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par Jianyu He & traduit par Nicole Forstenzer , le 23 mai

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Domaine(s) : Politique | Société

Mots-clés : gouvernement | Chine


Ces trente dernières années, la Chine continentale a connu un essor remarquable des activités associatives non-gouvernementales, créant un secteur pluriel qui échappe à la perspective occidentale. Cet article met en lumière les principales caractéristiques du secteur des ONG en Chine pour en proposer une meilleure compréhension.
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Comprendre les ONG chinoises (PDF - 373.4 ko)
He Jianyu

Il y a à peine quinze ans, il y avait encore un doute sur l’existence en Chine de « vraies ONG » et pas seulement d’ONG étatiques ou « GONGO » [1]. Aujourd’hui, les ONG en Chine – qu’elles soient internationales, de base, formelles ou informelles – ont une capacité de mobilisation grandissante et une influence accrue sur la politique publique. Les ONG ont incontestablement gagné en autonomie au cours de ces trente dernières années, au fur et à mesure du pluralisme croissant de l’économie et de la société chinoise. Cette avancée des ONG démontre clairement que la gouvernance politique et sociale de la Chine est engagée dans un processus de transition. Mais cela indique-t-il la naissance d’une société civile en Chine ? Les ONG seront-elles assez puissantes pour promouvoir la démocratisation de la République populaire de Chine, ou pour défendre la réforme dite d’« État minimal, société maximale » ?

En outre, le fait que le gouvernement chinois mette de plus en plus l’accent sur la gestion sociale (shehui guanli, 社会管理) comme manière d’apaiser les tensions sociales actuelles a conduit la coopération entre l’État et les ONG à être officiellement considérée comme participant de cette gestion sociale. Le 19 février 2011, lors de la séance d’ouverture d’un Séminaire exceptionnel sur la gestion sociale et son caractère innovant à destination des principaux cadres de direction au niveau provincial et ministériel, le président Hu Jintao a affirmé que « le soutien aux organisations du peuple » figurait parmi les huit tâches principales de la gestion sociale. Certaines provinces telles que le Guangdong et Pékin avaient même créé un mécanisme, deux ans auparavant, pour externaliser des services sociaux aux ONG, en vue de réformer la gestion sociale. En 2012, le gouvernement central a également affecté 200 millions de yuans des budgets fiscaux au soutien à la fourniture de services sociaux par les ONG [2].

Même si le partenariat entre le gouvernement et les organisations du peuple (qui incluent la plupart des ONG chinoises) a été officiellement reconnu pour sa contribution à la gestion sociale en Chine, et donc à la coordination de différents intérêts, le gouvernement chinois considère que la régulation de ces organisations du peuple, en particulier des ONG, est également une condition essentielle au maintien de la stabilité sociale. Or, ces deux objectifs de la gestion sociale – le partenariat avec les ONG et leur régulation – sont, dans une certaine mesure, contradictoires. De plus, la mission de nombreuses ONG, notamment celles qui promeuvent « l’État minimal, la société maximale », s’inscrit en opposition avec le plan de gestion sociale du gouvernement chinois.

Cet article analyse la structure complexe du secteur des ONG en Chine. L’examen historique de la régulation des ONG par le gouvernement et de la mise en place d’un partenariat avec le gouvernement constitue une approche pertinente pour saisir les contradictions et le partenariat entre le gouvernement chinois et les ONG présentes en Chine.
Définir les ONG en Chine

Il n’y a pas de définition claire de ce que recouvre en Chine le terme d’ « organisation non gouvernementale » (ONG). En effet, il n’y a pas de consensus établi entre la définition officielle-légale et les définitions académiques, voire même entre les différentes approches présidant à ces définitions académiques. Cela s’explique par le décalage entre les recherches théoriques et la nature complexe et fluide de ces organisations en Chine. Il n’y a pas de frontière clairement tracée entre État et société dans la Chine en transition.

La plupart des recherches sur les ONG en Chine sont basées sur et orientées par des théories occidentales, telles que les théories de la société civile et du corporatisme. Ces travaux portent donc sur la dimension politique des rapports entre l’État et la société et plus particulièrement sur la question de l’indépendance politique des ONG. Beaucoup de ces études emploient une définition du secteur des ONG qui la restreint aux ONG de base et concluent ainsi qu’il s’agit d’un secteur extrêmement limité soumis à un contrôle strict de l’État et à des interventions d’ordre politique, notamment à travers des procédures d’enregistrement et une réglementation particulièrement contraignantes.

Toutefois, étant donné l’existence d’une frontière floue entre l’État et la société, « l’État chinois s’exprime à travers des voix multiples et sa position réelle est souvent difficile à déterminer » [3]. En outre, la mondialisation, la libéralisation commerciale, Internet, l’idéologie libérale, la liberté de mouvement des travailleurs, etc., ont entraîné un élargissement de l’espace social chinois et une activité accrue des organisations sociales. Par conséquent, le nombre d’organisations sociales enregistrées (qui inclut les ONG) a été multiplié par deux au cours des dernières décennies et les ONG non enregistrées se multiplient rapidement, tandis que les associations traditionnelles de parenté connaissent un regain d’activité.

À partir de l’observation de la complexité des ONG en Chine, Wang et He ont élaboré « une typologie simple des formes associatives de la vie sociale basée sur la combinaison de deux éléments : les associations peuvent être constituées de manière volontaire ou involontaire, et leur organisation peut être formelle ou informelle » [4]

Tableau 1 : Typologie des associations en Chine
Les ONG formelles

Depuis 1989, le Conseil des affaires d’État a promulgué le Règlement de l’enregistrement et de l’administration des associations (shehui tuanti dengji guanli tiaoli) et a désigné le ministère des Affaires civiles comme seule autorité compétente pour procéder à l’enregistrement des associations. Sauf exceptions [5], toutes les associations civiles doivent d’abord obtenir une permission officielle d’une agence du Parti ou de l’État qui accepte de devenir leur agence de tutelle administrative, avant de pouvoir réaliser l’enregistrement légal auprès du ministère des Affaires civiles ou de ses bureaux locaux. Ces deux étapes composent le système de régulations duelles (shuangchong guanli, 双重管理).

