PEKIN : Contamination et liberté d'expression : ONG, Banque, Lait contaminé, rouge à lèvres, dentifrice, raviolis, jouets toxiques... MOTUS !
Laet liste des méfaits des produits frelatés "made in China "s'allonge, malheureusement pour les consommateurs de nombreux pays acheteurs..

Dessin libre de droits, proposé par un membre de France-Tibet.
«Made in China»: Pas seulement le lait qui soit toxique : rouge à lèvres cancérigène, dentifrice à l'antigel, raviolis toxiques, canapés de relaxation...... chaque jour, la liste s'allonge mais motus, les ONG ne peuvent s'exprimer, la presse .. si peu!!...

"Des canapés chinois qui donnent des allergies. Selon « Le Parisien », une dizaine de personnes auraient été hospitalisées dans « un état jugé sévère à un eczéma géant » provoqué par leur fauteuil « relax » importé de Chine pour Conforama." !!
selon "Le Parisien": consultez l'article
Les autorités chinoises ont inspecté en tout hâte des usines à travers le pays depuis que la société Sanlu, basée à Shijiazhuang, a été mise en cause pour avoir sciemment vendu du lait toxique. Cette société fournit environ le cinquième du marché chinois de lait pour bébé.
Vingt-deux autres sociétés chinoises commercialisant du lait en poudre contenant de la mélamine ont été découvertes depuis, selon les informations de l'Administration générale chinoise de la surveillance de la qualité, inspection et mise en quarantaine.

Selon des rapports officiels, le lait contaminé a causé la mort de trois bébés, plus de 6000 enfants en bas âge sont tombés malades et plus de 150 enfants ont développé des sérieux problèmes rénaux.
Au cours de la récente inspection, nombre de producteurs de lait frais et en poudre figurent parmi les 23 sociétés qui ont vendu des produits contaminés par la mélamine.
Pour aggraver les choses, la société Sanlu avait reçu déjà en mars des plaintes au sujet de la qualité de sonlait en poudre, pourtant le lait toxique n'a été rappelé que le 11 septembre.
L'affaire du lait empoisonné n'est que la dernière en date d'une série d'affaires de produits contaminés venant de producteurs chinois apparemment peu scrupuleux.
Janvier 2008, raviolis toxiques au Japon
Fin janvier des raviolis chinois congelés, en provenance de l'usine agroalimentaire de Tianyang, ont empoisonné 10 personnes au Japon, à Chiba et à Hyogo.
L'Agence nationale de la police du Japon et le Ministère de l'intérieur chinois ont lancé des enquêtes sur les empoisonnements, mais les deux parties rejettent la possibilité que le mélange de pesticide aux raviolis ait eu lieu sur leur sol. La vérité sur cet incident n'est pas établie.
Février 2007, rouges à lèvres cancérigène, contenant du Rouge Soudan
En février, l'Administration générale chinoise de la surveillance de la qualité, inspection et mise en quarantaine, a trouvé une teinture cancérigène, du nom de Rouge Soudan dans des rouges à lèvres.
Le Rouge Soudan est un lysochrome de teinte rouge-jaunâtre qui peut causer une dermite de contact.
Les autorités pensent qu'une partie de ce rouge à lèvres contaminé ait été exporté à Hong-Kong.
Mars 2007, alimentation animale toxique aux États-Unis
Début 2007, plus de 85.000 chats et chiens sont morts aux États-Unis après avoir consommé des aliments pour animaux, contaminés à la mélamine.
L'organisme de certification des aliments et des médicaments américain, la FDA, a constaté que les morts étaient causées par la mélamine contenue dans les produits au gluten venant de Chine.
Des commerçants chinois avaient mélangé intentionnellement de la mélamine au son du blé pour augmenter sa teneur en azote. Plus tard, on a aussi trouvé de la mélamine dans des aliments à base de porc, de poulet et de poisson à travers les États-Unis.
Mai 2007, dentifrice et sirop pour la toux toxiques au Panama
En avril dernier, les médias américains ont largement couvert la mort d'environ 365 personnes au Panama après qu'elles aient pris du sirop pour la toux, produit en Chine.
Le sirop pour la toux contenait une fausse glycérine et pour 100 personnes autopsiées, la mort était causée par ce poison.
