Les nouvelles de Novembre 2000 |
22/11/2000 - (AFP)
Le Tibet Information Network (TIN) rapporte qu'un tibétain âgé de 60 ans, qui avait été emprisonné pour avoir milité en faveur de l'indépendance du Tibet, est mort dans des circonstances inconnues.
Sholpa Dawa, ancien tailleur à Lhassa, est donc mort dimanche dernier, et son corps n'a pas été rendu à sa famille. Il avait été conduit dans un hôpital extérieur au complexe pénitencier quelques jours avant sa mort, indiquant que son état nécessitait des soins médicaux. Les autorités chinoises susceptibles de fournir plus de détails n'ont pu être contactées.
Sholpa avait été arrêté une première fois en 1981 alors qu'il distribuait des tracts sur l'indépendance du Tibet et passa 2 années en prison.
Il fut à nouveau arrêté en 1985 alors qu'il distribuait des tracts dénonçant la dégradation des conditions de vie des tibétains et l'invasion du Tibet par la Chine en 1950, considérée par les chinois comme une libération pacifique. Il fut alors condamné à 4 ans de prison, mais après sa libération il fur arrêté un troisième fois en 1995, distribuant des photos du jeune Panchen Lama reconnut par le Dalaï Lama. Il fut réincarcéré pour 9 ans. S'il avait survécu, il aurait passé un total de 15 ans en prison.
Source: Alpes-Tibet
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Au monastère de Tsurphu, après la fuite du Karmapa…
Après la fuite du Karmapa
du monastère de Tsurphu au début de l'année, ses assistants Choedup, Dasa et Sonam
Tsering, ont été détenus toute une journée à Lhassa et forcés à rester debout sur une chaise pendant l'interrogatoire par mesure de représailles et d'humiliation.
Les trois étaient en service la nuit ou la fuite a eu lieu. Ils ont été accusés de complicité dans le plan d'évasion.
Actuellement, le Monastère de Tsurphu abrite 326 moines. Il est strictement interdit de recevoir de nouveaux moines et les moines apparentés aux fonctionnaires du Gouvernement tibétain en exil, sont expulsés. (…)
Les fonctionnaires tibétains qui travaillent pour l'administration chinoise ne sont pas autorisés à célébrer de cérémonies religieuses, ni a prier.
L'administration en place au Monastère de Tsurphu a été remaniée après l'évasion, a part Lobdun qui est directeur du Comité Démocratique d'Administration. On le dit fidèle au gouvernement Chinois et il ne fait preuve d'aucun intérêt ni pour la liberté du peuple Tibétain, ni pour le Dalai Lama. Les fonctionnaires chinois font son éloge comme modèle et disent qu'il maintient une discipline stricte dans le monastère, et qu'il aime la Nation. Les moines ont réclamé son remplacement mais les fonctionnaires ont ignoré
cette demande.
Les moines de Tsurphu subissent de sérieuses contraintes, des policiers armés épient constamment leurs mouvements. Les portes de la salle de prière principale sont gardées par des policiers avant, pendant, et après les séances de prières. Les moines ne sont pas autorisés à se rendre visite mutuellement dans leurs chambres, même pour étudier. Les policiers de service entrent brutalement et posent de nombreuses questions, telles que :
" De quoi parlez-vous? Envisagez-vous de vous évader en Inde? Etes-vous en contact avec les "diviseurs" du Dalai Lama? "
Choephel dit que : " Maintenant, n'importe quel plan d'évasion en Inde, l'audition de cassettes des discours du Dalai Lama ou l'écoute d'émissions de radio Tibétaines
est considéré comme un crime bien pire que des activités criminelles, y compris le meurtre. "
TCHRD, Nov. 2000
Traduction Dominique Cloutier, France-Tibet
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Rien
ne va plus pour le toit du monde
22 novembre - Radio Canada - Le plus
haut sommet du monde, le Mont Everest, perd de l'altitude du fait du réchauffement
climatique, a annoncé l'agence Chine nouvelle. |
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Le pari chinois de Mary Robinson
Elle a signé un accord de coopération avec Pékin sur les droits de l'homme
Par PIERRE HASKI - Libération le mercredi 22
novembre 2000
«C'est un pas très significatif de la part de la Chine, et je tiens à le
reconnaître.»
Mary Robinson, haut-commissaire de l'ONU sur les droits de l'homme
Pékin de notre correspondant - Une «étape
importante», comme le proclame Mary Robinson, haut-commissaire de l'ONU pour
les droits de l'homme, ou un «accord au rabais», comme le dénoncent les
organisations de défense des droits de l'homme? Mary Robinson a fait un
pari audacieux en signant au cours de sa visite à Pékin, lundi et mardi, un
accord de coopération avec le gouvernement chinois dans le domaine des droits
de l'homme. Un texte qui a mis deux ans à être négocié, et qui n'engage
pas spécifiquement la Chine à changer quoi que ce soit à ses pratiques répressives,
mais dont l'ONU espère qu'il marque une évolution de Pékin en la matière.
Porte ouverte. L'ancienne présidente irlandaise a défendu sa démarche,
hier, lors d'une conférence de presse: «c'est un pas très significatif de la
part de la Chine, et je tiens à le reconnaître», a-t-elle dit, tout en
admettant que «tout ne va pas changer en une nuit». «Mais il n'est pas
suffisant de critiquer, il faut aussi être prêt à engager un dialogue quand
la porte est ouverte», a-t-elle déclaré en réponse aux critiques des ONG.
