Nouvelles - Du Tibet et de Chine http://www.tibet.fr/site/ en-us Nucleus CMS v3.24 © Weblog http://backend.userland.com/rss http://www.tibet.fr/site//nucleus/nucleus2.gif Nouvelles - Du Tibet et de Chine http://www.tibet.fr/site/ Le 15 mai 2012, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei a tenu une conférence de presse. http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18343 Conférence de presse du 15 mai 2012

2012/05/15
Le 15 mai 2012, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei a tenu une conférence de presse.


Q : Certains internautes chinois sont pour une solution militaire au problème de l'île Huangyan. Quelle est votre réaction à ce sujet ?

R : La Chine est déterminée à défendre sa souveraineté sur l'île Huangyan. Dans le même temps, nous nous employons à dénouer la situation actuelle à travers les consultations diplomatiques.

Q : La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a annoncé récemment son choix du président intérimaire pour la Guinée-Bissau, soutenu déjà par 90 pays. Quel est le commentaire de la Chine là-dessus ?

R : La Chine a pris note de l'accord parvenu entre la CEDEAO et la junte putschiste sur le retour du gouvernement civil, et souhaite que les différentes parties bissau-guinéennes puissent poursuivre leur dialogue inclusif pour trouver les moyens de régler adéquatement la crise actuelle, défendre l'Etat de droit et préserver la stabilité sociale.

Q : Selon des sources, le Président des Philippines Benigno Aquino III aurait exprimé sa conviction de voir la tension sur l'île Huangyan bientôt réglée, tout en laissant croire qu'il ne serait peut-être plus nécessaire maintenant de porter ce dossier au Tribunal international du droit de la mer. Qu'en pensez-vous ?

R : Nous venons de voir les informations concernées. Notre position sur ce dossier n'a pas changé. La Chine souhaite dénouer la situation actuelle sur l'île Huangyan à travers les consultations diplomatiques avec les Philippines.

Q : Le 14 mai, le Premier Ministre britannique David Cameron et le Vice-Premier Ministre Nick Clegg ont rencontré ensemble le Dalaï Lama à Londres. Quelle est la réaction de la Chine à cet égard ?

R : Hier, la partie britannique, au mépris de multiples représentations de la partie chinoise, s'est obstinée à organiser une rencontre du Premier Ministre David Cameron et d'autres dirigeants avec le Dalaï Lama. Cette façon d'agir qui constitue une ingérence grave dans les affaires intérieures de la Chine a blessé le peuple chinois et émis des signaux erronés aux forces séparatistes pour l'« indépendance du Tibet ». Nous y exprimons notre fort mécontentement et notre ferme opposition. Le Ministère chinois des Affaires étrangères et l'Ambassade de Chine au Royaume-Uni ont fait, à Beijing et à Londres, des représentations solennelles auprès de la partie britannique.

Les affaires du Tibet relèvent entièrement des affaires intérieures de la Chine. Le Dalaï Lama est un exilé politique qui pratique depuis longtemps des activités sécessionnistes anti-chinoises sous prétexte religieux. Nous nous opposons fermement à ce que les dirigeants de tout pays rencontrent le Dalaï Lama sous quelque forme que ce soit et à ce que tout pays ou individu s'ingère dans nos affaires intérieures sous prétexte de la question tibétaine. Nous demandons à la partie britannique de réagir sérieusement à la position solennelle de la partie chinoise, de cesser de tolérer et de soutenir les forces séparatistes anti-chinoises pour l'« indépendance du Tibet », de prendre immédiatement des mesures efficaces pour éliminer les mauvais impacts de la rencontre et de préserver l'intérêt général du développement des relations sino-britanniques par des actes concrets.

Q : La Chine et le Japon tiendront à Hangzhou le premier tour de leurs consultations sur les affaires maritimes. Quelles en sont les attentes de la partie chinoise ?

R : La Chine et le Japon sont parvenus l'année dernière à un accord sur la création d'un mécanisme de consultations de haut niveau en matière d'affaires maritimes pour fournir une plate-forme institutionnalisée à leur dialogue sur toutes les questions maritimes sans restriction de sujets de discussions. Ils sont maintenant convenus de tenir le 16 courant à Hangzhou les premières consultations, qui seront présidées par les directeurs généraux des départements compétents de leurs ministères des affaires étrangères et auxquelles participeront des responsables de leurs départements chargés d'affaires maritimes.

http://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/t932295.htm]]> General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18343 Wed, 16 May 2012 19:13:35 +0200 TENSIONS AU SUJET DE L'ÎLE DE SCARBOROUGHI http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18335
Les Philippines, face aux revendications chinoises, ne sont pas seules

15 mai
Par Edouard Pflimlin, chercheur associé à l’IRIS

Les tensions sont vives entre la République populaire de Chine et les Philippines depuis un mois. Pékin et Manille se défient, pour le moment pacifiquement, au large des côtes de l’île philippine de Luçon, près du minuscule atoll de Scarborough.