Le 19 mai, au Panama, des douaniers contrôlent des dentifrices chinois, "Excel" et "M. Cool" et trouvent 6.000 tubes de dentifrice contenant du diéthylène glycol toxique. Un peu plus tard, les douaniers australiens et le FDA aux États-Unis découvrent également des dentifrices toxiques en provenance de Chine
Mai 2007, textiles toxiques
En mai 2007, l'Autorité australienne de contrôle de la laine trouve du formaldéhyde en excès dans des textiles chinois.
La quantité du formaldéhyde dans les textiles chinois était 10 fois supérieure aux normes de sécurité de la plupart des pays, a annoncé le Sydney Morning Herald.
Actil Commercial, une section de la célèbre société de produits pour la maison Sheridan Australia, qui a importé des produits pollués, a dû mettre en quarantaine huit conteneurs de couvertures de laine qui venaient d'arriver de Chine.
Août 2007, jouets toxiques
Selon l'Agence centrale de presse chinoise, Fisher-Price, une filiale du très connu Mattel Inc, a été collectivement poursuivie en justice par des parents pour avoir vendu des jouets chinois contaminés au plomb.
Mattel a dû rappeler des dizaines de millions de jouets et les parents ne comprenaient pas comment les vendeurs chinois pouvaient commettre un tel crime .
Novembre 2006, des œufs toxiques contenaient du Rouge Soudan
En Novembre 2006, c'est la découverte de teinture industrielle cancérigène, le Rouge Soudan, dans des œufs salés de la province du Hebei. Les enquêtes ultérieures révéleront aussi la présence de la teinture dans des œufs frais du Hubei.
Par ailleurs, le quotidien China’s Southern Metropolis avait cité en novembre 2006, d'autres alertes de sécurité alimentaire majeures antérieures, dont :
Le lait en poudre qui «fait enfler la tête des bébés», détecté en 2003 et fut en vente jusqu'en avril 2004 dans la ville de Fuyang, province de Anhui. Plus de 100 enfants en bas âge ont eu la tête qui enflait après avoir été nourris avec du lait en poudre de piètre qualité. Certains enfants en sont morts.
"Le Poisson salé" de Guanghai, un produit spécial de la ville de Taishan, a été contaminé avec un pesticide appelé phosphate de dichlorovinyl diméthyl, en 2004. Ce pesticide est connu pour sa toxicité aiguë.
Enfin, en mars 2004, des ouvriers et leurs familles, dans une briqueterie de la ville de Jiaxing, dans le Zhejiang, ont été empoisonnés après avoir mangé du porc mariné au sel de table. Beaucoup ont vomi et se sont évanouis après le repas à base de cette viande. Une fillette de trois ans est morte et 57 personnes ont été envoyées à l'hôpital
Espérons pour le peuple chinois en particulier, et la population mondiale en générale, que cette liste va arrêter de s’allonger…
Écrit par Zhang Jianhao, La Grande Époque
29-09-2008
L'ONG China Human Rights Defenders (CHRD) cite plusieurs cas de censure : "La Chine a resserré son contrôle sur la liberté des médias, pour endiguer la montée de l'indignation nationale".
29-09-2008
La Chine étouffe la couverture médiatique de la crise du lait, en dépit des assurances officielles de transparence, a affirmé aujourd'hui un groupe de défense des droits de l'Homme.
L'organisation affirme aussi que le gouvernement a ordonné aux médias de ne reprendre que les dépêches de l'agence officielle Chine Nouvelle les 12 et 13 septembre, juste après la révélation du scandale officiellement annoncée le 11 septembre).
"Même une fois le scandale sur la place publique, la censure a encore empêché des enquêtes sérieuses sur les problèmes de fond du système", ajoute CHRD, dans un communiqué.
L'AFP déclare ne pas être en mesure de vérifier ces informations.
Sur ce thème et sur celui d'une banque publique RSF s'exprime aussi...
Un hebdomadaire économique fermé pendant trois mois pour un reportage sur une banque publique
Reporters sans frontières dénonce l’interdiction pendant trois mois de l’hebdomadaire économique China Business Post, accusé d’avoir violé la loi dans un article sur la Banque agricole de Chine. Par ailleurs, le Département de la propagande continue de maintenir un contrôle sur les informations liées au scandale du lait toxique. Et un journaliste d’investigation a été censuré dès juillet sur ce sujet pour ne pas gêner la tenue des Jeux olympiques de Pékin.
