Nouvelles - Du Tibet et de Chine http://www.tibet.fr/site/ en-us Nucleus CMS v3.24 © Weblog http://backend.userland.com/rss http://www.tibet.fr/site//nucleus/nucleus2.gif Nouvelles - Du Tibet et de Chine http://www.tibet.fr/site/ WASHINGTON / PEKIN, 2 février 2012 : "La violence ne peut-être une réponse aux requêtes légitimes des Tibétains déclare Dianne Feinstein, Sénatrice US http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16860 WASHINGTON / PEKIN, 2 février 2012,
"La violence ne peut-être une réponse aux requêtes légitimes des Tibétains déclare Dianne Feinstein, Sénatrice US


Phayul[Thursday, February 02, 2012 11:03]


Le sénateur américain Dianne Feinstein (Californie)

Dharamshala, Février 2: Dans une 'Résolution de soutien au peuple du Tibet ", le sénateur américain Dianne Feinstein (Californie) a exprimé lundi sa« profonde inquiétude »au sujet de la situation actuelle au Tibet et son "soutien indéfectible" pour le peuple tibétain .
Critiquant la Chine "dure et contreproductive" en réponse à la récente escalade des protestations au Tibet, le sénateur a appelé les forces de sécurité chinoises à «exercer un maximum de retenue et à cesser de prendre les manifestants tibétains pour cible."

Tout en affirmant que «la violence n'est pas la réponse aux griefs légitimes du peuple tibétain," le sénateur Feinstein a exhorté le Sénat à "faire appel à Pékin afin que celui-ci respecte le droit des Tibétains à pratiquer leur propre religion librement et à préserver leur identité culturelle et linguistique distincte" .
En présentant sa résolution, le sénateur Feinstein, qui dans les années 1990 a porté trois lettres au président Jiang Zemin écrites par le Dalaï-Lama, a exhorté la Chine à renouer le dialogue avec le chef spirituel tibétain.
"Cette résolution appelle le Gouvernement de la République populaire de Chine à suspendre la mise en œuvre de la réglementation sur le contrôle religieux, à revoir les politiques religieuses et de sécurité mises en œuvre depuis 2008 au Tibet, et à reprendre le dialogue avec les dirigeants bouddhistes tibétains, y compris le Dalaï Lama ou ses représentants afin de régler les dissensions.

Le sénateur Feinstein a noté que les politiques chinoises sur le Tibet sont destinés à "éliminer la culture tibétaine et les personnes» ce qui a créé un «environnement de désespoir, d'impuissance et de frustration" chez de nombreux Tibétains.
La résolution a également appelé le Gouvernement de la République populaire de Chine afin de «permettre un accès sans restriction" aux journalistes, aux diplomates étrangers et aux organisations internationales au Tibet en vue de pouvoir juger des mesures de sécurité renforcées et de la répression militaire au Tibet.

Depuis Mars 2011, 16 Tibétains se sont auto-immolés pour demander le retour du leader spirituel tibétain en exil, Sa Sainteté le Dalaï Lama et protester contre l'occupation continue du Tibet par la Chine.
Suite à la vague d'auto-immolations, les Tibétains sont sortis dans les rues, exprimant leur solidarité avec les martyrs et appelant à un activisme permanent et un boycott des célébrations pendant la nouvelle année tibétaine, le "Losar", qui doit se fêter plus tard ce mois-ci.
Nous craignons quj’au moins une douzaine de Tibétains ait été tuée par les tirs de la police chinoise contre des manifestants tibétains non armés, ceci à trois occasions distinctes dans le Serthar, à Ngaba et dans la région de Drongo, la semaine dernière.

Tout en réaffirmant "l'amitié indéfectible entre le peuple des États-Unis et le peuple du Tibet," Le sénateur Feinstein ainsi que les sénateurs Joe Lieberman (I-Conn.), Marco Rubio (R FL), Barbara Boxer (Californie) , Dick Durbin (D-Ill.), John McCain (R-Ariz.), Jim Webb (D-Va.) et Mark Udall (D-Colo.) co-rédacteurs de la résolution, ont également exhorté l'administration américaine à travailler avec ses alliés pour faire pression sur la Chine afin que cette dernière accepte de démarrer un cycle de véritables négociations avec le Dalaï Lama.