Le 8 avril, des navires de la République populaire ont bloqué des bâtiments philippins qui tentaient d’arrêter des pêcheurs chinois "illégaux". Quatre navires de l’ Agence de surveillance maritime (CMS) protègent actuellement de l’arraisonnement par les Philippins une dizaine de chalutiers chinois qui pêchent près de l’atoll (1).
En réalité les Chinois revendiquent toute la Mer de Chine méridionale et Scarborough s’appelle pour eux Huangyan Dao. Les revendications chinoises sont d’ailleurs exposées clairement dans la loi du 25 février 2012 sur la mer territoriale chinoise. «  Son article 2 énumère les prétentions de Pékin : "La mer territoriale de la RPC est constituée par les eaux adjacentes à son territoire terrestre... Taïwan et les différentes îles connexes y compris l’île de Diaoyu (Senkaku), les îles de Penghu (les Pescadores), les îles de Dongsha (Pratas), les îles de Xisha (Paracels), les îles de Nansha (Spratlys) et les autres îles qui appartiennent à la RPC ..." »(2)
Pékin considère donc la mer de Chine méridionale comme son pré carré car c’est une zone stratégique militairement et riche en hydrocarbures et en ressources halieutiques.
Mais Manille revendique aussi la souveraineté des eaux autour de Scarborough – qu’elle appelle Panatag Shoal ou Bajo de Masinlóc – et qui sont situées à 124 milles nautiques de ses cotes, dans la limite de sa Zone économique exclusive (200 milles à partir de ses côtes).
Les deux Etats se disputent aussi l’archipel des Spratlys, également revendiqués par Brunei, la Malaisie, Taïwan et le Vietnam.
Menace chinoise et réaction de manille
La croissance de la menace chinoise, notamment maritime (3) , est perçue par Manille avec acuité à partir du milieu des années 90. En effet, dès 1994, la Chine occupe et établit progressivement une garnison sur les Mischief Reef, à 130 milles de Palawan. En réaction, le Congrès philippin examine en février 1995 un projet de loi de modernisation des forces armées qui prévoit 12-13 milliards de dollars de dépenses sur une période de 15 ans, montant finalement réduit de moitié faute de moyens (4) . Le budget de la défense ne représente ainsi que 1,5 % du PIB et est le plus limité des pays de l’Asean.
Hormis ses propres efforts, les Philippines peuvent cependant s’appuyer sur l’allié américain. Même si les bases militaires américaines ont été fermées en 1992, l’archipel continue d’être lié aux Etats-Unis par le Traité de sécurité mutuelle signé le 30 août 1951. Chaque partie agit conformément à son processus constitutionnel pour faire face au danger commun. Le traité couvre les attaques contre le territoire "métropolitain" de chaque partie, ou des territoires d’îles sous sa juridiction dans le Pacifique ou contre ses forces armées, ses vaisseaux ou avions dans le Pacifique. L’importance de ce traité a été réaffirmée le 30 avril 2012 par une déclaration commune (5) .
Des manœuvres navales communes ont également lieu chaque année. Ainsi, 6000 soldats américains et philippins ont pris part durant la deuxième quinzaine d’avril à des exercices militaires conjoints dans l’archipel philippin.
Par ailleurs, les Philippines ont demandé fin avril le soutien des Etats-Unis pour les aider à se doter d’une « défense qui soit un minimum crédible ». Aussi Washington compte multiplier par trois son aide militaire annuelle aux Philippines en 2012. Selon l’ambassade américaine à Manille, les Philippines ont reçu près de 500 millions de dollars d’aide militaire américaine depuis 2002.
Pour aider les Philippines à reconstruire leur flotte, les États-Unis ont aussi fait don d’un navire de la Garde côtière vieux de 45 ans, et prévoient d’en céder un autre prochainement. Washington aide également Manille à développer un système de radars côtiers qui devraient aider le pays à surveiller ses rives.
Mais les Philippines ne sont pas les seules à être exposées à la puissance croissante de la Chine. Et de plus en plus se reconstitue un réseau militaire de pays alliés des Etats-Unis face à Pékin.
Ainsi, début mai l’US Navy a indiqué que le premier navire d’une nouvelle classe de frégates va être envoyé à Singapour au printemps 2013 pour un déploiement de dix mois, une première étape pour la marine américaine qui compte baser quatre de ces navires dans la cité-Etat. Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, la Navy s’appuie sur le concept de « déploiements avancés » pour ces navires afin qu’ils puissent occuper la zone et réagir rapidement en cas de crise.
L’Australie est aussi concernée par ce redéploiement militaire américain, volonté stratégique des Etats-Unis de se recentrer sur la région Asie-Pacifique. A terme, 2500 marines seront déployés sur la base de Darwin (nord du pays). Des discussions auraient eu également lieu entre le premier ministre australien et le président américain concernant les îles Cocos. Il s’agirait de pouvoir utiliser ces îles à 2700 kms de l’Australie afin de pouvoir lancer des drones de reconnaissance vers la Chine méridionale.(6)
Les Etats-Unis se rapprochent également du Vietnam (7) , victime en 1974 de l’occupation par la Chine d’un autre chapelet d’îlots, les Paracels. Des navires de guerre américains font relâche dans les ports vietnamiens et des exercices navals communs ont même eu lieu fin avril.
Enfin, plus au Nord de la zone contestée, Japon et Corée du Sud renforcent leur partenariat stratégique avec les Etats-Unis.
Un conflit est-il possible ?
La Chine « a fait tous les préparatifs pour répondre à toute escalade de la situation du fait des Philippines », a déclaré lundi 7 mai un vice-ministre des Affaires étrangères chinois, Fu Ying, à un diplomate philippin à Pékin. Les tensions sont encore montées d’un cran jeudi 10 mai entre Manille et Pékin, la presse officielle chinoise affirmant avec force que Pékin n’hésiterait pas à entrer en guerre si besoin. Toutefois, vendredi 11 mai, le ministère de la Défense chinois a démenti que des unités militaires étaient sur le pied de guerre. De plus, dimanche 13 mai, des discussions ont repris entre Manille et Pékin sur leur différend (8) .
Cependant, la situation est sur la corde raide. « Avec le flottement actuel au sein de l’armée et du pouvoir en Chine, analyse un spécialiste des conflits à Pékin, il ne faut surtout pas minimiser la portée du moindre incident.(9) »
Dans ce contexte, la plus sûre « assurance-vie » pour Manille est, hormis le travail de la diplomatie, de s’appuyer sur les Américains et leurs alliés comme force dissuasive.
http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article6604


