USINE NOUVELLE

Automobile

Des constructeurs chinois à l’assaut de Saab et Volvo

Les constructeurs européens en crise, Saab et Volvo, pourraient être repris totalement ou partiellement par leurs homologues chinois.

Selon Barbara Leblanc,, fin du suspens dans le dossier Saab. C’est finalement le candidat malchanceux à la reprise d’Opel, le groupe public automobile chinois Beijing Automotive Industry Holding (BAIC), qui refait parler de lui. Il a signé un protocole d’accord avec le fabricant de voitures de luxe Koenigsegg Group pour financer le rachat de Saab Automobile à General Motors. « En vertu de la déclaration d’intention, BAIC va devenir une actionnaire minoritaire de Koenigsegg Group, qui va acheter 100% de Saab Automobile », a expliqué le fabricant suédois.

Mi-août, le fabricant suédois avait confirmé le rachat de Saab mais avait besoin de trois milliards de couronnes (290 millions d’euros) pour boucler la transaction. Une condition aussi pour l’obtention du prêt de 400 millions d’euros que Saab a demandé auprès de la Banque européenne d’investissement. « Il s'agit d'une étape importante vers la création du nouveau Saab. Nous avons un plan d'entreprise bien élaboré, un partenariat important et nous sommes prêts à aller de l'avant sans financement public », a commenté Christian von Koenigsegg, directeur général de Koenigsegg.

Ce n’est pas la première fois que General Motors voit un de ses fleurons partir dans l’escarcelle chinoise. En juin, l’entreprise chinoise Sichuan Tengzhong Heavy Industrial Machinery avait conclu un protocole d’accord avec GM pour la reprise de Hummer, la marque spécialisée dans les gros 4x4.

Volvo sous gouvernance chinoise ?

Autre annonce du 9 septembre. Le groupe Geely Holding Group, un des premiers constructeurs privés de Chine, a annoncé vouloir faire une offre de reprise sur la filiale de Ford Motor, Volvo Car. Dans ce cadre, il pourrait s’allier à un partenaire dont le nom est encore inconnu mais qui devrait avoir l’appui du gouvernement selon le directeur général du groupe, Gui Shengyue. Le groupe souhaite acquérir la totalité du capital de Volvo dans l’espace d’un mois. Reste que cette alliance pourrait ne pas être la seule candidature à la reprise. En août, des rumeurs avaient parcouru la presse suédoise, quant à la formation d’un consortium suédois monté à l’initiative du syndicat suédois d’ingénieurs Volvo Cars Engineering destiné à contrer l’offre chinoise.

Rappelons seulement que la Chine est devenue en 2009 le premier marché automobile mondial, avec une progression des ventes de 29,2% sur un an au cours des huit premiers mois de l’année.

par Barbara Leblanc

* Mots clés : GM, Ford

usinenouvelle.com - Le 09 septembre 2009

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LE PARISIEN

Automobile: Koenigsegg s'associe au chinois BAIC pour racheter Saab

Selon l'AFP, le fabricant suédois de voitures de luxe Koenigsegg a annoncé mercredi l'entrée du constructeur chinois BAIC dans le groupe formé pour racheter Saab à General Motors, une arrivée qui dégage l'horizon du constructeur suédois en difficulté.
Le groupe public Beijing Automotive Industry Corporation (BAIC), le cinquième constructeur chinois, va prendre une participation minoritaire dans Koenigsegg Group, l'alliance d'investisseurs menée par Koenigsegg pour racheter Saab Automobile, a indiqué Koenigsegg.