La reconnaissance légale de nouveaux types d’organisations civiles, telles que les entités privées non-commerciales et les fondations, et la systématisation de la procédure d’enregistrement et d’administration ont certainement contribué à l’essor des organisations sociales en Chine (Graphique 1). Le nombre total d’organisations civiles enregistrées est passé de moins de 150 000 en 1999 à presque 450 000 en 2010.

Légende : BLEU : associations civiles ROUGE : Entités privées non-commerciales VERT : Total (y compris les fondations)
Graphique 1 : Le nombre d’organisations sociales enregistrées en Chine. Source : China Statistical Yearbook of Civil Affairs, 2011.

À présent, le ministère des Affaires civiles et les autorités locales chargées des affaires civiles à trois niveaux différents sont responsables de l’enregistrement et de l’administration des ONG en Chine. Plus on descend dans les échelons administratifs, plus les risques augmentent [6]. Le Bureau national des organisations civiles du ministère des Affaires civiles a officiellement établi quatre grandes catégories d’organisations sociales : les organisations sociales, les entités privées non-commerciales, les fondations et les bureaux de représentation des fondations étrangères présentes en Chine continentale [7]. Le Tableau 2 montre le nombre d’ONG enregistrées par le ministère des Affaires civiles en 2010 :

Tableau 2 : Nombre des différents types d’organisations sociales en 2010. Source : Statistics Report on National Social Service Development (2010).

Les organisations quasi-gouvernementales recouvrent huit catégories principales d’organisations de masse (renmin tuanti, 人民团体) [8], d’associations exonérées d’enregistrement et reconnues par le Conseil des affaires d’État, et des associations intra-organisationnelles.
Les ONG informelles

En mai 2012, M. Liguo Li, le ministre des Affaires civiles, a déclaré que la Chine allait assouplir sa réglementation au sujet de l’enregistrement des ONG et permettre à des associations dans les domaines du commerce et de l’économie, de l’intérêt général, de la charité, du bien-être social et des services sociaux de s’enregistrer directement auprès des Directions des affaires civiles [9]. Il s’agit là d’une réponse à l’insatisfaction publique vis-à-vis du système de gestion duelle, qui constitue depuis de nombreuses années un obstacle majeur au développement des ONG en Chine car très peu d’agences du Parti ou de l’État acceptent d’assurer la tutelle des organisations sociales, surtout des organisations de base.

De fait, au cours des dernières décennies, la régulation duelle a donné lieu à l’existence de milliers d’ONG qui ne sont pas enregistrées auprès du ministère des Affaires civiles. La plupart sont soit enregistrées en tant qu’entités commerciales, soit ont choisi de passer outre l’obligation d’enregistrement pour exercer leurs activités. Néanmoins, à défaut d’existence légale reconnue par le ministère des Affaires civiles, de nombreuses ONG ne peuvent bénéficier d’avantages fiscaux, soumettre des propositions pour des projets gouvernementaux, ni faire appel en toute légalité à des dons publics.

Parmi ces organisations, les organisations communautaires sont des ONG de base en deçà de l’échelle du district, notamment les organisations existant au sein d’entreprises, d’agences gouvernementales, d’écoles, de quartiers urbains, de cantons ou de villages ruraux, qui n’ont pas l’obligation de s’enregistrer auprès du ministère des Affaires civiles, conformément au Règlement. Bien que les ONG de base comme les associations d’étudiants sur les campus universitaires, les groupes de lecture, les chorales, les clubs de randonnée, les clubs sportifs amateurs, les cercles littéraires, etc., soient très actives dans la vie associative chinoise, elles ont longtemps été ignorées dans les documents et les statistiques officielles car la portée de leurs activités est limitée à des zones restreintes et spécifiques ou à des groupes sociaux locaux.

En plus des ONG existant de manière physique, il y a de plus en plus de groupes virtuels sur Internet. L’interaction entre leurs membres est à la fois la cause et la raison d’être de l’association. Les forums sur Internet fournissent une structure générale de communauté qui permet aux usagers de se retrouver et d’interagir. Par exemple, le Tianya Club est l’un des forums en ligne actifs les plus importants et complets, avec plus de 74 millions d’usagers inscrits et toujours plus de 70.000 visiteurs en ligne en même temps [10]. Dans certaines manifestations collectives ou lors d’évènements publics d’envergure, ces associations virtuelles ont démontré leur grand potentiel de mobilisation sociale et d’action collective. Dans certains cas, les associations virtuelles du cyberespace deviennent des associations dans le monde réel, comme la Cornfield Education Foundation. Cornfield est née en 2005 à l’initiative de plusieurs citoyen-ne-s du web, qui ne se connaissaient pas physiquement. C’est aujourd’hui l’une des fondations les plus actives dans le domaine de l’éducation en Chine. Elle a collecté plus de 17 millions de Yuans de dons et travaille avec plus de 6.000 bénévoles dans 21 unités provinciales. Ainsi, l’impact d’Internet sur la vie associative des populations chinoises ne doit pas être négligé.

Toutes ces organisations différentes composent le secteur des ONG en Chine. En n’observant qu’une partie de la réalité globale, la justification ou la théorisation qui en découle peut se révéler biaisée – par exemple, la théorie dominante de la société civile a orienté les intérêts académiques et pratiques dans la recherche sur les ONG chinoises au début des années 1990. Les spécialistes du sujet débattent depuis près de vingt ans pour déterminer si une société civile peut voir le jour dans une Chine en transition. Ce secteur hétérogène et pluriel a de toute évidence un impact sur la nature diverse des rapports entre l’État et la société en Chine.
Le partenariat entre le gouvernement chinois et les ONG en Chine

Le Parti communiste chinois, parti révolutionnaire devenu parti de gouvernement, a progressivement changé vis-à-vis des ONG. Depuis que le développement – économique et social – est devenu le fondement de la légitimité du Parti communiste chinois, les ONG ne sont plus seulement envisagées comme une menace potentielle mais aussi comme un partenaire éventuel pour la gestion sociale et le « maintien de la stabilité » (weiwen, 维稳).