La Chine impose une clôture de la saison de pêche en mer de Chine méridionale

15.05.2012 Source: xinhua

La Chine imposera à partir du 16 mai une clôture de la pêche régulière dans les parties nord de la mer de Chine méridionale, incluant les eaux au large de l'île Huangyan, pour une durée de deux mois et demi, ont annoncé lundi les autorités concernées.

Tous les bateaux de pêche devront rester à quai et relever leurs filets durant cette période, selon un porte-parole du Bureau de l'administration de la pêche en mer de Chine méridionale, relevant du ministère de l'Agriculture.

L'interdiction de pêche ne sera imposée que dans les zones situées au nord des 12 degrés de latitude nord, qui incluent l'île Huangyan mais excluent la plupart des 820 000 kilomètres carrés des îles Nansha, a expliqué le porte-parole.

Annuellement imposée depuis 1999, la clôture de la saison de pêche vise à protéger les ressources de la mer de Chine méridionale et dure du 16 mai au 1er août.

http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7816777.html
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18335 Wed, 16 May 2012 10:21:39 +0200
SHIGATSE, 13 mai 2012 : Un père succombe de chagrin, à l'arrestation de son fils moine. http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18331 Le 13 Mai 2012, à Dharamsala (Inde)


" Un père succombe de chagrin, à l'arrestation de son fils moine, à Shigatzé."

Un Tibétain est décédé après un choc émotionnel terrible, à l'annonce de l'arrestation de son fils moine, par les policiers chinois de la sécurité, au village de Trétroh, dans la cité de Dopay, à Ngamring, Comté de Shigatzé ( chinois : Xigaze)," Préfecture de la Région Autonome du Tibet".

D'après le TCHRD, Tséten Tashis, dans la soixantaine, est mort d'émotion et de chagrin, quand les autorités chinoises ont arrêté son fils, Tséwang Norbu, âgé de 30ans, moine au Monastère de Riwoché, à Ngamring, Comté de Ngamring.

Les officiers du Bureau de la Sécurité publique,( le PSB,) du comté de Ngamring, l'ont arrêté pour avoir eu cette belle audace d'avoir écrit des slogans pour " l'indépendance du Tibet ", d'après les sources.

Le 5 mars 2012, à l'occasion de la projection d'un film auxquels assitaient des Tibétains locaux, dans le hall de la communauté du village de Trétroh, Tséwang Norbu avait pris l'intitiative d'afficher "TIBET" d'un côté, et "CHINA" de l'autre côté du mur, puis, se ravisant il rayait le mot " China ", pour écrire très soigneusement, juste en-dessous, "FREE-TIBET !".
Sans tarder, l'équipe de travailleurs officiels, en position dans le hall, a interpellé Tséwang Norbu, puis en ont informé les autorités de la ville, qui plus tard ont communiqué le dossier au PSB du Comté de Ngamring.
Vers 19 heures environ, (heure du Tibet), le PSB du Comté a débarqué, avec rien moins que trois véhicules...pour procéder à l'arrestation de Norbu, chez lui.
Quelques minutes plus tard le père de Tséwang Norbu succombait à une trop grande émotion.
Nul ne connait le lieu de détention ou l'état de santé de Tséwang Norbu.

