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22/05/15 | 11 h 41 min

Les dessous du Made in China français sur envoyé spécial en replay

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Diffusé le jeu. 21-05-15 à 20h57 | Encore 6 jours en replay
Info | 88′ | Tous publics
Avec G. Chenu et F. Joly

Les dessous du « made in China » français
Aubervilliers, nouveau quartier général du vêtement chinois ? Cette ville de Seine-Saint-Denis est devenue au fil des ans la capitale de la fringue « made in China ». Tailleur à 40 euros trouvé dans une boutique du centre-ville, baskets vendus chez un soldeur… Il y a fort à parier qu’une partie de votre garde-robe ait transité par Aubervilliers, la nouvelle porte d’entrée du vêtement chinois en Europe. Entre le stade de France et le périphérique, le commerce de gros bat son plein avec des boutiques au nom un rien kitsch : Glam couture, La bottine souriante ou Miss Baby Hot Bottom. Coupes, couleurs, matières : les grossistes offrent un choix presque infini.

La quasi-totalité des affaires sont familiales, tenues par des Chinois issus de la région de Wenzhou. Ici, les produits sont pour la plupart fabriqués en Chine, importés par des grossistes et revendus ensuite dans nos petites boutiques de centre-ville. Mais beaucoup de ces vêtements sont fabriqués sur place. L’impulsion économique donnée par les grossistes a créé de l’emploi au sein de la communauté chinoise. La plupart des femmes y sont couturières, seul métier possible quand on ne parle pas le français. Mais ces « petites mains » sont des proies faciles pour des grossistes peu scrupuleux.

Leslie Benzaquen et Yvan Bumier ont découvert, pour Envoyé spécial, des ateliers clandestins dans les sous-sols des pavillons de banlieue. Des ateliers qui emploient des migrants chinois sans titre de séjour et leur imposent des conditions de travail difficiles. Entassées sur quelques mètres carrés, dans des caves, ces ouvrières chinoises travaillent 7 jours sur 7, 12 heures par jour pour fabriquer nos robes et nos tee-shirts.