Le Rapport du 17e Congrès du Parti communiste chinois (2007) fait figurer les organisations sociales d’auto-organisation dans le spectre du « système politique de type chinois » pour la première fois. De plus, il permet à ces organisations d’accroître leur participation publique, de promouvoir le rôle positif d’éléments ayant un attrait populaire et de renforcer la capacité de la société à s’autogouverner. Depuis, le Parti communiste chinois et le gouvernement chinois, qui auparavant insistaient sur le contrôle, ont commencé à mettre l’accent sur le soutien et l’encouragement aux ONG.
Le partenariat pour la gestion sociale

En juillet 2011, le Parti communiste chinois a publié « L’Avis du Comité central et du Conseil des affaires d’État sur le perfectionnement et l’innovation en matière de gestion sociale », premier document officiel du gouvernement chinois portant sur l’innovation en matière de gestion sociale. Ce document donne officiellement un rôle plus important aux ONG. L’élaboration d’un dispositif de fourniture de service public piloté par le gouvernement mais comportant une participation vaste des ONG et d’autres services publics y est proposée.

De manière globale, la société chinoise connaît une modernisation accélérée, ce qui constitue un contexte de risque social pour de nombreuses personnes. D’un côté, les Chinois-es sont de plus en plus indépendants vis-à-vis de leur famille et de leur unité de travail (employeur), parce que les structures sociales et les organisations sociales traditionnelles sont en train de voler en éclats sous l’effet de cette modernisation. Mais de l’autre, cette liberté est acquise au prix d’une dépendance accrue vis-à-vis de la société. Ainsi, les Chinois-es modernes, désormais plus indépendants mais plus isolés, cherchent de plus en plus à se retrouver dans des associations. L’extension rapide des outils de communication virtuels illustre cette demande. Puisqu’elles fonctionnent sur le principe des réseaux, les ONG sont des entités à fort capital social. Si ce capital social est conçu comme un bien public, il peut être un atout à la fois pour les membres des ONG et pour la société dans son ensemble. En outre, l’économie de marché est aujourd’hui très développée en Chine. On assiste à un essor rapide et étendu de corporations et de chambres de commerce. Par conséquent, la transition sociale de la modernisation semble être la cause principale du développement des associations en Chine.

De plus, des conflits sociaux et des crises publiques surgissent constamment. Même si ces conflits sociaux ne peuvent être mis exclusivement sur le compte du système chinois actuel, il est couramment admis que la Chine traverse aujourd’hui une crise de la confiance, qui est pourtant un capital social primordial. L’expérience de ces dernières années a démontré que le fonctionnement traditionnel centré sur le leadership de l’État ne parvenait plus à faire renaître la confiance sociale. Une gouvernance diverse et coopérative pourrait, en revanche, être plus efficace. Les ONG, avec les rapports de confiance mutuelle qui existent entre leurs membres, sont plus à même d’apaiser les tensions sociales et d’arbitrer les intérêts sociaux dans un groupe social donné. Les ONG organisées et créées de manière volontaire et entretenant des liens actifs avec le gouvernement, pourraient jouer un rôle important dans une gouvernance coopérative de ce type.

De plus, le développement rapide de l’économie et de la société chinoise exige un service public plus performant et diversifié, que le gouvernement n’est pas en mesure de fournir. Une quantité immense d’ONG en Chine vise à pallier les insuffisances du service public sur certains aspects, comme par exemple la protection de l’environnement, l’aide aux groupes vulnérables, la santé publique, etc. La diversité des ONG leur permet de répondre à des besoins sociaux diversifiés. De surcroît, les ONG peuvent encourager la participation politique sous des formes diverses pour ceux et celles qui y sont a priori indifférents. Les ONG encouragent donc la participation publique et peuvent ainsi contribuer à résoudre les problèmes d’exclusion sociale. C’est une raison de plus poussant à la coopération entre le gouvernement chinois et les ONG en Chine.
Hétérogènes, plurielles et ambivalentes

Bien que de nombreuses études aient montré que ni les efforts descendants (top-down) ni les efforts ascendants (bottom-up) ne sont suffisants pour entraîner un développement ancré dans une assise sociale solide, il n’y a pas encore de méthodes définies pour mettre en place cette gouvernance coopérative et permettre l’autonomie relative de chacune des parties. Ainsi, les ONG en Chine sont hétérogènes, plurielles et ambivalentes.

Tout d’abord, les ONG en Chine mêlent des éléments d’autonomie et de dépendance. Elles sont à la fois officielles et civiles : de nombreuses ONG sont des associations à forte connotation officielle, tandis que beaucoup d’autres sont strictement civiles et que bon nombre d’entre elles sont à la fois officielles et civiles [11]. Ainsi, Yiyi Lu distingue l’indépendance de l’autonomie s’agissant des ONG en Chine [12]. Elle affirme que les ONG enregistrées sont des entités caractérisées par une dépendance structurelle et une autonomie fonctionnelle : elles dépendent du gouvernement pour leur enregistrement et leur cadre institutionnel mais elles jouissent d’une grande autonomie pendant la réalisation de leurs activités. Au niveau structurel, étant donnée l’existence de l’agence de tutelle, les dirigeants des ONG enregistrées sont toujours nommés ou approuvés par le gouvernement, et ils entretiennent des liens organisationnels et personnels, formels ou informels, avec le gouvernement. Mais le plus souvent, il n’y a pas de bureaux spécifiques ni même d’agents spécifiques dans les agences de tutelle pour effectivement contrôler les ONG leur incombant. Et les ressources ne proviennent pas de ces agences de tutelle. Ainsi, la plupart des ONG enregistrées ont une autonomie à la fois opérationnelle et fonctionnelle, y compris dans les processus fondamentaux de définition des actions (agenda) et de prise de décision.

En deuxième lieu, les ONG en Chine ont une nature ambivalente quant à leur visée commerciale ou au contraire non lucrative. Au niveau légal et en théorie, les ONG devraient être strictement à but non lucratif. Néanmoins, il n’y a pas de différenciation claire entre les organisations à but lucratif et non lucratif lors des procédures d’enregistrement. De nombreuses entités privées non-commerciales ont en fait une visée lucrative.

Enfin, en Chine les ONG sont à la fois formelles et informelles. Conformément à la réglementation et aux missions attribuées au ministère des Affaires civiles par le Conseil des affaires d’État, le ministère des Affaires civiles et ses bureaux locaux sont chargés de l’enregistrement, du contrôle et du soutien aux ONG, en particulier pour les ONG enregistrées. Mais il y a à présent beaucoup plus d’ONG non enregistrées que d’ONG enregistrées, comme nous l’indiquions ci-dessus. Ces organisations informelles ont un rôle de plus en plus actif et central à la fois dans la fourniture de services sociaux et dans la mobilisation sociale. Le ministère des Affaires civiles et ses bureaux locaux doivent trouver des façons d’entretenir des liens avec ces organisations informelles. Certaines collectivités locales, telles que les villes de Qingdao en 2002 et Nankin en 2005 d’abord, suivies par d’autres, ont mis au point des systèmes d’inscription pour ces organisations informelles en guise de procédure d’enregistrement simplifiée. En un sens, l’acceptation des ONG informelles de base étend la sphère de l’innovation sociale et ouvre de nouvelles possibilités de changement.