Il y a quatre ans, Tséwang Norbu avait pris les voeux de moine et recevait des enseignements religieux par un Lama hautement respecté, Thupten Rinpoché, au Monastère de Riwoché, Comté de Ngamring.

Traduction France Tibe, I. V., le 15 mai 2012

Dukten Kyi (Ms)
Researcher and UN Personnel
Tibetan Centre for Human Rights and Democracy
Top Floor Narthang Building
Gangchen Kyishong, Dharamsala
H.P. INDIA 176215 office. +91-1892 223363/225874
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18331 Tue, 15 May 2012 18:57:42 +0200
Le chef de la sécurité chinois pourrait avoir scellé son sort http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18330 Le chef de la sécurité chinois pourrait avoir scellé son sort
Écrit par Matthew Robertson, The Epoch Times

14-05-2012


Une femme qui désirait rendre visite à Chen Guangcheng à l'hôpital a été emmenée par la police. (Ed Jones/AFP/GettyImages)
Abus contre l'avocat non voyant Chen Guangcheng

Le Chinois Chen Guangcheng, militant non voyant des droits de l'homme, a annoncé qu'une enquête allait être menée au sujet des mauvais traitements qu'il a subis aux mains des forces de sécurité locales. Si tel est le cas, cela pourrait avoir une grande incidence jusqu'aux plus hauts niveaux du Parti communiste.

Dans une entrevue avec l'Associated Press le 7 mai, Chen a mentionné avoir reçu la visite à quatre reprises d'un responsable qui a pris sa déclaration. L'AP a indiqué que le fonctionnaire provenait d'un «bureau du gouvernement central qui gère les plaintes des citoyens», ce qui suggère qu'il ne fait pas partie de l'appareil de sécurité de Zhou Yongkang et qu'il se rapporte ultimement au dirigeant suprême, Hu Jintao.

«Après qu'il a pris ma déclaration, il a dit qu'il lancerait une enquête si les faits étaient là», a affirmé Chen dans une entrevue avec l'AP. «S'il y a des faits concernant les gestes illégaux, alors l'affaire sera définitivement abordée ouvertement», aurait dit le responsable à Chen.

Alors que les indices qu'une enquête pourrait être lancée démontrent un fait inusité, soit que les dirigeants communistes répondraient aux demandes d'un militant persécuté, cela survient à un moment où des informations coulées à Epoch Times suggèrent que Zhou Yongkang subirait des pressions des dirigeants actuels. Zhou, qui contrôle les forces de sécurité du pays, était l'ultime responsable du traitement réservé à Chen Guangcheng.

Une source a indiqué que Hu Jintao avait ordonné à la Commission centrale de discipline et d'inspection d'accélérer et de traiter avec importance son enquête sur Zhou Yongkang, une enquête qui se pencherait sur une mauvaise utilisation des fonds de l'État et sur des violations de la loi chinoise.
Zhou est «contrôlé à l'interne» et ses mouvements sont restreints, a affirmé à Epoch Times une source à Pékin.
Des rumeurs circulent depuis mars à l'effet que Zhou serait sous une certaine forme de contrôle. Il n'aurait plus les commandes de la Police armée populaire, composée de 1,5 million d'agents, selon la source.
Zhou est un des neuf membres du Comité permanent du Politburo, le centre du pouvoir du régime, et il contrôle les forces de sécurité du pays. Au mois de mars, des rumeurs ont circulé qu'il avait planifié un coup d'État, avec son protégé Bo Xilai, pour empêcher Xi Jinping de devenir le prochain dirigeant suprême.
Actuellement, les autorités du Parti s'assurent que Zhou continue ses apparitions publiques, tout comme ce fut le cas avec Bo Xilai avant que celui-ci soit rapidement démis de ses fonctions.
Les récents évènements suggèrent que Zhou Yongkang a encore assez d'influence pour faire tourner les évènements en sa faveur, ce qui pourrait indiquer pourquoi Hu Jintao et Wen Jiabao veulent régler son cas.
En tant que secrétaire de la Commission des affaires politiques et législatives, Zhou Yongkang supervise l'appareil de sécurité qui a orchestré la persécution de l'avocat Chen Guangcheng. Ce dernier avait été emprisonné pendant quatre ans pour avoir dénoncé la violence associée à l'application de la politique de l'enfant unique à Linyi, province du Shandong.

Après avoir été libéré de prison en 2010, il a été placé en détention à domicile stricte. Durant cette période, lui et sa famille ont été harcelés et battus par les autorités locales.

Après l'évasion sensationnelle de Chen le 20 avril et son refuge à l'ambassade américaine à Pékin, Zhou Yongkang n'a pas rendu la tâche facile aux dirigeants Hu Jintao et Wen Jiabao, ni aux responsables du ministère des Affaires étrangères qui étaient impliqués dans les négociations avec les diplomates américains. Des défenseurs et des amis de Chen ont été arrêtés, menacés, battus et placés en détention à domicile à Pékin et ailleurs. Dans la ville où habitait Chen, les résidences de ses proches ont été la cible de raids et les gens ont été questionnés au sujet de son évasion.

