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12/04/15 | 9 h 48 min par France Tibet

Les enfants exilés du Tibet

route exil

Le supplément LENS du New York Time dédié au photojournalisme consacre un article sur le travail du photographe tibétain Tsering Topgyal « les enfants exilé du Tibet ».
Magnifique reportage à découvrir dans un diaporama de 18 photographies

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Tsering Topgyal avait 8 ans lorsqu’il a quitté son pays pour l’exil : à pied. Ces parents l’ont envoyé traverser l’Himalaya pour rejoindre le Dalaï-Lama et les autres Tibétains en exil à Dharamsala en Inde.

Il n’a pas revu sa famille depuis.

Il a grandi dans un pensionnat tibétain avec de nombreux autres enfants qui avaient pris la même route que lui afin d’échapper à la persécution religieuse et culturelle. Bien qu’ils aient tous partagé la même histoire, ils discutaient rarement de ce qu’ils avaient laissé derrière eux.

Après quelques années avec la distance, les souvenirs de ses parents et de ses cinq frères et sœurs dans leur village agricole ont commencé à s’estomper. Bien qu’il les appelle tous les deux ans, les conversations étaient maladroites. Sa mère pleurait régulièrement, et il ne voulait pas la faire souffrir plus.

 » La grande tragédie de ma vie n’a pas été celle d’être séparé de ma famille, mais celle d’être séparé de l’affection et de leur avoir manqué pendant des décennies. »

Tsering Topgyal qui a quitté Dharamsala en 2007 avait fréquenter un collège près de Bombay, où il a étudié la littérature anglaise et a pris la nuit des cours de photographie. Un an plus tard, il a commencé en tant que pigiste indépentant pour The Associated Press à New Delhi (ce qui lui a valu d’être embauché). Comme il voyait beaucoup de familles, il ne pouvait pas s’empêcher de penser du manque de contact avec ses parents.

Il a commencé à photographier d’autres jeunes exilés tibétains eux aussi séparés de leurs parents comme un moyen pour lui de parler de ses propres expériences. Mais il vit bientôt dans ses images quelque chose de plus fort – une façon de montrer au monde les difficultés des exilés tibétains – et il était exceptionnellement bien placé pour en parler.

« Il y a plusieurs étrangers qui font un gros travail travail sur le Tibet, mais j’ai pensé que ce nous connaissions était plus intéressant » at-il dit dans un échange de mail.  » Si j’essaie de le faire, et de parler pour nous, cela fait vraiment sens »

Kalsang Tsering, 20, in his room in New Delhi. “Once when I was in school, I was hospitalized for several days in an Indian hospital in Himachal Pradesh,” he said. “Other Indian patients had lots of visitors and family around them. I have nobody.”

Kalsang Tsering, 20, in his room in New Delhi. “Once when I was in school, I was hospitalized for several days in an Indian hospital in Himachal Pradesh,” he said. “Other Indian patients had lots of visitors and family around them. I have nobody.”Credit Tsering Topgyal/Associated Press

Tsering Topgyal à 26 ans, photographiait ses camarades de classe et d’autres Tibétains qui étaient sortis clandestinement du Tibet à un âge précoce. Certains ne veulent pas montrer leur visage pour que leurs familles, qui vivent encore sous la domination chinoise au Tibet, ne subissent pas de représailles. Il a également photographié des objets qui leur ont été donné par leurs mères avant leur départ.

Certains jeunes Tibétains préfèrent les vêtements et la musique occidentale, mais ceux qui comprennent la culture tibétaine, at-il dit, se consacre « à notre histoire et aux valeurs qui nous sont chères. »

 » C’est plus que parler tibétain » at-il dit. « C’est une tradition familiale. Nous considérons nos parents, surtout nos mères, comme ce que nous avons de plus précieux. Lorsqu’ils vieillissent, nous devons les soutenir et leur donner en retour l’affection et la gentillesse qu’ils ont eues pour nous « .