"Koenigsegg Group va acheter 100% de Saab Automobile. L'objectif est de conclure un accord final plus tard cette année", a ajouté Koenigsegg, un minuscule constructeur de bolides pour millionnaires.
"En vertu de l'accord d'intention, BAIC va devenir un actionnaire minoritaire de Koenigsegg Group", a-t-il précisé.
Koenigsegg avait confirmé mi-août le rachat de Saab mais avait dit qu'il devait trouver 3 milliards de couronnes (290 millions d'euros) pour boucler la transaction. Saab avait assuré mardi que son rachat était financé.
Outre Koenigsegg et le chinois BAIC, Koenigsegg Group comprend le riche entrepreneur américain Augie Fabela, qui en est l'actionnaire majoritaire, ainsi que le norvégien Baard Eker.
"Nous sommes désormais prêts à continuer sans financement d'Etat", s'est félicité Christian von Koenigsegg, directeur général du groupe et fondateur de Koenigsegg.
Le gouvernement suédois a toujours été opposé à une prise de participation dans l'ancien fleuron de son automobile et a exigé que le financement soit bouclé pour éventuellement garantir un prêt de 400 millions d'euros demandé par Saab auprès de la Banque européenne d'investissement (BEI).
"C'est très bien que la société ait écouté le gouvernement et veillé à trouver les fonds privés", a salué mercredi la ministre suédoise des Entreprises, Maud Olofsson, citée par l'agence TT, en refusant néanmoins de se prononcer sur BAIC en particulier.
Koenigsegg Group a exigé l'obtention du prêt de la BEI pour boucler l'opération Saab.
Le porte-parole de Saab a souligné mercredi que l'accord ouvrait la voie au prêt européen. "Le gouvernement nous a dit qu'à partir du moment où nous assurions le financement (de l'acquisition), les chances d'avoir une garantie étaient très élevées", a déclaré Eric Geers à l'AFP.
L'accord ouvre aussi des pistes en Chine pour Saab, qui doit lancer plusieurs modèles l'an prochain, dont sa nouvelle berline, la Saab 95.
"Saab n'a pas de réelle présence en Chine et via Beijing Automotive nous allons avoir accès au marché chinois", a dit M. Geers.
Interrogé sur ce que le constructeur chinois chercherait en retour, il a souligné que Saab avait "de nombreuses compétences pour développer et produire des voitures, avec une des usines les plus efficaces en Europe".
Saab, qui a décliné depuis 1990 durant les deux décennies passées dans le giron de General Motors avec des pertes chroniques et un vieillissement de sa gamme, a vendu seulement 93.000 voitures l'an dernier.
Le plan de relance de Koenigsegg prévoit un objectif de 150.000 ventes annuelles.
GM, qui essaie lui aussi d'assurer sa survie, a mis en vente en décembre dernier le constructeur suédois et ses quelque 4.000 employés.
Candidat malheureux au rachat d'Opel, BAIC emploie lui plus de 40.000 personnes et a produit plus de 700.000 véhicules en 2007. Son nom revient dans la presse parmi les candidats chinois intéressés pour le rachat à Ford de l'autre constructeur suédois, Volvo. Son compatriote Geely a aussi officiellement exprimé son intérêt.
Koenigsegg, fondé en 1994, ne produit que quelques bolides surpuissants par an à des prix dépassant le million d'euros. Il emploie seulement 45 personnes.

leparisien.fr - AFP - 09.09.2009, 12h42

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bourse.challenges.fr -

Le chinois Geely veut faire une offre sur Volvo

SHANGHAI/HONG KONG Selon Reuters, Le chinois Geely Automotive a déclaré que sa société mère Geely Holding Group souhaitait faire une offre sur Volvo, filiale de Ford Motor, dont la valeur a été estimée par des articles de presse à près de 1,5 milliard d'euros.

Geely Holding, entreprise détenue par des capitaux privés, soumettra une offre en partenariat avec un investisseur ayant l'appui de l'Etat chinois a déclaré le directeur général Gui Shengyue à Reuters.

"Si Volvo est mis en vente et si Ford fait une annonce au niveau mondial, alors notre maison mère participera (aux enchères)", a-t-il ajouté.

Un éventuel rachat de Volvo permettrait à Geely, un temps connu pour vendre les voitures les moins chères de Chine, de monter en gamme et d'avoir accès à une technologie permettant de fabriquer des véhicules plus sophistiqués.

Dans la foulée de l'intérêt exprimé par Geely pour Volvo, Koenigsegg, le constructeur de voitures de luxe suédois qui va racheter Saab, a annoncé un accord avec BAIC, un autre groupe automobile chinois, en vue de l'aider à financer cette acquisition.

Certains analystes se demandent si, en cas de succès de son offre, Geely serait capable de mener à bien l'intégration de Volvo au sein du reste de ses activités.

"C'est un sacré pari financier même si, au bout de compte, Volvo donnerait un peu de prestige à Geely. Je ne vois pas bien comment le groupe sera capable de restructurer une marque comme Volvo. Mais nous ne devons pas sous-estimer les capacités des constructeurs privés", a déclaré Ji Junfeng, analyste chez Changjiang Securities.

Ford a refusé de confirmer l'existence de discussions avec Geely, dont le titre coté à la Bourse de Hong Kong a terminé en hausse de 1,9%. Mardi, le groupe a fait état d'un bond de 145% de son bénéfice du premier semestre.

"Nous continuons à discuter avec des parties intéressées par Volvo mais nous refusons de dévoiler les noms de ces parties", a dit un porte-parole du constructeur américain.

Dans un passé récent, plusieurs constructeurs chinois ont tenté de prendre le contrôle de groupes basés à l'étranger, avec des résultats peu probants.

A titre d'exemple, SAIC Motor a racheté en 2004 une participation de 51% dans le sud-coréen Ssangyong Motor mais a dû être contraint plus tard de passer une dépréciation sur cet actif.

Certains groupes, au vu des mésaventures internationales de leurs concurrents, ont même renoncé à regarder à l'étranger. En juin, le président de Denway Motors a déclaré qu'il n'avait nullement l'intention de racheter des actifs en dehors de Chine, malgré une trésorerie de quatre milliards de yuans (586 millions de dollars).

Par Alison Leung et Fan Yan

Alison Leung et Fang Yan, version française Wilfrid Exbrayat et Benoit Van Overstraeten

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bourse.challenges.fr - 09/09/09 13:44

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