Chen Guangcheng a également reçu un ultimatum le 2 mai, lorsqu'il a quitté la protection des États-Unis : ou bien il sortait de l'ambassade ce même jour ou bien son épouse allait être retournée chez eux au Shandong. L'épouse de Chen lui avait déjà dit que des fier-à-bras avaient envahi leur maison, installant une clôture électrique et sept caméras de surveillance, et qu'ils mangeaient à leur table.

Après avoir quitté l'ambassade durant la journée, Chen avait rapporté à 21 h, depuis son lit d'hôpital, qu'il n'avait toujours pas reçu de nourriture. Ce geste fut interprété comme une autre forme d'intimidation subtile orchestrée par Zhou Yongkang. Par la suite, les diplomates américains se sont vu refuser l'accès à Chen. Tout semblait être un stratagème du chef de la sécurité et de ses acolytes pour semer la peur chez les militants et démontrer qui est aux commandes. Les responsables américains ont ensuite subi les foudres des critiques pour avoir remis Chen aux autorités chinoises, et le blâme du côté chinois est tombé implicitement sur Hu Jintao et Wen Jiabao.

Si une enquête a bel et bien était lancée contre Zhou, la situation pourrait à nouveau évoluer rapidement.

«Zhou Yongkang est déjà une tortue dans un chaudron», a commenté la source, utilisant un proverbe chinois pour suggérer que Zhou est coincé. «Avant longtemps, une enquête officielle sera annoncée.»

Version originale : Have Hastened Fate
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18330 Tue, 15 May 2012 18:49:49 +0200
La Chine garde le contrôle sur l'avocat dissident Chen Guangcheng http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18328


Des vigiles montent la garde devant l'hôpital Chaoyang, à Pékin, où se trouve le dissident Chen Guangcheng, le 8 mai 2012. (Photo Jason Lee. Reuters)

Plus de dix jours après un accord entre Pékin et Washington sur son départ aux Etats-Unis, Chen Guangcheng est toujours confiné et isolé dans un hôpital de Pékin, une manière pour la Chine de montrer qu’elle reste maîtresse de l’exil de l’un de ses plus célèbres dissidents.

Toutefois, il semble exclu pour les analystes que Pékin revienne sur son engagement de laisser partir le militant des droits civiques étudier aux Etats-Unis.
Ce champion de la lutte contre les stérilisations et avortements forcés avait provoqué un bel imbroglio diplomatique en se réfugiant à l’ambassade des Etats-Unis à Pékin après s'être évadé fin avril de sa résidence surveillée.
Le 5 mai, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton avait terminé une visite en Chine, plombée par cette affaire, sur un accord obtenu après d'âpres négociations.

La Chine a accepté de donner «au plus vite» à Chen Guangcheng un passeport, avait annoncé le porte-parole de Hillary Clinton, promettant que Washington délivrerait «de manière prioritaire» des visas au militant et à sa famille.

Mais dix jours plus tard, Chen, qui a reçu une offre de bourse de l’Université de New York, n’a toujours pas de passeport.

Les Etats-Unis sont apparemment tout autant dans le flou que Chen puisque, a-t-il indiqué à l’AFP, leurs diplomates lui téléphonent une, voire deux fois, par jour pour demander s’il a reçu les sésames.

Résidence surveillée de facto


En attendant, l’avocat autodidacte aveugle se retrouve de facto en résidence surveillée à l’hôpital de Pékin où il est soigné, et dans une situation ressemblant fort à celle qui prévalait avant son évasion - interdiction de sortie et de visites - violences physiques en moins.

«Les responsables gouvernementaux ne sont pas venus (depuis une semaine). Je ne comprends pas pourquoi c’est retardé», a dit Chen en début de semaine par téléphone à l’AFP, «c’est peut-être pour sauver la face».

Pour Alice Ekman, chercheur à l’Institut français des relations internationales, «ne pas laisser Chen partir tout de suite est une façon pour la Chine de montrer qu’elle est encore maître du jeu, de regagner une partie de la face qu’elle avait perdue» lors de l'évasion du dissident.
Puisque «la crise a été désamorcée» par l’accord entre Pékin et Washington et qu'«il n’y a plus urgence côté chinois», la Chine donne l’impression qu’elle «n’est plus à quelques jours, voire quelques semaines près» et que Chen partira «quand elle le voudra», explique-t-elle.
La Chine «fait traîner et montre que c’est elle qui a le pouvoir», tout en adoptant «une attitude bureaucratique assez classique», relève aussi le sinologue Jean-Philippe Béja.

