, l'Autriche 41, la Suède 32 et les Etats-Unis, seulement 29. Un véritable camouflet. La Commission, composée de 53 membres, est renouvelée par tiers chaque année. Le New York Times de vendredi en tire trois leçons: primo, plusieurs pays occidentaux ont voté contre les Etats-Unis; secundo, le bloc de pays antiaméricain devient plus fort et plus efficace; enfin, fini le temps où Washington pensait qu'il serait automatiquement élu au sein des organisations internationales.

 

Prix du manque d'intérêt
Les Etats-Unis avaient occupé de façon ininterrompue leur siège depuis la création de la Commission en 1947. Leur exclusion est mal acceptée surtout quand on la met en parallèle avec l'élection de pays comme le Pakistan, le Soudan, la Sierra Leone, le Togo, l'Ouganda qui ne sont vraiment pas des havres de respect de la personne humaine. Les critiques font par ailleurs remarquer que la crédibilité de la Commission, déjà sérieusement entamée, prend un nouveau coup. A la session qui s'est terminée la semaine dernière à Genève, la délégation américaine a essayé, sans succès, de faire épingler la Chine populaire pour entrave à la liberté d'expression. Mais Pékin avait réussi par un artifice de procédure, comme les années précédentes, que le sujet ne soit même pas débattu! 
«La Commission devient une galerie de violeurs des droits de l'homme», dénonce Joanna Weschler de l'organisation Human Rights Watch. Amnesty International, pour sa part, qualifie l'exclusion américaine de stratégie des pays qui violent régulièrement les droits humains pour échapper aux enquêtes et condamnations, qui sont souvent initiées par les Etats-Unis. Le New York Times cite l'ex-secrétaire d'Etat américain, Madeleine Albright, pour qui il est «impensable que le Soudan soit élu et non les Etats-Unis: ce pays pratiquerait même l'esclavage».
A Genève, José Luis Diaz, porte-parole du Haut-Commissariat pour les droits de l'homme, a souhaité que les Etats-Unis «redeviennent rapidement membre de la Commission. Ils y ont apporté une contribution historique.» Soit. Mais les Etats-Unis de George W. Bush récoltent un peu ce qu'ils ont semé. La politique étrangère du nouveau président est toujours un peu vacillante. Selon Kishore Mahbubani, ambassadeur de Singapour à New York, l'exclusion américaine n'a rien à voir avec les droits de l'homme: ils paient simplement le prix de leur manque d'intérêt pour l'ONU. Et pour cause. Après le départ de l'ambassadeur démocrate Richard Holbrooke, il n'y a toujours pas de remplaçant à New York. Un diplomate de carrière, John Negroponte, a bel et bien été nommé mais il n'a pas encore obtenu l'aval du Sénat: le dossier n'y a toujours pas été envoyé. «C'est un coup pénible pour notre diplomatie et notre leadership sur les droits de l'homme et la démocratie», déplore une représentante démocrate au sein d'un comité de surveillance de l'ONU.

 

Vote prévisible
Et ce n'est pas tout. Selon Human Rights Watch, le vote antiaméricain était prévisible. «On assiste à une montée en puissance d'un ressentiment envers les Etats-Unis, lié à leur position sur différents thèmes. Ils condamnent la Chine et Cuba mais sont opposés à un traité sur l'interdiction des mines antipersonnel, à la création d'une cour de justice internationale ou encore à l'accès universel aux remèdes antisida», déclare Joanna Weschler de Human Rights Watch. A Genève, les Américains étaient aussi les seuls à s'opposer à une résolution portant sur l'alimentation comme un droit fondamental suite au rapport déposé par le Suisse Jean Ziegler.
Enfin, il n'y a pas de doute que certains pays occidentaux aient voté pour déloger les Etats-Unis de la Commission. Des diplomates mettent en cause le revirement américain au sujet du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre et la relance de la guerre des étoiles. On fait également remarquer que les Etats-Unis sont en partie responsables de la paralysie de l'ONU: ils n'ont pas encore réglé leur dette de 580 millions de dollars. A ce propos, la Grande-Bretagne, l'alliée inconditionnelle, craint que les Etats-Unis ne soient tentés de revoir une nouvelle fois à la baisse leur contribution financière à l'ONU. 