«Cet accord ne me réduit pas au silence», a également proclamé la
haut-commissaire, qui a été longuement reçue hier par le président Jiang
Zemin. Et elle l'a prouvé, en réclamant à Pékin la fermeture des camps de «rééducation
par le travail», en dénonçant les mauvais traitements dont sont victimes les
adeptes de la secte Falungong, ou encore en estimant que la condamnation des
dissidents au nom de la «sécurité de l'Etat» «n'est pas compatible avec les
normes internationales».
Séminaires. Mais Mary Robinson a choisi de travailler avec la Chine pour
faire avancer les choses. L'accord prévoit l'organisation de plusieurs séminaires
communs, dont l'un en février prochain sur le laojiao (rééducation par le
travail) auquel sont condamnées des dizaines de milliers de personnes en Chine.
L'ONU organisera aussi des programmes de sensibilisation des policiers
chinois aux questions de droits de l'homme...
Le haut-commissariat va également aider la Chine dans la mise en ouvre des deux
pactes de l'ONU signés par Pékin: celui sur les droits économiques, sociaux
et culturels, et celui sur les droits politiques et civils. Mais il reste un
obstacle: signés en 1997, ces deux textes n'ont toujours pas été ratifiés
par le Parlement chinois. Le comité permanent de l'Assemblée nationale
populaire a été saisi en octobre du premier pacte, mais ne l'a pas ratifié.
Mary Robinson a espéré qu'il le sera «en janvier ou en février au plus tard».
L'enjeu n'est pas négligeable. Le pacte économique, social et culturel prévoit
notamment la possibilité de créer des syndicats indépendants, auxquels Pékin
s'est jusqu'ici farouchement opposé.
La Chine a toujours la possibilité d'émettre une «réserve» sur cette
clause, se soustrayant à ses obligations, mais Mary Robinson a espéré qu'elle
ne le ferait pas. Elle a indiqué qu'à un séminaire auquel elle participait
hier, plusieurs intervenants chinois ont déclaré que «le temps était venu»
d'accepter ce pacte dans sa totalité. Le second pacte est plus sensible
encore, puisqu'il prévoit la liberté d'expression et d'association.
Inquiétude. A Hong-kong, l'ONG Human Rights in China a exprimé son «inquiétude»
après la signature de l'accord Chine-ONU. Elle souligne que ce texte est une «version
édulcorée» de celui que Mary Robinson espérait signer en mars, et refusé
par Pékin. Elle s'inquiète notamment de ce que la Chine va désormais
pouvoir se prévaloir de cette «coopération» avec l'ONU pour éviter de
rendre des comptes sur les droits de l'homme. De fait, le «dialogue» déjà
engagé sur le sujet avec l'Union européenne n'a jusqu'ici rien donné.
Seule l'épreuve du temps permettra de juger du pari de Mary Robinson, et de
savoir si l'accord de Pékin est une réelle avancée, ou un marché de dupes.
L'ambassade de Chine en France http://www.amb-chine.fr/
Le Quotidien du Peuple, en anglais http://www.peopledaily.com.cn/english/
Le site République de Chine, recense tous les liens institutionnels. http://peacock.tnjc.edu.tw/ROC.HTML
Le site officiel du gouvernement http://www.gio.gov.tw/
[Ces liens étaient tels quels sur le site de Libération... Amusant de voir la "République de Chine", c'est à dire Taiwan, prise pour la "République Populaire de Chine"]
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La petite Bible rouge du Net chinois
Les nouvelles règles en vigueur imposent un strict contrôle de l'information.
Par PIERRE HASKI
- Libération, le lundi 20 novembre 2000
En janvier, il y avait 9 millions d'internautes en Chine. Ils seront 20 millions à la fin de l'année.
Pékin de notre correspondant
Profession: directeur du contenu. Chen Tong occupe à
Sina.com, le site Internet le plus fréquenté de Chine populaire, la fonction équivalente à
celle d'un webmaster dans les pays occidentaux. Mais l'appellation «directeur du contenu», qui figure sur sa carte de visite, semble bien plus
appropriée au contexte chinois, surtout depuis l'adoption, le 7 novembre, de
nouvelles règles extrêmement contraignantes en matière d'information et de forums de discussion.
Soulagement. Pour ce jeune homme au blouson rouge, ingénieur électronicien
de formation, le texte gouvernemental ne constitue pas une contrainte mais un soulagement. «Ces règles simplifient mon travail. Avant, j'avançais à
l'aveugle. On ne savait pas qui était responsable. Désormais, s'il y a un problème, il y a un bureau auquel on peut s'adresser. Ainsi, au cours de
l'année écoulée, à propos de la secte Falungong ou de Chen Shui-bian (le nouveau président de Taiwan, aux penchants indépendantistes, ndlr), nous ne
savions pas comment les traiter. Aujourd'hui, nous pouvons demander un avis.»
Sina.com, un site commercial dans lequel l'information et les forums de discussion occupent une place importante pour drainer du trafic, se
conformait par avance aux nouvelles règles. Celles-ci sont simples: les sites Internet autorisés à diffuser des informations n'ont pas le droit
d'utiliser d'autres sources que la presse officielle chinoise, agence Chine nouvelle ou journaux nationaux et provinciaux. Tout usage de source
étrangère doit obtenir «l'aval du bureau de l'information du Conseil d'Etat», la plus haute instance administrative. Et tous les sites qui n'ont
pas demandé ou reçu d'autorisation sont interdits de diffusion d'informations, y compris les sites individuels.