Chez Human Rights Watch, Nicholas Bequelin avance qu’on peut «spéculer sur le fait que le ministère de la Sécurité publique, qui contrôle la délivrance des passeports et des entrées-sorties du territoire, n’est pas favorable à la solution négociée entre le ministère des Affaires étrangères (chinois) et le Département d’Etat américain».
Toutefois, ajoute-t-il, la décision du départ de Chen «pourrait être hâtée par le calcul de Pékin que (son) maintien en Chine est plus coûteux politiquement que l’acceptation de son départ sous pression des Etats-Unis».
Mais à quelques mois du congrès du Parti communiste, les luttes sont exacerbées entre les partisans d’une répression systématique des dissidents et ceux de davantage d’ouverture, y compris vers l'étranger.
Les analystes n’imaginent pas que Pékin puisse finalement refuser de laisser partir Chen Guangcheng.
«Ils ont donné publiquement leur parole, ce serait très grave s’ils revenaient dessus», estime Jean-Philippe Béja. Et «les Américains ne peuvent pas se permettre un échec (...) en campagne électorale».
Hillary Clinton avait averti que Washington serait vigilant sur la situation du militant.
«La Chine n’a pas intérêt à ce que Chen reste sur son territoire», note aussi Alice Ekman, mais plutôt à ce qu’il tombe dans l’anonymat aux Etats-Unis, comme tant d’autres dissidents exilés.
Finalement, la «vraie question» sera surtout celle de son retour après ses études.
Pékin «ne laissera probablement pas revenir Chen, dont la simple image peut devenir le symbole fédérateur d’un mouvement» de contestation, estime-t-elle.

Les dissidents exilés n’ont jusqu’ici jamais pu rentrer en Chine.

(AFP)
http://www.liberation.fr/monde/2012/05/15/la-chine-garde-le-controle-sur-chen-guangcheng_818805]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18328 Tue, 15 May 2012 18:03:32 +0200
Chine: les Ouïghours luttent pour leur existence face à la répression http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18327


La dissidente ouïghoure en exil Rebiya Kadeer a affirmé lundi que son peuple était confronté à une lutte pour son existence face à la répression chinoise, propos tenus à l'ouverture d'une réunion du Congrès mondial ouïghour tenue à Tokyo malgré l'opposition de Pékin.

La militante, qui vit aux Etats-Unis depuis sa libération d'une prison chinoise en 2005, a par ailleurs fait un geste de défi à l'égard des autorités chinoises en se rendant dans l'après-midi au sanctuaire Yasukuni, considéré comme le symbole du Japon militariste des années 30 et 40 qui avait occupé la Chine et la Corée.
"Avant, nous nous battions pour nos droits, nous protestions contre l'oppression de la Chine", a dit Rebiya Kadeer devant les journalistes après l'ouverture de la conférence qui durera cinq jours.
"Mais aujourd'hui, nous sommes face à une lutte pour notre existence."
"La situation est pire que ce qu'elle était en 2009"
lorsque les Ouïghours manifestaient et affrontaient les autorités chinoises, a-t-elle estimé.
De nombreux Ouïghours, musulmans turcophones, se plaignent d'être victimes de persécutions de l'Etat chinois et d'être marginalisés au Xinjiang, leur province natale située dans le nord-ouest de la Chine, en raison de l'installation de millions de Han, l'ethnie dominante chinoise.
La Chine considère le Congrès mondial ouïghour, basé à Munich (Allemagne), comme une organisation "séparatiste" et a critiqué le Japon pour avoir délivré un visa à Mme Kadeer, qui est déjà venue dans l'archipel en 2009.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, a accusé lundi le Congrès d'être "étroitement lié à des organisations terroristes".
"Nous demandons urgemment à la partie japonaise de respecter dans les actes les exigences de la Chine, d'adopter des mesures pour réparer les dommages et de prendre des mesures concrètes dans le plus grand intérêt des relations sino-nippones", a-t-il dit.
La dissidente a indiqué que les participants à la conférence de Tokyo étaient venus de plus de 20 pays et a exprimé sa "reconnaissance" à l'égard du gouvernement nippon pour avoir accordé des visas en dépit des pressions de la Chine.
"Nous avions espéré que 200 ou 300 Ouïghours pourraient participer, mais certains d'entre eux n'ont pas été autorisés à obtenir des visas en raison des pressions chinoises sur leur pays de résidence", a-t-elle dit.

