DHARAMSALA :Détermination sans faille des Résistants Tibétains en exil., 27 août
Cette détermination est intacte malgé arrestations arbitraires, harcèlements de la police indienne et blocages successifs ...
Les Tibétains et leurs partisans déterminés à poursuivre la lutte contre l'injustice chinoise.
Dharamshala, 24 août 2008.
Le 24 août 2008, jour de clôture des Jeux Olympiques, plusieurs centaines de Tibétains et de nombreux partisans se sont réunis à Dharamsala, en communion avec tous les manifestants pro-tibétains du monde entier, pour s'élever contre la violente répression conduite par les autorités chinoises envers les Tibétains au Tibet, sans trêve depuis le 10 mars 2008.
L'invitée d'honneur de cet événement était Madame Adhe Tapontsang (surnommée "Ama Adhe" ou Mère Adhe), une ancienne prisonnière politique tibétaine qui a dû supporter 27 années de prison et de camp de travail chinois après son arrestation en 1958.
Autres invitées de marque, témoignant elles aussi devant l'assistance, Mesdames Rigzin Choenyi et Lhundup Sangmo, deux anciennes prisonnières politiques, du célèbre groupe des "14 nonnes de Drapchi". Elles ont subi respectivement 12 et 9 années d'emprisonnement dans les geoles chinoises.
"Nous demandons expressément à la communauté internationale, et en particulier aux medias, de ne pas détourner leur attention de la Chine une fois les Olympiades terminées à Pékin. Il est en effet à craindre que les autorités chinoises répriment encore plus brutalement les Tibétains après les JO," mettait en garde Tenzin Choeying, directeur national de l'ONG tibétaine "Students for a Free Tibet - Inde".

"Les Tibétains et leur partisans du monde entier sont très inquiets pour les milliers de Tibétains arrêtés et pour ceux portés disparus depuis mars 2008. Nous insistons auprès des gouvernements de tous les pays pour qu'ils pressent la Chine de libérer tous les prisonniers politiques," ajoutait-il.
Les autorités chinoises ont tenté d'annihiler toutes les voix discordantes avant et pendant les Jeux Olympiques. Mais, grâce à tous les mouvements de protestation en plein Pékin et partout dans le monde, les Tibétains et leurs supporters ont réussi à contrer efficacement et de manière continue la propagande du régime chinois.
"Les Tibétains et leurs amis à travers le monde ont réussi à saper les velléités de la Chine de recueillir l'assentiment de la planète entière. Par leur sévère traitement des manifestants et des journalistes étrangers à Pékin, les autorités chinoises ont montré là encore leur vrai visage au reste du monde," disait Chime Youngdrung, président du parti politique tibétain 'National Democratic Party of Tibet'.
"La fin des Jeux Olympiques de Pékin donne le signal d'une mobilisation toujours plus forte du Peuple Tibétain. Nous poursuivons notre combat contre les injustices commises envers les Tibétains au Tibet," affirmait C. Youngdrung.>
Le Mouvement « Tibetan People's Uprising » (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain - NDT) vise à raviver l'esprit du Soulèvement National du Peuple Tibétain de mars 1959, en suivant une démarche résolument non-violente, tournée vers l'action, afin d'arriver à mettre fin à l'occupation illégale du Tibet par la Chine.
www.TibetanUprising.org
Böd Gyalo! Le Tibet vaincra!
Damien
(volontaire francophone, à Dharamsala)
pour le Mouvement « Tibetan People's Uprising ».
ARRESTATION ARBITRAIRE de l'activiste TENZIN TSUNDUE, 3 août :
Déclaration d'un avocat indien à la frontière indo-Tibétaine : Tenzin Tsundue, poète tibétain et secrétaire général de l'ONG " Friends of Tibet" vient d'être arrêté ce matin par la police de
l'Etat de l' Himachal Pradesh alors qu'il était proche de la frontière indo-tibétaine : .

Aucun autre détail sur le lieu de son enfermement ni les conditions, à l'heure où nous transmettons cette information.
Source sûre indienne, le 3 août 2008.
Dear All in Friends of Tibet India (FOT),
As we know Tenzin Tsundue was arrested in Kullu on the morning of 3 August ( as per information available). He managed to get released from Kullu police's arrest. But as soon as he moved out from there, he was again arrested and now he is in Mandi police station. Tomorrow morning he will be produced before SDM of Mandi at 10 in the morning. This is clear case of harrasement. There is absolutely no ground and no cause for arresting him. Tenzin Tsundue called me two times from police station and Lawyers from HRLN-Himachal are trying to secure legal representation for him from Mandi. One lawyer from Mandi named Advocate Deshraj has been approched to represent Tenzin Tsundue tomorrow. When Tsundue called me, he sounded very unhappy on such illegal harrasment and has made up his mood to go to the Supreme Court or High Court for challenging such arbitrary exercise of power by the police and administrative authorities.
Regards
XXXXXXX avocat
Friends of Tibet, PO Box: 16674, Bombay 400050, India.
Friends of Tibet is a people's movement to keep alive the issue of Tibet through direct action. Our activities are aimed at ending China's occupation of Tibet and the suffering of the Tibetan people. Friends of Tibet supports the continued struggle of the Tibetan people for independence. To know more, visit: www.friendsoftibet.org
LA MARCHE DE RETOUR AU TIBET : 94ème jour de la "Marche du retour au Tibet"
BIENTOT les100 jours!!!
Nainatal / Belakot ...
C'est donc le 94ème jour de la "Marche du retour au Tibet"
La Marche ayant redémarré le 9 juin, les cinquante Marcheurs ont pu passer leur première nuit à Belakot, situé à 15 kilomètres au-delà de Berinag.
A Nainital, au moment de s'élancer pour cette nouvelle étape de leur périple, les Marcheurs étaient tout excités et leur courage décuplé à l'idée de voir enfin se dessiner les sommets himalayens à l'horizon.
Il était 9h30 ce matin lorsque les Marcheurs quittèrent le campement de Belakot. Ils ont ensuite parcouru 21 kilomètres avant d'atteindre Gochar vers 14h30.
Sur le chemin, la route se trouva obstruée par un glissement de terrain, obligeant les véhicules d'accompagnement de la Marche à faire un long détour pour rejoindre le campement.
" Photo du groupe de Marcheurs avec les sommets du Panch Chuli en arrière-plan ".
Version anglaise de l'article: http://tibetanuprising.org/2008/06/11/day-94-update-from-the-march/
Böd Gyalo ...Le Tibet vaincra...
Nouveau départ apres la libération des six leaders...:Les Leaders affirment que la Marche continuera malgré les obstacles momentanés.
Nainital, le 9 juin 2008
Contact: Mr. Tsewang Rigzin (Tibétain, Anglais, Hindi): +91 9805247259
Dr. B. Tsering (Tibétain, Anglais, Hindi): +91 9418792810
Tenzin Choedon (Anglais, Tibétain): +91 975 696 9133
Nainital – Aujourd’hui vers 14h30, la “Marche du retour au Tibet” est repartie de Berinag après avoir surmonté ce moment difficile au cours de la semaine dernière où 265 marcheurs furent arrêtés. Mais aujourd’hui, en apercevant au loin les sommets enneigés de l’Himalaya, les marcheurs se réjouirent et entonnèrent des chansons.
Les leaders de la Marche, qui avaient été détenus 11 jours à la prison de Haridwar avant d’être relâchés le 8 juin, ont pris la tête d’un groupe de 50 Tibétains dans cette dernière portion la plus critique du parcours. Les cinq présidents(*) et l’un des coordinateurs de la Marche avaient été emprisonnés par la police indienne depuis le 27 mai, accusés au titre de la section 151 du Code Pénal et des sections 116 et 107 du CRPC.
“La Chine a une telle influence que l’on subit son oppression jusque dans un pays libre comme l’Inde,” disait Chime Youngdung, Président du National Democratic Party of Tibet, juste après sa libération. “Les Jeux Olympiques étaient sensés apporter plus de liberté en Chine et au Tibet, mais c’est l’inverse qui se produit en cette année dite « olympique » : la Chine est en train d’exporter sa propre répression dans les pays démocratiques.”
“L’Inde nous a offert son exceptionnelle hospitalité durant les 50 années qui viennent de s’écouler, et nous lui en sommes infiniment reconnaissants,” dit Tsewang Rigzin, Président du Tibetan Youth Congress (ONG tibétaine « Congrès de la Jeunesse Tibétaine »). “Mais maintenant nous voulons retourner au Tibet pour contribuer au côté de nos frères et soeurs là-bas à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet.”Un peu plus d’une semaine de marche sépare Berinag du Tibet, et les 50 Marcheurs devront parcourir environ 180 kilomètres en suivant une route traditionnelle du commerce. Ils devraient atteindre le Tibet au moment où la Chine prévoit de faire passer sa torche olympique si controversée dans les rues de Lhassa. En Avril, une chaîne mondiale de manifestations – notamment à Londres, Paris, San Francisco et New Delhi – avaient fait du parcours de la flamme olympique chinoise un mémorable fiasco.
“Le chemin sera long et rude jusqu’au Tibet,” dit Shingza Rinpoche en regardant les sommets du Panch Chuli au loin. “Mais nous y parviendrons malgré tout. Même la chaîne himalayenne ne peut nous empêcher de rejoindre nos frères et soeurs là-bas au Tibet.”
Les 265 marcheurs détenus à Berinag ont été relâchés et transportés jusqu’à Paonta Sahib, à la limite des états d’Uttarakhand et de l’Himachal Pradesh, où ils furent accueillis avec beaucoup de joie et de chaleur par les communautés tibétaines locales.
La ‘Marche vers le Tibet’ est partie le 10 mars 2008 de Dharamshala (Himachal Pradesh), et a atteint Banspatan après avoir traversé de nombreux Etats Indiens. Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la ‘Marche vers le Tibet’ dans le cadre de la campagne non-violente “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain). Le même jour où la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa ainsi que dans l’Est du Tibet, menèrent des manifestations non-violentes, criant des slogans en faveur du Dalai Lama et de l’indépendance du Tibet.
Les autorités chinoises ont alors violemment réprimé ces manifestations pourtant pacifiques qui se sont poursuivies pendant des jours (et encore aujourd’hui malgré la répression: témoignages sur le site du Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie www.TCHRD.org ), conduisant à des émeutes dans la capitale et à une immense vague de protestations populaires qui s’est propagée dans tout le pays.
La “Marche vers le Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.
(*) des ONGs tibétaines organisatrices de la Marche: GuChuSum, National Democratic Party of Tibet, Students for a Free Tibet – India, Tibetan Women's Association, Tibetan Youth Congress.
Les présidents des 5 ONG tibétaines organisatrices de la Marche de Retour ont été libérés par la police indienne aujourd'hui 6 juin ainsi que le coordinateur de la Marche et tous les Marcheurs.
Il était près de 22h00 lorsque les Présidents des cinq ONG, Tsewang Rigzin, B. Tsering, Ngawang Woebar, Chime Youngdung, et Tenzin Choeying, ainsi que l'un des coordinateur de la Marche - Lobsang Yeshi – ont été emmenés à Ganai Gangoli, où ils se virent notifiés leur accusation. Puis ils ont été conduit devant le Juge du District pour une audience.
Tôt ce matin, les 265 marcheurs détenus à Berinag ont été emmenés et déposés à Paonta Sahib, juste dans l'Etat d'Himachal Pradesh. Ils ont alors reçu un chaleureux accueil de la part de la Communauté tibétaine sur place.
TPUM [6 juin 2008]
Voir la video de l'arrestation des Marcheurs, en consultant :
http://tibetanuprising.org/2008/06/06/video-marchers-arrested-at-berinag/
A NAINITAL, LA MARCHE DE RETOUR : LA POLICE INDIENNE ARRETE 265 TIBETAINS MARCHANT VERS LE TIBET
Tous s'y attendaient et la pression de Pékin sur New Delhi, durant cette rencontre sino-indienne a Pekin destinée à affiner les prépararifs des JO, ne pouvait sans pas se produire sans l'arrêt de la "Marche de Retour au Tibet"
La Marche venait juste de redémarrer après une situation de blocage de 13 jours alors que la Chine prépare le passage au Tibet de la Torche Olympique.
Diffusion immédiate
4 juin 2008
Contact: Tenzin Choedon (Anglais, Tibétain, Hindi): +91 975 696 9133
Pema Dorjee (Anglais, Tibétain, Hindi): +91 992 760 6204
Nainital - 259 marcheurs tibétains et six membres du Comité d’organisation ont été arrêtés par la police après le redémarrage de la “Marche vers le Tibet”, à l’issue de 13 jours de situation de blocage face à la police. Ils avaient couverts 16 kilomètres quand l’arrestation se produisit à Berinag, à environ 180 kilomètres de la frontière Indo-Tibétaine. Cinquante marcheurs, dont l’activiste leader Tenzin Tsundue et Shingza Rinpoche du Monastère de Sera, étaient restés quant à eux au campement de Banspatan (Etat d’Uttarakhand), déterminés à poursuivre leur route vers le Tibet dans l’hypothèse où leurs camarades de la Marche seraient arrêtés.
Les cinq présidents des ONGs(*) organisatrices de la Marche et l’un des coordinateurs sont toujours détenus à la prison de Roshanabad près de Haridwar.
“Alors que la Chine se prépare à faire parader sa Torche Olympique au Tibet dans une tentative évidente de légitimer sa mainmise sur le Tibet, la répression se développe toujours et aggrave encore les souffrances déjà endurées par le Peuple Tibétain sous l’occupation illégale exercée par le régime chinois,” déclarait Lhakpa Tsering, l’un des marcheurs, en même temps un membre opérationnel de l’ONG Tibetan Youth Congress. “Mon seul objectif c’est d’atteindre le Tibet et de rejoindre mes frères et soeurs. Même si je ne peux réduire leurs souffrances, je peux au moins faire en sorte que le monde entier sache ce qu’ils sont obligés de subir actuellement.”
Les marcheurs non-violents ont été arrêté cette après-midi juste après leur entrée dans la ville de Berinag, où un déploiement de police imposant les ont empêchés d’aller plus loin. Les marcheurs se sont immédiatement agrippés les uns aux autres et se sont assis pour former une chaîne humaine la plus résistante possible.
Ils chantaient des slogans réclamant le départ de la Chine du Tibet tout pendant l’intervention des policiers qui les transportaient dans sept autocars et trois jeeps. L’arrestation commença à 15h30 et dura une heure et demie.
On ne sait pas précisément où les marcheurs ont été emmenés.
Durant ces 13 derniers précédents jours, la police avaient fait obstruction sur le ravitaillement en nourriture des Tibétains et restreint les allers et venues sur le campement, pour isoler les marcheurs. Hier, la police avait bloqué un camion apportant de la nourriture aux marcheurs, à un checkpoint situé à Ganai Gangoli.
“En tant que réfugiés tibétains en Inde, c’est notre droit de retourner dans notre patrie,” affirmait Tenzin Palkyi, un membre du comité organisateur. “En 1959, les Tibétains sont arrivés en Inde par cette route pour échapper aux persécutions chinoises. Aujourd’hui à nouveau, nous marchons sur cette même route mais dans l’autre sens pour rejoindre nos proches qui se soulèvent actuellement dans toutes les régions du Tibet pour protester contre l’occupation chinoise.”
La ‘Marche vers le Tibet’ est partie le 10 mars 2008 de Dharamshala (Himachal Pradesh), et a atteint Banspatan après avoir traversé de nombreux Etats Indiens. Au quatrième jour de la Marche, le premier groupe de 100 marcheurs a été arrêté, puis condamné à 14 jours de détention. Malgré tout, un second groupe de 48 exilés tibétains reprit la Marche deux jours après cette arrestation. Ce groupe fut rejoint par les premiers marcheurs après leur libération. Depuis lors la Marche a pris de l’ampleur jusqu’à compter environ 300 marcheurs tibétains.
Tibetans living in exile in India launched the March to Tibet as part of the Tibetan People’s Uprising Movement. On the same day that the march was launched, monks from monasteries in Lhasa, as well as in eastern Tibet, led nonviolent demonstrations, shouting slogans supporting the Dalai Lama and independence for Tibet. Chinese authorities brutally suppressed peaceful protests that continued for days, leading to rioting in the capital and a wave of large public demonstrations that have rippled across the country.
Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la ‘Marche vers le Tibet’ dans le cadre de la campagne “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain). Le même jour où la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa ainsi que dans l’Est du Tibet, menèrent des manifestations non-violentes, criant des slogans en faveur du Dalai Lama et de l’indépendance du Tibet.
Les autorités chinoises ont alors violemment réprimé ces manifestations pourtant pacifiques qui se sont poursuivies pendant des jours (et qui ont toujours lieu aujourd’hui encore : témoignages sur le site du Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie www.TCHRD.org ), conduisant à des émeutes dans la capitale et à une immense vague de protestations populaires qui s’est propagée dans tout le pays.
La “Marche vers le Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.