Zhao Tian, la toute jeune responsable de l'information à Sina.com, dirige une équipe de 50 journalistes et confirme que les nouvelles normes
gouvernementales n'ont rien changé. «Nous travaillions déjà avec Chine nouvelle et les grands journaux. Nous réécrivons les informations qu'ils
nous fournissent, nous n'allons pas les chercher nous-mêmes.» Et si une information parvient d'une autre source? «Nous n'y touchons pas», admet la
jeune fille.
Filtres et censure. Même prudence pour les forums de discussion: Sina.com
dispose d'un système qui retarde d'une demi-heure l'apparition des contributions des internautes, laissant ainsi aux responsables le temps de
relire, de couper certains passages ou carrément de supprimer les messages s'ils leur semblent aller trop loin. Chen Tong a, sur ce point, une attitude
simple: il laisse passer les critiques à l'égard du gouvernement «à condition qu'elles soient de bonne volonté, qu'elles ne contreviennent pas à
la loi, ne menacent pas la stabilité ou ne divulguent pas de secrets d'Etat». Le directeur du contenu de Sina.com a visiblement bien lu les
directives officielles. Il a d'ailleurs été consulté lors de leur élaboration.
Malgré ces limites, les forums de discussion restent, dans la Chine d'aujourd'hui, les seuls espaces de débat contradictoire. La semaine
dernière, sur le site de Sina.com, on pouvait lire de sévères critiques de la police après un hold-up ayant fait trois morts - «La police est payée à
ne rien faire», écrivait un internaute - ou des dénonciations virulentes des cadres corrompus: «Il faut les tuer. Si on en découvre un, on en tue un. Si
on en découvre deux, on en tue deux...»
Ces dernières décisions gouvernementales complètent un arsenal régulateur mis au point depuis le début de l'année, alors que le nombre d'internautes
connaît une véritable explosion en Chine: 9 millions en janvier, environ 20 millions en fin d'année. Pékin a d'abord promulgué un texte sur la
«protection des secrets d'Etat sur l'Internet», puis une série de décrets rendant les fournisseurs d'accès responsables juridiquement des sites qu'ils
abritent. Ces derniers sont censés conserver pendant soixante jours les références de tout internaute intervenant sur leur site, par exemple dans un
forum de discussion. Plusieurs ont été arrêtés et condamnés cette année pour
avoir transgressé l'une ou l'autre règle, notamment Qi Yanchen, un journaliste condamné à quatre ans de prison en septembre pour diffusion
d'informations «antigouvernementales» sur le Web. Si le décret officiel reste assez vague sur la définition de l'«information», ce qui peut donner
lieu à des interprétations différentes, le gouvernement est plus précis en ce qui concerne les interdits: tout ce qui nuit à la «sécurité de
l'Etat» (c'est-à-dire qui est favorable aux dissidents démocrates, ndlr), à l'unité
entre les groupes ethniques (informations sur le Tibet ou le Xinjiang, ndlr), à l'unité nationale (Taiwan, ndlr), répand des «idées hérétiques»
(référence au Falungong, ndlr), ainsi que la pornographie ou la violence.
D'autres textes sont en préparation contre les hackers, la cybercriminalité ou les manipulations destinées à influencer les marchés financiers...
Pour Alan Ye, président de Chinalabs.com, un consultant chinois spécialisé sur l'Internet, le gouvernement rattrape son retard. «Il s'est rendu compte
de l'influence de l'Internet sur le mode de pensée et de vie des gens et veut reprendre l'initiative.» Il reconnaît que le pouvoir est pris dans une
contradiction: d'un côté, il veut pousser la nouvelle économie pour développer le pays; de l'autre, «il s'inquiète de l'influence de
l'Internet». Ainsi, certains dirigeants se demandent si le Falungong se serait autant répandu sans le Web. Le gouvernement tente donc de mener une
double politique: favoriser le développement de l'e-business tout en limitant au maximum la partie circulation de l'information. «Il ne pouvait
pas laisser se développer l'Internet comme un secteur à part», souligne Alan
Ye.
Espoir en l'avenir. Selon lui, la multiplication des règles de contrôle peut
«nuire aux investissements» dans ce secteur, même si ceux-ci sont pour l'heure largement freinés par la méfiance des investisseurs, en Chine comme
ailleurs. Son seul espoir est que, la barre ayant été placée très haut, «ces
règles s'assouplissent dans l'avenir». Reste à savoir, aussi, si les internautes chinois n'apprendront pas à contourner ces règles aussi
rapidement qu'elles ont été instaurées.
Puisqu'on parle d'internet, voilà une dépêche que je viens de dénicher...
Chine:
Falungong - Attaque
informatique contre des sites de la secte chinoise Falungong
AFP : 13 avril 2000 [Texte intégral]
PEKIN - Cinq sites internet de la secte chinoise interdite Falungong, basés aux
Etats-Unis et au Canada, ont été attaqués depuis mardi, a indiqué jeudi par
téléphone depuis les Etats-Unis une porte-parole de la secte.
D'après elle, trois sites basés aux Etats-Unis et deux au Canada ont fait
l'objet d'une attaque massive et simultanée, selon une technique bien connue
des pirates informatiques: des flots de messages envoyés en même temps depuis
des dizaines d'ordinateurs, ce qui paralyse totalement le site.
La porte parole a dénoncé le bureau informatique de la police chinoise qui
serait derrière cette offensive d'une ampleur nettement supérieure à celle
qui avait déjà été lancée le 5 août dernier, quelques jours après
l'interdiction de la secte d'inspiration bouddhiste par les autorités
chinoises.
