PARIS / CITE DE LA MUSIQUE, 14 février : Musiques du Tibet, avec Madame Yangchen Lhamo et Tenzin Gonpo.
Tenzin Gönpo / Yungchen Lhamo

Musiques du Tibet
Dimanche 14 février 2010 à 16h30
A la Cité de la Musique
Dans le cadre du cycle Terres de Résistance
Les Musiques du monde à l’heure de la mondialisation;
Tenzin Gönpo / Yungchen Lhamo
Musiques du Tibet
* dimanche 14 février 2010 / 16:30
* Salle des concerts
1ère partie
Musiques traditionnelles *1 - Rituel de Purification / rngon-pa´i ´don gneune pé deune / rituel d'ouverture de tous les livrets d'opéra Aché Lhamo, tambour Gna
*2 - Hymne de la région de l'Amdo / ´brong-lo-rtsed drong lo-tsé / (Nord Est) ou hymne d'espoir, flûte Lingbou
*3 - Hymne de la région du Kham rgya-rta-nag-po guyata nagpo / (Est) poème de résistance sur une composition de Tenzin pour flûte Lingbou
*4 - Chant des nomades de la région du Kham
rkyang-chung-kha-dkar kyang choung khakar / (Est) poésie spirituelle et sarcastique, viole Py-wang
*5 - Chanson classique de Lhassa
bkra-la-shis-pa tala chipa
(Tibet Central) métaphore poétique pour politique, grand luth Dra-nyène
*6 - Chanson et Danse de l'ouest du Tibet
gsang-gsum-sgrol-ma sangsume drolma
(Ouest) offrande au yogi respa, petit luth Dra-nyène
Tenzin Gönpo
* 7 - Chanson contemporaine / brag-sgo-kag-ni dhrago kaling / écrite par Paljor, puis interdite au Tibet
* Tenzin Gönpo chant, danse, luth, guitare, viole, tambour, flûtes
Entracte
2ème partie

* Yungchen Lhamo chant
* Jamshied Sharifi piano, claviers, accordéon
* Marc Shulman guitare basse
Yungchen Lhamo. Son nom, qui lui fut donné par un lama, signifie : « Déesse de la mélodie et du chant ». Yungchen Lhamo a fui son pays, à pied, en 1989. Depuis son premier album, Tibetan Prayer, et au fil de ses fascinants spectacles a cappella, elle s’est imposée comme la grande voix tibétaine.
Née dans un camp de travail près de Lhassa pendant l’occupation chinoise, elle a commencé à travailler dans une fabrique de tapis à l’âge de cinq ans.
Le chant tibétain avait été banni par la Révolution culturelle. C’est dans ce
contexte de répression que Yungchen reçut de sa grand-mère l’enseignement d’un art vocal religieux, qu’elle a emporté avec elle lors de sa dangereuse traversée de l’Himalaya, pour émigrer en Inde, où le dalaï-lama encourage son talent. « Quand j’ai quitté le Tibet, confie-t-elle, j’ai tout perdu, sauf ma voix… » De fait, en renonçant à tout accompagnement pour ses concerts, elle se concentre sur cette voix nue qui, de façon bouleversante, évoque les traditionnels thèmes tibétains du pélerinage spirituel ou de l’harmonie avec la nature.
Ce concert sera diffusé en direct le 14 février à 16h30 sur www.citedelamusique.fr,www.sallepleyel.fr, www.arteliveweb.com
MEDI 13 FÉVRIER – 20H30
« A voice for the skies »
Yungchen Lhamo, chant
Jamshied Sharifi, claviers, piano, accordéon
Marc Shulman, guitare basse
Le Tibet, ancien royaume aux confins des cimes enneigées (himals, en népalais), charnière stratégique entre le monde chinois et le monde indien, a connu une histoire mouvementée, interrompue par de longues périodes d’isolement. Autour des années cinquante, avec la présence accrue des troupes chinoises, la situation à l’intérieur du Tibet se détériora, entraînant un soulèvement important à Lhassa en mars 1959. Le Dalaï-lama quitta alors le Tibet et, accompagné par plus de 80 000 Tibétains, entreprit sa longue marche vers l’exil indien. Aujourd’hui, la majorité des Tibétains vit entre l’Inde, le Népal et le Tibet, tandis que leur gouvernement est établi à Dharamsala. Le Prix Nobel de la paix décerné au Dalaï-lama en mars 1989 marquera le début d’une prise de conscience internationale, érigeant en symbole ce pays livré au combat pour sa liberté et son indépendance.