(*) Tibetan Youth Congress, Tibetan Women's Association, GuChuSum, National Democratic Party of Tibet, Students for a Free Tibet - India.
Photos transmises sous peu
de Tenzin Tsundue et des Marcheurs tibétains ainsi que
du Campement de Banspatan (police indienne à l’arrière plan)
Texte original en anglais: Press Release: Marchers Arrested
*** Videos et photos des marcheurs téléchargeables sur :
http://drop.io/tpum0604
"RETROUVER L’HORIZON PERDU "
Des nouvelles de la “Marche du retour au Tibet”
Source: Tibetan People’s Uprising Movement 31/05/2008
“Quand les nuages s’écartent, on peut apercevoir le Tibet à l’horizon,” disait le Vénérable Ngawang Woeber.
Après s’être plongé le visage dans la rivière à Banspatan, il dit en riant: “les moines n’ont pas besoin de savon, car ils se sont affranchis de toute vanité!”....
Deux heures plus tard, Ngawang Woeber était arrêté. Cet ancien prisonnier politique préside le Gu Chu Sum, une des cinq organisations coordonnant la grande “Marche du retour au Tibet”, partie de Dharamshala le 10 mars.
Avec lui, 5 autres leaders de la Marche furent aussi arrêtés ce mardi et transférés hier après-midi à la prison de Haridwar. Les autres détenus sont Tsewang Rigzin, Président du Tibetan Youth Congress, B. Tsering, Présidente de Tibetan Women's Association, Chime Youngdroung, Président du National Democratic Party of Tibet, Tenzin Choeying, Directeur National de Students for a Free Tibet India, et Lobsang Yeshi, Coordinateur de la ‘Marche du retour au Tibet’.
Ces derniers jours ont été intenses et pénibles pour les marcheurs. Peu après l’arrestation des leaders de la Marche ce mardi, la police confisqua leurs camions et limita fortement les allers et venues sur le site, privant ainsi les marcheurs de nourriture et d’autres ravitaillements. Les marcheurs envisagent de ne plus prendre qu’un repas par jour pour pouvoir tenir tête plus longtemps.
Avant hier, environ un millier de policiers fondirent sur le campement des marcheurs et bloquèrent l’entrée. L’arrestation semblant imminente, les marcheurs réagirent aussitôt en organisant un sit-in à la ‘Gandhi’, psalmodiant des prières et chantant l’hymne national tibétain.
Cette situation bloquée dura une heure environ, puis la police se retira. Hier la même situation se reproduisit. Aujourd’hui, un nouvel afflux de cars et de camions amena de nouveaux renforts de police, dont un car de femmes policiers.
Le soir, l’ambiance devint plus détendue. La plupart des moines et des nonnes tibétains semblent avoir une étonnante capacité à rester calme et joyeux même soumis à une forte pression. Ou peut-être est-ce parce que beaucoup de ces marcheurs sont nés au Tibet et qu’ils arrivèrent en Inde alors qu’ils étaient en fin d’adolescence ou tout juste adultes. Et il faut dire que les problèmes auxquels ils sont confrontés sur la Marche sont peu de chose par rapport à ce qu’ils ont subi au Tibet sous la domination chinoise.
La plupart des marcheurs et des volontaires ont pris le temps de respirer un peu dans la soirée, sauf une personne qui ne s’arrête jamais: Lobsang Army - ainsi surnommé en raison de son passé militaire - est occupé à recoudre chaussure après chaussure sous une petite tente bleue. Il est le cordonnier officieux de la Marche. Quand il était à l’armée il avait appris à réparer les chaussures – un savoir-faire qu’il avait perdu et qu’il a dû réapprendre après avoir réalisé que vingt kilomètres de marche chaque jour çà allait être une rude épreuve pour les chaussures. A ce jour Lobsang a réparé environ 200 chaussures.
Il est presque sûr que la police va les arrêter à un moment ou un autre, mais le fait est que personne ne peut stopper ces marcheurs là. "Oui, c’est vrai que la police peut nous arrêter aujourd’hui, mais nous reprendrons la Marche demain," disait Tenzin Tsundue, un activiste leader de la jeunesse tibétaine, qui a beaucoup maigri depuis la dernière fois que je l’ai vu. "J’ai appris que des personnes sont parties de diverses régions de l’Inde pour se joindre à nous. Nous avons vraiment hâte de les voir. Plus on aura de monde avec nous, plus puissant sera notre message envers les Tibétains vivant au Tibet, ainsi que vers la Chine et le monde entier – nous nous sommes engagés à retourner au Tibet et nous n’abandonnerons jamais notre lutte pour la liberté et la justice."
Alors que les autorités chinoises redoublent d’ardeur pour que les Jeux Olympiques se passent en douceur, tentant de masquer la réalité de leur dictature au Tibet derrière un mur de silence et d’informations mensongères, le mouvement de ce groupe d’hommes et de femmes sans armes menace Pékin et sa propagande à grande échelle.
Ils sont une force non-violente entièrement dévouée à leur peuple, à leur nation et à la vérité. Ils refusent d’être réduits au silence au moment où partout dans le monde la Chine étend son emprise oppressante et manipulatrice. Leur périple vers le Nord – en traversant cette frontière que de si nombreux Tibétains ont franchi pour retrouver la liberté – démontre leur engagement.
Alors qu’ici la situation reste bloquée, les marcheurs appellent les Tibétains partout en Inde à les rejoindre par la pensée et physiquement. Ils demandent aussi le soutien de tous ceux qui dans le monde défendent les valeurs de liberté, de justice et de paix.
Visiter www.tibetanuprising.org pour suivre l’actualité de la Marche. Adresser un message d'encouragement aux Marcheurs Parlez-en à vos amis et dans votre famille. Ecrivez au rédacteur en chef de votre journal local. Et ayez toujours une pensée pour les marcheurs tibétains dans vos prières.
Auteur: Tendor, écrivant de Nainital (Etat d’Uttaranchal, Inde).
LES MARCHEURS TIBETAINS DETERMINES A POURSUIVRE, MALGRE LA PRESENCE MASSIVE DE LA POLICE.
Le 29 mai 2008 :
Les Leaders Tibétains toujours détenus et tous craignent la pénurie imminente de nourriture après la confiscation des camions de ravitaillement.
Nainital – Les marcheurs Tibétains sont déterminés à poursuivre leur ‘Marche vers le Tibet’ malgré le déploiement impressionnant des forces de l’ordre indiennes qui barrent la route prévue, à 200 kilomètres de la frontière indo-tibétaine dans l’Etat d’Uttaranchal. La police a empêché tout mouvement d’entrée ou de sortie des marcheurs au niveau du campement situé à 80 km de Almora. Mardi, les autorités ont fait usage de la force pour saisir trois camions de la logistique. Tôt ce matin, elles ont confisqué le quatrième et dernier camion de ravitaillement, soulevant les craintes de manquer bientôt de nourriture.
LA MARCHE DE RETOUR : LES MARCHEURS TIBETAINS DETERMINES A POURSUIVRE, MALGRE LA PRESENCE MASSIVE DE LA POLICE.
DHARAMSALA : LA MARCHE de RETOUR ne s'arrête pas...
Texte transmis par Damien depuis Dharamsala, le 20 mai.
La « Marche de Retour au Tibet » ne s’arrête pas, malgré les avertissements venant des autorités locales.
"Dharamsala – Notre groupe de plus de 300 Tibétains marchant en direction du Tibet est déterminé à poursuivre sa « Marche de Retour au Tibet » malgré les avertissements venant des autorités du District de Pithoragarh, territoire adjacent à la frontière avec le Tibet.
Au contraire de ce qui fut annoncé le 19 mai par des medias, la Marche n’a pas été arrêtée par les autorités locales. En fait les organisateurs de la Marche ont décidé de camper pendant quelques jours à Seraghat (Etat d’Uttarakhand) pour faire le point sur la situation et en discuter avec les autorités.
Le 16 mai, les autorités locales étaient venus au campement des marcheurs, à Seraghat, pour les avertir de l’éventualité d’une arrestation au niveau de l’entrée de la zone d’accès restreint(1) invoquant des « raisons de sécurité ».
Mais le Comité Organisateur et les Marcheurs restent attachés à leur démarche d’action directe et non-violente, et tiennent à poursuivre leur Marche.
Tous les Marcheurs rêvent d’atteindre le Tibet et, afin qu’ils puissent réaliser leur rêve, le Comité Organisateur mènent des discussions à ce sujet avec les autorités locales. Ils s’efforcent actuellement de trouver une solution qui permettent une fois encore aux Marcheurs de reprendre leur route vers leur patrie. « D’après nos informations, nous sommes très optimistes sur la résolution rapide du différend, » affirme B. Tsering, Présidente de « Tibetan Women’s Association » (‘’Association des Femmes Tibétaines’’), une des cinq ONGs Tibétaines qui organisent ensemble(2) la « Marche de Retour au Tibet ».
La « Marche de Retour au Tibet » s’élança le 10 mars dernier de Dharamsala (Etat indien d’Himachal Pradesh), et elle a atteint récemment Seraghat (Etat d’Uttarakhand), après avoir traversé de nombreux autres Etats au cours de ses 68 jours de cheminement. Au 4ème jour de la Marche, le premier groupe des 100 marcheurs Tibétains fut arrêtés et placé en détention pendant 14 jours. Malgré tout, deux jours après cette arrestation, un deuxième groupe de 48 exilés tibétains reprit le relais de la Marche et fut ensuite rejoint par le premier groupe dès leur libération.
La “Marche de Retour au Tibet” a été lancée par les Tibétains vivant en exil en Inde dans le cadre de la Campagne d’actions non-violentes « Tibetan People’s Uprising Movement » (2) (en français, le « Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétains »).
Contact:
Tsewang Rigzin: +91 9805 297 259 (President, Tibetan Youth Congress)
B.Tsering: +91 9418 792 810 (President, Tibetan Women’s Association)
Ngawang Woebar: +91 9418 102 483 (President, GuChuSum)
Chime Youngdung: +91 9418 069 179 (President, National Democratic Party of Tibet)
Tenzin Choeying: +91 9816 368 335 (National Director, Students for a Free Tibet, India)
(1) zone sous contrôle de l’Armée Indienne dont la limite terrotoriale commence à quelques dizaines de kilomètres de la frontière Indo-Tibétaine.
(2) Pour plus d’information, consulter le site de la Campagne d’action non-violente « Tibetan People’s Uprising Movement » (dont la « Marche de Retour au Tibet » est l’une des actions fortes en 2008): www.TibetanUprising.org
Pour diffusion immédiate, le 20 mai 2008.
De notre correspondant à Dharamsala : Damien..
Les leaders des cinq organisations non gouvernementales (ONGs) qui ont mis en œuvre la Marche, ainsi que le coordinateur de la Marche, sont toujours détenus après avoir été arrêtés le 27 mai. Selon les derniers rapports, les six responsables tibétains ont été transférés au poste de police de Haldwani (Uttaranchal).
« Au cours des mois passés, la ‘Marche vers le Tibet’ a pris de l’ampleur et représente désormais une force non-violente de 300 marcheurs déterminés, et plus encore avec les nombreux Tibétains déjà en route pour nous rejoindre, » affirme Sherab Woeser, un coordinateur de la ‘Marche vers le Tibet’.
« Les autorités indiennes redoublent d’efforts pour faire arrêter la Marche, avec plusieurs centaines de policiers positionnés le long de la route. Mais les 300 marcheurs restent fidèles à leur engagement qui est de retourner au Tibet. »
Mardi, environ 1000 policiers vinrent bloquer l’entrée du campement. La police a alors intimé l’ordre aux marcheurs de faire demi-tour sous peine d’être arrêtés. Les marcheurs ont immédiatement réagi en traversant le lit à sec d’une rivière et là ils entamèrent un sit-in à la manière de Gandhi, psalmodiant des prières et chantant l’hymne national tibétain. Cette situation d’impasse dura environ une heure au bout de laquelle la police fit marche arrière et finit par quitter le site du campement. Le même scenario se reproduisit hier de nouveau.
Les marcheurs Tibétains ont déclaré qu’ils « marchent en signe de solidarité et en soutien de leurs frères et sœurs Tibétains qui subissent au Tibet l’état de siège décrété par les autorités chinoises. Ils lancent un appel aux autorités indiennes pour qu’elles acceptent tout de suite de laisser la Marche se poursuivre. »
« Alors qu’au Tibet, en ce moment, des Tibétains continuent à être emprisonnés, à disparaître, à subir la torture, et à être exécutés pour leurs croyances, il est de notre devoir de dire au monde entier quelles sont leurs souffrances, et de montrer à la Chine que les Tibétains partout dans le monde sont déterminés à recouvrer leur liberté, » dit Karma Sichoe, membre du comité d’organisation, qui prit part en 1998 à la grève de la faim qui vit Thupten Ngodup s’immoler par le feu.
« Avec les Jeux Olympiques dans moins de trois mois, et les Tibétains qui souffrent derrière ce mur du silence que les chinois ont instauré autour du Tibet, nous appelons tous les Tibétains partout dans le monde à se soulever et à nous rejoindre. »
La ‘Marche vers le Tibet’ a débuté le 10 mars 2008 à Dharamshala (Himachal Pradesh), et a atteint Seraghat après avoir traversé de nombreux Etats Indiens, au cours de ses 68 jours de périple. Au quatrième jour de la Marche, le premier groupe de 100 marcheurs fut arrêté, puis condamné à 14 jours de détention. Malgré tout, un second groupe de 48 exilés tibétains reprit la Marche deux jours après cette arrestation. Ce groupe fut rejoint par les premiers marcheurs après leur libération.
Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la ‘Marche vers le Tibet’ dans le cadre de la campagne “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain).
Alors que la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa ainsi que dans l’Est du Tibet, menèrent des manifestations pacifiques, criant des slogans demandant le retour du Dalai Lama au Tibet et l’indépendance du Tibet.
Les autorités chinoises ont alors réprimé violemment ces manifestations pacifiques qui continuèrent pendant des jours, provoquant des émeutes dans la capitale et une immense vague de protestations populaires qui se propagea dans tout le pays.
La “Marche vers le Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.
Contact: Tenzin Choedon (Anglais, Tibétain, Hindi): +91 975 696 9133 www.TibetanUprising.org
Pema Dorjee (Anglais): +91 992 760 6204
DERNIERS DEVELOPPEMENTS près de la frontière sino-tibétaine
Arrestations des leaders des ONG engagées, expulsion des étrangers et confiscation des camions ....
27/05/2008: Arrestation des Présidents des 5 ONGs et saisie des camions de la 'Marche'

26/05/2008:
Les 19 Marcheurs sont relâchés, dont Tenzin Tsundue et Lobsang Yeshi et 5 supporters étrangers sur la 'Marche' viennent d'etre expulses par le Gouvernement indien.
26/05/2008: 19 Marcheurs relachés, dont Tsundue et Lobsang Yeshi
Les 19 marcheurs tibétains détenus depuis les 22 et 23 mai ont été libérés.
Le Coordinateur de la Marche, Lobsang Yeshi, et Tenzin Tsundue ont été relachés la nuit dernière et conduits brièvement à un hôpital local. Ils avaient entrepris une grève de la faim dès leur arrestation le 22 mai dernier, et avaient besoin de soins médicaux. Ensuite ils furent déposés à notre campement.
Les 17 autres Marcheurs, qui eux aussi refusaient toute nourriture, ont été libérés et ramenés au camp tôt ce matin. Tous les Marcheurs sont donc désormais réunis dans leur campement de Banspatan (Etat d’Uttarakhand).
26/05/2008: 19 marcheurs tibétains encore en détention; Expulsion de 5 supporters étrangers
Nainital – Les 19 Marcheurs Tibétains en sont à leur 4ème jour de détention, malgré les demandes formulées par les Marcheurs encore à Banspatan (district de Pithoragarh, Etat de Uttarkhand). Les autorités du District ont signifié aux 5 étrangers accompagnant la “Marche du Tibet” de quitter l’Inde dans la semaine.
Il s’agit de Maryla Cross de Pologne, Paul Christians Buntz de Norvège, Jim Peterson, Edward Lex Pelger et David Huang des Etats-Unis.
Les supporters étrangers qui avaient participé à la Marche depuis le
départ de Dharamshala le 10 mars dernier, ont reçu des adieux émouvants à Banspatan.
Ils ont quitté le campement couverts de khatas (écharpe tibétaineblanche). "Ils soutiennent tous le Tibet et s’impliquent dans notre campagne non-violente. C’est vraiment décevant pour nous et pour les Marcheurs de les voir partir après des mois de marche côte à côte," déclara Ngawang Woebar, Président du Gu-Chu-Sum, l’ONG des ex-Prisonniers Politiques du Tibet.
Un autre groupe de 15 Tibétains, la plupart des moines, ont été bloqués puis renvoyés quatre kilomètres avant Seraghat. Ces Tibétains arrivaient du Camp de Réfugiés de Mundgod dans le sud de l’Inde, et ils furent très déçus de ne pas pouvoir se joindre aux Marcheurs à Banspatan, mais ils sont toujours déterminés à mener des manifestations non-violentes.