Il avait alors fallu environ 24 heures aux informaticiens pour remettre les
choses en état, mais jeudi matin, le principal site de la secte, http://www.falundafa.org,
n'était toujours pas accessible. "Ce type de piratage informatique nécessite
beaucoup d'efforts et de préparatifs" a commenté par téléphone Yuan Li,
un informaticien membre de la secte, qui vit aux Etats-Unis.
En février, un mystérieux mouvement se présentant comme "l'extrême
droite chinoise" avait revendiqué des attaques contre des sites
informatiques japonais et appelé les "patriotes" chinois à se
joindre au combat virtuel contre "les chiens enragés" nippons.
Mais un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait
condamné cette attaque.
[NDFT: Le mouvement Falun Gong n'est qualifié de secte que depuis qu'il dérange le pouvoir chinois... Plus d'info en farfouillant sur le site http://www.multimania.com/tussier]
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Pauvreté absolue, poésie, 50 ans de dictature...
A voir sur Web Matin :
Pékin prétend avoir mis fin à la "pauvreté absolue" : http://www.webmatin.com/flash/20001120/p4.html
La poésie fait peur au Parti : http://www.webmatin.com/flash/20001120/p3.html
Chine: 50 ans de dictature : http://www.webmatin.com/dossiers/chine.html
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Chine - Les autorités affirment avoir éradiqué la pauvreté
PEKIN, 17 novembre
(Reuters) - Les autorités chinoises estiment avoir éradiqué la pauvreté
absolue dans le pays et affirment posséder le taux de pauvreté le plus faible
des pays émergeants, rapporte vendredi l'agence Chine nouvelle.
Le seuil de pauvreté fixé par Pékin équivaut à un revenu annuel de 635
yuan (77 dollars), précise l'agence, alors que celui de la Banque mondiale est
d'un dollar par jour.
Le seuil de pauvreté chinois "bien que relativement bas est suffisant pour
qu'une personne vivant en Chine subvienne à ses besoins essentiels, c'est-à-dire,
manger, se vêtir et se loger", a déclaré à l'agence Chine nouvelle le
responsable d'un organisme gouvernemental de lutte contre la pauvreté.
Le haut responsable chinois a fait part d'un taux de pauvreté inférieur à 3%
en zone rurale (70% de la population), ce qui représente "quelque 26
millions de déshérités ou de personnes vivant dans un environnement naturel où
les conditions sont extrêmement difficiles".
Selon la Banque mondiale, près de 120 millions de Chinois (sur 1,26
milliard) vivent toujours dans des conditions de pauvreté intolérables ou ne
gagnant pas plus d'un dollar par jour.
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La Chine tente d'enterrer le passé dans du sable Olympique
JO - Du beach-volley place Tiananmen?
PEKIN,
22 novembre (Reuters) - Les autorités chinoises envisagent de faire de la
place Tiananmen le site du beach-volley dans leur projet de candidature aux Jeux
olympiques de 2008, rapportent les médias d'Etat mercredi.
L'idée de jouer en face du mausolée de Mao Zedong est née au cours d'une récente
visite de la Fédération internationale de volley-ball, précise le Quotidien
de Chine.
C'est aussi une réponse à l'idée du comité de candidature de Paris de faire
jouer les épreuves de beach-volley au pied de la Tour Eiffel, ajoute-t-il.
La place Tiananmen, théâtre de la répression sanglante des manifestations
démocratiques du printemps 1989, est un haut lieu touristique qui draine des
millions de personnes chaque année.
Outre Paris et Pékin, Osaka, Toronto et Istanbul sont candidates à
l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2008.
Le site sera choisi au printemps prochain par le CIO (Comité international
olympique).
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CHINE : Huit journalistes de Hong Kong interpellés
Dans une lettre adressée au ministre chinois de la Sécurité publique, Jia Chunwang, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre l'interpellation de huit journalistes et photographes de Hong Kong par la police chinoise. Les journalistes ont été empêchés de couvrir les cérémonies du vingtième anniversaire de la Zone économique spéciale de Shenzen auxquelles participait le président Jiang Zemin. Cette atteinte à la liberté d'informer intervient trois semaines après les menaces proférées par le chef de l'Etat chinois à l'encontre de journalistes de Hong Kong au cours d'une conférence de presse. "Ces interpellations arbitraires remettent en cause le travail des journalistes de Hong Kong qui souhaitent simplement informer leurs lecteurs de la situation en Chine", a précisé Robert Ménard, le secrétaire général de l'organisation.
"La situation de la liberté de la presse à Hong Kong se dégrade de manière très préoccupante sous les coups de butoir du régime de Pékin et de ses alliés à Hong
Kong", a ajouté Robert Ménard. L'organisation a enfin demandé au ministre la libération des onze journalistes actuellement détenus en Chine.
Selon les informations obtenues par RSF, huit journalistes et photographes du Sing Tao Daily, Apple Daily, Ming Pao Daily News et Oriental Daily News, quatre quotidiens de Hong Kong, ont été interpellés, le 14 novembre 2000, pendant plus de trois heures par des policiers en civil chinois. Aucun média de Hong Kong n'a été invité au vingtième anniversaire de la Zone économique spéciale (ZEC) de Shenzen au cours duquel le président Jiang Zemin a inauguré une statue géante de Deng Xiaoping. Les autorités ont prétexté que l'avenue où se déroulait la cérémonie était trop étroite pour accueillir la presse de l'ancienne colonie britannique. Pourtant, il y a dix ans, la presse de Hong Kong avait été invitée aux cérémonies du dixième anniversaire de la ZEC qui s'étaient déroulées au même endroit.