"Alors que l’inquiétude grandit sur la crise bancaire internationale et le scandale du lait toxique, il est déplorable que des responsables locaux et nationaux tentent de censurer des médias qui ne font que remplir leur rôle d’information envers le public. Nous demandons la levée de l’interdiction temporaire du China Business Post et la fin de la censure sur le scandale du lait. Si de telles mesures ne sont pas prises, c’est la crédibilité des promesses gouvernementales de transparence qui sera de nouveau entachée", a affirmé l’organisation de défense de la liberté de la presse.
Le 8 septembre 2008, l’hebdomadaire économique China Business Post, diffusé à quatre cent mille exemplaires, a été suspendu pour une durée de trois mois, suite à une décision du Bureau de la presse et des publications de Mongolie intérieure (Nord) où est enregistrée sa licence. Suite à des négociations, le journal a pu publier son édition du 11 septembre, mais celle du 18 septembre a été interdite. Cette sanction fait suite à des plaintes de hauts responsables de la province du Hunan (Sud) et de la Banque agricole de Chine. Le journal avait mis en cause, en juillet, le bureau de Changde (province du Hunan) de cette banque publique pour sa mauvaise gestion d’actifs.
Selon les autorités, la rédaction, basée à Pékin, a violé une réglementation qui interdit à un média de publier une enquête sur un événement ayant eu lieu dans une province autre que celle où est enregistrée sa licence. Les autorités ont également estimé que le China Business Post aurait dû interroger la Banque agricole de Chine avant de publier l’article. Pour justifier sa décision, les responsables de Mongolie intérieure ont cité d’autres enquêtes du journal économique qui violeraient ces réglementations.
Dans une déclaration au Financial Times, le magnat de la presse Bruno Wu, propriétaire du China Business Post à travers le groupe Sun Media, a dénoncé un "abus du pouvoir administratif". Le 24 septembre, il a annoncé aux employés du journal qu’il avait décidé de suspendre indéfiniment la publication de l’hebdomadaire pour protester contre cette décision. Une source au sein du journal a affirmé à Reporters sans frontières qu’un recours avait été déposé auprès des autorités compétentes.
Au même moment, le Département de la propagande a renforcé son contrôle sur les informations disponibles dans les médias et sur Internet à propos du scandale du lait maternisé frelaté qui a provoqué l’intoxication de milliers d’enfants chinois.
Selon plusieurs journalistes chinois, il apparaît de plus en plus évident que les autorités ont empêché, en juillet, la publication d’une enquête sur ce lait toxique pour ne pas affecter l’image de la Chine avant les Jeux olympiques. Ainsi, He Feng, journaliste de l’hebdomadaire Nanfang Zhoumo, a été censuré en juillet alors qu’il avait recueilli des informations préoccupantes sur l’impact sanitaire du lait produit par l’entreprise Sanlu. De nouveau, le 13 septembre, un article de He Feng sur les responsabilités des entreprises laitières a été supprimé par la direction de l’hebdomadaire.
Le 12 septembre, une circulaire du Département de la propagande avertissait qu’il était dans l’intérêt des médias et des sites Internet de limiter la publication d’articles ou de commentaires sur le scandale des produits laitiers.
Enfin, l’organisation Chinese Human Rights Defenders a révélé que Qi Yanchen, économiste qui a déjà été emprisonné de 1999 à 2003, a été convoqué par la police après qu’il avait critiqué, sur les ondes de Radio Free Asia, la gestion de ce scandale par les autorités.
HONG KONG / PEKIN / LONDRES ... et ailleurs : CADBURY ... Les chocolateries sous contrôle!!
Lait frelaté: Cadbury rappelle des confiseries fabriquées en Chine
Elles sont les préférées - ou seules disponibles.... pour les touristes européens, en Inde au Népal et ailleurs ... Nous vous souhaitons toujours "Bon appétit"
Les confiseries chocolatées fabriquées en Chine du groupe britannique Cadbury ont été retirées des rayons à Hong Kong, Taïwan et en Australie après le scandale du lait chinois contaminé à la mélamine, a annoncé lundi le groupe.
Cadbury a précisé avoir pris cette décision à la lumière de tests réalisés dans son usine de Pékin. "(...) Nous avons reçu les résultats qui jettent le doute sur la non-altération d'un éventail de produits fabriqués en Chine", indique le communiqué de la branche Asie-Pacifique du groupe.
"Nous estimons donc qu'il est nécessaire de prendre des mesures préventives et de retirer du marché tous nos produits chocolatés fabriqués dans notre usine de Pékin...", poursuit le texte.