Le Xinjiang est une région autonome régulièrement secouée par des troubles en raison des fortes tensions entre Ouïghours et Hans.
Mme Kadeer a affirmé que la politique de Pékin d'"assimilation forcée" n'était pas acceptable dans une démocratie moderne.
"Nous luttons pacifiquement et espérons que le gouvernement chinois mettra un terme à la répression du peuple ouïghour (..) et adoptera des réformes politiques afin de changer sa gouvernance autoritaire", a-t-elle dit.
La visite de la dissidente et d'autres représentants ouïghours au sanctuaire Yasukuni, dont les autorités nippones se seraient bien passées, va certainement déclencher les foudres de Pékin.
Ce sanctuaire shinto est en effet dédié aux 2,5 millions de Japonais morts pour la patrie, parmi lesquels figurent 14 criminels de guerre condamnés lors du procès de Tokyo qui s'est tenu après la défaite du Japon en août 1945.
La Chine et les deux Corées protestent vigoureusement à chaque fois qu'un responsable japonais visite ce lieu de culte qui symbolise pour elles l'agression et l'occupation militaire nippones avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale.
"Nous avons organisé cette visite au sanctuaire car les Ouïghours se rendent toujours dans les endroits dédiés aux personnes mortes pour leur pays", a déclaré Tomoyuki Hirose, membre de l'Association ouïghoure du Japon.]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18327 Tue, 15 May 2012 17:59:00 +0200
PEKIN / LONDRES, 15 mai 2012 : La Chine réprouve la rencontre entre David Cameron et le dalaï lama http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18326 Mis à jour le 15.05.12 à 16h03
L'ambassadeur de Grande-Bretagne en Chine a été convoqué ce mardi au ministère chinois des Affaires étrangères au lendemain de la rencontre entre le Premier ministre David Cameron et le dalaï lama, qualifiée de «grave ingérence» par Pékin.

Le chef spirituel tibétain, qui vit en exil en Inde et est considéré comme un dangereux séparatiste par les autorités chinoises, a rencontré le chef du gouvernment britannique lundi. La visite s'est déroulée au domicile privé de David Cameron afin de ménager la susceptibilité de la Chine.

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Song Tao a convoqué mardi l'ambassadeur britannique Sebastian Wood pour mettre en garde Londres contre les «graves conséquences» de cette visite. La rencontre «constitue une grave ingérence dans les affaires intérieures de la Chine, sape les intérêts de la Chine et blesse le sentiments du peuple chinois», a dénoncé le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué. Pékin appelle Londres à prendre «des mesures immédiates efficaces pour réparer cette erreur».]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18326 Tue, 15 May 2012 17:56:44 +0200
De nouveaux contrôles de police mis en place à travers le Tibet http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18320
Les autorités chinoises mettent en place des postes de surveillance policière et de nouveaux points de contrôle à travers le Tibet afin de surveiller les activités des citoyens ordinaires et les voyageurs qui approchent de la capitale, Lhassa, dans une tentative de renforcement de la sécurité dans la région, selon des sources tibétaines.

Ces mesures de sécurité font suite à des manifestations dans les zones peuplées de Tibétains contre la domination chinoise et pour demander le retour du chef spirituel en exil, le Dalaï Lama, mais aussi à une vague d’immolations voulant mettre en lumière le sort des Tibétains. [1]

Des pèlerins allant à Lhassa et d’autres sans identification sont arrêtés sur la route et renvoyés dans leurs lieux d’origine, raconte un Tibétain de la région orientale du Kham à Radio Free Asia, disant qu’il venait juste d’arriver à Lhassa.
"Les pèlerins sont tenus de porter une identification personnelle et des cartes d’alimentation chinoises. Ceux qui n’en ont pas sont refoulés", a-t-il dit, parlant sous condition d’anonymat.
"J’ai vu plus de 50 points de contrôle lors de mon voyage", rapporte cet homme, ajoutant que de nouveaux postes de contrôle ont été établis à l’est de Lhassa dans les Comtés de Nyingtri, Pome et Pashoe, ("Région Autonome du Tibet"). [2]
"Avant d’arriver à Lhassa, les voyageurs et les pèlerins sont de nouveau soigneusement contrôlés dans la ville de Rito, Comté de Medro Gungkar", a-t-il dit. "Ils sont interrogés sur les raisons de leur voyage et sur l’endroit où ils logeront".

Même après cet examen rigoureux, les voyageurs ne sont pas autorisés à rester à Lhassa pendant plus d’un mois, et doivent s’inscrire auprès de la police de Lhassa à leur arrivée et à leur départ.
"Ils sont priés de fournir l’adresse de leur lieu de résidence à Lhassa et des indications sur les personnes leur fournissant un logement, y compris des renseignements sur les emplois de ces gens".
"Ils doivent également se signaler à la police chaque semaine", a-t-il dit.
"Les pèlerins provenant des régions orientales du Kham et de l’Amdo, scènes d’auto-immolations répétées et de protestations contestant la domination chinoise, subissent des contrôles particulièrement sévères".

Pendant ce temps, le 5 mai 2012, la radio tibétaine de Lhassa a rapporté que près de 50 postes de la police routière avaient été mis en place dans le Comté de Chamdo, Préfecture de Chamdo, "Région Autonome du Tibet", et que la mise en place de postes de surveillance dans 10 autres Comtés de la Préfecture était prévue.
Les postes dans le Comté de Chamdo sont déjà entièrement pourvus et fonctionnent, annonce la radio officielle.
Environ 130 postes – qualifiés de "tanières de chiens" par les Tibétains locaux - sont déjà en activité dans la ville de Lhassa, selon une autre source en provenance de Lhassa, s’exprimant également sous condition d’anonymat.