La Marche du retour au Tibet a débuté le 10 mars 2008 à
Dharamshala, Himachal Pradesh, et a atteint Banspatan après avoir
traversé de nombreux Etats Indiens, au cours de ses 76 jours de
périple. Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la “Marche du
retour au Tibet” dans le cadre de la campagne “Tibetan People’s
Uprising Movement” (Mouvement de soulèvement du Peuple
Tibétain).
Alors que la Marche s’élançait, des moines des monastères de
Lhassa, ainsi que dans l’Est du Tibet, ont mené des manifestations
pacifiques, criant des slogans demandant l’indépendance du Tibet et le retour du Dalai Lama au Tibet.
Les autorités chinoises ont brutalement réprimé cette vague de manifestations populaires massives et pacifiques
et qui s’est propagée à travers tout le pays. Avec pour terribles conséquences, le massacre et l’emprisonnement
de milliers de Tibétains par la police chinoise.
La “Marche du retour au Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de soulèvement du
Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche
résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la
Chine.”
Adieux aux étrangers (Photo TPUM)
Marcheurs en prière. (Photo par TPUM)
Contact:
Ngawang Woebar: +91 9418 102 483
Tsewang Rigzin: +91 9805 247 259
B. Tsering: +91 9418 792 810
27/05/2008: Arrestation des Présidents des cinq ONGs Tibétaines
Communiqué de presse, pour diffusion immédiate Article original en anglais
Arrestation des Présidents des cinq ONGs Tibétaines.
Saisie des camions de la « Marche du retour au Tibet » au campement.
Les Présidents des cinq ONGs Tibétaines dirigeant la « Marche de retour au Tibet » - Tsewang Rigzin, B Tsering, Ngawang Woebar, Chime Youngdrung, et Tenzin Choeying, de même que le Coordinateur de la Marche, Lobsang Yeshi - ont été arrêtés ce matin vers 9h30.
Ils étaient allé rencontrer le Juge du District de Pithoragarh (Etat de Uttarakhand), comme cela avait été prévu hier, et pour demander que les Marcheurs soient autorisés à poursuivre leur route.
Ils furent arrêtés à Berinath, où se trouve le poste de police local, à 16 kilomètres du campement des marcheurs. A 13h30 ce jour, ils étaient toujours en détention. Ils ont été prévenus au titre de la « Section 151 » du Code
Pénal Indien, pour avoir organisé un « rassemblement de plus de cinq personnes de nature à troubler l’ordre public, alors qu’il avait été judiciairement ordonné de faire disperser le rassemblement”.
Les trois véhicules utilitaires appartenant à la Marche ont été saisis par la police.
Aucun des Marcheurs n’a été emmené à ce jour.
Contact: Tenzin Choedon: 09756969133 / 09410337399 / 09927606204
Pour plus de détails sur l'actualité de la Marche, photos, vidéos, communiqués de presse, biographies des marcheurs, etc.
=> Veuillez visiter notre site web : www.TibetanUprising.org
Ci-dessous la version française du communiqué officiel en anglais http://tibetanuprising.org/2008/05/24/425/#more-425
24 mai 2008 : 19 Tibétains arrêtés dont les deux leaders Lobsang et Tenzin
LES AUTORITES INDIENNES BLOQUENT LA MARCHE DE RETOUR AU TIBET :
19 MARCHEURS TIBETAINS ONT ETE ARRETES.
LES AUTRES MARCHEURS FONT LE VOEU DE POURSUIVRE LEUR ROUTE EN SOLIDARITE AVEC LES TIBETAINS VIVANT AU TIBET.
Nainital – Dix-neuf Tibétains de la Marche du Retour au Tibet ont été arrêtés et emmenés au poste de police de Berinag, du district de Pithoragarh, dans l’Etat de Uttarakhand, adjacent au Tibet. Les Marcheurs restants ont déclaré qu’ils restaient déterminés à poursuivre leur route vers le Tibet.
“Nous marchons en soutien et en solidarité avec nos frères et soeurs tibétains du Tibet qui subissent l’état de siège mis en oeuvre par les autorités chinoises”, dit Tsewang Rigzin, Président du Tibetan Youth Congress.
“Nous devons poursuivre pour faire savoir au monde entier que les Tibétains continuent toujours actuellement de se faire tués, d’être torturés, de subir des détentions arbitraires, des disparitions de personnes, ceci avec une présence militaire oppressante et un climat de terreur effroyable dû à l’occupation chinoise”.
Le coordinateur de la Marche, Lobsang Yeshi, et 18 autres personnes sont en détention.
“Nous demandons la libération immédiate de tous les détenus et espérons que cette question sera résolue rapidement, et que la Marche reprendra bientôt,” déclara B. Tsering, Présidente de Tibetan Women’s Association.
Les Marcheurs font remarquer que, même en plein deuil pour les victimes Tibétaines et Chinoises du terrible tremblement de terre, Pékin reste résolu à mener à terme son projet de faire défiler la torche olympique à travers le Tibet.
Le fait que la Chine fasse passer la torche à travers le Tibet est une grave provocation qui a de fortes chances de conduire à de nouvelles effusions de sang et encore plus de souffrances pour le Peuple Tibétain.
Les Tibétains et leurs amis partout dans le monde renouvellent leur demande au Comité International Olympique de retirer leur autorisation concernant l’étape du Tibet dans le parcours de la torche, lors de sa prochaine réunion à Athènes du 4 au 6 juin.
La Marche du retour au Tibet a débuté le 10 mars 2008 à Dharamshala, Himachal Pradesh, et a atteint Seraghat après la traversée de nombreux Etats Indiens, au cours de ses 76 jours de périple. Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la “Marche du retour au Tibet” dans le cadre de la campagne
Alors que la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa, ainsi que dans l’Est du Tibet, ont mené des manifestations pacifiques, criant des slogans demandant le retour du Dalai Lama au Tibet et l’indépendance du Tibet.
Les autorités chinoises ont brutalement réprimé cette vague de manifestations massives et pacifiques de la population qui ont fait tache d’huile à travers tout le pays. Avec pour conséquences le massacre et l’emprisonnement de milliers de Tibétains par la police chinoise.
La “Marche du retour au Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de soulèvement du Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement National de 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.”
Traduction depuis Dharamsala, le 24 mai 2008.
Contact:
Tsewang Rigzin: +91 9805 247 259
B. Tsering: +91 9418 792 810
Consultez ces deux sites..;
http://www.tribuneindia.com/2008/20080524/nation.htm#8
http://tibetanuprising.org/2008/05/24/425/#more-425
La Marche ne s’arrête pas : pourparlers avec la police indienne ...le 23 mai
IMPRESSIONS :
Lors des enseignements de non-violence aux marcheurs a Nainital, Tenzin Tsundue est attentivement ecoute. Je trouve un precieux traducteur qui me permet de comprendre le discours du militant. Ainsi, la Marche de Retour est une juste cause, une marche pacifique. C'est sa raison d'etre, et c'est pourquoi il est si essentiel que chacun des marcheurs adopte cette demarche pacifique et non-violente. Deja, la Marche est un succes, car la question tibetaine est devenue un enjeu international et le monde entier a les yeux tournes vers la cause tibetaine. C'est aussi un succes car le Gouvernement chinois a montre de l'inquietude face a cet interet croissant pour la population tibetaine. Ainsi, il est d'autant plus important que chacun, individuellement, se considere membre d'un groupe, piece d'un mouvement. Chacun des actes individuels a des consequences pour l'ensemble de la Marche, qu'ils soient positifs ou negatifs. Ainsi, le moindre acte violent decredibiliserait l'esprit de la Marche et le gouvernement chinois en profiterait pour pointer du doigt les derapages tibetains et le bien-fonde de la presence chinoise au Tibet. Il est essentiel de rester en rangs serres, tous ensemble, solidaires du groupe et de chacun des Marcheurs qui ont fait le choix personnel de rejoindre cette Marche, prenant par la meme occasion l'engagement de respecter cet esprit non-violent et pacifique qui donne toute sa force au mouvement. Cette force permettra de nouveaux succes sur la scene internationale, et depend donc de la bonne volonte de chacun des Marcheurs.
Par cet esprit non-violent, la Marche souligne avec force l'injustice de la situation ou une des grandes puissances mondiales agresse avec violence un petit groupe pacifique. Par ce discours, Tsundue repondait aux questions de moines qui confessaient la difficulte d'envisager de tendre la joue gauche si on leur frappait la joue droite, de rester impassible face aux envisageables violences de la police indienne et chinoise. Par la, les marcheurs revelaient leur visage humain et le succes de l'entreprise non-violente n'en etait que plus impressionnant, signifiant la rigueur et la volonte des Marcheurs de rester unis et de faire passer l'interet des Tibetains avant leurs reflexes individuels. Cela doit se faire au prix d'une discipline forte que chacun accepte de suivre en faisant le choix de rejoindre le mouvement.
Tenzin Tsundue fait ensuite reference a la strategie du moustique, qui consiste a fragiliser le geant en le harcelant de petites piqures, dont une seule ne saurait le faire ceder mais dont un grand nombre pourraient le faire vaciller. Cependant, l'un des grands points de son discours est la nature du geant a faire vaciller. Il ne s'agit pas du peuple chinois, le peuple chinois ne doit pas etre l'ennemi du peuple du Tibet. Le geant a faire vaciller est le gouvernement qui est responsable de toutes les politiques menees dans la region. Tsundue insiste que meme les Chinois Han envoyes peupler le Tibet ne sont pas a considerer comme ennemis, malgre le danger qu'ils representent pour le peuple du Tibet. En effet, il est vital pour les Tibetains de garder des liens amicaux avec le peuple chinois, des liens d'echanges d'idees et de facons de penser. Il serait extremement dommage d'en arriver a une relationsemblabe à ce qui existe entre les Palestiniens et les Israeliens, il est a la fois dans l'interet des Chinois et des Tibetains de pouvoir s'entendre et cohabiter sans tensions, afin de ne pas compromettre le developpement et le futur de chacun des pays.
Depuis l'Inde ( clavier anglais, sans accent )
Ceci est le témoignage transmis par notre ami F, jeune stagiaire dans France-Tibet qui va maintenant suivre pour nous les compétions des Olympiades de Dharamsala.
Communiqué le 21 mai .
Dernière minute, le 20 mai transmis par Damien depuis Dharamsala ...
La « Marche de Retour au Tibet » ne s’arrête pas, malgré les avertissements venant des autorités locales.
"Dharamsala – Notre groupe de plus de 300 Tibétains marchant en direction du Tibet est déterminé à poursuivre sa « Marche de Retour au Tibet » malgré les avertissements venant des autorités du District de Pithoragarh, territoire adjacent à la frontière avec le Tibet.
Au contraire de ce qui fut annoncé le 19 mai par des medias, la Marche n’a pas été arrêtée par les autorités locales. En fait les organisateurs de la Marche ont décidé de camper pendant quelques jours à Seraghat (Etat d’Uttarakhand) pour faire le point sur la situation et en discuter avec les autorités.
Le 16 mai, les autorités locales étaient venus au campement des marcheurs, à Seraghat, pour les avertir de l’éventualité d’une arrestation au niveau de l’entrée de la zone d’accès restreint(1) invoquant des « raisons de sécurité ».
Mais le Comité Organisateur et les Marcheurs restent attachés à leur démarche d’action directe et non-violente, et tiennent à poursuivre leur Marche.
Tous les Marcheurs rêvent d’atteindre le Tibet et, afin qu’ils puissent réaliser leur rêve, le Comité Organisateur mènent des discussions à ce sujet avec les autorités locales. Ils s’efforcent actuellement de trouver une solution qui permettent une fois encore aux Marcheurs de reprendre leur route vers leur patrie. « D’après nos informations, nous sommes très optimistes sur la résolution rapide du différend, » affirme B. Tsering, Présidente de « Tibetan Women’s Association » (‘’Association des Femmes Tibétaines’’), une des cinq ONGs Tibétaines qui organisent ensemble(2) la « Marche de Retour au Tibet ».
La « Marche de Retour au Tibet » s’élança le 10 mars dernier de Dharamsala (Etat indien d’Himachal Pradesh), et elle a atteint récemment Seraghat (Etat d’Uttarakhand), après avoir traversé de nombreux autres Etats au cours de ses 68 jours de cheminement. Au 4ème jour de la Marche, le premier groupe des 100 marcheurs Tibétains fut arrêtés et placé en détention pendant 14 jours. Malgré tout, deux jours après cette arrestation, un deuxième groupe de 48 exilés tibétains reprit le relais de la Marche et fut ensuite rejoint par le premier groupe dès leur libération.
La “Marche de Retour au Tibet” a été lancée par les Tibétains vivant en exil en Inde dans le cadre de la Campagne d’actions non-violentes « Tibetan People’s Uprising Movement » (2) (en français, le « Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétains »).
Contact:
Tsewang Rigzin: +91 9805 297 259 (President, Tibetan Youth Congress)
B.Tsering: +91 9418 792 810 (President, Tibetan Women’s Association)
Ngawang Woebar: +91 9418 102 483 (President, GuChuSum)
Chime Youngdung: +91 9418 069 179 (President, National Democratic Party of Tibet)
Tenzin Choeying: +91 9816 368 335 (National Director, Students for a Free Tibet, India)
(1) zone sous contrôle de l’Armée Indienne dont la limite terrotoriale commence à quelques dizaines de kilomètres de la frontière Indo-Tibétaine.
(2) Pour plus d’information, consulter le site de la Campagne d’action non-violente « Tibetan People’s Uprising Movement » (dont la « Marche de Retour au Tibet » est l’une des actions fortes en 2008): www.TibetanUprising.org
Pour diffusion immédiate, le 20 mai 2008.
De notre correspondant à Dharamsala : Damien..
13 mai 2008: Des nouvelles de la Marche de Retour : J-200km!
Voici le témoignage que Tenzin Tsundue a adressé le 13 mai 2008.
Dimanche 18 mai : Ce documentaire sur la Marche de Retour au Tibet nous parvient. Il a été réalisé par le Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain (« Tibetan People's Uprising Movement ») et pour la première fois diffusé à Dharamsala le 14 mai 2008.
http://tibetanuprising.org/2008/05/17/march-to-tibet-documentary/
Voici le témoignage que Tenzin Tsundue a adressé le 13 mai 2008.

Déterminé,Tenzin Tsundue approche du but: plus que 200km séparent les Marcheurs de la frontière tibéto-indienne
A l'attention de ceux d'entre vous qui auraient pris connaissance de cette lettre hier, mercredi 14 mai, la version qui suit est la version définitive.
De plus notre Association France Tibet vient de faire remettre un don* aux organisateurs et nous espèrons que nous allons pouvoir compléter ce geste grâce à la vente des Tshirts JO.
Merci à vous tous qui participez par ce geste à soutenir la Marche de Retour.
Consultez aussi : http://www.tibetanuprising.org/
"Chers Amis,
Désormais le Tibet n’est plus très loin.
Après avoir rangé mon sac de couchage tôt ce matin avant le lever du soleil, j’ai déposé avant ce long trajet un khata blanc (foulard religieux) sur l’autel dédié à Sa Sainteté (le Dalai Lama) en me promettant de poursuivre mon chemin, quoiqu’il arrive.
Marchant depuis presque 70 jours, avec 300 personnes, après avoir parcouru 900 km à travers les états Indiens d’Himachal Pradesh, Punjab, Haryana, Delhi, et Uttar Pradesh, nous avons atteint hier la ville d’Almora, dans les montagnes de Kuamon, au nord de l’Inde dans l’état de Uttarakhand (Uttaranchal).
De là le Tibet n’est pas très loin…
La “Marche de Retour au Tibet” est partie de Dharamsala le 10 mars. Ce même jour éclatèrent des mouvements de révolte, à l’intérieur du Tibet, mais aussi en de nombreux points du globe, à l’initiative des Tibétains et des partisans du Tibet : un soulèvement d’ampleur mondiale.
Nous avons commencé avec un groupe de 100 marcheurs Tibétains, puis sur le parcours beaucoup d’autres se joignirent à nous. Demain au départ d’Almora en direction du Tibet par les vallées de haute montagne, nous serons 300 marcheurs Tibétains, plus des étrangers de différents pays, certains marchant avec nous depuis Dharamsala.
Tout au long du parcours, les Indiens nous ont offert un accueil chaleureux, nous soutenant dans notre démarche, et nous offrant même de l’eau et un abri en certains endroits.
Le soir nous nous arrêtions, la plupart du temps, dans des Ashrams (maisons d’accueil Hindoue), des Gurudwaras (temples Sikh) ou des écoles ; quelques fois sur des terrains déserts en bordure de route, où des municipalités mettaient à notre disposition des réservoirs d’eau convoyés sur des tracteurs. Les Indiens ont pour tradition de pratiquer de longs pèlerinages à travers leur pays, et l’hospitalité envers les pèlerins est ici une coutume naturelle. La Police nous a assisté pour la sécurité en nous escortant en jeeps ou à motos tout au long du périple, et s’occupant des contrôles de sécurité à l’entrée des différents territoires.