Au total, onze marques font l'objet d'un rappel parmi lesquelles les Cadbury Eclairs et les chocolats Dairy Milk, précise le communiqué.
Quelque 53.000 enfants ont dû être soignés en Chine après avoir consommé du lait à la mélamine, un produit chimique utilisé dans la fabrication de colles ou de résines. Quatre enfants au moins sont morts.
La Chine se débat dans un scandale qui a touché de nombreux pays à travers le monde et qui a entraîné des interdictions ou des restrictions d'importation de produits laitiers chinois.
et aussi consultez ...
http://www.web-libre.org/breves/lait-frelate,2962.html
LAIT A LA MELAMINE : L'évolution de la situation depuis plusieurs mois, voire années...
" Il y a deux façons de régler un problème : la première est de chercher une solution à partir d’une analyse de la situation. C’est fastidieux et il y a toujours des gens haut placés mis en cause. La seconde est plus indolore : l’étouffer. Le Parti communiste chinois donne ces temps-ci un exemple de comment faire le ménage peut consister à soulever un coin du tapis pour pousser en dessous la poussière. La saleté est toujours dans la pièce, mais on la voit plus."
Pour mieux comprendre l'histoire de ce lait dangereux et d'autres produits" Made in China"
consultez le site:
http://bruno-birolli.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/09/24/biberons-mortel-ou-comment-etouffer-un-scandale.html
Et aussi ... L'IMPORTATION DES PRODUITS CHINOIS...
Alerte sur les produits alimentaires chinois
Charles Haquet et Géraldine Meignan - 30/08/2007 18:08:00 - L'Expansion.com
Viandes, poissons, légumes... Les importations de produits alimentaires provenant de Chine ont fait l'objet, en 2006, d'un nombre record d'alertes sur le sol européen. Et 2007 s'annonce pire. LExpansion.com publie en exclusivité la liste des problèmes recensés sur le Vieux continent.
En plus :
La liste des alertes sur les aliments chinois en Europe en 2007
Les pays de l'Est également dans le collimateur
Colorants interdits découverts dans des sauces ou dans des gâteaux de riz, moisissures cancérigènes sur des fruits secs, résidus d'antibiotiques dans des lots de miel et de poissons, traces de mercure sur des anguilles ou encore stocks de nouilles génétiquement modifiés... Les importations de produits alimentaires provenant de Chine ont fait l'objet, en 2006, d'un nombre record d'alertes sur le sol européen, comme le révèle l'enquête parue dans le numéro de septembre de l'Expansion. Soit au total 263 notifications concernant des produits retirés du marché ou des lots bloqués aux frontières. Et l'année 2007 s'annonce pire : 209 problèmes ont déjà été relevés dans les sept premiers mois de l'année par le réseau d'alerte rapide européen (Rasff). Une liste complète que LExpansion.com publie en exclusivité.
Les ustensiles de cuisine en provenance de Chine ont également donné lieu à de nombreux retraits : on a retrouvé sur certains articles (spatules, thermos, barbecues) des traces de nickel, de manganèse ou de chrome susceptibles de contaminer les aliments. Problème : ces métaux lourds s'accumulent dans l'organisme et ne s'éliminent pas.
Deux facteurs expliquent ces problèmes de qualité : la Chine, devenue au fil des années un des "garde-manger" du monde, est fortement sollicitée par les pays qui souhaitent s'approvisionner à des coûts toujours plus bas. On relève aussi en Chine "un manque incroyable de formation et d'éducation sur les dangers de contamination et sur les bonnes pratiques à adopter pour garantir la sécurité des consommateurs", commente Gilles Martin, patron du laboratoire Eurofins, implanté en Chine.
Autre sujet alarmant : la contrefaçon alimentaire. "Sur les 2 millions de produits alimentaires contrefaits recensés dans le monde en 2006, entre 16 et 20% venaient de Chine", assure Christophe Zimmerman, de l'Organisation mondiale des douanes. C'est notamment le cas des boîtes de conserve, contenant des légumes impropres à la consommation, et vendues sous de grandes marques, que des réseaux chinois parviennent à importer en Europe par les pays de l'est, dont les frontières sont plus poreuses que les grands ports d'Europe de l'Ouest (Le Havre, Zeebrugge).