Traduction ; France Tibet
US Senator tells China to stop targeting Tibetan protesters and allow access to journalists
Phayul[Thursday, February 02, 2012 11:03]


US Senator Dianne Feinstein (D-Calif.)
DHARAMSHALA, February 2: In a ‘Resolution Expressing Support for the People of Tibet,’ US Senator Dianne Feinstein (D-Calif.) on Monday expressed “deep concern” about the current situation in Tibet and “steadfast support” for the Tibetan people.
Blaming China’s “harsh and counterproductive” policies for the recent escalation in protests in Tibet, the Senator called on Chinese security forces to “exercise maximum restraint and stop targeting Tibetan protesters.”

While affirming that “violence is not the answer to the legitimate grievances of the Tibetan people,” Senator Feinstein urged the Senate to “call on Beijing to respect the right of Tibetans to practice their own religion freely and preserve their distinct cultural and linguistic identity”.
Introducing the Resolution, Senator Feinstein, who in the 1990s, carried three letters to President Jiang Zemin from the Dalai Lama requesting a face to face meeting, urged China to resume dialogue with the Tibetan spiritual leader.

“This resolution calls on the Government of the People’s Republic of China to suspend implementation of religious control regulations, reassess religious and security policies implemented since 2008 in Tibet, and resume a dialogue with Tibetan Buddhist leaders, including the Dalai Lama or his representatives, to resolve underlying grievances,” the tabled resolution read.

Senator Feinstein noted that Chinese policies on Tibet are intended to “suppress the Tibetan culture and people” and have created an “environment of despair, hopelessness, and frustration” among many Tibetans.

The resolution also called on the Government of the People’s Republic of China to “allow unrestricted access” to journalists, foreign diplomats, and international organisations to Tibet in view of the heightened security measures and military clampdown in Tibet.

Since March 2011, 16 Tibetans have set themselves ablaze calling for the return of the exiled Tibetan spiritual leader His Holiness the Dalai Lama and protesting China’s continued occupation of Tibet.

Following the fiery wave of self-immolations, Tibetans have come out on the streets, expressing solidarity with the self-immolaters and calling for continued activism and a boycott of celebrations during the Tibetan new year ‘Losar’ later this month.

At least a dozen Tibetans are feared to have been killed in Chinese police firings on unarmed Tibetan demonstrators in three separate incidents in Serthar, Ngaba and Drongo region of Tibet, last week.

While reaffirming the “unwavering friendship between the people of the United States and the people of Tibet,” Senator Feinstein along Senators Joe Lieberman (I-Conn.), Marco Rubio (R-Fla.), Barbara Boxer (D-Calif.), Dick Durbin (D-Ill.), John McCain (R-Ariz.), Jim Webb (D-Va.) and Mark Udall (D-Colo.) cosponsors of the resolution, also urged the US administration to work with foreign allies to put pressure on China to begin genuine negotiations with the Dalai Lama.]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16860 Sat, 4 Feb 2012 10:13:00 +0100
PEKIN / AMBASSADE D'ALLEMAGNE, 3 février 2012 : Angela Merkel / Mo Shaoping, rencontre empêchée pour l'avocat de Liu Xiaobo et de l'avocat Gao ZhZhisheng http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16871
Par Europe1.fr avec AFP
Publié le 3 février 2012 à 09h47
Mis à jour le 3 février 2012 à 09h47

Un avocat chinois célèbre pour avoir défendu les dissidents les plus emblématiques du pays a annoncé vendredi avoir été empêché par la police de rencontrer la chancelière Angela Merkel, en visite à Pékin. Mo Shaoping, qui est notamment l'avocat du lauréat emprisonné du Nobel de la paix Liu Xiaobo et de l'avocat Gao Zhisheng, a indiqué que la police l'avait empêché jeudi de se rendre à une réception à l'ambassade d'Allemagne donnée en l'honneur de la chancelière à laquelle il avait été convié. "Ils ont passé environ trois heures dans mon bureau. Ils n'avaient aucun fondement légal pour m'empêcher de partir, mais ils ne m'ont pas laissé sortir", a dit Me Mo Shaoping.