En conclusion, cet article dessine un paysage hétérogène, pluriel et même ambivalent des ONG chinoises, qui composent un secteur complexe avec lequel le gouvernement chinois tâche à présent d’établir des rapports. Cette réalité nuancée ne permet pas vraiment d’affirmer l’existence d’une société civile solide en Chine. Le gouvernement a fait preuve de tolérance envers les ONG, mais s’est aussi montré très prudent face aux défis politiques que pourraient soulever ces organisations d’un type nouveau. Toutefois, il faut aussi garder à l’esprit le fait que le contrôle politique par l’État et la résistance des ONG ne constituent qu’une dimension des rapports entre l’État et la société en Chine. Ce paysage hétérogène et pluriel montre à quel point le gouvernement chinois s’évertue à tirer les leçons de ses rapports avec différentes ONG et qu’il fait preuve d’une grande capacité d’adaptation au changement social.

par Jianyu He & traduit par Nicole Forstenzer , le 23 mai
Pour citer cet article :

Jianyu He, « Comprendre les ONG chinoises », La Vie des idées, 23 mai 2013. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Comprendre-les-ONG-chinoises-2302.html
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Notes

[1] Une “GONGO” (Government Organized Non-Governmental Organization) est une organisation non-gouvernementale créée par un gouvernement ou la Commission européenne afin de s’apparenter à une ONG afin de pouvoir profiter d’aides extérieures.

[2] Le ministère des Affaires civiles a conçu un site Internet pour ce projet.

[3] Rachel E. Stern & Kevin J. O’Brien, « Politics at the Boundary : Mixed Signals and the Chinese State ».

[4] Wang Shaoguang & He Jianyu, "Associational Revolution in China : Mapping the Landscapes", Korea Observer, Vol.35, No.3 (Automne 2004), pp : 485-533.

[5] L’exonération d’enregistrement s’applique essentiellement aux organisations quasi gouvernementales.

[6] Wang Shaoguang & He Jianyu, "Associational Revolution in China : Mapping the Landscapes", 2004.

[7] Voir ici

[8] Toutes les organisations de masse sont des organisations fédérant des milliers de branches et de comités locaux et des millions de membres dans tout le pays. A titre d’exemple, les syndicats ont 1.713.000 comités de base.

[9] Ces ONG peuvent s’enregistrer directement auprès du Bureau des affaires civiles et n’ont pas besoin d’avoir « une unité de tutelle professionnelle ». Elles ont tout de même besoin de l’aide de l’administration des Affaires civiles pour trouver une unité professionnelle de tutelle en plus de l’enregistrement auprès de l’administration des Affaires civiles. De plus, pour certaines organisations caritatives, l’administration des Affaires civiles peut remplir la fonction d’agence de tutelle.

[10] En 2003, le nombre d’usagers inscrits dépassait tout juste un million, cf. aussi Wang Shaoguang & He Jianyu, "Associational Revolution in China : Mapping the Landscapes", 2004.

[11] Sun Bingyao, “On the Duality of ‘Official-Civil’ Nature of Chinese Civic Associations”[Zhongguo Shehuituanti Guanmin Erchongxing Wenti], China Quarterly of Social Sciences (Hong Kong), Iss.6 (Feb. 1994) : 17-23.

[12] Lu Yiyi, Non-Governmental Organizations in China, Abingdon UK : Routledge, 2009.

↑ Haut de page
par Jianyu He

HE Jianyu received his PhD in government and public administration from the Chinese University of Hong Kong in 2007. He is now (...)
Mapping the Chinese NGO Sector
by Jianyu He, le 19 November 2012



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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21259 Sat, 25 May 2013 16:35:28 +0200
Dharamshala (Inde et Tibet en exil), 23 mai 2013 : un espion chinois d'origine tibétaine arrêté http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21257 Plot to poison Tibetans in Dharamshala foiled, Chinese spy arrested
Phayul[Thursday, May 23, 2013 21:31]

lien original ici

DHARAMSHALA, May 23: An alleged Chinese spy has been arrested by Indian police from the exile Tibetan headquarters of Dharamshala following a tip-off by Tibetan security agencies.

The Department of Security of the Central Tibetan Administration in a release today said that the accused Penpa Tsering, 33, a former member of the People's Liberation Army, was hatching a “terror plot” to poison two Tibetan youths aimed at “spreading chaos and terror in the Tibetan community.”

“A terror plot to poison two Tibetan youths – Tashi Gyaltsen@Tashi Dhondup and Karma Yeshi@Tashi by Chinese Security Agencies aimed at spreading chaos and terror in the Tibetan community was uncovered,” the release said.

“This latest exposure goes well beyond Chinese government’s aggressive intelligence gathering on His Holiness the Dalai Lama, Central Tibetan Administration and other exile based organisations to undermine the exile community.”

According to the DoS, the accused hails from Lhari region of Nagchu in central Tibet and confessed to Tibetan security officials that he was first recruited and then sent across to India in 2009 by Li Yuquan who was then working as Party Secretary of Political and Legal Committee; Head of Public Security Bureau of Nagchu Prefecture, ‘TAR’ and a member of the 9th National People’s Congress of TAR. Li has been since transferred to Chamdo Prefecture, TAR but holding the same portfolio as before.

“Penpa Tsering is fully trained in intelligence tradecrafts and physical combat including weapon handling. He was in PLA from 1999 to 2002 and later worked in Public Security Bureau, Nagchu Prefecture prior to coming to India,” the release noted.

“Li Yuquan has initially tasked Penpa Tsering to collect intelligence on alleged “terrorist” activities against China by Central Tibetan Administration and Tibetan NGOs based in exile. He was asked to report on health condition and schedules of His Holiness the Dalai Lama.”