Sans accréditation, un groupe de journalistes a tenté de couvrir cet événement, mais des policiers en civil les ont interpellé à proximité du parc du Mont Lotus où étaient réunis les officiels. Les forces de l'ordre ont obligé les reporters à enlever les pellicules de leurs appareils et ont confisqué leurs cartes de presse et leurs cartes d'identité.
Une fois la cérémonie terminée, les autorités ont remis leurs documents aux journalistes et les ont libérés. Tung Chee-hwa, le chef de l'exécutif de Hong Kong, présent à la cérémonie, a déclaré à la presse qu'il n'était "pas sûr" des raisons qui ont conduit les autorités chinoises à ne pas inviter les journalistes de Hong Kong.
Reporters sans frontières défend les journalistes emprisonnés et la liberté de la presse dans le monde, c'est-à-dire le droit d'informer et d'être informé, conformément à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Reporters sans frontières compte huit sections nationales (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Suède et Suisse), des représentations à Bangkok, Washington et Abidjan, et plus de cent correspondants dans le monde.
RSF le 16 Nov. 2000.
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Jacquerie contre les impôts dans le sud-est de la Chine
PEKIN (AFP)
- mercredi 15 novembre - Dans le sud-est de la Chine, au moins cinq personnes ont été blessées lorsque près
d'un millier de paysans, qui protestaient contre les charges fiscales, ont affronté quelque 300 policiers anti-émeute à Zhangzhou dans la province du
Fujian, a affrimé mercredi une organisation de défense des droits de l'homme.
Selon le Centre d'information sur les droits de l'homme et la démocratie, basé à Hong Kong, les agriculteurs manifestaient devant le bureau des plaintes du canton de Nanqing
contre une hausse de 80% de la taxe locale sur la vente de bananes. Les manifestants exigeaient la démission du plus haut responsable du canton et l'organisation d'élections libres au niveau cantonal.
Les impôts et taxes en tout genre, perçus anarchiquement par les autorités locales, donnent lieu régulièrement à des flambées de colère dans les campagnes chinoises. Dans la province du Jiangxi, voisine du Fujian, des affrontements en août dernier entre 20.000 manifestants et 2.000 policiers ont fait un mort et une centaine de blessés.
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"Monsieur l’Ambassadeur, c’est pour quand ces négociations ?"
L’ambassadeur de Chine «piégé» par des militants pro-tibétains
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Mardi dernier avait lieu au Petit Palais, à Paris, l’inauguration d’une magnifique exposition : «Chine, la gloire des empereurs», sous le haut patronage de Monsieur Jacques Chirac, Président de la République française, et en présence de Monsieur Pan Zhenzhou, Vice-Ministre de la Culture de la République Populaire de Chine, de Monsieur Jean Tibéri, Maire de Paris, et de Monsieur Wu Jianmin, Ambassadeur de Chine en France. Avec tant de beau monde au programme, il ne fallait pas manquer ça.
Comment s’y prendre ? On décide d’abord de la jouer «réglo». On demande, à la Préfecture de Police, une autorisation de distribution de tracts le long de l’avenue qui longe l’entrée du musée. La France étant encore une grande démocratie (en général), nous avons l’heureuse surprise d’obtenir l’autorisation sans problème. Nous voilà donc sur le pavé, à distribuer des papiers d’information pour le Panchen Lama, aux très nombreuses personnes venues admirer l’art chinois. Très vite, nous sommes interrompus par des policiers en uniforme, qui nous demandent de les suivre. Ils nous disent être au courant de notre autorisation, mais, «c’est le règlement», ils nous font patienter 10 minutes «pour vérification». Nous sommes 5 ou 6 militants de base, qui repartons distribuer, «protégés» par une longue rangée de barrières, et surveillés par trois cars de CRS, venus spécialement pour nous. Il fallait bien ça, joyeux contribuables. Puis d’autres agents, en civil cette fois, nous font changer d’emplacement, alors que nous avions l’autorisation tout le long de l’avenue. Distribution, réactions des nombreux chinois. Les CRS nous demandent quand est-ce qu’on a fini, «pour qu’on puisse rentrer chez nous».
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Voilà le témoignage
d’un militant sur la suite des évènements :
« On nous a signalé que Tibéri avait visité les lieux avant notre arrivée,
avant l’heure prévue. Prudent, le bougre. Le ministre et
l’ambassadeur ont du en faire autant. Tant pis, nous étions là, autant en
profiter pour visiter l’exposition. L’un d’entre nous, qui avait profité
de l’affluence pour se faufiler à l’intérieur, réussit à se procurer des
invitations. Nous sommes donc quelques-uns à entrer, sans grand espoir qu’il
se passe quoi que ce soit. Puis, nous pressant dans la cohue à l’entrée de
la première salle, nous sommes bousculés par un petit groupe de Chinois, et
je reconnais immédiatement… l’Ambassadeur de Chine, juste en face de moi. Il
l’aurait fait exprès, il n’aurait pas fait mieux. «Bonjour, Monsieur
l’Ambassadeur !». Il me serre la main avec un sourire surpris. «Alors,
quand est-ce que la Chine acceptera d’ouvrir des négociations avec le Dalaï
Lama et le gouvernement tibétain en exil ?». Là, il change de visage. «Mais,
nous sommes tout à fait ouverts !», lance-t-il dans un français
parfait, en s’éloignant dans la foule. Je m’attendais à cette réponse…
diplomatique. En réalité, le gouvernement chinois réclame en préalable à
tout dialogue, que le Dalaï Lama reconnaisse que le Tibet, ainsi que Taiwan
(!), font partie de la Chine. Je lui lance : «Des négociations sans
conditions préalables, bien sûr, le Tibet n’appartient pas à la Chine !»