Vous savez sans doute que la Police Indienne nous a arrêtés le 13 mars, dans le District de Kangra, et nous a condamnés à 14 jours de détention. Mais, deux jours après, nous lançames un deuxième groupe de marcheurs qui reprit le flambeau de la Marche. Plus tard, une fois libérés, les premiers marcheurs rejoignirent ce groupe, malgré la procédure judiciaire intentée contre nous. A la fin du mois dernier, Lobsang Yeshi (un des coordinateurs de la Marche), Choeying (directeur de Students for a Free Tibet - India), et moi-même avons dû comparaitre devant le Tribunal de Dehra ; et nous devons y retourner en juin.
J’ai su que certains ont pu être abusés par des medias affirmant que la Marche avait été annulée. J’ai même reçu des appels téléphoniques de quelques personnes à qui j’ai dû expliquer qu’il n’en était rien.
Craignant une vive confrontation à la frontière, Sa Sainteté (le Dalai Lama) avait effectivement recommandé aux organisateurs d’arrêter la Marche. Mais, en voyant les mouvements de protestation non-violents menés si courageusement partout au Tibet, et la répression chinoise subie, encore aujourd’hui, par notre peuple, alors notre détermination devint plus forte encore, inspirée par leur sacrifice. Dans ces conditions, nous ne pouvions plus arrêter la Marche. Alors, le 19 avril, nous avons repris notre Marche de Retour au Tibet, à partir de Delhi où nous avions marqué une pause momentanée.
Après Delhi, la traversée de l’état d’Uttar Pradesh fut vraiment pénible avec la très forte chaleur, la sécheresse et la poussière. Parfois des camions et des autocars sur l’autoroute furent à deux doigts de nous percuter ; mais plusieurs fois aussi, certains s’arrêtèrent pour prendre des tracts du Mouvement que nous distribuions sur la route. Nous marchions l’un derrière l’autre, formant une longue file indienne, s’étirant telle un mille-pattes avec un seul et long corps. Alors que la tête pouvait s’être déjà engagée dans le virage suivant, la queue était encore en train de cheminer dans les tournants précédents.
Les Marcheurs se réveillent vers 4 heures du matin. Après la toilette, le nettoyage et le pliage des sacs de couchage, des tentes et des matelas, suivi d’un petit-déjeuner, nous commençons notre Marche vers 5 heures. Généralement il nous faut environ 6 à 7 heures pour couvrir de l’ordre de 20 à 25 kilomètres, parfois nous parcourons jusqu’à 27 ou 28 kilomètres. L’équipe logistique et de restauration part devant avec ses camions pour aller installer le camp suivant. Dans beaucoup d’endroits l’eau reste un luxe. Nous nous lavons en bordure de route grâce à des pompes à eau actionnées manuellement ; quelques fois des groupes de moines vont se doucher à l’abri d’un champ de blé. C’est une belle expérience que de répondre aux appels de la nature, dans des espaces ouverts, au clair de lune, avec juste une bouteille d’eau.
La plupart des marcheurs sont des moines bouddhistes qui viennent de trois universités monastiques du Sud de l’Inde. Il y a aussi plusieurs anciens qui se sont échappés du Tibet avec Sa Sainteté le Dalai Lama en 1959 : le plus âgé a 78 ans. Les plus jeunes sont deux garçons de 17 ans. Nés en Inde, ils y ont vécu toute leur enfance et n’ont jamais vu le Tibet. Il y a aussi plusieurs jeunes mamans qui sont parties après avoir confié leur famille à leurs maris.
Notre équipe de communication s’efforce de diffuser l’information vers le monde extérieur. Elle s’occupe aussi d’organiser des discussions avec les medias locaux. Le soir, lors du rassemblement après la prière quotidienne, le coordinateur media annonce les nouvelles du jour. Alors, à maintes reprises les Marcheurs se mettent à applaudir les actions de soutien au Tibet menées dans différentes régions de l’Inde et à l’étranger. Les manifestations contre la torche à Londres, Paris, San Francisco, Canberra ou Tokyo, recueillirent leurs éloges les plus vifs. De même, celles que les Tibétains mènent actuellement à Katmandu sont appréciées à leur juste et haute valeur quand on voit la brutalité de la Police Népalaise.
Maintenant nous attaquons le dernier tournant de la Marche. D’Almora à la frontière il y a tout juste 200 km.
Et désormais le froid va se faire sentir de plus en plus, au fur et à mesure de notre ascension dans la chaîne Himalayenne.
Pour ma part je sais que retourner dans son pays alors qu’il se trouve encore sous occupation étrangère, ce n’est pas chose facile. Les militaires chinois vont évidemment garder la frontière avec des mitrailleuses. Et la Police Indienne trouvera toujours une raison pour nous arrêter.
La confrontation est inévitable, mais nous ne nous arrêterons pas. Nous pourrions même camper près de la frontière pour une période assez longue ; il se peut aussi que nous soyons amenés à faire appel à des soutiens de l’étranger. Nous marchons en pleine incertitude.
La Marche de Retour au Tibet est un moyen pour nous de retrouver notre patrie, et de réclamer le respect de nos droits de vivre en toute liberté dans notre pays d’origine.
Quoiqu’il arrive nous sommes profondément attachés à la non-violence ; nous ne nous vengerons pas. Il se peut que nous soyons battus, mis en prison, ou même que l’on nous tire dessus, mais nous n’abandonnerons pas.
Et pour moi il n’y a pas d’autre projet dans ma vie que cette Marche.
Pour nous tous Marcheurs, c’est l’engagement de notre vie.
Pour suivre l’actualité quotidienne de la Marche, avec des photos, et les biographies des Marcheurs, etc. veuillez visiter notre site http://www.tibetanuprising.org/
Sur la Marche il y a un certain nombre de non-Tibétains – les “support marchers” – qui restent avec nous pendant quelques jours, certains depuis le tout début. Si vous êtes intéressés pour nous rejoindre, veuillez contacter les Coordinateurs :
Sherab Woeser sherabwoeser@yahoo.com (portable: 0091-9418394426) et
Lobsang Yeshi (portable: 0091-9410936742 / 9756969141).
*Si vous habitez loin ou si vous ne pouvez pas vous joindre à nous, alors veuillez nous aider en relayant ce message autour de vous.
Les dons en matériels – sacs de couchage, chaussures ou matelas, … - peuvent aussi être très utiles.
Votre soutien financier peut faciliter en particulier l’approvisionnement en nourriture et en eau, permettant à notre Marche de se poursuivre. Je compte aussi sur la contribution de chaque Tibétain à ce Mouvement.
Bod Gyalo! (Le Tibet vaincra!)
*Tenzin Tsundue, en marche vers le Tibet*
Le 13 mai 2008
Almora, état d’Uttarakhand, Inde
Traduction France-Tibet,depuis Dharamsala revue le 15 mai 2008.
NAINITAL, le 9mai 2008 : témoignage d'un marcheur français qui vient de partager quelques jours du quotidien des marcheurs.
Ce compte rendu nous est adressé par un jeune ami français qui dans le cadre de ses études effectue avec France-Tibet, un stage parmi les Tibétains. Il est allé rejoindre les marcheurs et c'est aussi la circonstance pour remettre à Tenzin Tsensue, la participation financière de France-Tibet, notre soutien à ce mouvement et résultat de la vente des Tshirts "JO".
texte sans accent depuis un clavier indien, ndr
Apres deux jours de voyage en bus depuis Dharamsala, enfin j'arrive a Nainital, station de montagne de l'Uttaranchal, l'etat indien qu'a atteint la marche de retour vers le Tibet. Un coup de taxi et me voila a Jolikhot, a 21 heures, ou campe la Marche, en contrebas de Nainital. Les marcheurs sont nombreux, autour de 300. D'emblee, on me dirige vers la responsable medias, Tenzin Choedon, qui me fait un briefing de l'etat de la marche et du programme des prochains jours. La marche est essentiellement composee de moines mais il y a aussi quelques dizaines de nonnes et de nombreux "civils".
Je croise aussi Tenzin Tsundue qui se rassure de mon arrivee et s'inquiete de savoir si j'ai tout ce qu'il me faut pour dormir. Apres une premiere nuit ou je m'etais fait une petite place improvisee a la belle etoile aux cotes de moines accueillants, c'est a rien moins que 4 heures 30 que je suis reveille par l'activite du rangement des sacs, et du repliage des tentes. Tandis que j'observe l'organisation de la troupe, Losangshi, un jeune moine, m'emmene vers le petit-dejeuner et me fournit les couverts necessaires. A 6 heures, la marche se met en route en file indienne, apres la priere et le briefing quotidien. Les camions se chargent et partent eux aussi vers le lieu de campement de Nainital. Les Tibetains sont heureux d'arriver dans les zones montagneuses, qui marquent la fin des plaines arides mais representent aussi l'arrivee dans la region Himalayenne dont la grande majorite des marcheurs sont des natifs.
Avec 300 marcheurs, la Marche s'etale sur plusieurs centaines de metres, le convoi est assez impressionnant. L'ambiance est bonne, mais si certains montrent leur enthousiasme debordant par des chants et en faisant echos aux slogans motivants de leurs confreres, d'autres prononcent des prieres en silence, au ryhtme de leurs pas. La plupart ont le sourire. Apres 7 heures de marches entrecoupees de quelques pauses a l'ombre, la marche arrive a Nainital, ou vit une importante communaute tibetaine. L'accueil est chaleureux et revigore les marcheurs. Pendant deux jours, la Marche va se reposer et reprendre des forces, sans pour autant rester inactive.
En effet, au programme, conference de presse, reunion de formation sur la non-violence qui caracterise l'esprit de la Marche, reunions d'informations et de suggestions, procession a la bougie autour du grand lac de la ville, interventions des 5 presidents d'associations organisatrices (Students for a free Tibet, Tibetan Youth Congress, Tibetan Woman Association, Gu Chu Sum et National Democratic Party of Tibet), v
India stops 300 Tibetans from marching to Lhasa
DPA[Monday, May 19, 2008 17:58]
New Delhi, May 19 - More than 300 Tibetans who were stopped from marching to Lhasa on India's border with China's Tibetan Autonomous Region have resorted to camping in the area, a news agency reported Monday. The group of Tibetans, which was marching to Lhasa to protest against China's alleged atrocities in Tibet and to demand Tibetan independence, were stopped by Indian authorities in the Pithoragarh district of Uttarakhand state, the Press Trust of India reported.
The Tibetan marchers, mostly monks, were camping in the Seraghat area in the district that lies more than 400 kilometres north-east of Indian capital New Delhi.
"We have requested the marchers to turn back from here and we are committed not to let them go ahead for their own security reasons but instead they have been camping in the Seraghat for the last three days," District Magistrate, D Santhil Pandian told the PTI.
Meanwhile, local police officials said that the Tibetans could be shifted to another area shortly.
The report said that about 500 security personnel from the police and the Provincial Armed Constabulary (PAC) were deployed at the camping site.
The Tibetan group began their journey on March 10 from Dharamsala, the seat of their spiritual leader, Dalai Lama, to coincide with the Tibetan Uprising Day.
"The march is aimed at drawing the attention of the world to China's repressive regime in Tibet," B Tsering, one of the organizers of the march, said earlier.
More than 100,000 Tibetan refugees live in India along with the Dalai Lama and the Tibetan government-in-exile.
The Indian government has said that it would not stop the peaceful demonstrations by Tibetans but it cannot allow the refugees in India to cross borders without the required documents.
INDIAN GOVERNMENT BLOCKS TIBETAN RETURN MARCH
Police Issue Restraining Order Against All Core Marchers
Dharamshala – Indian police today issued a restraining order from the central government in the names of all 100 Core Marchers participating in the Return March to Tibet. Police entered the grounds at Sarah College for Higher Tibetan Studies, where the Marchers are spending their first night on the road, and a restraining order was issued, claiming that the Core Marchers' actions may "culminate into endangering public tranquility and breach of public peace." The police told the Marchers they were "not to leave the territorial jurisdiction of Kangra District till further order." The March, organized by five leading Tibetan non-governmental organisations based in India, is meant to travel through New Delhi before heading towards the Indo-Tibetan border in early April.
"Tibetan refugees have the right to return to Tibet, the land from where we come," said Mr. Tsewang Rigzin, President of the Tibetan Youth Congress. "This is the first major obstacle we are facing but we remain committed to marching. We want to do nothing more than go back to our country and help to end the suffering of our brothers and sisters living under the brutal Chinese occupation."
The March to Tibet includes monks, nuns, the elderly, and youth who were born in exile and for whom this march provides the opportunity to see Tibet for the first time with their own eyes. Thousands of supporters, including Tibetans, Indians and Westerners, accompanied the March from the Main Temple to Lower Dharamshala to show their solidarity.
"I appeal to the Indian authorities and the good people of India to support these Tibetan marchers in their desire to return to their homeland," said Dr. B. Tsering, President of the Tibetan Women's Association. "This is a purely nonviolent initiative modeled in the proud tradition of nonviolence promoted by the great Mahatma Gandhi."
In preparation for the March, the Core Marchers, volunteers and Organizing Committee members attended a three-day training on Non-Violent Resistance and Discipline from March 6 to 8, 2008, at Dolmaling Nunnery, Dharamshala. Speakers at the workshops included Mr. Rajiv Vohra, a Gandhian and Director of Non-Violence Peace Force Asia, Delhi, and Anand Sharma, Director of the Shimla branch of the Human Rights Law Network.
The March to Tibet commenced from Dharamshala, the exile home of His Holiness the Dalai Lama and seat of the Tibetan Government-in-Exile, as Tibetans marked the 49th anniversary of the 1959 national uprising in Tibet. The launch comes just five months before China is set to host the summer Olympics, and is aimed at both fighting the Chinese occupation of Tibet and reinvigorating the Tibetan freedom movement.
The Tibetan People's Uprising Movement is a global movement of Tibetans inside and outside of Tibet taking control of our political destiny. The March to Tibet, the heart of the Tibetan People's Uprising Movement, aims to revive the spirit of the historic national uprising of 1959, and by engaging in direct action, bring about an end to China's 60 years of illegal and brutal occupation of Tibet.
For more information please contact:
Campaign Coordinators:
Lobsang Yeshi: 9418 390 416
Tsering Chodup: 9418 221 605
Sherab Woeser: 9418 394 426 Dhasa / 9868 332 883 DelhiAn Epic Walk Home through Himalayas for Exiled Tibetan Poet
RFA[Thursday, February 28, 2008 16:20]
By Gao Shan
Tibetan refugee Tenzin Tsundue (C) is restrained by Indian security personnel as he waves a Tibetan flag while unfurling a 'Free Tibet' banner and shouting anti-Chinese slogans as he stands on a tower of The Indian Institute of Science (IIS) where inside Chinese Prime Minister Wen Jiabao is attending a meeting in Bangalore, April 10, 2005. (Dibyangshu Sarkar/AFP/Getty Images)
A group of Tibetan refugees, living in exile in India, plan to walk back to Tibet this spring. One initiator and participant will be the general secretary of the Friends of Tibet Organization, poet Mr Tenzin Tsundue.
The walkers will leave India in early March and trek through the Himalayas, reaching Tibet during the 2008 Olympic Games in Beijing in August. According to Bhuchung K. Tsering with the Washington-based International Campaign for Tibet, the homecoming is inspired by Ghandi's non-violent civil disobedience. "This homecoming was initiated by several organizations, and Tenzin Tsundue is one of the initiators.
The Journey
International Campaign for Tibet, the homecoming is inspired by Ghandi's non-violent civil disobedience. More and more people are joining. The walk will start on March 10, commencing in north-western India, where the Tibetan government resides in exile. The walkers will first head for New Delhi, joining up with people from several non-governmental organizations to form different groups. They plan to arrive during the Beijing Olympics.
Poet Tsundue told media that the border between India and China is more than 2,500 miles long.
Beijing-based Tibetan writer Ms Woeser said that in 1997, Tsundue walked alone from India through the Himalayas into Tibet. Once there, he was arrested by Chinese authorities and deported 3 months later.
Ms Woeser said, "I have read some of his poetry, and written about life in exile. Some has been translated into Chinese and published online. I've also read some of his poems in books. His award-winning essay ['My Kind of Exile'] has been translated into Chinese as well. I've also posted his essays and photo on my blog. I have some knowledge of him." His essay titled "My Kind of Exile" was the winner of India's Outlook/Picador Non-Fiction Competition.
The Elderly Want to See Their Families
She said that for many exiled Tibetans, their greatest wish is to return to their homeland and reunite with their families. "I personally don't think a homecoming through a non-violent walk should be obstructed by the authorities. It should be permitted and even treated with sympathy by the international community, including China and the governments of jurisdictions along the way. That would be the best outcome. I don't know what will actually happen."
Ms. Woeser also said that many of the Tibetans who fled China with the Dalai Lama in 1959 are now quite old. She called on the Chinese government to allow them to return to visit their families.