The accused had posed himself as a staff of the DoS and made contacts with numerous individuals to “collect specific intelligence on exile based Tibetan NGOs, important personalities, new comers from Tibet and vulnerabilities in Tibetan community; and reported these information to his handler on regular basis through phone, Internet based Weechat and QQ.”

Penpa Tsering was later tasked to poison the two Tibetan youths – Tashi Gyaltsen and Karma Yeshi – both of whom had escaped to India in early 2010.

“To execute this terror plot, Li summoned Penpa Tsering twice to Kathmandu, Nepal since 2012,” the DoS said. “Li along with other Chinese agents personally instructed him to eliminate the two youths by poisoning. Three different poisonous substances were first tested in front of his eyes on two puppies and a chicken and then handed to him.”

Penpa Tsering is believed to have received more than Indian Rupees Eleven lakhs from Li Yuquan since May 2009 for providing intelligence reports and task of eliminating the above two youths.

Following the revelations, the DoS appealed “all sensible and right thinking Tibetans to cooperate with us in further exposing evil designs of Chinese security agencies by providing credible and timely information whenever they come across of any such nature.”

The local police chief later told reporters that they have arrested Penpa Tsering on suspicion.

"We were keeping an eye on him after receiving a written complaint from Tibetan security agencies about his suspicious activity and on Wednesday evening, we arrested him," said superintendent of police (SP), Kangra, Balbir Thakur.
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21257 Sat, 25 May 2013 16:14:49 +0200
Amnesty International, 24 mai 2013 : prison officeuses, auto-immolation, camp de travail, que des mauvais points pour la Chine http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21256 Report Hits Out At China's Black Jails, Self-Immolations
2013-05-23



Paramilitary police stand guard on Tiananmen Square in Beijing on March 3, 2013.
AFP


China's ruling Communist Party kept up a "stranglehold" on dissidents and rights activists last year, subjecting thousands to arbitrary detention in labor camps and unofficial "black jails," while the rate of self-immolations among Tibetans continued to rise amid continuing cultural repression, a new human rights report said.

London-based rights group Amnesty International hit out at the growing number of self-immolations among Tibetans, which it said came amid continuing repression of Tibetans’ right to enjoy and promote their own culture as well as their rights to freedom of religion, expression, peaceful association, and assembly.

"During the year, at least 83 ethnic Tibetan monks, nuns and lay people set themselves on fire, bringing the total number of self-immolations in Tibetan populated areas in China to at least 95 since February 2009," the group said in its 2013 annual report.

Beijing-based Tibetan writer Woeser said the number of self-immolations during the whole of 2012 stood at 85, however.

Two monks burned themselves in protest in April this year, bringing to 118 the number of Tibetan self-immolations since the wave of fiery protests began in 2009.

"There are self-immolations every month," Woeser said, in reaction to the report. "What we are seeing is the use of self-immolation as a form of protest, and this was particularly so last year."

"That they choose such a means of protest, that they use their own lives in protest, shows the terrible situation in Tibetan areas," she said.

Authorities in Tibet also kept up a series of “patriotic” and “legal education” campaigns to force Tibetans to denounce the Dalai Lama, Amnesty International said, adding that officials stepped up interference in Buddhist monasteries.

Critics criminalized

Across the rest of China, the government continued to use the criminal justice system to punish its critics, the report said.

"Hundreds of individuals and groups were sentenced to long prison terms or sent to Re-education Through Labour (RTL) camps for peacefully exercising their rights to freedom of expression and freedom of belief," it said.

Many of those handed lengthy jail terms for “endangering state security,” “inciting subversion of state power” and “leaking state secrets” had simply made online posts, or communicated information overseas that was deemed sensitive, the report said.

Online activist Wu Bin, known by his nickname "Xiucai Jianghu," said the state had definitely stepped up its security activities targeting those who spoke out online.

"I definitely felt that," Wu said. "I was subjected to plenty of persecution."

"My online accounts were blocked and I was hounded in various aspects of my life," he said. "Sometimes they confiscated my cell phone; at other times they took my computer and ID card."

"Things are getting more and more intense," he said.

Targeted for punishment

Wu said China's army of petitioners—many of whom pursue complaints against the government over forced evictions, wrongful detention, physical attacks and deaths in custody—are increasingly targeted by police and officials for punishment.

"You are supposed to be allowed to oppose the Party and the government, and yet if you go and complain, they detain you and bring you home or throw you in a black jail," he said.

"A lot of petitioners have told me that their human rights have been violated, with illegal detentions and horrific treatment inside them," he added.

The authorities earmarked 701 billion yuan (U.S. $112 billion) in funding for "stability maintenance," an increase of over 30 billion from 2011, the Amnesty International report said.

While criminal laws had been revised to strengthen protection of minors and the mentally ill, police had also been authorized to detain people in secret for up to six months for some crimes, including "endangering state security," it said.

Such detentions could be carried out without notifying the suspect’s family of the location or reasons for detention, potentially legalizing enforced disappearance, the report said.

Reported by Hai Nan and Wei Ling for RFA's Cantonese Service, and by Xin Lin for the Mandarin Service. Translated and written in English by Luisetta Mudie.]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21256 Sat, 25 May 2013 16:11:39 +0200
PEKIN / LHASSA, 20 mai 2013 : Après avoir détruit ou décimé .. Ilest temps de recenser... http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21230
2013-05-20 14:56:06 xinhua
Une étude sur la faune a été lancée dans la région autonome du Tibet, a annoncé lundi le département régional des Forêts.
L'étude, qui durera quatre ans et concernera un total de 153 espèces, permettra de créer une base de données et de procéder à une évaluation complète de la faune au Tibet, a expliqué le directeur technique de l'étude, Liu Wulin.

Selon M. Liu, l'étude mettra l'accent sur la répartition, l'habitat et les populations de la faune dans la région, ainsi que sur la protection de l'habitat et de la reproduction des espèces.

"Après cette étude, le nombre et la répartition des antilopes et des yaks sauvages tibétains seront plus clairs", a souligné M. Liu.

Il s'agit de la deuxième étude de ce genre menée au Tibet. La première, effectuée de 1998 à 2001, a permis de donner aux scientifiques une compréhension initiale de la répartition et de l'habitat de 83 espèces.