Letemps.ch

 

barre.gif (1261 octets)

 

Un plateau à l'origine du vent

 

Le plateau tibétain serait à l'origine des moussons, ces vents qui font la pluie et le beau temps dans presque toute l'Asie

 

Chine, États-Unis - 04/05/2001 - L'Asie est exposée à un climat bien particulier qui serait largement dû au plateau tibétain, un morceau de terre de 800 000 kilomètres carrés situé au nord de l'Himalaya.
Le plateau tibétain s'est formé il y a plusieurs millions d'années mais depuis, il a continué à grimper : il y a huit millions d'années, il a gagné trois kilomètres puis, cinq millions d'années plus tard, a encore pris un peu de hauteur. Ces « bonds tardifs » « ont eu sur le climat asiatique des effets beaucoup plus importants que ceux dus à l'Himalaya », estime John Kutzbach, un des auteurs de l'étude.
Le plateau tibétain, situé entre les océans Indien et Pacifique, aurait affecté le climat en donnant naissance aux moussons : des vents typiques d'Asie qui, pendant l'été, soufflent de l'océan à la terre puis, pendant l'hiver, font le contraire. Pendant l'été, écrivent les chercheurs dans le Nature d'hier, le plateau inondé de soleil chaufferait l'air au-dessus de lui : cet air brûlant, montant vers le ciel, attirerait l'eau des océans Pacifique et Indien. Le plateau serait donc à l'origine de ce vent humide qui, en arrosant la terre sur son chemin, fait verdoyer toute l'Asie du sud-est.
Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs américains et chinois ont récolté des sédiments en Chine ainsi que dans les océans Indien et Pacifique. Ils ont alors constaté deux nettes augmentations des sédiments qui correspondraient aux deux « poussées » du plateau, il y a 8 et 3 millions d'années. Ces sédiments, plus précisément, seraient arrivés avec la mousson d'hiver, ce vent qui souffle de la terre vers l'océan. La mousson hivernale étant impensable sans celle d'été, le haut plateau tibétain est donc probablement derrière les deux.
Anick Perreault-Labelle - Cybersciences

 

barre.gif (1261 octets)

 

Cybervigie - La Chine verrouille ses accès

 

De Pékin à Shanghai, la chasse aux intellectuels qui surfent sur le Net est ouverte

 

Par Jean Guisnel - Tout aux joies des progrès de la société de l'information, on en oublie souvent que les dictatures sévissent aussi sur l'Internet. Mais les dirigeants communistes chinois viennent de le rappeler à qui ne voudrait pas être dessillé. Dans la nouvelle guerre qu'ils mènent actuellement contre les intellectuels oeuvrant avec peine en faveur de la démocratisation de la société chinoise, les dirigeants chinois ont trouvé une cible de choix dans les internautes militants. Chi Shouzu, qui avait été libéré en juin 1999 après avoir purgé une peine de dix ans de prison pour sa participation au printemps de Pékin, en 1989, a été de nouveau arrêté à Changchun. Son crime ? Disposer dans ses poches d'articles sur la Chine publiés à l'étranger et téléchargés sur l'Internet... Au moins trente autres intellectuels ont été arrêtés pour des raisons similaires au cours des derniers mois, a annoncé le centre d'information pour les droits de l'homme et la démocratie, basé à Hongkong. 
Le régime chinois est on ne peut plus clair sur ses intentions concernant l'Internet. Il ne veut pas que le réseau des réseaux soit le véhicule des espoirs démocratiques d'une partie de la population. L'expression sur les sites installés physiquement en Chine n'est pas seule en cause. Quiconque fait entendre sa dissidence sur des sites installés à l'étranger risque intimidations, perquisitions, arrestation et emprisonnement, avant des procès que l'on imagine déjà parfaitement mis en scène... Le régime a mis en place un système de surveillance et de contrôle des connexions sans égal au monde, qui semble jusqu'ici fort bien s'accommoder de l'extraordinaire croissance de l'Internet dans le pays. Friands de technologie, les Chinois sont de plus en plus nombreux à se connecter : ils étaient 22,5 millions connectés à la fin 2000, ce chiffre étant en croissance de 153 % par rapport à l'année précédente. Si cette tendance progresse, on imagine que l'appareil policier va commencer à avoir du mal à tout contrôler. D'où la nécessité, de son point de vue, de tuer dans l'oeuf les initiatives des cyberdémocrates les plus entreprenants.