Yungchen Lhamo
Le nom prédestiné de Yungchen Lhamo, autre poétesse en exil, lui fut donné par un lama et signifie « Déesse de la mélodie et du chant ». Depuis son premier album, Tibetan Prayer, et au fil de ses fascinants spectacles a cappella, elle s’est imposée comme la grande voix tibétaine. Née dans un camp de travail près de Lhassa pendant l’occupation chinoise, elle a commencé à travailler dans une fabrique de tapis à l’âge de cinq ans. Malgré une enfance perturbée, Yungchen reçut de sa grand-mère l’enseignement d’un art vocal religieux, qu’elle allait emporter avec elle lors de sa dangereuse traversée de l’Himalaya vers l’Inde. Le chant tibétain était alors banni par la Révolution culturelle.
C’est en 1989, à l’âge de vingt-cinq ans, que Yungchen Lhamo fuit son pays à pied. La route de l’ouest offrira la possibilité à nombre de Tibétains de développer un exil militant et de tenter de maintenir une culture bousculée dans l’essence même de ses fondements spirituels.
La spiritualité tibétaine, appartenant à la branche mahayana du Bouddhisme, qui apparut au Tibet au début du VIIe siècle, est imprégnée par l’un des environnements naturels les plus puissants et les plus grandioses au monde, qui favorise la louange au ciel et la contemplation d’une nature magnifiée par la répétition infinie des mantras ou prières.
La voix de Yunchen Lhamo chante et psalmodie à sa manière un monde perdu, la quête d’une nouvelle conscience humanitaire, mais aussi l’exil, la séparation douloureuse avec son fils (resté au Tibet) et une enfance chaotique. Son style musical, sobre et dépouillé, oscille entre deux pôles : maintien de la tradition vocale tibétaine et tentative d’affirmation par la composition. Yungchen s’impose ainsi comme une artiste inscrite dans son temps, capable d’une créativité sans concessions ni artifices.
Sa notoriété lui a permis de se produire avec des artistes comme Annie Lennox, Billy Coran, les Smashing Pumpkins, Peter Gabriel ou Sherry Crow, et d’être identifiée comme l’un des symboles de la cause tibétaine à travers le monde.
Yungchen Lhamo est notamment accompagnée aux claviers par Jamshied Sharifi, compositeur et musicien de père iranien et de mère américaine.
Alain Weber, assisté d’Edith Nicol
communiqué le 6 février; rappels le 9, 11 février

Musiques du Tibet
Dimanche 14 février 2010 à 16h30
A la Cité de la Musique
Dans le cadre du cycle Terres de Résistance
Les Musiques du monde à l’heure de la mondialisation;
Tenzin Gönpo / Yungchen Lhamo
Musiques du Tibet
* dimanche 14 février 2010 / 16:30
* Salle des concerts
1ère partie
Musiques traditionnelles *1 - Rituel de Purification / rngon-pa´i ´don gneune pé deune / rituel d'ouverture de tous les livrets d'opéra Aché Lhamo, tambour Gna
*2 - Hymne de la région de l'Amdo / ´brong-lo-rtsed drong lo-tsé / (Nord Est) ou hymne d'espoir, flûte Lingbou
*3 - Hymne de la région du Kham rgya-rta-nag-po guyata nagpo / (Est) poème de résistance sur une composition de Tenzin pour flûte Lingbou
*4 - Chant des nomades de la région du Kham
rkyang-chung-kha-dkar kyang choung khakar / (Est) poésie spirituelle et sarcastique, viole Py-wang
*5 - Chanson classique de Lhassa
bkra-la-shis-pa tala chipa
(Tibet Central) métaphore poétique pour politique, grand luth Dra-nyène
*6 - Chanson et Danse de l'ouest du Tibet
gsang-gsum-sgrol-ma sangsume drolma
(Ouest) offrande au yogi respa, petit luth Dra-nyène
Tenzin Gönpo
* 7 - Chanson contemporaine / brag-sgo-kag-ni dhrago kaling / écrite par Paljor, puis interdite au Tibet
* Tenzin Gönpo chant, danse, luth, guitare, viole, tambour, flûtes
Entracte
2ème partie

* Yungchen Lhamo chant
* Jamshied Sharifi piano, claviers, accordéon
* Marc Shulman guitare basse
Yungchen Lhamo. Son nom, qui lui fut donné par un lama, signifie : « Déesse de la mélodie et du chant ». Yungchen Lhamo a fui son pays, à pied, en 1989. Depuis son premier album, Tibetan Prayer, et au fil de ses fascinants spectacles a cappella, elle s’est imposée comme la grande voix tibétaine.