Et alors qu’il s’éloigne, des cris fusent : « LIBERTE POUR LE
TIBET ! LIBERTE POUR LE TIBET ! ». La foule compacte semble
approuver.
Nous voilà donc au cœur de l’exposition. Plus trace de l’ambassadeur. Nous
ne résistons pas à l’envie de déposer partout où c’est possible, des
tracts rédigés en français, en tibétain et en chinois. Les vigiles, armés
de talkie-walkie, ont du mal à nous repérer. Une magnifique statue bouddhiste
trône en bonne place. C’est le Boddhisatva Avalokiteshvara, ou Boddhisatva
de la compassion, dont on dit que le Dalaï Lama est une incarnation !
Sa vitrine se retrouve rapidement affublée d’un magnifique autocollant «FREE
TIBET». Aux murs, quelques cartes de Chine voient l’emplacement du Tibet décoré
de drapeaux tibétains. Les miroirs des lavabos ont droit, eux aussi, à leur décoration.
Dans la foule, un groupe de Chinois repère notre manège. Ils tendent le bras
pour enlever, en grimaçant, un tract placé derrière une vitrine. Ils m’ont
repéré, peu importe. Une Chinoise me dit «Mais vous vous trompez, le Tibet,
comme Taiwan, c’est la Chine !». Je sors de mon sac quelques papiers rédigés
en Chinois. Un homme prend mon papier pour le chiffonner avec rage. Une
Chinoise, par contre, le prend religieusement et me montre avoir soigneusement
rangé nos différents papiers.
Il s’est presque écoulé 2 heures depuis notre entrée au musée, nous nous
retrouvons à la sortie. Mais ce n’est pas encore fini. Attendant les
retardataires sur les marches, je suis presque bousculé par un petit groupe de
Chinois. Je me retourne. Encore une fois, l’Ambassadeur !!! «Ah,
Monsieur l’Ambassadeur, quelle surprise !» Effrayé, il a un
mouvement de recul. «Alors, ces négociations, c’est pour quand ?».
Des cris «LIBERTE POUR LE TIBET, LIBERTE POUR LE PANCHEN LAMA !»
fusent tandis que l’Ambassadeur se réfugie dans sa Mercedes. Celle-ci
tente de se frayer un passage pour sortir. L’ambassadeur baisse la tête pour
éviter nos regards tandis que nous tournons autour de la voiture. Cris et
gestes, nous sommes bien là.
Nous lui aurons laissé un bon souvenir de cette soirée ! Il en gardera
même un visible sur sa voiture : un magnifique drapeau tibétain collé près
de la plaque arrière. »
Source: France-Tibet, le Vendredi 10
Novembre 2000
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Les Parlementaires interrogent le gouvernement sur la politique de la France
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La résolution / ultimatum du Parlement Européen, et le "dialogue critique"
Reconnaissance du gouvernement tibétain en exil
Ministère de dépôt: Affaires étrangères
Question écrite Nº 27477 du 07/09/2000 page 3053 avec réponse posée par HURIET (Claude) du groupe
UC.
M. Claude Huriet appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la résolution du 6 juillet 2000 du Parlement européen sur l'avenir du Tibet. Dans cette résolution, le Parlement européen " invite les Etats membres à examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme légitime représentant du peuple tibétain si, dans un délai de trois ans, les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil ne sont pas parvenus à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet par le biais de négociations organisées sous l'égide du secrétaire général des Nations unies ". Au moment où la France préside le Conseil de l'Union européenne, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement français sur cette proposition précise et le délai dans lequel il pourrait proposer l'application à ses partenaires européens. Cette proposition lui semble en effet s'inscrire aussi bien dans le cadre du " dialogue critique " que l'Europe poursuit avec la Chine, que dans celui d'une recherche de solution pacifique et négociée à la question du Tibet.
Ministère de réponse: Affaires étrangères - Publiée dans le JO Senat du 02/11/2000 page 3763.
Réponse. - La position de la France sur la question du Tibet est bien connue. Lors de la reconnaissance du gouvernement de la République populaire de Chine en 1964 dans ses frontières actuelles, la France, comme la totalité des Etats ayant depuis engagé des relations diplomatiques avec ce pays, a reconnu que le Tibet faisait partie de la Chine. L'Assemblée générale des Nations unies n'a pas contesté l'intégrité territoriale de la République populaire de Chine en admettant ce pays, en 1971, à l'ONU. Le Dalaï Lama, comme il l'a indiqué lui-même à plusieurs reprises et encore récemment lors de sa visite pastorale en France en septembre 2000, ne revendique pas un statut d'indépendance pour le Tibet, mais la garantie d'une autonomie véritable, respectueuse de l'identité tibétaine. Une reconnaissance du gouvernement tibétain en exil pourrait apparaître contradictoire avec ces objectifs déclarés du chef spirituel tibétain. A la connaissance de ce ministère, le Dalaï Lama n'a jamais formulé une telle demande, ni par ailleurs sollicité la médiation des Nations unies pour nouer des négociations avec les autorités chinoises. La France, comme ses autres partenaires de l'Union européenne, est attachée à ce que des discussions s'ouvrent entre les autorités chinoises et le Dalai Lama, prix Nobel de la Paix en 1989 et personnalité internationalement reconnue pour son ouverture et sa modération. Lors de la visite d'Etat en France du président Jiang Zemin en octobre 1999, le Président de la République, qui se rend lui-même en Chine en octobre 2000, a souligné tout l'intérêt qui s'attacherait à l'ouverture d'un tel dialogue. La France attire régulièrement (Commission des droits de l'homme de l'ONU, sessions du dialogue euro-chinois sur les droits de l'homme, rencontres bilatérales, missions annuelles au Tibet de notre ambassadeur) l'attention des autorités chinoises sur la préservation de l'identité et de la spécificité culturelles et religieuses tibétaines et le respect des droits individuels et collectifs. Enfin, la question tibétaine figure parmi les sujets de préoccupation de l'Union européenne définis dans les conclusions du conseil affaires générales du 20 mars 2000 et a été évoquée, fin septembre, à l'occasion de la dernière session du dialogue euro-chinois sur les droits de l'homme.