© Le Point - 04/05/2001 - N°1494 - Le PointCom

 

barre.gif (1261 octets)

 

Lyon : Trois moines tibétains en visite à l'hôtel de ville, à l'occasion du 12e anniversaire du panchen lama, le plus jeune prisonnier politique du monde.

 

Une victoire pour Lions des Neiges

 

L'association semble bénéficier du vent de gauche qui a soufflé sur la mairie puisque trois moines tibétains ont été accueillis mercredi dernier à l'hôtel de ville. Pourtant, en 1999 (Lyon cap' du 27 oct), c'était la Chine qui était à l'honneur et Raymond Barre recevait en grande pompe le chef d'État Jiang Zemin. En interdisant les drapeaux tibétains pour ne pas froisser la susceptibilité du dictateur, l'ancien maire avait alors tout bonnement nié la cause tibétaine. Il aura suffi d'un changement de locataire pour que l'Hôtel de Ville affiche ledit drapeau dans tous ses salons et s'engage à le déployer symboliquement tous les 10 mars, en souvenir du soulèvement de Lhassa (qui avait coûté la vie à plus de 8 000 Tibétains en 1959). Comme l'explique Hubert Julien-Laferrière (adjoint à la coopération et à l'action humanitaire), "c'est ça, le miracle de l'alternance !"
Gérard Collomb a ainsi fait savoir qu'il s'engageait à recevoir le dalaï lama en visite officielle. Invitation que les différentes associations lyonnaises (dont l'active Lions des Neiges) avaient déjà devancée puisque la visite devrait avoir lieu en 2002. "Nous nous engageons également, ajoute-t-il, à prendre des mesures en exigeant des autorités chinoises la libération du panchen lama et en réfléchissant à la manière de matérialiser sa 'citoyenneté d'honneur' dans la ville de Lyon." Les membres de Lions des Neiges souhaiteraient qu'une rue porte son nom mais il faut bien reconnaître que la probabilité est infime pour que l'on rebaptise la place des Terreaux "Gendhun Choeky Nyima" ! Reste que si cet élan venait à se confirmer, il pourrait être à l'origine de sérieux bouleversements dans les relations avec Pékin.
Élise Chassaing

 

La gaffe diplomatique
Le petit détail qui en a fait sourire plus d'un, c'est lorsque l'un des moines a désigné du doigt les lampes ornées d'idéogrammes qui trônent dans le petit salon de l'hôtel de ville. Manque de pot pour les élus, les inscriptions étaient en chinois. Silence tendu dans l'assistance. Les moines, de bonne composition, se sont contentés de le souligner en souriant. Quant à Annie Mesplède, chargée du protocole, elle songeait sûrement qu'elle aurait peut-être dû penser à changer la déco, maintenant que Jiang Zemin n'était plus là. Heureusement, elle ne s'était pas trompée de pin's, et arborait le "Free Tibet" de circonstance.

Lyon Capitale N° 323 - mercredi 2 mai 2001 - www.lyoncapitale.fr

 

barre.gif (1261 octets)

 

Pas de bérets chinois pour les soldats américains

 