Née dans un camp de travail près de Lhassa pendant l’occupation chinoise, elle a commencé à travailler dans une fabrique de tapis à l’âge de cinq ans.
Le chant tibétain avait été banni par la Révolution culturelle. C’est dans ce
contexte de répression que Yungchen reçut de sa grand-mère l’enseignement d’un art vocal religieux, qu’elle a emporté avec elle lors de sa dangereuse traversée de l’Himalaya, pour émigrer en Inde, où le dalaï-lama encourage son talent. « Quand j’ai quitté le Tibet, confie-t-elle, j’ai tout perdu, sauf ma voix… » De fait, en renonçant à tout accompagnement pour ses concerts, elle se concentre sur cette voix nue qui, de façon bouleversante, évoque les traditionnels thèmes tibétains du pélerinage spirituel ou de l’harmonie avec la nature.
Ce concert sera diffusé en direct le 14 février à 16h30 sur www.citedelamusique.fr,www.sallepleyel.fr, www.arteliveweb.com
MEDI 13 FÉVRIER – 20H30
« A voice for the skies »
Yungchen Lhamo, chant
Jamshied Sharifi, claviers, piano, accordéon
Marc Shulman, guitare basse
Le Tibet, ancien royaume aux confins des cimes enneigées (himals, en népalais), charnière stratégique entre le monde chinois et le monde indien, a connu une histoire mouvementée, interrompue par de longues périodes d’isolement. Autour des années cinquante, avec la présence accrue des troupes chinoises, la situation à l’intérieur du Tibet se détériora, entraînant un soulèvement important à Lhassa en mars 1959. Le Dalaï-lama quitta alors le Tibet et, accompagné par plus de 80 000 Tibétains, entreprit sa longue marche vers l’exil indien. Aujourd’hui, la majorité des Tibétains vit entre l’Inde, le Népal et le Tibet, tandis que leur gouvernement est établi à Dharamsala. Le Prix Nobel de la paix décerné au Dalaï-lama en mars 1989 marquera le début d’une prise de conscience internationale, érigeant en symbole ce pays livré au combat pour sa liberté et son indépendance.
Yungchen Lhamo
Le nom prédestiné de Yungchen Lhamo, autre poétesse en exil, lui fut donné par un lama et signifie « Déesse de la mélodie et du chant ». Depuis son premier album, Tibetan Prayer, et au fil de ses fascinants spectacles a cappella, elle s’est imposée comme la grande voix tibétaine. Née dans un camp de travail près de Lhassa pendant l’occupation chinoise, elle a commencé à travailler dans une fabrique de tapis à l’âge de cinq ans. Malgré une enfance perturbée, Yungchen reçut de sa grand-mère l’enseignement d’un art vocal religieux, qu’elle allait emporter avec elle lors de sa dangereuse traversée de l’Himalaya vers l’Inde. Le chant tibétain était alors banni par la Révolution culturelle.
C’est en 1989, à l’âge de vingt-cinq ans, que Yungchen Lhamo fuit son pays à pied. La route de l’ouest offrira la possibilité à nombre de Tibétains de développer un exil militant et de tenter de maintenir une culture bousculée dans l’essence même de ses fondements spirituels.
La spiritualité tibétaine, appartenant à la branche mahayana du Bouddhisme, qui apparut au Tibet au début du VIIe siècle, est imprégnée par l’un des environnements naturels les plus puissants et les plus grandioses au monde, qui favorise la louange au ciel et la contemplation d’une nature magnifiée par la répétition infinie des mantras ou prières.
La voix de Yunchen Lhamo chante et psalmodie à sa manière un monde perdu, la quête d’une nouvelle conscience humanitaire, mais aussi l’exil, la séparation douloureuse avec son fils (resté au Tibet) et une enfance chaotique. Son style musical, sobre et dépouillé, oscille entre deux pôles : maintien de la tradition vocale tibétaine et tentative d’affirmation par la composition. Yungchen s’impose ainsi comme une artiste inscrite dans son temps, capable d’une créativité sans concessions ni artifices.
Sa notoriété lui a permis de se produire avec des artistes comme Annie Lennox, Billy Coran, les Smashing Pumpkins, Peter Gabriel ou Sherry Crow, et d’être identifiée comme l’un des symboles de la cause tibétaine à travers le monde.
Yungchen Lhamo est notamment accompagnée aux claviers par Jamshied Sharifi, compositeur et musicien de père iranien et de mère américaine.
Alain Weber, assisté d’Edith Nicol
communiqué le 6 février; rappels le 9, 11 février
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