Les Chinois, qui opèrent souvent avec la complicité d'un importateur occidental, ne sont d'ailleurs pas les seuls. Certaines mafias d'Europe de l'Est (notamment en Ukraine) ont d'ailleurs monté de vraies filières d'importation frauduleuses.
Dessin libre de droits, proposé par un membre de France-Tibet.
«Made in China»: Pas seulement le lait qui soit toxique : rouge à lèvres cancérigène, dentifrice à l'antigel, raviolis toxiques, canapés de relaxation...... chaque jour, la liste s'allonge mais motus, les ONG ne peuvent s'exprimer, la presse .. si peu!!...

Relaxez-vous ... en lisant l'article!
"Des canapés chinois qui donnent des allergies. Selon « Le Parisien », une dizaine de personnes auraient été hospitalisées dans « un état jugé sévère à un eczéma géant » provoqué par leur fauteuil « relax » importé de Chine pour Conforama." !!
selon "Le Parisien": consultez l'article
Les autorités chinoises ont inspecté en tout hâte des usines à travers le pays depuis que la société Sanlu, basée à Shijiazhuang, a été mise en cause pour avoir sciemment vendu du lait toxique. Cette société fournit environ le cinquième du marché chinois de lait pour bébé.
Vingt-deux autres sociétés chinoises commercialisant du lait en poudre contenant de la mélamine ont été découvertes depuis, selon les informations de l'Administration générale chinoise de la surveillance de la qualité, inspection et mise en quarantaine.
Selon des rapports officiels, le lait contaminé a causé la mort de trois bébés, plus de 6000 enfants en bas âge sont tombés malades et plus de 150 enfants ont développé des sérieux problèmes rénaux.
Au cours de la récente inspection, nombre de producteurs de lait frais et en poudre figurent parmi les 23 sociétés qui ont vendu des produits contaminés par la mélamine.
Pour aggraver les choses, la société Sanlu avait reçu déjà en mars des plaintes au sujet de la qualité de sonlait en poudre, pourtant le lait toxique n'a été rappelé que le 11 septembre.
L'affaire du lait empoisonné n'est que la dernière en date d'une série d'affaires de produits contaminés venant de producteurs chinois apparemment peu scrupuleux.
Janvier 2008, raviolis toxiques au Japon
Fin janvier des raviolis chinois congelés, en provenance de l'usine agroalimentaire de Tianyang, ont empoisonné 10 personnes au Japon, à Chiba et à Hyogo.
L'Agence nationale de la police du Japon et le Ministère de l'intérieur chinois ont lancé des enquêtes sur les empoisonnements, mais les deux parties rejettent la possibilité que le mélange de pesticide aux raviolis ait eu lieu sur leur sol. La vérité sur cet incident n'est pas établie.
Février 2007, rouges à lèvres cancérigène, contenant du Rouge Soudan
En février, l'Administration générale chinoise de la surveillance de la qualité, inspection et mise en quarantaine, a trouvé une teinture cancérigène, du nom de Rouge Soudan dans des rouges à lèvres.
Le Rouge Soudan est un lysochrome de teinte rouge-jaunâtre qui peut causer une dermite de contact.
Les autorités pensent qu'une partie de ce rouge à lèvres contaminé ait été exporté à Hong-Kong.
Mars 2007, alimentation animale toxique aux États-Unis
Début 2007, plus de 85.000 chats et chiens sont morts aux États-Unis après avoir consommé des aliments pour animaux, contaminés à la mélamine.
L'organisme de certification des aliments et des médicaments américain, la FDA, a constaté que les morts étaient causées par la mélamine contenue dans les produits au gluten venant de Chine.
Des commerçants chinois avaient mélangé intentionnellement de la mélamine au son du blé pour augmenter sa teneur en azote. Plus tard, on a aussi trouvé de la mélamine dans des aliments à base de porc, de poulet et de poisson à travers les États-Unis.
Mai 2007, dentifrice et sirop pour la toux toxiques au Panama
En avril dernier, les médias américains ont largement couvert la mort d'environ 365 personnes au Panama après qu'elles aient pris du sirop pour la toux, produit en Chine.
Le sirop pour la toux contenait une fausse glycérine et pour 100 personnes autopsiées, la mort était causée par ce poison.
Le 19 mai, au Panama, des douaniers contrôlent des dentifrices chinois, "Excel" et "M. Cool" et trouvent 6.000 tubes de dentifrice contenant du diéthylène glycol toxique. Un peu plus tard, les douaniers australiens et le FDA aux États-Unis découvrent également des dentifrices toxiques en provenance de Chine
Mai 2007, textiles toxiques
En mai 2007, l'Autorité australienne de contrôle de la laine trouve du formaldéhyde en excès dans des textiles chinois.