Les Tibétains et leurs partisans déterminés à poursuivre la lutte contre l'injustice chinoise.
Dharamshala, 24 août 2008.
Le 24 août 2008, jour de clôture des Jeux Olympiques, plusieurs centaines de Tibétains et de nombreux partisans se sont réunis à Dharamsala, en communion avec tous les manifestants pro-tibétains du monde entier, pour s'élever contre la violente répression conduite par les autorités chinoises envers les Tibétains au Tibet, sans trêve depuis le 10 mars 2008.
L'invitée d'honneur de cet événement était Madame Adhe Tapontsang (surnommée "Ama Adhe" ou Mère Adhe), une ancienne prisonnière politique tibétaine qui a dû supporter 27 années de prison et de camp de travail chinois après son arrestation en 1958.
Autres invitées de marque, témoignant elles aussi devant l'assistance, Mesdames Rigzin Choenyi et Lhundup Sangmo, deux anciennes prisonnières politiques, du célèbre groupe des "14 nonnes de Drapchi". Elles ont subi respectivement 12 et 9 années d'emprisonnement dans les geoles chinoises.
"Nous demandons expressément à la communauté internationale, et en particulier aux medias, de ne pas détourner leur attention de la Chine une fois les Olympiades terminées à Pékin. Il est en effet à craindre que les autorités chinoises répriment encore plus brutalement les Tibétains après les JO," mettait en garde Tenzin Choeying, directeur national de l'ONG tibétaine "Students for a Free Tibet - Inde".

La remarquable résistante Ama Adhe
"Les Tibétains et leur partisans du monde entier sont très inquiets pour les milliers de Tibétains arrêtés et pour ceux portés disparus depuis mars 2008. Nous insistons auprès des gouvernements de tous les pays pour qu'ils pressent la Chine de libérer tous les prisonniers politiques," ajoutait-il.
Les autorités chinoises ont tenté d'annihiler toutes les voix discordantes avant et pendant les Jeux Olympiques. Mais, grâce à tous les mouvements de protestation en plein Pékin et partout dans le monde, les Tibétains et leurs supporters ont réussi à contrer efficacement et de manière continue la propagande du régime chinois.
"Les Tibétains et leurs amis à travers le monde ont réussi à saper les velléités de la Chine de recueillir l'assentiment de la planète entière. Par leur sévère traitement des manifestants et des journalistes étrangers à Pékin, les autorités chinoises ont montré là encore leur vrai visage au reste du monde," disait Chime Youngdrung, président du parti politique tibétain 'National Democratic Party of Tibet'.
"La fin des Jeux Olympiques de Pékin donne le signal d'une mobilisation toujours plus forte du Peuple Tibétain. Nous poursuivons notre combat contre les injustices commises envers les Tibétains au Tibet," affirmait C. Youngdrung.>
Le Mouvement « Tibetan People's Uprising » (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain - NDT) vise à raviver l'esprit du Soulèvement National du Peuple Tibétain de mars 1959, en suivant une démarche résolument non-violente, tournée vers l'action, afin d'arriver à mettre fin à l'occupation illégale du Tibet par la Chine.
www.TibetanUprising.org
Böd Gyalo! Le Tibet vaincra!
Damien
(volontaire francophone, à Dharamsala)
pour le Mouvement « Tibetan People's Uprising ».
ARRESTATION ARBITRAIRE de l'activiste TENZIN TSUNDUE, 3 août :
Déclaration d'un avocat indien à la frontière indo-Tibétaine : Tenzin Tsundue, poète tibétain et secrétaire général de l'ONG " Friends of Tibet" vient d'être arrêté ce matin par la police de
l'Etat de l' Himachal Pradesh alors qu'il était proche de la frontière indo-tibétaine : .

Aucun autre détail sur le lieu de son enfermement ni les conditions, à l'heure où nous transmettons cette information.
Source sûre indienne, le 3 août 2008.
Dear All in Friends of Tibet India (FOT),
As we know Tenzin Tsundue was arrested in Kullu on the morning of 3 August ( as per information available). He managed to get released from Kullu police's arrest. But as soon as he moved out from there, he was again arrested and now he is in Mandi police station. Tomorrow morning he will be produced before SDM of Mandi at 10 in the morning. This is clear case of harrasement. There is absolutely no ground and no cause for arresting him. Tenzin Tsundue called me two times from police station and Lawyers from HRLN-Himachal are trying to secure legal representation for him from Mandi. One lawyer from Mandi named Advocate Deshraj has been approched to represent Tenzin Tsundue tomorrow. When Tsundue called me, he sounded very unhappy on such illegal harrasment and has made up his mood to go to the Supreme Court or High Court for challenging such arbitrary exercise of power by the police and administrative authorities.
Regards
XXXXXXX avocat
Friends of Tibet, PO Box: 16674, Bombay 400050, India.
Friends of Tibet is a people's movement to keep alive the issue of Tibet through direct action. Our activities are aimed at ending China's occupation of Tibet and the suffering of the Tibetan people. Friends of Tibet supports the continued struggle of the Tibetan people for independence. To know more, visit: www.friendsoftibet.org
LA MARCHE DE RETOUR AU TIBET : 94ème jour de la "Marche du retour au Tibet"
BIENTOT les100 jours!!!
Nainatal / Belakot ...
C'est donc le 94ème jour de la "Marche du retour au Tibet"
La Marche ayant redémarré le 9 juin, les cinquante Marcheurs ont pu passer leur première nuit à Belakot, situé à 15 kilomètres au-delà de Berinag.
A Nainital, au moment de s'élancer pour cette nouvelle étape de leur périple, les Marcheurs étaient tout excités et leur courage décuplé à l'idée de voir enfin se dessiner les sommets himalayens à l'horizon.
Il était 9h30 ce matin lorsque les Marcheurs quittèrent le campement de Belakot. Ils ont ensuite parcouru 21 kilomètres avant d'atteindre Gochar vers 14h30.
Sur le chemin, la route se trouva obstruée par un glissement de terrain, obligeant les véhicules d'accompagnement de la Marche à faire un long détour pour rejoindre le campement.
" Photo du groupe de Marcheurs avec les sommets du Panch Chuli en arrière-plan ".
Version anglaise de l'article: http://tibetanuprising.org/2008/06/11/day-94-update-from-the-march/
Böd Gyalo ...Le Tibet vaincra...
Nouveau départ apres la libération des six leaders...:Les Leaders affirment que la Marche continuera malgré les obstacles momentanés.
Nainital, le 9 juin 2008
Contact: Mr. Tsewang Rigzin (Tibétain, Anglais, Hindi): +91 9805247259
Dr. B. Tsering (Tibétain, Anglais, Hindi): +91 9418792810
Tenzin Choedon (Anglais, Tibétain): +91 975 696 9133
Nainital – Aujourd’hui vers 14h30, la “Marche du retour au Tibet” est repartie de Berinag après avoir surmonté ce moment difficile au cours de la semaine dernière où 265 marcheurs furent arrêtés. Mais aujourd’hui, en apercevant au loin les sommets enneigés de l’Himalaya, les marcheurs se réjouirent et entonnèrent des chansons.
Les leaders de la Marche, qui avaient été détenus 11 jours à la prison de Haridwar avant d’être relâchés le 8 juin, ont pris la tête d’un groupe de 50 Tibétains dans cette dernière portion la plus critique du parcours. Les cinq présidents(*) et l’un des coordinateurs de la Marche avaient été emprisonnés par la police indienne depuis le 27 mai, accusés au titre de la section 151 du Code Pénal et des sections 116 et 107 du CRPC.
“La Chine a une telle influence que l’on subit son oppression jusque dans un pays libre comme l’Inde,” disait Chime Youngdung, Président du National Democratic Party of Tibet, juste après sa libération. “Les Jeux Olympiques étaient sensés apporter plus de liberté en Chine et au Tibet, mais c’est l’inverse qui se produit en cette année dite « olympique » : la Chine est en train d’exporter sa propre répression dans les pays démocratiques.”
“L’Inde nous a offert son exceptionnelle hospitalité durant les 50 années qui viennent de s’écouler, et nous lui en sommes infiniment reconnaissants,” dit Tsewang Rigzin, Président du Tibetan Youth Congress (ONG tibétaine « Congrès de la Jeunesse Tibétaine »). “Mais maintenant nous voulons retourner au Tibet pour contribuer au côté de nos frères et soeurs là-bas à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet.”Un peu plus d’une semaine de marche sépare Berinag du Tibet, et les 50 Marcheurs devront parcourir environ 180 kilomètres en suivant une route traditionnelle du commerce. Ils devraient atteindre le Tibet au moment où la Chine prévoit de faire passer sa torche olympique si controversée dans les rues de Lhassa. En Avril, une chaîne mondiale de manifestations – notamment à Londres, Paris, San Francisco et New Delhi – avaient fait du parcours de la flamme olympique chinoise un mémorable fiasco.
“Le chemin sera long et rude jusqu’au Tibet,” dit Shingza Rinpoche en regardant les sommets du Panch Chuli au loin. “Mais nous y parviendrons malgré tout. Même la chaîne himalayenne ne peut nous empêcher de rejoindre nos frères et soeurs là-bas au Tibet.”
Les 265 marcheurs détenus à Berinag ont été relâchés et transportés jusqu’à Paonta Sahib, à la limite des états d’Uttarakhand et de l’Himachal Pradesh, où ils furent accueillis avec beaucoup de joie et de chaleur par les communautés tibétaines locales.
La ‘Marche vers le Tibet’ est partie le 10 mars 2008 de Dharamshala (Himachal Pradesh), et a atteint Banspatan après avoir traversé de nombreux Etats Indiens. Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la ‘Marche vers le Tibet’ dans le cadre de la campagne non-violente “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain). Le même jour où la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa ainsi que dans l’Est du Tibet, menèrent des manifestations non-violentes, criant des slogans en faveur du Dalai Lama et de l’indépendance du Tibet.
Les autorités chinoises ont alors violemment réprimé ces manifestations pourtant pacifiques qui se sont poursuivies pendant des jours (et encore aujourd’hui malgré la répression: témoignages sur le site du Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie www.TCHRD.org ), conduisant à des émeutes dans la capitale et à une immense vague de protestations populaires qui s’est propagée dans tout le pays.
La “Marche vers le Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.
(*) des ONGs tibétaines organisatrices de la Marche: GuChuSum, National Democratic Party of Tibet, Students for a Free Tibet – India, Tibetan Women's Association, Tibetan Youth Congress.
Les présidents des 5 ONG tibétaines organisatrices de la Marche de Retour ont été libérés par la police indienne aujourd'hui 6 juin ainsi que le coordinateur de la Marche et tous les Marcheurs.
Il était près de 22h00 lorsque les Présidents des cinq ONG, Tsewang Rigzin, B. Tsering, Ngawang Woebar, Chime Youngdung, et Tenzin Choeying, ainsi que l'un des coordinateur de la Marche - Lobsang Yeshi – ont été emmenés à Ganai Gangoli, où ils se virent notifiés leur accusation. Puis ils ont été conduit devant le Juge du District pour une audience.
Tôt ce matin, les 265 marcheurs détenus à Berinag ont été emmenés et déposés à Paonta Sahib, juste dans l'Etat d'Himachal Pradesh. Ils ont alors reçu un chaleureux accueil de la part de la Communauté tibétaine sur place.
TPUM [6 juin 2008]
Voir la video de l'arrestation des Marcheurs, en consultant :
http://tibetanuprising.org/2008/06/06/video-marchers-arrested-at-berinag/
A NAINITAL, LA MARCHE DE RETOUR : LA POLICE INDIENNE ARRETE 265 TIBETAINS MARCHANT VERS LE TIBET
Tous s'y attendaient et la pression de Pékin sur New Delhi, durant cette rencontre sino-indienne a Pekin destinée à affiner les prépararifs des JO, ne pouvait sans pas se produire sans l'arrêt de la "Marche de Retour au Tibet"
La Marche venait juste de redémarrer après une situation de blocage de 13 jours alors que la Chine prépare le passage au Tibet de la Torche Olympique.
Diffusion immédiate
4 juin 2008
Contact: Tenzin Choedon (Anglais, Tibétain, Hindi): +91 975 696 9133
Pema Dorjee (Anglais, Tibétain, Hindi): +91 992 760 6204
Nainital - 259 marcheurs tibétains et six membres du Comité d’organisation ont été arrêtés par la police après le redémarrage de la “Marche vers le Tibet”, à l’issue de 13 jours de situation de blocage face à la police. Ils avaient couverts 16 kilomètres quand l’arrestation se produisit à Berinag, à environ 180 kilomètres de la frontière Indo-Tibétaine. Cinquante marcheurs, dont l’activiste leader Tenzin Tsundue et Shingza Rinpoche du Monastère de Sera, étaient restés quant à eux au campement de Banspatan (Etat d’Uttarakhand), déterminés à poursuivre leur route vers le Tibet dans l’hypothèse où leurs camarades de la Marche seraient arrêtés.
Les cinq présidents des ONGs(*) organisatrices de la Marche et l’un des coordinateurs sont toujours détenus à la prison de Roshanabad près de Haridwar.
“Alors que la Chine se prépare à faire parader sa Torche Olympique au Tibet dans une tentative évidente de légitimer sa mainmise sur le Tibet, la répression se développe toujours et aggrave encore les souffrances déjà endurées par le Peuple Tibétain sous l’occupation illégale exercée par le régime chinois,” déclarait Lhakpa Tsering, l’un des marcheurs, en même temps un membre opérationnel de l’ONG Tibetan Youth Congress. “Mon seul objectif c’est d’atteindre le Tibet et de rejoindre mes frères et soeurs. Même si je ne peux réduire leurs souffrances, je peux au moins faire en sorte que le monde entier sache ce qu’ils sont obligés de subir actuellement.”
Les marcheurs non-violents ont été arrêté cette après-midi juste après leur entrée dans la ville de Berinag, où un déploiement de police imposant les ont empêchés d’aller plus loin. Les marcheurs se sont immédiatement agrippés les uns aux autres et se sont assis pour former une chaîne humaine la plus résistante possible.
Ils chantaient des slogans réclamant le départ de la Chine du Tibet tout pendant l’intervention des policiers qui les transportaient dans sept autocars et trois jeeps. L’arrestation commença à 15h30 et dura une heure et demie.
On ne sait pas précisément où les marcheurs ont été emmenés.
Durant ces 13 derniers précédents jours, la police avaient fait obstruction sur le ravitaillement en nourriture des Tibétains et restreint les allers et venues sur le campement, pour isoler les marcheurs. Hier, la police avait bloqué un camion apportant de la nourriture aux marcheurs, à un checkpoint situé à Ganai Gangoli.
“En tant que réfugiés tibétains en Inde, c’est notre droit de retourner dans notre patrie,” affirmait Tenzin Palkyi, un membre du comité organisateur. “En 1959, les Tibétains sont arrivés en Inde par cette route pour échapper aux persécutions chinoises. Aujourd’hui à nouveau, nous marchons sur cette même route mais dans l’autre sens pour rejoindre nos proches qui se soulèvent actuellement dans toutes les régions du Tibet pour protester contre l’occupation chinoise.”
La ‘Marche vers le Tibet’ est partie le 10 mars 2008 de Dharamshala (Himachal Pradesh), et a atteint Banspatan après avoir traversé de nombreux Etats Indiens. Au quatrième jour de la Marche, le premier groupe de 100 marcheurs a été arrêté, puis condamné à 14 jours de détention. Malgré tout, un second groupe de 48 exilés tibétains reprit la Marche deux jours après cette arrestation. Ce groupe fut rejoint par les premiers marcheurs après leur libération. Depuis lors la Marche a pris de l’ampleur jusqu’à compter environ 300 marcheurs tibétains.
Tibetans living in exile in India launched the March to Tibet as part of the Tibetan People’s Uprising Movement. On the same day that the march was launched, monks from monasteries in Lhasa, as well as in eastern Tibet, led nonviolent demonstrations, shouting slogans supporting the Dalai Lama and independence for Tibet. Chinese authorities brutally suppressed peaceful protests that continued for days, leading to rioting in the capital and a wave of large public demonstrations that have rippled across the country.
Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la ‘Marche vers le Tibet’ dans le cadre de la campagne “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain). Le même jour où la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa ainsi que dans l’Est du Tibet, menèrent des manifestations non-violentes, criant des slogans en faveur du Dalai Lama et de l’indépendance du Tibet.
Les autorités chinoises ont alors violemment réprimé ces manifestations pourtant pacifiques qui se sont poursuivies pendant des jours (et qui ont toujours lieu aujourd’hui encore : témoignages sur le site du Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie www.TCHRD.org ), conduisant à des émeutes dans la capitale et à une immense vague de protestations populaires qui s’est propagée dans tout le pays.
La “Marche vers le Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.
(*) Tibetan Youth Congress, Tibetan Women's Association, GuChuSum, National Democratic Party of Tibet, Students for a Free Tibet - India.