WASHINGTON, 2 mai (Reuters) - L'étiquette "made in China" ne sera pas à l'honneur dans l'armée américaine, dont 500.000 soldats environ doivent être dotés de nouveaux bérets noirs, a fait savoir le Pentagone mardi.
"Le chef d'état-major de l'armée a décidé que les soldats américains ne porteraient pas de bérets fabriqués en Chine ou avec des composants chinois", a déclaré le secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz.
Les bérets distribués précédemment devront être rendus et l'armée devra s'en défaire, a-t-il ajouté.
Le Pentagone n'a fourni aucune raison à l'appui de cette décision, mais elle fait suite aux tensions suscitées entre la Chine et les Etats-Unis par la collision entre un avion-espion de la marine américaine et un chasseur chinois le 1er avril au-dessus de la mer de Chine méridionale.
De plus, des voix se sont élevées au Congrès pour dénoncer la décision du département de la Défense d'autoriser des contrats totalisant 27 millions de dollars avec des entreprises de Chine et d'autres pays pour la fabrication des bérets noirs, au détriment de firmes américaines.
La saga avait commencé en octobre, lorsque le chef d'état-major de l'armée de terre avait décidé, pour stimuler le moral des troupes, que tous les soldats porteraient des bérets noirs - ce qui était traditionnellement réservé au corps d'élite des Rangers.
Après cinq mois d'âpres discussions, l'armée avait annoncé en mars que ses 3.000 Rangers troqueraient leurs bérets noirs contre un modèle brun et que les 474.000 autres soldats porteraient les noirs.

 

barre.gif (1261 octets)

 

CYBERGUERRE SINO-AMERICAINE


"Le pays entier regrette la perte
irrémédiable du meilleur de ses fils :
Wang Wei, tu vas nous manquer
jusqu'à la fin des jours", affichait
la page pirate sur le site du
département américain du Travail.

 

L'offensive chinoise

Après l'incident diplomatique crée par la collision entre deux avions, chinois et américain, l'affrontement se poursuit sur le Net. Au programme cette semaine: une cyber-attaque chinoise contre les Etats-Unis. L'offensive, qui a commencé le 28 avril, doit se poursuivre jusqu'au 7 mai. Deux sites gouvernementaux ont déjà été touchés, rapporte le New York Times.

 

Offensive chinoise
Des pirates informatiques pro-chinois ont pénétré les sites des départements américains du Travail et de la Santé qui ont dû être temporairement fermés. Une page du site du département du Travail (www.dol.gov) a été remplacée par la photo du pilote chinois disparu dans la collision de son chasseur avec un avion espion américain le 1er avril (voir photo).

 

Dégâts mineurs
Les pirates n'ont pas accédé aux systèmes de sécurité et aucune information n'aurait été perdue, selon un responsable du ministère. Le site du département de la Santé (www.health.gov) a été quant à lui "squatté" par la photo d'un soldat Chinois.
Le centre de protection de l'infrastructure nationale du FBI (NIPC) avait averti d'une forte probabilité d'attaques venues de Chine entre le 30 avril et le 7 mai. Effectivement, les prétextes ne manquent pas pendant cette période. Le 1er mai: fête du travail, le 4 mai: commémoration d'une manifestation anti-impérialiste de 1919.
Enfin, le 7 mai: anniversaire du bombardement par un avion américain de l'ambassade de Chine à Belgrade en 1999.

 

Réunion de mobilisation
Sur un forum organisé par un groupe de pirates chinois, un certain "Mr Fish", a déclaré "attaquer pour envoyer un message au peuple des Etats-Unis. Pour lui dire que nous ne sommes tous qu'un et qu'il doit empêcher son gouvernement de détruire le monde".

 

Répression des internautes chinois
La Chine appelle donc les pirates du monde entier à mettre leurs compétences à son service.
Elle ne s'encombre pourtant pas de délicatesse, chez elle, avec les internautes. Les autorités imposent un contrôle drastique sur les sites chinois, qui ne doivent rien comporter d'hostile à leur égard. En outre, Pékin vient d'interdire plusieurs rues aux cyber-cafés.
Le 26 avril, un internaute chinois a été condamné à quatre ans de prison pour avoir diffusé des articles en faveur de la démocratie sur l'Internet.
01/05/2001 - Canoe France

barre.gif (1261 octets)

MERCI DE VOTER POUR CE SITE
Introuvable, le ?  Mais non...

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

Vous avez aimé ce site, conseillez-le à un/e ami/e >>>>