La quantité du formaldéhyde dans les textiles chinois était 10 fois supérieure aux normes de sécurité de la plupart des pays, a annoncé le Sydney Morning Herald.
Actil Commercial, une section de la célèbre société de produits pour la maison Sheridan Australia, qui a importé des produits pollués, a dû mettre en quarantaine huit conteneurs de couvertures de laine qui venaient d'arriver de Chine.
Août 2007, jouets toxiques
Selon l'Agence centrale de presse chinoise, Fisher-Price, une filiale du très connu Mattel Inc, a été collectivement poursuivie en justice par des parents pour avoir vendu des jouets chinois contaminés au plomb.
Mattel a dû rappeler des dizaines de millions de jouets et les parents ne comprenaient pas comment les vendeurs chinois pouvaient commettre un tel crime .
Novembre 2006, des œufs toxiques contenaient du Rouge Soudan
En Novembre 2006, c'est la découverte de teinture industrielle cancérigène, le Rouge Soudan, dans des œufs salés de la province du Hebei. Les enquêtes ultérieures révéleront aussi la présence de la teinture dans des œufs frais du Hubei.
Par ailleurs, le quotidien China’s Southern Metropolis avait cité en novembre 2006, d'autres alertes de sécurité alimentaire majeures antérieures, dont :
Le lait en poudre qui «fait enfler la tête des bébés», détecté en 2003 et fut en vente jusqu'en avril 2004 dans la ville de Fuyang, province de Anhui. Plus de 100 enfants en bas âge ont eu la tête qui enflait après avoir été nourris avec du lait en poudre de piètre qualité. Certains enfants en sont morts.
"Le Poisson salé" de Guanghai, un produit spécial de la ville de Taishan, a été contaminé avec un pesticide appelé phosphate de dichlorovinyl diméthyl, en 2004. Ce pesticide est connu pour sa toxicité aiguë.
Enfin, en mars 2004, des ouvriers et leurs familles, dans une briqueterie de la ville de Jiaxing, dans le Zhejiang, ont été empoisonnés après avoir mangé du porc mariné au sel de table. Beaucoup ont vomi et se sont évanouis après le repas à base de cette viande. Une fillette de trois ans est morte et 57 personnes ont été envoyées à l'hôpital
Espérons pour le peuple chinois en particulier, et la population mondiale en générale, que cette liste va arrêter de s’allonger…
Écrit par Zhang Jianhao, La Grande Époque
29-09-2008
L'ONG China Human Rights Defenders (CHRD) cite plusieurs cas de censure : "La Chine a resserré son contrôle sur la liberté des médias, pour endiguer la montée de l'indignation nationale".
29-09-2008
La Chine étouffe la couverture médiatique de la crise du lait, en dépit des assurances officielles de transparence, a affirmé aujourd'hui un groupe de défense des droits de l'Homme.
L'organisation affirme aussi que le gouvernement a ordonné aux médias de ne reprendre que les dépêches de l'agence officielle Chine Nouvelle les 12 et 13 septembre, juste après la révélation du scandale officiellement annoncée le 11 septembre).
"Même une fois le scandale sur la place publique, la censure a encore empêché des enquêtes sérieuses sur les problèmes de fond du système", ajoute CHRD, dans un communiqué.
L'AFP déclare ne pas être en mesure de vérifier ces informations.
Sur ce thème et sur celui d'une banque publique RSF s'exprime aussi...
Un hebdomadaire économique fermé pendant trois mois pour un reportage sur une banque publique
Reporters sans frontières dénonce l’interdiction pendant trois mois de l’hebdomadaire économique China Business Post, accusé d’avoir violé la loi dans un article sur la Banque agricole de Chine. Par ailleurs, le Département de la propagande continue de maintenir un contrôle sur les informations liées au scandale du lait toxique. Et un journaliste d’investigation a été censuré dès juillet sur ce sujet pour ne pas gêner la tenue des Jeux olympiques de Pékin.
"Alors que l’inquiétude grandit sur la crise bancaire internationale et le scandale du lait toxique, il est déplorable que des responsables locaux et nationaux tentent de censurer des médias qui ne font que remplir leur rôle d’information envers le public. Nous demandons la levée de l’interdiction temporaire du China Business Post et la fin de la censure sur le scandale du lait. Si de telles mesures ne sont pas prises, c’est la crédibilité des promesses gouvernementales de transparence qui sera de nouveau entachée", a affirmé l’organisation de défense de la liberté de la presse.