Source : Radio Free Asia, 10 mai 2012.

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[1] Voir l’article et la carte récapitulative des immolations.

[2] D’est en ouest, la route traverse les Comtés de Markham, Dzogang, Pashoe, Pome, Nyingtri, Kongpo Gyamda, Medro Gungkar, Taktse et Lhassa, tels que représentés sur cette carte récapitulative.
lundi 14 mai 2012 par Monique Dorizon , Rédaction
http://www.tibet-info.net/www/De-nouveaux-controles-de-police.html
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18320 Mon, 14 May 2012 22:25:52 +0200
Dharamshala, 13 mai 2012 : Le dalaï-lama accuse la Chine d'avoir voulu l'empoisonner http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18312 une interview du Sunday Telegraph
Le dalaï-lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, n'exclut pas que les services secrets chinois aient tenté de l'assassiner en lui envoyant des femmes aux vêtements et aux cheveux imprégnés de poison.

Interrogé à ce sujet par l'hebdomadaire britannique Sunday Telegraph, il a répondu: «Oh oui. Les cheveux et le foulard imprégnés de poison, elles disent qu'elles sont malades et veulent que je leur donne ma bénédiction pour que mes mains les touchent. C'est le genre de renseignements que nous avons reçu». «Je ne sais pas si c'est fiable à 100% car c'est impossible à vérifier», a-t-il ajouté dans une vidéo mise en ligne sur le site Internet du journal.

Âgé de 76 ans, le prix Nobel de la paix 1989 recevra lundi dans la cathédrale Saint-Paul de Londres le prix Templeton qui récompense les activités caritatives ou le dévouement dans l'entraide et la compréhension inter-religieuse. La Chine contrôle le Tibet depuis 1950. Les autorités chinoises accusent régulièrement les Tibétains en exil, et en particulier le dalaï-lama, de susciter les révoltes de la population tibétaine contre sa politique.
Avec Reuters



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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18312 Sun, 13 May 2012 22:28:08 +0200
" Father Succumbs to Shock over Son’s Arrest in Shigatse " annonce le TCHRD http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18300 Tibetan Centre for Human Rights and Democracy
13 May 2012, Dharamsala (India)


Father Succumbs to Shock over Son’s Arrest in Shigatse

A Tibetan man died of emotional shock after security officers arbitrarily arrested his son at Tretroh village in Dopay Township in Ngamring County of Shigatse (Chinese: Xigaze) Prefecture in Tibet Autonomous Region.
According to information received by TCHRD, Tsetan Tashi, in his 60s, died of shock after security officers arrested his 30-year-old son, Tsewang Norbu, who was a monk at Ngamring Riwoche Monastery in Ngamring County.
The Ngamring County Public Security Bureau (PSB) officers arrested Tsewang Norbu for writing Tibetan independence slogans, according to sources.
On 5 March 2012, during a film screening attended by local Tibetans in the village community hall in Tretroh village, Tsewang Norbu wrote ‘Tibet’ on one side and ‘China’ on the other side of a wall, then crossed out the word ‘China’. Below the crossed-out word, he wrote ‘Free Tibet’.
Immediately, the official work teams stationed in the hall confronted Tsewang Norbu. The work teams then informed the township authorities, who further reported the case to Ngamring County PSB.
At around 7 pm (Tibet Time), the County PSB arrived in three vehicles and arrested Tsewang Norbu at his home. Minutes later, Tsetan Tashi, father of Tsewang Norbu, was dead.
Tsewang Norbu was taken to an undisclosed location and his whereabouts remain unknown.
Four years ago, Tsewang Norbu became a monk after attending a religious teaching given by Thupten Rinpoche, a revered lama in the region, at Ngamring Riwoche Monastery in Ngamring County.

Contact: For Tibetan/Chinese, Mr Jamphel Monlam, Cell: (91) 94180-79452
For English, Ms Dukthen Kyi, Cell: (91) 98168-75856
Landline: (91) (1892) 223363, 229225, 225874
Email: director@tchrd.org Website: www.tchrd.org

TCHRD is the only human rights NGO entirely run and staffed by Tibetans in exile.
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The International Tibet Network is a global coalition of Tibet-related non-governmental organisations. Its purpose is to maximise the effectiveness of the worldwide Tibet movement, which is dedicated to ending human rights violations in Tibet and to working actively to restore the Tibetan people's right under international law to determine their future political, economic, social, religious and Cultural status.
The Network pursues its goals by working to increase the capacity of individual Member Organisations, through the coordination of strategic campaigns and by increased cooperation among organizations, thereby strengthening the Tibet movement as a whole. See www.tibetnetwork.org for more information.
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=18300 Sun, 13 May 2012 12:16:06 +0200