Photos transmises sous peu
de Tenzin Tsundue et des Marcheurs tibétains ainsi que
du Campement de Banspatan (police indienne à l’arrière plan)
Texte original en anglais: Press Release: Marchers Arrested
*** Videos et photos des marcheurs téléchargeables sur :
http://drop.io/tpum0604
"RETROUVER L’HORIZON PERDU "
Des nouvelles de la “Marche du retour au Tibet”
Source: Tibetan People’s Uprising Movement 31/05/2008
“Quand les nuages s’écartent, on peut apercevoir le Tibet à l’horizon,” disait le Vénérable Ngawang Woeber.
Après s’être plongé le visage dans la rivière à Banspatan, il dit en riant: “les moines n’ont pas besoin de savon, car ils se sont affranchis de toute vanité!”....
Deux heures plus tard, Ngawang Woeber était arrêté. Cet ancien prisonnier politique préside le Gu Chu Sum, une des cinq organisations coordonnant la grande “Marche du retour au Tibet”, partie de Dharamshala le 10 mars.
Avec lui, 5 autres leaders de la Marche furent aussi arrêtés ce mardi et transférés hier après-midi à la prison de Haridwar. Les autres détenus sont Tsewang Rigzin, Président du Tibetan Youth Congress, B. Tsering, Présidente de Tibetan Women's Association, Chime Youngdroung, Président du National Democratic Party of Tibet, Tenzin Choeying, Directeur National de Students for a Free Tibet India, et Lobsang Yeshi, Coordinateur de la ‘Marche du retour au Tibet’.
Ces derniers jours ont été intenses et pénibles pour les marcheurs. Peu après l’arrestation des leaders de la Marche ce mardi, la police confisqua leurs camions et limita fortement les allers et venues sur le site, privant ainsi les marcheurs de nourriture et d’autres ravitaillements. Les marcheurs envisagent de ne plus prendre qu’un repas par jour pour pouvoir tenir tête plus longtemps.
Avant hier, environ un millier de policiers fondirent sur le campement des marcheurs et bloquèrent l’entrée. L’arrestation semblant imminente, les marcheurs réagirent aussitôt en organisant un sit-in à la ‘Gandhi’, psalmodiant des prières et chantant l’hymne national tibétain.
Cette situation bloquée dura une heure environ, puis la police se retira. Hier la même situation se reproduisit. Aujourd’hui, un nouvel afflux de cars et de camions amena de nouveaux renforts de police, dont un car de femmes policiers.
Le soir, l’ambiance devint plus détendue. La plupart des moines et des nonnes tibétains semblent avoir une étonnante capacité à rester calme et joyeux même soumis à une forte pression. Ou peut-être est-ce parce que beaucoup de ces marcheurs sont nés au Tibet et qu’ils arrivèrent en Inde alors qu’ils étaient en fin d’adolescence ou tout juste adultes. Et il faut dire que les problèmes auxquels ils sont confrontés sur la Marche sont peu de chose par rapport à ce qu’ils ont subi au Tibet sous la domination chinoise.
La plupart des marcheurs et des volontaires ont pris le temps de respirer un peu dans la soirée, sauf une personne qui ne s’arrête jamais: Lobsang Army - ainsi surnommé en raison de son passé militaire - est occupé à recoudre chaussure après chaussure sous une petite tente bleue. Il est le cordonnier officieux de la Marche. Quand il était à l’armée il avait appris à réparer les chaussures – un savoir-faire qu’il avait perdu et qu’il a dû réapprendre après avoir réalisé que vingt kilomètres de marche chaque jour çà allait être une rude épreuve pour les chaussures. A ce jour Lobsang a réparé environ 200 chaussures.
Il est presque sûr que la police va les arrêter à un moment ou un autre, mais le fait est que personne ne peut stopper ces marcheurs là. "Oui, c’est vrai que la police peut nous arrêter aujourd’hui, mais nous reprendrons la Marche demain," disait Tenzin Tsundue, un activiste leader de la jeunesse tibétaine, qui a beaucoup maigri depuis la dernière fois que je l’ai vu. "J’ai appris que des personnes sont parties de diverses régions de l’Inde pour se joindre à nous. Nous avons vraiment hâte de les voir. Plus on aura de monde avec nous, plus puissant sera notre message envers les Tibétains vivant au Tibet, ainsi que vers la Chine et le monde entier – nous nous sommes engagés à retourner au Tibet et nous n’abandonnerons jamais notre lutte pour la liberté et la justice."
Alors que les autorités chinoises redoublent d’ardeur pour que les Jeux Olympiques se passent en douceur, tentant de masquer la réalité de leur dictature au Tibet derrière un mur de silence et d’informations mensongères, le mouvement de ce groupe d’hommes et de femmes sans armes menace Pékin et sa propagande à grande échelle.
Ils sont une force non-violente entièrement dévouée à leur peuple, à leur nation et à la vérité. Ils refusent d’être réduits au silence au moment où partout dans le monde la Chine étend son emprise oppressante et manipulatrice. Leur périple vers le Nord – en traversant cette frontière que de si nombreux Tibétains ont franchi pour retrouver la liberté – démontre leur engagement.
Alors qu’ici la situation reste bloquée, les marcheurs appellent les Tibétains partout en Inde à les rejoindre par la pensée et physiquement. Ils demandent aussi le soutien de tous ceux qui dans le monde défendent les valeurs de liberté, de justice et de paix.
Visiter www.tibetanuprising.org pour suivre l’actualité de la Marche. Adresser un message d'encouragement aux Marcheurs Parlez-en à vos amis et dans votre famille. Ecrivez au rédacteur en chef de votre journal local. Et ayez toujours une pensée pour les marcheurs tibétains dans vos prières.
Auteur: Tendor, écrivant de Nainital (Etat d’Uttaranchal, Inde).
LES MARCHEURS TIBETAINS DETERMINES A POURSUIVRE, MALGRE LA PRESENCE MASSIVE DE LA POLICE.
Le 29 mai 2008 :
Les Leaders Tibétains toujours détenus et tous craignent la pénurie imminente de nourriture après la confiscation des camions de ravitaillement.
Nainital – Les marcheurs Tibétains sont déterminés à poursuivre leur ‘Marche vers le Tibet’ malgré le déploiement impressionnant des forces de l’ordre indiennes qui barrent la route prévue, à 200 kilomètres de la frontière indo-tibétaine dans l’Etat d’Uttaranchal. La police a empêché tout mouvement d’entrée ou de sortie des marcheurs au niveau du campement situé à 80 km de Almora. Mardi, les autorités ont fait usage de la force pour saisir trois camions de la logistique. Tôt ce matin, elles ont confisqué le quatrième et dernier camion de ravitaillement, soulevant les craintes de manquer bientôt de nourriture.
LA MARCHE DE RETOUR : LES MARCHEURS TIBETAINS DETERMINES A POURSUIVRE, MALGRE LA PRESENCE MASSIVE DE LA POLICE.
DHARAMSALA : LA MARCHE de RETOUR ne s'arrête pas...
Texte transmis par Damien depuis Dharamsala, le 20 mai.
La « Marche de Retour au Tibet » ne s’arrête pas, malgré les avertissements venant des autorités locales.
"Dharamsala – Notre groupe de plus de 300 Tibétains marchant en direction du Tibet est déterminé à poursuivre sa « Marche de Retour au Tibet » malgré les avertissements venant des autorités du District de Pithoragarh, territoire adjacent à la frontière avec le Tibet.
Au contraire de ce qui fut annoncé le 19 mai par des medias, la Marche n’a pas été arrêtée par les autorités locales. En fait les organisateurs de la Marche ont décidé de camper pendant quelques jours à Seraghat (Etat d’Uttarakhand) pour faire le point sur la situation et en discuter avec les autorités.
Le 16 mai, les autorités locales étaient venus au campement des marcheurs, à Seraghat, pour les avertir de l’éventualité d’une arrestation au niveau de l’entrée de la zone d’accès restreint(1) invoquant des « raisons de sécurité ».
Mais le Comité Organisateur et les Marcheurs restent attachés à leur démarche d’action directe et non-violente, et tiennent à poursuivre leur Marche.
Tous les Marcheurs rêvent d’atteindre le Tibet et, afin qu’ils puissent réaliser leur rêve, le Comité Organisateur mènent des discussions à ce sujet avec les autorités locales. Ils s’efforcent actuellement de trouver une solution qui permettent une fois encore aux Marcheurs de reprendre leur route vers leur patrie. « D’après nos informations, nous sommes très optimistes sur la résolution rapide du différend, » affirme B. Tsering, Présidente de « Tibetan Women’s Association » (‘’Association des Femmes Tibétaines’’), une des cinq ONGs Tibétaines qui organisent ensemble(2) la « Marche de Retour au Tibet ».
La « Marche de Retour au Tibet » s’élança le 10 mars dernier de Dharamsala (Etat indien d’Himachal Pradesh), et elle a atteint récemment Seraghat (Etat d’Uttarakhand), après avoir traversé de nombreux autres Etats au cours de ses 68 jours de cheminement. Au 4ème jour de la Marche, le premier groupe des 100 marcheurs Tibétains fut arrêtés et placé en détention pendant 14 jours. Malgré tout, deux jours après cette arrestation, un deuxième groupe de 48 exilés tibétains reprit le relais de la Marche et fut ensuite rejoint par le premier groupe dès leur libération.
La “Marche de Retour au Tibet” a été lancée par les Tibétains vivant en exil en Inde dans le cadre de la Campagne d’actions non-violentes « Tibetan People’s Uprising Movement » (2) (en français, le « Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétains »).
Contact:
Tsewang Rigzin: +91 9805 297 259 (President, Tibetan Youth Congress)
B.Tsering: +91 9418 792 810 (President, Tibetan Women’s Association)
Ngawang Woebar: +91 9418 102 483 (President, GuChuSum)
Chime Youngdung: +91 9418 069 179 (President, National Democratic Party of Tibet)
Tenzin Choeying: +91 9816 368 335 (National Director, Students for a Free Tibet, India)
(1) zone sous contrôle de l’Armée Indienne dont la limite terrotoriale commence à quelques dizaines de kilomètres de la frontière Indo-Tibétaine.
(2) Pour plus d’information, consulter le site de la Campagne d’action non-violente « Tibetan People’s Uprising Movement » (dont la « Marche de Retour au Tibet » est l’une des actions fortes en 2008): www.TibetanUprising.org
Pour diffusion immédiate, le 20 mai 2008.
De notre correspondant à Dharamsala : Damien..
Les leaders des cinq organisations non gouvernementales (ONGs) qui ont mis en œuvre la Marche, ainsi que le coordinateur de la Marche, sont toujours détenus après avoir été arrêtés le 27 mai. Selon les derniers rapports, les six responsables tibétains ont été transférés au poste de police de Haldwani (Uttaranchal).
« Au cours des mois passés, la ‘Marche vers le Tibet’ a pris de l’ampleur et représente désormais une force non-violente de 300 marcheurs déterminés, et plus encore avec les nombreux Tibétains déjà en route pour nous rejoindre, » affirme Sherab Woeser, un coordinateur de la ‘Marche vers le Tibet’.
« Les autorités indiennes redoublent d’efforts pour faire arrêter la Marche, avec plusieurs centaines de policiers positionnés le long de la route. Mais les 300 marcheurs restent fidèles à leur engagement qui est de retourner au Tibet. »
Mardi, environ 1000 policiers vinrent bloquer l’entrée du campement. La police a alors intimé l’ordre aux marcheurs de faire demi-tour sous peine d’être arrêtés. Les marcheurs ont immédiatement réagi en traversant le lit à sec d’une rivière et là ils entamèrent un sit-in à la manière de Gandhi, psalmodiant des prières et chantant l’hymne national tibétain. Cette situation d’impasse dura environ une heure au bout de laquelle la police fit marche arrière et finit par quitter le site du campement. Le même scenario se reproduisit hier de nouveau.
Les marcheurs Tibétains ont déclaré qu’ils « marchent en signe de solidarité et en soutien de leurs frères et sœurs Tibétains qui subissent au Tibet l’état de siège décrété par les autorités chinoises. Ils lancent un appel aux autorités indiennes pour qu’elles acceptent tout de suite de laisser la Marche se poursuivre. »
« Alors qu’au Tibet, en ce moment, des Tibétains continuent à être emprisonnés, à disparaître, à subir la torture, et à être exécutés pour leurs croyances, il est de notre devoir de dire au monde entier quelles sont leurs souffrances, et de montrer à la Chine que les Tibétains partout dans le monde sont déterminés à recouvrer leur liberté, » dit Karma Sichoe, membre du comité d’organisation, qui prit part en 1998 à la grève de la faim qui vit Thupten Ngodup s’immoler par le feu.
« Avec les Jeux Olympiques dans moins de trois mois, et les Tibétains qui souffrent derrière ce mur du silence que les chinois ont instauré autour du Tibet, nous appelons tous les Tibétains partout dans le monde à se soulever et à nous rejoindre. »
La ‘Marche vers le Tibet’ a débuté le 10 mars 2008 à Dharamshala (Himachal Pradesh), et a atteint Seraghat après avoir traversé de nombreux Etats Indiens, au cours de ses 68 jours de périple. Au quatrième jour de la Marche, le premier groupe de 100 marcheurs fut arrêté, puis condamné à 14 jours de détention. Malgré tout, un second groupe de 48 exilés tibétains reprit la Marche deux jours après cette arrestation. Ce groupe fut rejoint par les premiers marcheurs après leur libération.
Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la ‘Marche vers le Tibet’ dans le cadre de la campagne “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain).
Alors que la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa ainsi que dans l’Est du Tibet, menèrent des manifestations pacifiques, criant des slogans demandant le retour du Dalai Lama au Tibet et l’indépendance du Tibet.
Les autorités chinoises ont alors réprimé violemment ces manifestations pacifiques qui continuèrent pendant des jours, provoquant des émeutes dans la capitale et une immense vague de protestations populaires qui se propagea dans tout le pays.
La “Marche vers le Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.
Contact: Tenzin Choedon (Anglais, Tibétain, Hindi): +91 975 696 9133 www.TibetanUprising.org
Pema Dorjee (Anglais): +91 992 760 6204
DERNIERS DEVELOPPEMENTS près de la frontière sino-tibétaine
Arrestations des leaders des ONG engagées, expulsion des étrangers et confiscation des camions ....
27/05/2008: Arrestation des Présidents des 5 ONGs et saisie des camions de la 'Marche'

26/05/2008:
Les 19 Marcheurs sont relâchés, dont Tenzin Tsundue et Lobsang Yeshi et 5 supporters étrangers sur la 'Marche' viennent d'etre expulses par le Gouvernement indien.
26/05/2008: 19 Marcheurs relachés, dont Tsundue et Lobsang Yeshi
Les 19 marcheurs tibétains détenus depuis les 22 et 23 mai ont été libérés.
Le Coordinateur de la Marche, Lobsang Yeshi, et Tenzin Tsundue ont été relachés la nuit dernière et conduits brièvement à un hôpital local. Ils avaient entrepris une grève de la faim dès leur arrestation le 22 mai dernier, et avaient besoin de soins médicaux. Ensuite ils furent déposés à notre campement.
Les 17 autres Marcheurs, qui eux aussi refusaient toute nourriture, ont été libérés et ramenés au camp tôt ce matin. Tous les Marcheurs sont donc désormais réunis dans leur campement de Banspatan (Etat d’Uttarakhand).
26/05/2008: 19 marcheurs tibétains encore en détention; Expulsion de 5 supporters étrangers
Nainital – Les 19 Marcheurs Tibétains en sont à leur 4ème jour de détention, malgré les demandes formulées par les Marcheurs encore à Banspatan (district de Pithoragarh, Etat de Uttarkhand). Les autorités du District ont signifié aux 5 étrangers accompagnant la “Marche du Tibet” de quitter l’Inde dans la semaine.
Il s’agit de Maryla Cross de Pologne, Paul Christians Buntz de Norvège, Jim Peterson, Edward Lex Pelger et David Huang des Etats-Unis.
Les supporters étrangers qui avaient participé à la Marche depuis le
départ de Dharamshala le 10 mars dernier, ont reçu des adieux émouvants à Banspatan.
Ils ont quitté le campement couverts de khatas (écharpe tibétaineblanche). "Ils soutiennent tous le Tibet et s’impliquent dans notre campagne non-violente. C’est vraiment décevant pour nous et pour les Marcheurs de les voir partir après des mois de marche côte à côte," déclara Ngawang Woebar, Président du Gu-Chu-Sum, l’ONG des ex-Prisonniers Politiques du Tibet.
Un autre groupe de 15 Tibétains, la plupart des moines, ont été bloqués puis renvoyés quatre kilomètres avant Seraghat. Ces Tibétains arrivaient du Camp de Réfugiés de Mundgod dans le sud de l’Inde, et ils furent très déçus de ne pas pouvoir se joindre aux Marcheurs à Banspatan, mais ils sont toujours déterminés à mener des manifestations non-violentes.