Le Tibet compte 795 espèces de vertébrés, dont 141 sont protégées au niveau régional ou national.
China ‘crushing’ Tibetan dissident groups in Nepal
May 19, 2013, 04.17AM IST TNN[ Bharti Jain ]


NEW DELHI: Wary of dissident Tibetan groups making Nepal a hub for their anti-China activities, Beijing appears to have taken to squeezing the Himalayan nation on the issue by using its development initiatives there as a counter-pressure tactic. China, which already boasts of a wide involvement in Nepal that covers all critical areas including defence, infrastructure building and cultural activities, is now focusing on taking up development initiatives across Nepalese villages adjoining Tibet, besides liaisoning with Nepalese border authorities and security officials to enhance border security and upgrade police stations at points used by Tibetans to cross into Nepal.

Recent intelligence assessments by the Indian security agencies have drawn the government's attention to attempts by China to "crush" Tibetan activities in Nepal. Nepal is a major refuge for Tibetans who cross over in large numbers before proceeding to India or elsewhere. Over the years, many Tibetans have settled in Nepal, leaving Beijing worried that the dissident elements among them may be working against China's interests.

In a bid to thwart such designs, China has proposed to develop some village development committees (VDCs) contiguous to Tibet, jointly with the Nepalese ministry of physical planning. As per the proposal sent recently to the Nepalese government, China would support basic infrastructure building in some of these VDCs. The project, Indian intelligence agencies' warn, would enable a sizeable Chinese presence in these border VDCs and also let Beijing to exercise control over the crucial border link used by Tibetans to cross into Nepal.

Under the proposed "nationwide assistance programme" awaiting clearance of Nepalese authorities, the Chinese would also provide basic supplies to VDCs in at least 15 border districts.

Incidentally, the Chinese have gone beyond development initiatives to counter the alleged Tibetan dissident activities in Nepal. Chinese Embassy officials based in Kathmandu have been regularly visiting border areas, including remote north-western districts like Humla and Mustang to check the security situation and use their interaction with the Nepalese border authorities to push for tighter monitoring of the Sino-Nepal border. The Chinese officials seek to know the equipment and support mechanism needed for better border security and convey these requirements to Beijing so that they can be factored in future agreements with Nepal.

Another key initiative, aimed at greater control over areas bordering Tibet, is China's offer to upgrade police stations along the Sino-Nepal border. Chinese Embassy officials, intelligence reports say, had lately visited police stations along the border and made a proposal to renovate them, which is now under consideration in Kathmandu. If accepted, the Chinese side would get a significant say in policing in sensitive border areas. However, what may be more worrisome for India is if China's focus shifts to modernizing police stations along other borders as well.

New Chinese ambassador Wu Chuntai's security background may only help step up vigilance and counter-efforts against the Tibetan population in Nepal, feel Indian intelligence experts. Chinese security officials have been apprising the Nepalese authorities to be on the lookout for Tibetan groups from India visiting Nepal to "influence" Tibetans settled there. ]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21217 Sun, 19 May 2013 11:03:29 +0200
DHARAMHSALA, 17 mai 2013 : " Eviter la destruction du Barkhor et protéger par l' UNESCO " réclame l'Administration Cenetrale tibétaine ( CTA ) http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21213 Vendredi 17 mai 2013, par Communauté Tibétaine // Actualités

Publié le 16 Mai 2013-

Nous sommes profondément concernés par le bruit qui court autour de la réhabilitation du Barkhor ainsi que de la vieille ville tibétaine de la capitale Lhassa.

Apparemment , pour ce projet , la Chine aurait investi 196 millions de dollars afin de rehausser les infrastructures de la vieille ville de Lhassa .

Dans tous les cas et selon les récents rapports , tout confirme que le projet actuel est de transformer le quartier du Jokhang et du Barkhor, qui sont tous les deux des lieux de haute spiritualité et qui font partie de l’héritage tibétain depuis plus d’un millier d’années ,en un simple lieu touristique.

Craignant que l’inévitable ne se produise sous le régime chinois, l’Administration Centrale Tibétaine a déjà à plusieurs reprises dans le passé demandé avec l’Unesco et d’autres organisations que le quartier du Jokhang et du Barkhor soient inscrits au patrimoine mondial de l’humanité.

Nous exhortons le pouvoir chinois à arrêter la destruction d’un des derniers vestiges du Centre spirituel culturel et social du Tibet .

version anglaise : http://tibet.net/2013/05/16/13020/]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21213 Sat, 18 May 2013 13:55:15 +0200
GARTSE ( TIBET), 17 mai 2013 : Gartse Jigme, moine écrivain condamné secrètement à 5 ans de prison http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21212
China secretly sentences Tibetan writer to five years
Phayul[Friday, May 17, 2013 23:20]

Gartse Jigme in an undated photo and a copy of his book,
The Warrior's Courage.

DHARAMSHALA, May 17: Chinese authorities in eastern Tibet have secretly sentenced a well-known Tibetan writer to five years in prison for expressing his viewpoints on issues considered politically sensitive by Beijing.

Gartse Jigme, 36, a monk at the Gartse Monastery was sentenced on May 14 by a Chinese court in Tsekhog, Malho according to exile sources. His current condition and whereabouts remain unknown.

Jigme was arrested on January 1 earlier this year following a raid on his monastic quarters. Chinese authorities searched his personal belongings, including his computer, and whisked his away to Siling. Local authorities also issued a ban on the sale of his book, ‘Tsenpoi Nyingtob’ (The Warrior’s Courage).

The second volume of his book has 25-chapters focusing on issues such as the ongoing wave of self-immolations in Tibet, the Dalai Lama, the Tibetan government-in-exile and the rights of the minority in China.

According to sources, the distribution of his book, The Warriors Courage, was given as a reason for his detention.

Gartse Jigme was born in Gartse in Rebkong region of Malho. He started writing in 1999 and has penned hundreds of essays concerning issue related to Tibet. In 2005, Jigme published his first book ‘Bsam bzhigs nyul ba'i zin tho’ (Diary of Wandering Thoughts).

Jigme was briefly detained in April 2011 and suffered brutal torture at the hands of Chinese authorities after he published the first volume of ‘The Warrior’s Courage.’

Exiled Tibetan writer Bhuchung Sonam in his book, ‘Yak Horns,’ translates Jigme’s pledge as stated in his banned book:

As a Tibetan, I will never give up the struggle for the rights of my people
As a religious person, I will never criticize the leader of my religion
As a writer, I am committed to the power of truth and reality
This is the pledge I make to my fellow Tibetans.