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Redéfinition du dialogue critique entre l'Union européenne et la Chine concernant les droits de l'homme
Ministère de dépôt: Affaires étrangères
Question écrite Nº 27486 du 07/09/2000 page 3053 avec réponse posée par HURIET (Claude) du groupe
UC.
M. Claude Huriet appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la redéfinition du " dialogue critique " que l'Union européenne mène avec la Chine sur la question des droits de l'homme. En effet, aussi utile que soit, peut-être, ce dialogue, celui-ci a clairement montré ses limites ainsi qu'en témoigne, par exemple, l'absence de progrès, voire la détérioration de la situation des droits de l'homme au Tibet. De nombreuses organisations non gouvernementales en appellent à la redéfinition de ce dialogue en sorte de le rendre également plus transparent. Elles proposent ainsi la définition préalable et officielle des sujets auxquels l'Union européenne attache une importance plus signalée (par exemple la ratification par la Chine des deux pactes des Nations unies qui ne l'ont pas encore été, l'abolition de la peine de mort, la possibilité pour le Comité des droits de l'enfant de rencontrer le Panchen-Lama, etc.). Elles proposent en outre l'instauration d'instruments susceptibles de mesurer les progrès accomplis (telles que la visite régulière de délégations des Nations unies ou de l'Union européenne), la publication de l'agenda que l'Union fixe pour ces progrès et celle d'un rapport annuel sur les constats effectués. Elles proposent enfin que les parlements nationaux et le Parlement européen soient associés à des groupes de travail ou à certaines des rencontres que l'Europe mène avec la partie chinoise. Par ailleurs, il importe aussi de préparer d'ores et déjà la position européenne à la prochaine session de la commission des droits de l'homme des Nations unies à Genève. Bien que la prochaine session ne se tienne qu'au printemps 2001, la position politique que défendra l'Union européenne requiert en effet un travail préalable spécifique de manière à ce que celle-ci soit, le moment venu, parfaitement claire, ferme et cohérente. La France assumant actuellement la présidence de l'Union européenne, laquelle se conclura de surcroît par l'adoption d'une charte européenne des droits fondamentaux, il souhaiterait connaître l'appréciation qu'il porte sur ces propositions et les dispositions que notre pays pourrait prendre afin d'impulser rapidement les orientations nécessaires.
Ministère de réponse: Affaires étrangères - Publiée dans le JO Senat du 02/11/2000 page 3763.
Réponse. - Dans les conclusions du conseil des affaires générales du 20 mars dernier, les ministres de l'Union européenne ont décidé que l'Union ferait le point du dialogue euro-chinois sur les droits de l'homme afin de " parvenir à une approche plus ciblée et davantage axée sur les résultats, notamment dans les principaux domaines de préoccupation de l'Union ". Ce travail d'évaluation est actuellement en cours entre les quinze partenaires de l'Union, au niveau des experts. La présidence française de l'Union européenne a soumis à ses partenaires des premières propositions ouvertes, afin de recueillir leurs réactions et leurs propositions complémentaires. S'agissant de propositions émanant d'organisations non gouvernementales, visant notamment à doter ce dialogue d'un degré de transparence accru, il y a lieu d'observer que ces organisations ont eu à plusieurs reprises l'occasion de présenter leur réflexion au ministère des affaires étrangères. Leurs propositions (définition de sujets de préoccupation ; instauration d'instruments pour mesurer les progrès accomplis ; publication d'un calendrier d'objectifs et d'un rapport annuel) ont été prises en compte dans les pistes de réflexion que la présidence française a soumises à l'appréciation de ses partenaires européens. Certaines de ces propositions sont, en fait, déjà en application. Ainsi, le conseil affaires générales du 20 mars a identifié clairement les sujets auxquels l'Union européenne attache une importance particulière, et ceux-ci sont abordés de manière approfondie dans le cadre des sessions du dialogue. Une fois arrivé à son terme, le travail d'évaluation actuellement en cours devra être entériné par les ministres des quinze en conseil affaire générales. Il n'appartient pas à ce stade à la présidence française de se prononcer par avance sur des positions qui devront être actées à quinze. De la même manière, la position européenne à la prochaine commission des droits de l'homme sera définie conjointement par l'Union, à la lumière des progrès observés dans le cadre du dialogue, des éventuels gestes que la Chine pourrait faire avant la session de la commission des droits de l'homme et du travail d'évaluation du dialogue actuellement en cours.
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Explosion d'une bombe à Lhassa, la capitale du Tibet
PEKIN (AP) - Jeudi 9 novembre 2000 -
L'explosion d'une bombe a secoué fin octobre un tribunal de Lhassa, la capitale du Tibet, perturbant le trafic et entraînant des contrôles d'identité par la police chinoise, a rapporté jeudi le Réseau d'information sur le Tibet, une organisation basée à Londres.