Le 8 septembre 2008, l’hebdomadaire économique China Business Post, diffusé à quatre cent mille exemplaires, a été suspendu pour une durée de trois mois, suite à une décision du Bureau de la presse et des publications de Mongolie intérieure (Nord) où est enregistrée sa licence. Suite à des négociations, le journal a pu publier son édition du 11 septembre, mais celle du 18 septembre a été interdite. Cette sanction fait suite à des plaintes de hauts responsables de la province du Hunan (Sud) et de la Banque agricole de Chine. Le journal avait mis en cause, en juillet, le bureau de Changde (province du Hunan) de cette banque publique pour sa mauvaise gestion d’actifs.
Selon les autorités, la rédaction, basée à Pékin, a violé une réglementation qui interdit à un média de publier une enquête sur un événement ayant eu lieu dans une province autre que celle où est enregistrée sa licence. Les autorités ont également estimé que le China Business Post aurait dû interroger la Banque agricole de Chine avant de publier l’article. Pour justifier sa décision, les responsables de Mongolie intérieure ont cité d’autres enquêtes du journal économique qui violeraient ces réglementations.
Dans une déclaration au Financial Times, le magnat de la presse Bruno Wu, propriétaire du China Business Post à travers le groupe Sun Media, a dénoncé un "abus du pouvoir administratif". Le 24 septembre, il a annoncé aux employés du journal qu’il avait décidé de suspendre indéfiniment la publication de l’hebdomadaire pour protester contre cette décision. Une source au sein du journal a affirmé à Reporters sans frontières qu’un recours avait été déposé auprès des autorités compétentes.
Au même moment, le Département de la propagande a renforcé son contrôle sur les informations disponibles dans les médias et sur Internet à propos du scandale du lait maternisé frelaté qui a provoqué l’intoxication de milliers d’enfants chinois.
Selon plusieurs journalistes chinois, il apparaît de plus en plus évident que les autorités ont empêché, en juillet, la publication d’une enquête sur ce lait toxique pour ne pas affecter l’image de la Chine avant les Jeux olympiques. Ainsi, He Feng, journaliste de l’hebdomadaire Nanfang Zhoumo, a été censuré en juillet alors qu’il avait recueilli des informations préoccupantes sur l’impact sanitaire du lait produit par l’entreprise Sanlu. De nouveau, le 13 septembre, un article de He Feng sur les responsabilités des entreprises laitières a été supprimé par la direction de l’hebdomadaire.
Le 12 septembre, une circulaire du Département de la propagande avertissait qu’il était dans l’intérêt des médias et des sites Internet de limiter la publication d’articles ou de commentaires sur le scandale des produits laitiers.
Enfin, l’organisation Chinese Human Rights Defenders a révélé que Qi Yanchen, économiste qui a déjà été emprisonné de 1999 à 2003, a été convoqué par la police après qu’il avait critiqué, sur les ondes de Radio Free Asia, la gestion de ce scandale par les autorités.
HONG KONG / PEKIN / LONDRES ... et ailleurs : CADBURY ... Les chocolateries sous contrôle!!
Lait frelaté: Cadbury rappelle des confiseries fabriquées en Chine
Elles sont les préférées - ou seules disponibles.... pour les touristes européens, en Inde au Népal et ailleurs ... Nous vous souhaitons toujours "Bon appétit"
Les confiseries chocolatées fabriquées en Chine du groupe britannique Cadbury ont été retirées des rayons à Hong Kong, Taïwan et en Australie après le scandale du lait chinois contaminé à la mélamine, a annoncé lundi le groupe.
Cadbury a précisé avoir pris cette décision à la lumière de tests réalisés dans son usine de Pékin. "(...) Nous avons reçu les résultats qui jettent le doute sur la non-altération d'un éventail de produits fabriqués en Chine", indique le communiqué de la branche Asie-Pacifique du groupe.
"Nous estimons donc qu'il est nécessaire de prendre des mesures préventives et de retirer du marché tous nos produits chocolatés fabriqués dans notre usine de Pékin...", poursuit le texte.
Au total, onze marques font l'objet d'un rappel parmi lesquelles les Cadbury Eclairs et les chocolats Dairy Milk, précise le communiqué.
