En Chine, des milliers d’expropriés réclament des indemnisations
En Chine, des milliers d’expropriés réclament des indemnisations

Suzhou, une ville chinoise rattrapée par la folie immobilière.
chinatourguide.com
Par RFI
Avec notre correspondant à Pékin, Joris Zylberman
C’est une protestation qui dure depuis six jours. Des milliers de manifestants sont rassemblés à Suzhou, grande ville dans le sud du pays. Montrées du doigt : les autorités accusées d'avoir détourné les indemnisations qui leur étaient dues pour les dédommager de la destruction de leurs habitations et laisser la place à de nouveaux logements. Cette campagne de protestation est relayée par les médias.
La manifestation a commencé la semaine dernière, le 14 juillet. Des milliers d’habitants de la ville de Suzhou se massent devant le bâtiment des autorités dans le district de Tong'an. Ils accusent des fonctionnaires d’avoir détourné l’argent de leurs indemnités dues en contrepartie de leur expropriation.
Comme les officiels démentent, les résidents saccagent du matériel et occupent les locaux administratifs pendant deux jours. Vendredi 17 juillet, dans la soirée, la police anti-émeute intervient. C’est affrontement avec des manifestants blessés et d’autres emmenés par la police. Ça continue le samedi où des milliers de personnes bloquent une autoroute avant d’être dispersées par les forces de l’ordre. Mais ce n’est toujours pas fini. Dimanche, la foule grossit jusqu’à 10 000 manifestants, eux aussi finalement dispersés dans la journée.
Les expropriations constituent depuis dix ans l’une des causes majeures de la colère sociale en Chine, mais l’ampleur des mouvements de masse n’a cessé de grandir à cause notamment de la frénésie de la construction.
Désormais la réponse du gouvernement de Pékin est double. Les mesures pour refroidir le marché immobilier se sont ajoutées à la répression des manifestants.

Suzhou, une ville chinoise rattrapée par la folie immobilière.
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Par RFI
Avec notre correspondant à Pékin, Joris Zylberman
C’est une protestation qui dure depuis six jours. Des milliers de manifestants sont rassemblés à Suzhou, grande ville dans le sud du pays. Montrées du doigt : les autorités accusées d'avoir détourné les indemnisations qui leur étaient dues pour les dédommager de la destruction de leurs habitations et laisser la place à de nouveaux logements. Cette campagne de protestation est relayée par les médias.
La manifestation a commencé la semaine dernière, le 14 juillet. Des milliers d’habitants de la ville de Suzhou se massent devant le bâtiment des autorités dans le district de Tong'an. Ils accusent des fonctionnaires d’avoir détourné l’argent de leurs indemnités dues en contrepartie de leur expropriation.
Comme les officiels démentent, les résidents saccagent du matériel et occupent les locaux administratifs pendant deux jours. Vendredi 17 juillet, dans la soirée, la police anti-émeute intervient. C’est affrontement avec des manifestants blessés et d’autres emmenés par la police. Ça continue le samedi où des milliers de personnes bloquent une autoroute avant d’être dispersées par les forces de l’ordre. Mais ce n’est toujours pas fini. Dimanche, la foule grossit jusqu’à 10 000 manifestants, eux aussi finalement dispersés dans la journée.
Les expropriations constituent depuis dix ans l’une des causes majeures de la colère sociale en Chine, mais l’ampleur des mouvements de masse n’a cessé de grandir à cause notamment de la frénésie de la construction.
Désormais la réponse du gouvernement de Pékin est double. Les mesures pour refroidir le marché immobilier se sont ajoutées à la répression des manifestants.
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