Tibetan writers, singers, and artists promoting Tibetan national identity and culture have been the target of China’s ongoing crackdown on intellectuals, especially after the 2008 Beijing Olympics.

Since 2009, as many as 117 Tibetans living under China’s rule have set themselves on fire demanding freedom and the return of His Holiness the Dalai Lama from exile.
]]> General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21212 Sat, 18 May 2013 10:54:58 +0200 DHARAMHSALA, 16 mai 2013 : "Développement de l'Education Monastique organisée par l'Administration Centrale tibétaine ( CTA ) http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21205

PHAYUL - 14 Mai 2013.

DHARAMSALA, le 14 mai : Aujourd'hui, une journée de conférence consacrée au " Développement de l'Education Monastique ", concernant les 4 lignées principales du bouddhisme tibétain, sans oublier la tradition Bön, se déroule au " Monastère de Gyuto ", commune de Low-Dharamsala.

Cette conférence est organisée par le " Département de la Religion et de la Culture ", basé à Dharamsala, au coeur
de l' "Administration Centrale Tibétaine." (CTA).

Assistaient à cette conférence, l'ex Kalön Tripa, le professeur Samdhong Rinpoché et le Kalön Pema Chinnjor, un député porte parole, le Khempo Sönam Tenphel, des parlementaires tibétains appartenant aux quatre lignées du bouddhisme tibétain ainsi que de la très ancienne tradition Bön, des représentants de 47 monastères et nonneries en exil.

S'exprimant au tout début de la conférence, le Kalön Chinnjor, responsable du" Département de la Religion et de la Culture ", débute son discours en soulignant longuement toute l'importance du " Bouddhisme Tibétain", ainsi que la préservation de cette identité tibétaine tout- à- fait unique ainsi que l'importance du support internationnal.

Il encourage vivement les participants à discuter entre eux des moyens possibles pour développer le "système de l'éducation monastique ", afin que les monastères, qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur du Tibet, puissent profiter également des délibérations à l'issue de cette conférence.

Un programme spécifique, en huit points bien précis, dans l'élaboration d'un programme d'éducation de base, destiné aux" Centres d'Etudes et de Méditation", et également l'assurance de la présence de professeurs érudits pour ceux qui souhaiteraient se spécialiser sur un sujet donné de la tradition tibétaine. Tous ces détails sont répertoriés par le service du " Departement de la Religion et de la Culture."

Une conférence de quatre jours se consacrera tout spécialement à l'introduction de cours de sciences dans le programme d'éducation monastique, puis se tiendra un service de prières collectives (non-sectaires), ainsi que des débats du bouddhisme tibétain Ri-mé (Non-Sectaire).

Traduction : "Ani sherab zangmo". - le 17 mai 2013 - Pour France-Tibet.]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21205 Fri, 17 May 2013 10:01:49 +0200
DHARAMHSALA, 15 mai 2013 : La Délégation de parlementaires français plaide pour la reconnaissance de la lutte non violente des Tibétains http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21200 Jean-Francois Humbert, President of the Tibet Group, is currently on a week-long visit to Dharamshala. The senators include Mr Michel Berson, Mr Bernard Fournier and Mr André Gattolin.
The visit is being co-ordinated by the Tibetan Parliament-in-Exile of the Central Tibetan Administration.

Addressing a press conference today at the Department of information and International Relations, the delegation pledged their continued support to the Tibet issue and expressed hopes to invite representatives from Dharamshala to visit the French senate. Earlier Sikyong Dr Lobsang Sangay and Speaker Penpa Tsering of the Tibetan Parliament have visited the French Senate.

The senators unanimously affirmed that the suffering of the Tibetan people inside Tibet is real and said “ we condemn the cultural genocide that is going on inside Tibet.”
They also urged that the international community should recognise the non-violent struggle of the Tibetan people and indicated personal desires to visit Tibet and ascertain the situation themselves.
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21200 Thu, 16 May 2013 14:36:55 +0200
Chine (Internet) : la censure un cran plus haut http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21195
Chinese internet: 'a new censorship campaign has commenced'


Murong Xuecun, who has had his accounts deleted, explains how bloggers compare being silenced on the internet to being put to death
guardian.co.uk, Wednesday 15 May 2013 10.48 BST


lien original ici

On 9 May, I posted the following message on Sina Weibo:

"The account you have been managing for years can be deleted in a second. Then you try to plot its reincarnation by writing every word from scratch. The house you have been building all your life can be bulldozed in a moment. Then you try to rise from its rubble by picking up every piece of brick and tile.

"This is my Chinese dream: harbour no illusion about the evil powers, and understand that their evil will only grow.

"Be not depressed or desperate, however: start from zero, from minus, from rubble, and grow with resilience."

These words are the reflection of my true feelings. Not long ago, scholar Zhang Xuezhong, Xiao Xuehui, Song Shinan and lawyer Si Weijiang all saw their Weibo accounts deleted. They each had large numbers of followers, who spread their words to an even wider audience. But all of a sudden their names have disappeared. Nobody knows why, or who ordered it, but we all know that a new round of a censorship campaign has commenced. As in 1957, 1966 and 1989, Chinese intellectuals are feeling more or less the same fear as one does before an approaching mountain storm: the scariest thing of all is not being silenced or being sent to prison; it is the sense of powerlessness and uncertainty about what comes next. There is no procedure, no standard, and not a single explanation. It's as if you are walking into a minefield blindfolded. Not knowing where the mines are buried, you don't know when you will be blasted to pieces.

Two days later, at 10pm on 11 May, my Weibo accounts with Sina, Tencent, NetEase, and Sohu were deleted simultaneously. When the web staff from these sites got in touch with me several minutes later, they told me more or less the same story: they were following an order from a "superior department", whose identity they could not reveal because of a confidentiality agreement. In fact, such departments are as numerous as hairs on an ox: State Council Information Office, State Internet Information Office, Propaganda Department, Public Security Bureau, the secretary of a dignitary … Almost every department and dignitary can order internet companies to delete information and accounts while they themselves hide in the dark. Seeing speeches that trigger their ire, they can make them disappear for ever by simply picking up the telephone receiver.