Quelque 53.000 enfants ont dû être soignés en Chine après avoir consommé du lait à la mélamine, un produit chimique utilisé dans la fabrication de colles ou de résines. Quatre enfants au moins sont morts.
La Chine se débat dans un scandale qui a touché de nombreux pays à travers le monde et qui a entraîné des interdictions ou des restrictions d'importation de produits laitiers chinois.
et aussi consultez ...
http://www.web-libre.org/breves/lait-frelate,2962.html
LAIT A LA MELAMINE : L'évolution de la situation depuis plusieurs mois, voire années...
" Il y a deux façons de régler un problème : la première est de chercher une solution à partir d’une analyse de la situation. C’est fastidieux et il y a toujours des gens haut placés mis en cause. La seconde est plus indolore : l’étouffer. Le Parti communiste chinois donne ces temps-ci un exemple de comment faire le ménage peut consister à soulever un coin du tapis pour pousser en dessous la poussière. La saleté est toujours dans la pièce, mais on la voit plus."
Pour mieux comprendre l'histoire de ce lait dangereux et d'autres produits" Made in China"
consultez le site:
http://bruno-birolli.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/09/24/biberons-mortel-ou-comment-etouffer-un-scandale.html
Et aussi ... L'IMPORTATION DES PRODUITS CHINOIS...
Alerte sur les produits alimentaires chinois
Charles Haquet et Géraldine Meignan - 30/08/2007 18:08:00 - L'Expansion.com
Viandes, poissons, légumes... Les importations de produits alimentaires provenant de Chine ont fait l'objet, en 2006, d'un nombre record d'alertes sur le sol européen. Et 2007 s'annonce pire. LExpansion.com publie en exclusivité la liste des problèmes recensés sur le Vieux continent.
En plus :
La liste des alertes sur les aliments chinois en Europe en 2007
Les pays de l'Est également dans le collimateur
Colorants interdits découverts dans des sauces ou dans des gâteaux de riz, moisissures cancérigènes sur des fruits secs, résidus d'antibiotiques dans des lots de miel et de poissons, traces de mercure sur des anguilles ou encore stocks de nouilles génétiquement modifiés... Les importations de produits alimentaires provenant de Chine ont fait l'objet, en 2006, d'un nombre record d'alertes sur le sol européen, comme le révèle l'enquête parue dans le numéro de septembre de l'Expansion. Soit au total 263 notifications concernant des produits retirés du marché ou des lots bloqués aux frontières. Et l'année 2007 s'annonce pire : 209 problèmes ont déjà été relevés dans les sept premiers mois de l'année par le réseau d'alerte rapide européen (Rasff). Une liste complète que LExpansion.com publie en exclusivité.
Les ustensiles de cuisine en provenance de Chine ont également donné lieu à de nombreux retraits : on a retrouvé sur certains articles (spatules, thermos, barbecues) des traces de nickel, de manganèse ou de chrome susceptibles de contaminer les aliments. Problème : ces métaux lourds s'accumulent dans l'organisme et ne s'éliminent pas.
Deux facteurs expliquent ces problèmes de qualité : la Chine, devenue au fil des années un des "garde-manger" du monde, est fortement sollicitée par les pays qui souhaitent s'approvisionner à des coûts toujours plus bas. On relève aussi en Chine "un manque incroyable de formation et d'éducation sur les dangers de contamination et sur les bonnes pratiques à adopter pour garantir la sécurité des consommateurs", commente Gilles Martin, patron du laboratoire Eurofins, implanté en Chine.
Autre sujet alarmant : la contrefaçon alimentaire. "Sur les 2 millions de produits alimentaires contrefaits recensés dans le monde en 2006, entre 16 et 20% venaient de Chine", assure Christophe Zimmerman, de l'Organisation mondiale des douanes. C'est notamment le cas des boîtes de conserve, contenant des légumes impropres à la consommation, et vendues sous de grandes marques, que des réseaux chinois parviennent à importer en Europe par les pays de l'est, dont les frontières sont plus poreuses que les grands ports d'Europe de l'Ouest (Le Havre, Zeebrugge).
Les Chinois, qui opèrent souvent avec la complicité d'un importateur occidental, ne sont d'ailleurs pas les seuls. Certaines mafias d'Europe de l'Est (notamment en Ukraine) ont d'ailleurs monté de vraies filières d'importation frauduleuses.
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