La Marche du retour au Tibet a débuté le 10 mars 2008 à
Dharamshala, Himachal Pradesh, et a atteint Banspatan après avoir
traversé de nombreux Etats Indiens, au cours de ses 76 jours de
périple. Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la “Marche du
retour au Tibet” dans le cadre de la campagne “Tibetan People’s
Uprising Movement” (Mouvement de soulèvement du Peuple
Tibétain).
Alors que la Marche s’élançait, des moines des monastères de
Lhassa, ainsi que dans l’Est du Tibet, ont mené des manifestations
pacifiques, criant des slogans demandant l’indépendance du Tibet et le retour du Dalai Lama au Tibet.
Les autorités chinoises ont brutalement réprimé cette vague de manifestations populaires massives et pacifiques
et qui s’est propagée à travers tout le pays. Avec pour terribles conséquences, le massacre et l’emprisonnement
de milliers de Tibétains par la police chinoise.
La “Marche du retour au Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de soulèvement du
Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche
résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la
Chine.”
Adieux aux étrangers (Photo TPUM)
Marcheurs en prière. (Photo par TPUM)
Contact:
Ngawang Woebar: +91 9418 102 483
Tsewang Rigzin: +91 9805 247 259
B. Tsering: +91 9418 792 810
27/05/2008: Arrestation des Présidents des cinq ONGs Tibétaines
Communiqué de presse, pour diffusion immédiate Article original en anglais
Arrestation des Présidents des cinq ONGs Tibétaines.
Saisie des camions de la « Marche du retour au Tibet » au campement.
Les Présidents des cinq ONGs Tibétaines dirigeant la « Marche de retour au Tibet » - Tsewang Rigzin, B Tsering, Ngawang Woebar, Chime Youngdrung, et Tenzin Choeying, de même que le Coordinateur de la Marche, Lobsang Yeshi - ont été arrêtés ce matin vers 9h30.
Ils étaient allé rencontrer le Juge du District de Pithoragarh (Etat de Uttarakhand), comme cela avait été prévu hier, et pour demander que les Marcheurs soient autorisés à poursuivre leur route.
Ils furent arrêtés à Berinath, où se trouve le poste de police local, à 16 kilomètres du campement des marcheurs. A 13h30 ce jour, ils étaient toujours en détention. Ils ont été prévenus au titre de la « Section 151 » du Code
Pénal Indien, pour avoir organisé un « rassemblement de plus de cinq personnes de nature à troubler l’ordre public, alors qu’il avait été judiciairement ordonné de faire disperser le rassemblement”.
Les trois véhicules utilitaires appartenant à la Marche ont été saisis par la police.
Aucun des Marcheurs n’a été emmené à ce jour.
Contact: Tenzin Choedon: 09756969133 / 09410337399 / 09927606204
Pour plus de détails sur l'actualité de la Marche, photos, vidéos, communiqués de presse, biographies des marcheurs, etc.
=> Veuillez visiter notre site web : www.TibetanUprising.org
Ci-dessous la version française du communiqué officiel en anglais http://tibetanuprising.org/2008/05/24/425/#more-425
24 mai 2008 : 19 Tibétains arrêtés dont les deux leaders Lobsang et Tenzin
LES AUTORITES INDIENNES BLOQUENT LA MARCHE DE RETOUR AU TIBET :
19 MARCHEURS TIBETAINS ONT ETE ARRETES.
LES AUTRES MARCHEURS FONT LE VOEU DE POURSUIVRE LEUR ROUTE EN SOLIDARITE AVEC LES TIBETAINS VIVANT AU TIBET.
Nainital – Dix-neuf Tibétains de la Marche du Retour au Tibet ont été arrêtés et emmenés au poste de police de Berinag, du district de Pithoragarh, dans l’Etat de Uttarakhand, adjacent au Tibet. Les Marcheurs restants ont déclaré qu’ils restaient déterminés à poursuivre leur route vers le Tibet.
“Nous marchons en soutien et en solidarité avec nos frères et soeurs tibétains du Tibet qui subissent l’état de siège mis en oeuvre par les autorités chinoises”, dit Tsewang Rigzin, Président du Tibetan Youth Congress.
“Nous devons poursuivre pour faire savoir au monde entier que les Tibétains continuent toujours actuellement de se faire tués, d’être torturés, de subir des détentions arbitraires, des disparitions de personnes, ceci avec une présence militaire oppressante et un climat de terreur effroyable dû à l’occupation chinoise”.
Le coordinateur de la Marche, Lobsang Yeshi, et 18 autres personnes sont en détention.
“Nous demandons la libération immédiate de tous les détenus et espérons que cette question sera résolue rapidement, et que la Marche reprendra bientôt,” déclara B. Tsering, Présidente de Tibetan Women’s Association.
Les Marcheurs font remarquer que, même en plein deuil pour les victimes Tibétaines et Chinoises du terrible tremblement de terre, Pékin reste résolu à mener à terme son projet de faire défiler la torche olympique à travers le Tibet.
Le fait que la Chine fasse passer la torche à travers le Tibet est une grave provocation qui a de fortes chances de conduire à de nouvelles effusions de sang et encore plus de souffrances pour le Peuple Tibétain.
Les Tibétains et leurs amis partout dans le monde renouvellent leur demande au Comité International Olympique de retirer leur autorisation concernant l’étape du Tibet dans le parcours de la torche, lors de sa prochaine réunion à Athènes du 4 au 6 juin.
La Marche du retour au Tibet a débuté le 10 mars 2008 à Dharamshala, Himachal Pradesh, et a atteint Seraghat après la traversée de nombreux Etats Indiens, au cours de ses 76 jours de périple. Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la “Marche du retour au Tibet” dans le cadre de la campagne
Alors que la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa, ainsi que dans l’Est du Tibet, ont mené des manifestations pacifiques, criant des slogans demandant le retour du Dalai Lama au Tibet et l’indépendance du Tibet.
Les autorités chinoises ont brutalement réprimé cette vague de manifestations massives et pacifiques de la population qui ont fait tache d’huile à travers tout le pays. Avec pour conséquences le massacre et l’emprisonnement de milliers de Tibétains par la police chinoise.
La “Marche du retour au Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de soulèvement du Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement National de 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.”
Traduction depuis Dharamsala, le 24 mai 2008.
Contact:
Tsewang Rigzin: +91 9805 247 259
B. Tsering: +91 9418 792 810
Consultez ces deux sites..;
http://www.tribuneindia.com/2008/20080524/nation.htm#8
http://tibetanuprising.org/2008/05/24/425/#more-425
La Marche ne s’arrête pas : pourparlers avec la police indienne ...le 23 mai
IMPRESSIONS :
Lors des enseignements de non-violence aux marcheurs a Nainital, Tenzin Tsundue est attentivement ecoute. Je trouve un precieux traducteur qui me permet de comprendre le discours du militant. Ainsi, la Marche de Retour est une juste cause, une marche pacifique. C'est sa raison d'etre, et c'est pourquoi il est si essentiel que chacun des marcheurs adopte cette demarche pacifique et non-violente. Deja, la Marche est un succes, car la question tibetaine est devenue un enjeu international et le monde entier a les yeux tournes vers la cause tibetaine. C'est aussi un succes car le Gouvernement chinois a montre de l'inquietude face a cet interet croissant pour la population tibetaine. Ainsi, il est d'autant plus important que chacun, individuellement, se considere membre d'un groupe, piece d'un mouvement. Chacun des actes individuels a des consequences pour l'ensemble de la Marche, qu'ils soient positifs ou negatifs. Ainsi, le moindre acte violent decredibiliserait l'esprit de la Marche et le gouvernement chinois en profiterait pour pointer du doigt les derapages tibetains et le bien-fonde de la presence chinoise au Tibet. Il est essentiel de rester en rangs serres, tous ensemble, solidaires du groupe et de chacun des Marcheurs qui ont fait le choix personnel de rejoindre cette Marche, prenant par la meme occasion l'engagement de respecter cet esprit non-violent et pacifique qui donne toute sa force au mouvement. Cette force permettra de nouveaux succes sur la scene internationale, et depend donc de la bonne volonte de chacun des Marcheurs.
Par cet esprit non-violent, la Marche souligne avec force l'injustice de la situation ou une des grandes puissances mondiales agresse avec violence un petit groupe pacifique. Par ce discours, Tsundue repondait aux questions de moines qui confessaient la difficulte d'envisager de tendre la joue gauche si on leur frappait la joue droite, de rester impassible face aux envisageables violences de la police indienne et chinoise. Par la, les marcheurs revelaient leur visage humain et le succes de l'entreprise non-violente n'en etait que plus impressionnant, signifiant la rigueur et la volonte des Marcheurs de rester unis et de faire passer l'interet des Tibetains avant leurs reflexes individuels. Cela doit se faire au prix d'une discipline forte que chacun accepte de suivre en faisant le choix de rejoindre le mouvement.
Tenzin Tsundue fait ensuite reference a la strategie du moustique, qui consiste a fragiliser le geant en le harcelant de petites piqures, dont une seule ne saurait le faire ceder mais dont un grand nombre pourraient le faire vaciller. Cependant, l'un des grands points de son discours est la nature du geant a faire vaciller. Il ne s'agit pas du peuple chinois, le peuple chinois ne doit pas etre l'ennemi du peuple du Tibet. Le geant a faire vaciller est le gouvernement qui est responsable de toutes les politiques menees dans la region. Tsundue insiste que meme les Chinois Han envoyes peupler le Tibet ne sont pas a considerer comme ennemis, malgre le danger qu'ils representent pour le peuple du Tibet. En effet, il est vital pour les Tibetains de garder des liens amicaux avec le peuple chinois, des liens d'echanges d'idees et de facons de penser. Il serait extremement dommage d'en arriver a une relationsemblabe à ce qui existe entre les Palestiniens et les Israeliens, il est a la fois dans l'interet des Chinois et des Tibetains de pouvoir s'entendre et cohabiter sans tensions, afin de ne pas compromettre le developpement et le futur de chacun des pays.
Depuis l'Inde ( clavier anglais, sans accent )
Ceci est le témoignage transmis par notre ami F, jeune stagiaire dans France-Tibet qui va maintenant suivre pour nous les compétions des Olympiades de Dharamsala.
Communiqué le 21 mai .
Dernière minute, le 20 mai transmis par Damien depuis Dharamsala ...
La « Marche de Retour au Tibet » ne s’arrête pas, malgré les avertissements venant des autorités locales.
"Dharamsala – Notre groupe de plus de 300 Tibétains marchant en direction du Tibet est déterminé à poursuivre sa « Marche de Retour au Tibet » malgré les avertissements venant des autorités du District de Pithoragarh, territoire adjacent à la frontière avec le Tibet.
Au contraire de ce qui fut annoncé le 19 mai par des medias, la Marche n’a pas été arrêtée par les autorités locales. En fait les organisateurs de la Marche ont décidé de camper pendant quelques jours à Seraghat (Etat d’Uttarakhand) pour faire le point sur la situation et en discuter avec les autorités.
Le 16 mai, les autorités locales étaient venus au campement des marcheurs, à Seraghat, pour les avertir de l’éventualité d’une arrestation au niveau de l’entrée de la zone d’accès restreint(1) invoquant des « raisons de sécurité ».
Mais le Comité Organisateur et les Marcheurs restent attachés à leur démarche d’action directe et non-violente, et tiennent à poursuivre leur Marche.
Tous les Marcheurs rêvent d’atteindre le Tibet et, afin qu’ils puissent réaliser leur rêve, le Comité Organisateur mènent des discussions à ce sujet avec les autorités locales. Ils s’efforcent actuellement de trouver une solution qui permettent une fois encore aux Marcheurs de reprendre leur route vers leur patrie. « D’après nos informations, nous sommes très optimistes sur la résolution rapide du différend, » affirme B. Tsering, Présidente de « Tibetan Women’s Association » (‘’Association des Femmes Tibétaines’’), une des cinq ONGs Tibétaines qui organisent ensemble(2) la « Marche de Retour au Tibet ».
La « Marche de Retour au Tibet » s’élança le 10 mars dernier de Dharamsala (Etat indien d’Himachal Pradesh), et elle a atteint récemment Seraghat (Etat d’Uttarakhand), après avoir traversé de nombreux autres Etats au cours de ses 68 jours de cheminement. Au 4ème jour de la Marche, le premier groupe des 100 marcheurs Tibétains fut arrêtés et placé en détention pendant 14 jours. Malgré tout, deux jours après cette arrestation, un deuxième groupe de 48 exilés tibétains reprit le relais de la Marche et fut ensuite rejoint par le premier groupe dès leur libération.
La “Marche de Retour au Tibet” a été lancée par les Tibétains vivant en exil en Inde dans le cadre de la Campagne d’actions non-violentes « Tibetan People’s Uprising Movement » (2) (en français, le « Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétains »).
Contact:
Tsewang Rigzin: +91 9805 297 259 (President, Tibetan Youth Congress)
B.Tsering: +91 9418 792 810 (President, Tibetan Women’s Association)
Ngawang Woebar: +91 9418 102 483 (President, GuChuSum)
Chime Youngdung: +91 9418 069 179 (President, National Democratic Party of Tibet)
Tenzin Choeying: +91 9816 368 335 (National Director, Students for a Free Tibet, India)
(1) zone sous contrôle de l’Armée Indienne dont la limite terrotoriale commence à quelques dizaines de kilomètres de la frontière Indo-Tibétaine.
(2) Pour plus d’information, consulter le site de la Campagne d’action non-violente « Tibetan People’s Uprising Movement » (dont la « Marche de Retour au Tibet » est l’une des actions fortes en 2008): www.TibetanUprising.org
Pour diffusion immédiate, le 20 mai 2008.
De notre correspondant à Dharamsala : Damien..
13 mai 2008: Des nouvelles de la Marche de Retour : J-200km!
Voici le témoignage que Tenzin Tsundue a adressé le 13 mai 2008.
Dimanche 18 mai : Ce documentaire sur la Marche de Retour au Tibet nous parvient. Il a été réalisé par le Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain (« Tibetan People's Uprising Movement ») et pour la première fois diffusé à Dharamsala le 14 mai 2008.
http://tibetanuprising.org/2008/05/17/march-to-tibet-documentary/
Voici le témoignage que Tenzin Tsundue a adressé le 13 mai 2008.

Déterminé,Tenzin Tsundue approche du but: plus que 200km séparent les Marcheurs de la frontière tibéto-indienne
BOD GYALO!
VICTORY TO TIBET!
LE TIBET VAINCRA
VICTORY TO TIBET!
LE TIBET VAINCRA
A l'attention de ceux d'entre vous qui auraient pris connaissance de cette lettre hier, mercredi 14 mai, la version qui suit est la version définitive.
De plus notre Association France Tibet vient de faire remettre un don* aux organisateurs et nous espèrons que nous allons pouvoir compléter ce geste grâce à la vente des Tshirts JO.
Merci à vous tous qui participez par ce geste à soutenir la Marche de Retour.
Consultez aussi : http://www.tibetanuprising.org/
"Chers Amis,
Désormais le Tibet n’est plus très loin.
Après avoir rangé mon sac de couchage tôt ce matin avant le lever du soleil, j’ai déposé avant ce long trajet un khata blanc (foulard religieux) sur l’autel dédié à Sa Sainteté (le Dalai Lama) en me promettant de poursuivre mon chemin, quoiqu’il arrive.
Marchant depuis presque 70 jours, avec 300 personnes, après avoir parcouru 900 km à travers les états Indiens d’Himachal Pradesh, Punjab, Haryana, Delhi, et Uttar Pradesh, nous avons atteint hier la ville d’Almora, dans les montagnes de Kuamon, au nord de l’Inde dans l’état de Uttarakhand (Uttaranchal).
De là le Tibet n’est pas très loin…
La “Marche de Retour au Tibet” est partie de Dharamsala le 10 mars. Ce même jour éclatèrent des mouvements de révolte, à l’intérieur du Tibet, mais aussi en de nombreux points du globe, à l’initiative des Tibétains et des partisans du Tibet : un soulèvement d’ampleur mondiale.
Nous avons commencé avec un groupe de 100 marcheurs Tibétains, puis sur le parcours beaucoup d’autres se joignirent à nous. Demain au départ d’Almora en direction du Tibet par les vallées de haute montagne, nous serons 300 marcheurs Tibétains, plus des étrangers de différents pays, certains marchant avec nous depuis Dharamsala.
Tout au long du parcours, les Indiens nous ont offert un accueil chaleureux, nous soutenant dans notre démarche, et nous offrant même de l’eau et un abri en certains endroits.
Le soir nous nous arrêtions, la plupart du temps, dans des Ashrams (maisons d’accueil Hindoue), des Gurudwaras (temples Sikh) ou des écoles ; quelques fois sur des terrains déserts en bordure de route, où des municipalités mettaient à notre disposition des réservoirs d’eau convoyés sur des tracteurs. Les Indiens ont pour tradition de pratiquer de longs pèlerinages à travers leur pays, et l’hospitalité envers les pèlerins est ici une coutume naturelle. La Police nous a assisté pour la sécurité en nous escortant en jeeps ou à motos tout au long du périple, et s’occupant des contrôles de sécurité à l’entrée des différents territoires.