A Lhassa, des responsables du gouvernement et de la police, joints par téléphone, ont déclaré ne pas être au courant de cette explosion qui se serait produite le 26 octobre.
Si elle est confirmée, cette explosion est la première signalée depuis plus de deux ans dans cette ville qui a connu par le passé une certaine agitation due à des militants tibétains luttant contre le pouvoir chinois.
Entre 1995 et 1998, au moins huit bombes avaient explosé à Lhassa, la dernière en juin 1998 près du quartier général de la police, sans jamais faire de morts ou de blessés graves, selon le Réseau d'information sur le Tibet.
Tibet Information Network - 08/11/2000
- Une bombe a explosé dans la partie nord de la rue Dekyi Shar Lam à Lhassa le 26 Octobre.
La déflagration a été violente et ressentie dans les immeubles à proximité comme un "tremblement de terre". Il n'est fait mention d'aucune victime. Après l'explosion, la police et les officiels ont ordonné aux étrangers qui se trouvaient dans le secteur de retourner à leur hôtel, les personnels de sécurité de
Lhassa mettant tout en oeuvre pour que les étrangers ne soient pas les témoins d'événements politiques et éviter ainsi la propagation en occident d'informations sur des troubles au Tibet. La police a toutefois reconnu que cet attentat pouvait être considéré comme un incident politique.
(...) L'explosion est survenue dix jours après la nomination par Pékin de Guo Jinlong au poste de secrétaire régional du parti au
Tibet, le plus haut poste dans cette région contrôlée par la Chine depuis 1950.
Source : Alpes-Tibet
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Les autorités de Pékin ont lancé une série de dispositions réglementaires en vue de surveiller le contenu des sites Web chinois.
Info PC - Jeudi 09 Novembre 2000
Après avoir annoncé en janvier dernier différentes mesures pour lutter contre la diffusion de "secrets
d’Etat" sur Internet, la Chine persiste et signe.
En effet, Pékin vient de publier de nouvelles réglementations destinées à contrôler la diffusion d’informations sur Internet et les forums de discussions.
Aux termes des nouvelles dispositions publiées par le Quotidien du Peuple, les sites Internet chinois ne peuvent rédiger ou rapporter eux-mêmes des informations sans avoir obtenu préalablement l’aval des organisations médiatiques nationales.
Selon l’agence officielle Chine nouvelle, "personne n’a le droit de propager des idées hérétiques susceptibles d’aller à l’encontre de la constitution et de mettre en danger la sécurité de
l’Etat".
Pour les portails désireux de diffuser des actualités provenant de médias étrangers, ils doivent obtenir l’autorisation du gouvernement de Pékin.
D’autre part, les autorités chinoises bloquent systématiquement tout accès aux sites étrangers consacrés à la situation des droits de l’homme en Chine ou au Tibet.
Quant aux contrevenants, ils se verront sanctionner par des peines administratives, dans les cas les moins sérieux. Méfiance donc, les dragons chinois veillent au grain sur le
Web.
Nathalie Costa
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Un intellectuel chinois ose appeler à des négociations avec le Dalaï Lama
06/11/2000 -(TT) Wang Lixiong, écrivain et intellectuel chinois, a défié la ligne officielle de la Politique chinoise au Tibet en appelant le Parti Communiste à s'asseoir à la table des négociations avec le Dalaï Lama. Le remplacement de Chen Kuiyuan au Tibet
a récemment réalimenté le débat sur la direction prise par la politique chinoise au Tibet. Même s'il semble trop tôt pour cerner les intentions de dirigeants chinois, il y a au moins une voix en Chine pour prendre une position claire et sans ambiguïté sur le problème.
Wang Lixiong dans son article, présente le Dalaï Lama comme la clé du problème tibétain, et déclare que la politique chinoise au Tibet durant ces 20 dernières années a été un échec, et que la seule façon d'avancer maintenant est d'ouvrir les négociations avec le Dalaï Lama.
Source: Alpes-Tibet
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Le Manifeste des peuples occupés
NOUS PEUPLES OCCUPES, NOUS PEUPLES DE TCHETCHENIE, DU CONGO, DE PALESTINE, DU TIBET ET D'AILLEURS, UNIS DANS L'ADVERSITE, EN DEPIT DE LA DIFFERENCE QUI EXISTE ENTRE NOS SITUATIONS RESPECTIVES... Lire la suite
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La Chine lance le plus grand recensement du monde
PEKIN (AFP) - 1er novembre 2000 - La Chine a entrepris, mercredi, de compter l'ensemble de son énorme population: pour cette opération titanesque, pas moins de 6 millions de recenseurs vont frapper aux portes de 350 millions de foyers au cours des quinze prochains jours.
C'est le cinquième recensement national organisé depuis la fondation de la République Populaire de Chine et le plus grand jamais entrepris à travers le monde. Préparé minutieusement depuis des mois, il devrait permettre d'avoir une idée plus précise de la population du pays le plus peuplé du globe, afin de faciliter la planification économique à moyen et à long terme.
Officiellement, la population s'élevait à 1,259 milliard d'habitants fin 1999. Mais ce chiffre passe pour être sous-évalué en raison de l'existence d'une très importante population flottante ainsi que de millions d'enfants non déclarés, car nés en violation de la stricte politique de contrôle des naissances appliquée par la Chine depuis le début des années 80. Pour assurer la fiabilité des résultats, les autorités ont multiplié les consignes pour garantir la confidentialité des renseignements.
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Jacques Chirac
est rentré de Chine :
"le partenariat franco-chinois
est un
atout important pour relever les
défis de ce siècle..." "Le
dialogue
constructif doit être approfondi" |
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