I am mentally prepared for such things to happen, but when they do, I still feel dismayed and angry. I am a "big V" [verified user] on Weibo, possessing over 8.5m followers across the four web portals, and 3.96m in Sina alone. In a period of over three years, I had posted more than 1,900 Weibo messages totalling more than 200,000 words, each written with deliberation and care. In a split second, however, they were all brought to naught.

I can only guess the reasons. It could be my criticism toward a secret directive called the "seven-no" policy. Just in the previous day, several people confirmed a directive issued by a certain department of the government or the Communist party, which listed seven topics that are not supposed to be mentioned by university teachers: universal values, press freedom, civil society, civil rights, historic errors of the Communist party, the class of crony capitalists, and judicial independence. Soon, the Hong Kong newspaper Ta Kung Pao, known for its pro-Communist stance, ran a report on the same subject.

"The 'seven no's' can actually be summed into one," I wrote on my Weibo page, " 'Don't be civil.' " Perhaps someone was offended by this sentence.

Another possibility concerns the "He Bing incident." He Bing is a professor at Chinese University of Political Science and Law, and has over 430,000 followers on Sina Weibo. According to an announcement issued by Xinhua on 10 May, he has been silenced by the State Internet Information Office for "purposely spreading rumours." He wrote a statement responding to this accusation, arguing that the issuance of the punishment did not follow standard administrative procedure, and declaring that he was preparing to file a lawsuit. He asked me to help him retweet the statement. I tried five times, and saw the message censored each time. The next night, I posted a message on Weibo, asking the State Internet Information Office to answer the following questions: Who gives you the power to deprive citizens of their right to free speech? What are the relevant legal standards and procedures for identifying rumours? On what basis do you accuse He Bing of spreading rumours? Why do you repeatedly delete He's statement? Why would you not allow him to defend himself? As one can imagine, the State Internet Information Office is not interested in answering my questions. In 20 minutes, all my Weibo accounts were deleted.

These are only my guesses. In fact, silencing a person requires no reason at all. As most Chinese know, our country has a blacklist. Having your name appear there turns you into the enemy of the country and the people. Your articles cannot be published, and your name cannot be mentioned. Whatever you do or say – even a simple "Hello" – will get deleted in no time.

Many people have expressed indignation on my behalf. Some held virtual candle vigils and "memorial services" for me on their Weibo pages, while other protested by boycotting Weibo. People started quoting words I wrote during my "lifetime", which populated Weibo in the dozen of hours following my disappearance. Quickly, "Murong Xuecun" became the most searched words on Weibo.

In fact, such incidents do not make news in China, for people have long been inured to them. Individuals are silenced on daily basis, and the pool of sensitive words grows by the hour: Liu Xiaobo, Gao Xingjian, Ai Weiwei, Wei Jingsheng, Liao Yiwu, Ma Jian, Mo Zhixu, Xiao Shu … The list goes on. It now includes me, as well as two more scholars who have since been silenced: Wu Wei and Wu Zuolai, whose accounts were deleted on the morning of 13 May. Lurking in the shadows, the "relevant organs" carry out such work as part of their daily routine, and expect people to remain silent. They have perhaps failed to foresee that in the age of Weibo, their actions could trigger such a severe backlash. To this, they responded with more censorship.

Netizens often compare being silenced on the Chinese internet to being put to death, and registering a new account is likened to reincarnation. Most Weibo users are familiar with the term "the Reincarnation party". It has come to symbolise people's resistance and struggle against censors. Every member of the party shares the same experience: being killed, and reincarnated; killed again, reincarnated again. Xiao Han, a teacher at Chinese University of Political Science and Law and a friend of mine, has reincarnated 212 times. Journalist Yang Haipeng started a game after many reincarnations by registering himself under the names of the 108 heroes in the novel Outlaws of the Marsh, one at a time. He started with Song Jiang, followed by Lu Junyi. Now he is Fei Xuan, hero No 47. The record-holder is a user named "Repair." As of 13 May, she has reincarnated 418 times. If she is unable to use that name, she will become "Re-pair", "Repare" or "ReIpair".

I reincarnated on the night of 12 May, under the new name "Pingyuan Dongfang Shuo," who was a famous minister during the Han dynasty. The first thing I did after reincarnation was to post a thank-you note to the individuals who spoke out for me. The next was to express my opinion toward the statement [reportedly made by Xi Jinping] that "Repudiating Mao would have led to national chaos".

"The evaluation of historic figures should be based on facts. Their merits deserve praise and their crimes warrant criticism," I wrote. "Forbidding repudiation means avoiding, hiding and falsifying certain facts. It is both a blasphemy against history and a violation of intellectual freedom. The truth has no agenda, but it can enlighten our eyes and illuminate our minds. Lu Xun once wrote an essay titled "On Opening Your Eyes to See". If our right to repudiate is denied, the article should instead be called "On Closing Your Eyes to Fabricate".

In my third message, I retweeted an essay from another web user, which discussed the methods people can adopt to protect their rights when the police knock on their doors. I do not know what was wrong with these messages. In just 10 minutes, my account was annihilated, a tragedy that was followed, of course, by more candles and memorial services.

My next reincarnation is going to be more difficult. The Chinese government makes sure its internet technology keeps pace with the times, which leaves me effectively no loophole to exploit. On the morning of 13 May, I attempted to re-register on Weibo, and after an hour of typing almost 30 versions of verification codes, I still couldn't get registered. My IP address, which is static, has been blocked. Registering a new account would require a verification code to be sent to a mobile number. I have only one mobile phone, which has similarly been blocked.

A friend once asked me what it felt like to be silenced. "It's as if you were chatting and laughing with friends in a brilliantly lit house, when you suddenly fell into a dark pit," I told him. "You yell at the top of your lungs, but no one can hear you. You struggle to get out, but only sink deeper." I also need to console those who love me, and let them know everything is fine. In this abyss, I am once again visited by the biting chill of uncertainty, of not knowing what will come next. I am not as prepared as I thought. I am still scared, but I will not stop struggling, because I believe my silence would only embolden those who are trampling on my rights, and will trample on the rights of others. I need to stand bold straight and tell those in the "relevant organs": you can never take away my rights. This abyss, I believe, will not remain dark for ever. As long as I keep up my effort, I will eventually find a piece of flint and kindle a tiny spark to illuminate the square inch in front of my feet.

Translated by Helen Gao
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=21195 Wed, 15 May 2013 23:20:58 +0200