Vous savez sans doute que la Police Indienne nous a arrêtés le 13 mars, dans le District de Kangra, et nous a condamnés à 14 jours de détention. Mais, deux jours après, nous lançames un deuxième groupe de marcheurs qui reprit le flambeau de la Marche. Plus tard, une fois libérés, les premiers marcheurs rejoignirent ce groupe, malgré la procédure judiciaire intentée contre nous. A la fin du mois dernier, Lobsang Yeshi (un des coordinateurs de la Marche), Choeying (directeur de Students for a Free Tibet - India), et moi-même avons dû comparaitre devant le Tribunal de Dehra ; et nous devons y retourner en juin.
J’ai su que certains ont pu être abusés par des medias affirmant que la Marche avait été annulée. J’ai même reçu des appels téléphoniques de quelques personnes à qui j’ai dû expliquer qu’il n’en était rien.
Craignant une vive confrontation à la frontière, Sa Sainteté (le Dalai Lama) avait effectivement recommandé aux organisateurs d’arrêter la Marche. Mais, en voyant les mouvements de protestation non-violents menés si courageusement partout au Tibet, et la répression chinoise subie, encore aujourd’hui, par notre peuple, alors notre détermination devint plus forte encore, inspirée par leur sacrifice. Dans ces conditions, nous ne pouvions plus arrêter la Marche. Alors, le 19 avril, nous avons repris notre Marche de Retour au Tibet, à partir de Delhi où nous avions marqué une pause momentanée.
Après Delhi, la traversée de l’état d’Uttar Pradesh fut vraiment pénible avec la très forte chaleur, la sécheresse et la poussière. Parfois des camions et des autocars sur l’autoroute furent à deux doigts de nous percuter ; mais plusieurs fois aussi, certains s’arrêtèrent pour prendre des tracts du Mouvement que nous distribuions sur la route. Nous marchions l’un derrière l’autre, formant une longue file indienne, s’étirant telle un mille-pattes avec un seul et long corps. Alors que la tête pouvait s’être déjà engagée dans le virage suivant, la queue était encore en train de cheminer dans les tournants précédents.
Les Marcheurs se réveillent vers 4 heures du matin. Après la toilette, le nettoyage et le pliage des sacs de couchage, des tentes et des matelas, suivi d’un petit-déjeuner, nous commençons notre Marche vers 5 heures. Généralement il nous faut environ 6 à 7 heures pour couvrir de l’ordre de 20 à 25 kilomètres, parfois nous parcourons jusqu’à 27 ou 28 kilomètres. L’équipe logistique et de restauration part devant avec ses camions pour aller installer le camp suivant. Dans beaucoup d’endroits l’eau reste un luxe. Nous nous lavons en bordure de route grâce à des pompes à eau actionnées manuellement ; quelques fois des groupes de moines vont se doucher à l’abri d’un champ de blé. C’est une belle expérience que de répondre aux appels de la nature, dans des espaces ouverts, au clair de lune, avec juste une bouteille d’eau.
La plupart des marcheurs sont des moines bouddhistes qui viennent de trois universités monastiques du Sud de l’Inde. Il y a aussi plusieurs anciens qui se sont échappés du Tibet avec Sa Sainteté le Dalai Lama en 1959 : le plus âgé a 78 ans. Les plus jeunes sont deux garçons de 17 ans. Nés en Inde, ils y ont vécu toute leur enfance et n’ont jamais vu le Tibet. Il y a aussi plusieurs jeunes mamans qui sont parties après avoir confié leur famille à leurs maris.
Notre équipe de communication s’efforce de diffuser l’information vers le monde extérieur. Elle s’occupe aussi d’organiser des discussions avec les medias locaux. Le soir, lors du rassemblement après la prière quotidienne, le coordinateur media annonce les nouvelles du jour. Alors, à maintes reprises les Marcheurs se mettent à applaudir les actions de soutien au Tibet menées dans différentes régions de l’Inde et à l’étranger. Les manifestations contre la torche à Londres, Paris, San Francisco, Canberra ou Tokyo, recueillirent leurs éloges les plus vifs. De même, celles que les Tibétains mènent actuellement à Katmandu sont appréciées à leur juste et haute valeur quand on voit la brutalité de la Police Népalaise.
Maintenant nous attaquons le dernier tournant de la Marche. D’Almora à la frontière il y a tout juste 200 km.
Et désormais le froid va se faire sentir de plus en plus, au fur et à mesure de notre ascension dans la chaîne Himalayenne.
Pour ma part je sais que retourner dans son pays alors qu’il se trouve encore sous occupation étrangère, ce n’est pas chose facile. Les militaires chinois vont évidemment garder la frontière avec des mitrailleuses. Et la Police Indienne trouvera toujours une raison pour nous arrêter.
La confrontation est inévitable, mais nous ne nous arrêterons pas. Nous pourrions même camper près de la frontière pour une période assez longue ; il se peut aussi que nous soyons amenés à faire appel à des soutiens de l’étranger. Nous marchons en pleine incertitude.
La Marche de Retour au Tibet est un moyen pour nous de retrouver notre patrie, et de réclamer le respect de nos droits de vivre en toute liberté dans notre pays d’origine.
Quoiqu’il arrive nous sommes profondément attachés à la non-violence ; nous ne nous vengerons pas. Il se peut que nous soyons battus, mis en prison, ou même que l’on nous tire dessus, mais nous n’abandonnerons pas.
Et pour moi il n’y a pas d’autre projet dans ma vie que cette Marche.
Pour nous tous Marcheurs, c’est l’engagement de notre vie.
Pour suivre l’actualité quotidienne de la Marche, avec des photos, et les biographies des Marcheurs, etc. veuillez visiter notre site http://www.tibetanuprising.org/
Sur la Marche il y a un certain nombre de non-Tibétains – les “support marchers” – qui restent avec nous pendant quelques jours, certains depuis le tout début. Si vous êtes intéressés pour nous rejoindre, veuillez contacter les Coordinateurs :
Sherab Woeser sherabwoeser@yahoo.com (portable: 0091-9418394426) et
Lobsang Yeshi (portable: 0091-9410936742 / 9756969141).
*Si vous habitez loin ou si vous ne pouvez pas vous joindre à nous, alors veuillez nous aider en relayant ce message autour de vous.
Les dons en matériels – sacs de couchage, chaussures ou matelas, … - peuvent aussi être très utiles.
Votre soutien financier peut faciliter en particulier l’approvisionnement en nourriture et en eau, permettant à notre Marche de se poursuivre. Je compte aussi sur la contribution de chaque Tibétain à ce Mouvement.
Bod Gyalo! (Le Tibet vaincra!)
*Tenzin Tsundue, en marche vers le Tibet*
Le 13 mai 2008
Almora, état d’Uttarakhand, Inde
Traduction France-Tibet,depuis Dharamsala revue le 15 mai 2008.
NAINITAL, le 9mai 2008 : témoignage d'un marcheur français qui vient de partager quelques jours du quotidien des marcheurs.
Ce compte rendu nous est adressé par un jeune ami français qui dans le cadre de ses études effectue avec France-Tibet, un stage parmi les Tibétains. Il est allé rejoindre les marcheurs et c'est aussi la circonstance pour remettre à Tenzin Tsensue, la participation financière de France-Tibet, notre soutien à ce mouvement et résultat de la vente des Tshirts "JO".
texte sans accent depuis un clavier indien, ndr
Apres deux jours de voyage en bus depuis Dharamsala, enfin j'arrive a Nainital, station de montagne de l'Uttaranchal, l'etat indien qu'a atteint la marche de retour vers le Tibet. Un coup de taxi et me voila a Jolikhot, a 21 heures, ou campe la Marche, en contrebas de Nainital. Les marcheurs sont nombreux, autour de 300. D'emblee, on me dirige vers la responsable medias, Tenzin Choedon, qui me fait un briefing de l'etat de la marche et du programme des prochains jours. La marche est essentiellement composee de moines mais il y a aussi quelques dizaines de nonnes et de nombreux "civils".
Je croise aussi Tenzin Tsundue qui se rassure de mon arrivee et s'inquiete de savoir si j'ai tout ce qu'il me faut pour dormir. Apres une premiere nuit ou je m'etais fait une petite place improvisee a la belle etoile aux cotes de moines accueillants, c'est a rien moins que 4 heures 30 que je suis reveille par l'activite du rangement des sacs, et du repliage des tentes. Tandis que j'observe l'organisation de la troupe, Losangshi, un jeune moine, m'emmene vers le petit-dejeuner et me fournit les couverts necessaires. A 6 heures, la marche se met en route en file indienne, apres la priere et le briefing quotidien. Les camions se chargent et partent eux aussi vers le lieu de campement de Nainital. Les Tibetains sont heureux d'arriver dans les zones montagneuses, qui marquent la fin des plaines arides mais representent aussi l'arrivee dans la region Himalayenne dont la grande majorite des marcheurs sont des natifs.
Avec 300 marcheurs, la Marche s'etale sur plusieurs centaines de metres, le convoi est assez impressionnant. L'ambiance est bonne, mais si certains montrent leur enthousiasme debordant par des chants et en faisant echos aux slogans motivants de leurs confreres, d'autres prononcent des prieres en silence, au ryhtme de leurs pas. La plupart ont le sourire. Apres 7 heures de marches entrecoupees de quelques pauses a l'ombre, la marche arrive a Nainital, ou vit une importante communaute tibetaine. L'accueil est chaleureux et revigore les marcheurs. Pendant deux jours, la Marche va se reposer et reprendre des forces, sans pour autant rester inactive.
En effet, au programme, conference de presse, reunion de formation sur la non-violence qui caracterise l'esprit de la Marche, reunions d'informations et de suggestions, procession a la bougie autour du grand lac de la ville, interventions des 5 presidents d'associations organisatrices (Students for a free Tibet, Tibetan Youth Congress, Tibetan Woman Association, Gu Chu Sum et National Democratic Party of Tibet), v
India stops 300 Tibetans from marching to Lhasa
DPA[Monday, May 19, 2008 17:58]
New Delhi, May 19 - More than 300 Tibetans who were stopped from marching to Lhasa on India's border with China's Tibetan Autonomous Region have resorted to camping in the area, a news agency reported Monday. The group of Tibetans, which was marching to Lhasa to protest against China's alleged atrocities in Tibet and to demand Tibetan independence, were stopped by Indian authorities in the Pithoragarh district of Uttarakhand state, the Press Trust of India reported.
The Tibetan marchers, mostly monks, were camping in the Seraghat area in the district that lies more than 400 kilometres north-east of Indian capital New Delhi.
"We have requested the marchers to turn back from here and we are committed not to let them go ahead for their own security reasons but instead they have been camping in the Seraghat for the last three days," District Magistrate, D Santhil Pandian told the PTI.
Meanwhile, local police officials said that the Tibetans could be shifted to another area shortly.
The report said that about 500 security personnel from the police and the Provincial Armed Constabulary (PAC) were deployed at the camping site.
The Tibetan group began their journey on March 10 from Dharamsala, the seat of their spiritual leader, Dalai Lama, to coincide with the Tibetan Uprising Day.
"The march is aimed at drawing the attention of the world to China's repressive regime in Tibet," B Tsering, one of the organizers of the march, said earlier.
More than 100,000 Tibetan refugees live in India along with the Dalai Lama and the Tibetan government-in-exile.
The Indian government has said that it would not stop the peaceful demonstrations by Tibetans but it cannot allow the refugees in India to cross borders without the required documents.
INDIAN GOVERNMENT BLOCKS TIBETAN RETURN MARCH
Police Issue Restraining Order Against All Core Marchers
Dharamshala – Indian police today issued a restraining order from the central government in the names of all 100 Core Marchers participating in the Return March to Tibet. Police entered the grounds at Sarah College for Higher Tibetan Studies, where the Marchers are spending their first night on the road, and a restraining order was issued, claiming that the Core Marchers' actions may "culminate into endangering public tranquility and breach of public peace." The police told the Marchers they were "not to leave the territorial jurisdiction of Kangra District till further order." The March, organized by five leading Tibetan non-governmental organisations based in India, is meant to travel through New Delhi before heading towards the Indo-Tibetan border in early April.
"Tibetan refugees have the right to return to Tibet, the land from where we come," said Mr. Tsewang Rigzin, President of the Tibetan Youth Congress. "This is the first major obstacle we are facing but we remain committed to marching. We want to do nothing more than go back to our country and help to end the suffering of our brothers and sisters living under the brutal Chinese occupation."
The March to Tibet includes monks, nuns, the elderly, and youth who were born in exile and for whom this march provides the opportunity to see Tibet for the first time with their own eyes. Thousands of supporters, including Tibetans, Indians and Westerners, accompanied the March from the Main Temple to Lower Dharamshala to show their solidarity.
"I appeal to the Indian authorities and the good people of India to support these Tibetan marchers in their desire to return to their homeland," said Dr. B. Tsering, President of the Tibetan Women's Association. "This is a purely nonviolent initiative modeled in the proud tradition of nonviolence promoted by the great Mahatma Gandhi."
In preparation for the March, the Core Marchers, volunteers and Organizing Committee members attended a three-day training on Non-Violent Resistance and Discipline from March 6 to 8, 2008, at Dolmaling Nunnery, Dharamshala. Speakers at the workshops included Mr. Rajiv Vohra, a Gandhian and Director of Non-Violence Peace Force Asia, Delhi, and Anand Sharma, Director of the Shimla branch of the Human Rights Law Network.
The March to Tibet commenced from Dharamshala, the exile home of His Holiness the Dalai Lama and seat of the Tibetan Government-in-Exile, as Tibetans marked the 49th anniversary of the 1959 national uprising in Tibet. The launch comes just five months before China is set to host the summer Olympics, and is aimed at both fighting the Chinese occupation of Tibet and reinvigorating the Tibetan freedom movement.
The Tibetan People's Uprising Movement is a global movement of Tibetans inside and outside of Tibet taking control of our political destiny. The March to Tibet, the heart of the Tibetan People's Uprising Movement, aims to revive the spirit of the historic national uprising of 1959, and by engaging in direct action, bring about an end to China's 60 years of illegal and brutal occupation of Tibet.
For more information please contact:
Campaign Coordinators:
Lobsang Yeshi: 9418 390 416
Tsering Chodup: 9418 221 605
Sherab Woeser: 9418 394 426 Dhasa / 9868 332 883 DelhiAn Epic Walk Home through Himalayas for Exiled Tibetan Poet
RFA[Thursday, February 28, 2008 16:20]
By Gao Shan
Tibetan refugee Tenzin Tsundue (C) is restrained by Indian security personnel as he waves a Tibetan flag while unfurling a 'Free Tibet' banner and shouting anti-Chinese slogans as he stands on a tower of The Indian Institute of Science (IIS) where inside Chinese Prime Minister Wen Jiabao is attending a meeting in Bangalore, April 10, 2005. (Dibyangshu Sarkar/AFP/Getty Images)
A group of Tibetan refugees, living in exile in India, plan to walk back to Tibet this spring. One initiator and participant will be the general secretary of the Friends of Tibet Organization, poet Mr Tenzin Tsundue.
The walkers will leave India in early March and trek through the Himalayas, reaching Tibet during the 2008 Olympic Games in Beijing in August. According to Bhuchung K. Tsering with the Washington-based International Campaign for Tibet, the homecoming is inspired by Ghandi's non-violent civil disobedience. "This homecoming was initiated by several organizations, and Tenzin Tsundue is one of the initiators.
The Journey
International Campaign for Tibet, the homecoming is inspired by Ghandi's non-violent civil disobedience. More and more people are joining. The walk will start on March 10, commencing in north-western India, where the Tibetan government resides in exile. The walkers will first head for New Delhi, joining up with people from several non-governmental organizations to form different groups. They plan to arrive during the Beijing Olympics.
Poet Tsundue told media that the border between India and China is more than 2,500 miles long.
Beijing-based Tibetan writer Ms Woeser said that in 1997, Tsundue walked alone from India through the Himalayas into Tibet. Once there, he was arrested by Chinese authorities and deported 3 months later.
Ms Woeser said, "I have read some of his poetry, and written about life in exile. Some has been translated into Chinese and published online. I've also read some of his poems in books. His award-winning essay ['My Kind of Exile'] has been translated into Chinese as well. I've also posted his essays and photo on my blog. I have some knowledge of him." His essay titled "My Kind of Exile" was the winner of India's Outlook/Picador Non-Fiction Competition.
The Elderly Want to See Their Families
She said that for many exiled Tibetans, their greatest wish is to return to their homeland and reunite with their families. "I personally don't think a homecoming through a non-violent walk should be obstructed by the authorities. It should be permitted and even treated with sympathy by the international community, including China and the governments of jurisdictions along the way. That would be the best outcome. I don't know what will actually happen."
Ms. Woeser also said that many of the Tibetans who fled China with the Dalai Lama in 1959 are now quite old. She called on the Chinese government to allow them to return to visit their families.
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