Des hauts responsables licenciés

Selon radio-canada.ca , le chef du Parti communiste d'Urumqi, capitale de la province chinoise du Xinjiang, Li Zhi, a été limogé, a annoncé samedi l'agence officielle Chine nouvelle.

Le chef de la police du Xinjiang, Liu Yaohua, a également été licencié, a précisé Chine nouvelle.

L'agence officielle chinoise n'a pas précisé les raisons pour lesquelles les deux hommes ont été limogés.

Li Zhi a été remplacé dans ses fonctions par Zhu Hailun, un haut responsable régional du Parti communiste. Liu Yaohua a pour sa part été remplacé par le chef du parti de la préfecture d'Aksu, dans l'ouest de la province, Zhu Changjie.

Ces licenciements surviennent alors que le Xingjiang est secouée par de vives tensions entre les ethnies rivales des Han et des Ouïghours.

Jeudi, au moins 5 personnes ont été tuées lors d'une manifestation de Han à Urumqi. Les Han, ethnie majoritaire en Chine, réclament un renforcement de leur sécurité après une série d'attaques à la seringue qui auraient été perpétrées par les Ouïghours, l'ethnie turcophone et musulmane majoritaire dans la province.

Lors des manifestations, les Han avaient réclamé la démission de Li Zhi, dénonçant l'insécurité régnant dans la ville, ainsi que celle du chef du Parti communiste de la région, Wang Lequan.

Samedi, un calme précaire était revenu sur le terrain. Des milliers de membres de forces de l'ordre sont toujours déployés dans la capitale, mais plusieurs boutiques, restées fermées la veille, ont rouvert leurs portes. Les passants se sont aussi remis à circuler dans les rues de la ville.

Les violences des derniers jours ont lieu quelque deux mois après les violences interethniques qui avaient éclaté à Urumqi le 5 juillet, lorsque des Ouïghours s'en étaient pris à des Han. Dans les jours suivants, plusieurs centaines de Han brandissant des armes, des couteaux, des bâtons et d'autres armes de fortune ont déferlé dans les rues de la ville, en quête de vengeance contre les Ouïghours. Les affrontements entre les deux groupes ethniques avaient fait au moins 200 morts et plus de 1600 blessés.

Le Xinjiang est secoué par des tensions séparatistes depuis des années. Les Ouïghours contestent les restrictions religieuses décrétées par Pékin et dénoncent des politiques d'immigration préconisant l'implantation de Hans dans la région.

Ils accusent les Han de discrimination et le Parti communiste de vouloir éradiquer leur langue et leur culture.

radio-canada.ca - Mise à jour le samedi 5 septembre 2009 à 9 h 55

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