"J'avais été invité lundi pour parler avec la chancelière de la situation légale en Chine et du fardeau des avocats", a-t-il expliqué. Me Mo Shaoping a ajouté que les policiers lui avaient dit qu'il n'avait pas le droit de se rendre à la réception en raison des préoccupations concernant la stabilité sociale avant le Congrès du Parti communiste qui enclenchera à l'automne la succession des plus hauts dirigeants chinois. Interrogée vendredi, l'ambassade d'Allemagne n'a pas souhaité faire de commentaire. Arrivée jeudi pour une visite de trois jours en Chine, Angela Merkel a déclaré qu'elle n'éluderait pas les droits de l'Homme durant sa visite.

Me Mo Shaoping a précisé que ce n'était pas la première fois qu'on l'empêchait de rencontrer des responsables étrangers. L'an dernier il n'avait pas pu voir le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, ni des diplomates allemands, néérlandais et de la Délégation de l'Union européenne, a-t-il dit. En octobre, il avait toutefois pu s'entretenir avec le nouvel ambassadeur des Etats-Unis, Gary Locke.
http://www.europe1.fr/International/Chine-un-avocat-empeche-de-rencontrer-Merkel-932463/]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16871 Fri, 3 Feb 2012 18:01:11 +0100
" Durcissement des restrictions imposées aux Tibétains par les autorités chinoises sur les Tibétains " selon le rapport du TCHRD http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16870
TCHRD Communiqué de presse
1er Février 2012, Dharamsala

Durcissement des restrictions imposées par les autorités chinoises sur les Tibétains

Après avoir tiré sur des manifestants tibétains non armés dans les comtés de Drango, Serta et Dzamtang, le gouvernement chinois vient d'annoncer un durcissement des restrictions de liberté imposées sur les Tibétains vivant dans la Région autonome et dans d'autres secteurs autonomes des provinces du Qinghai, Gansu, Yunnan et Sichuan.
Sur la page officielle du gouvernement chinois, ChinaTibetNews.com, on peut lire ce jour qu'à compter du 1er Mars 2012, les individus entrant au Tibet devront être munis de leur carte d'identité officielle délivrée par le gouvernement (en chinois, shen fen zheng).
Cette information émanait de Qi Zhala, secrétaire du parti communiste de la ville de Lhassa. [On poura lire ce rapport sur le lien suivant : http://www.chinatibetnews/1vyou/2012-02/01/content_872080.htm]
Qi Zhala y explique que cette décision a pour objectif "d'établir et d'améliorer l'harmonisation des quatre provinces (Qinghai, Gansu, Yunnan, Sichuan) ". Lors d'une tournée d'inspection dans la région de Lhassa le 29 Janvier 2012, le chef du parti à Lhassa, Qi, a déclaré à la police qu'il était de son devoir de faire en sorte "qu'aucun incident majeur, aucun incident de moyenne importance, ni aucun d'incident mineur ne survienne" et "de frapper fort sur tous les séparatistes". Qi a aussi insisté sur la nécessité d'intensifier les mesures de sécurité et d'augmenter la présence policière le long des routes nationales et dans le voisinage des "monastères clés".

L'information la plus récente semble indiquer que les restrictions concernent à présent également les Tibétains en visite ou résidant à Beijing. On tient de source sûre que la branche de Beijing du Bureau de la Sécurité publique a publié une note adressée à tous les hôtels et bains publics de la ville afin qu'ils soient très attentifs à la présence de clients tibétains. Les employés des hôtels de la ville doivent vérifier l'identité de leurs clients tibétains et d'en informer immédiatement la police.

Les restrictions sont particulièrement sévères à Lhassa, Serta, Drango et Dzamtang où une série de manifestations pacifiques ont été organisées par les Tibétains au cours de ces derniers mois. Les Tibétains de Lhassa rapportent qu'ils sont contrôlés tous les quatre ou cinq pas par des policiers de la sécurité leur demandant leurs papiers. Les forces de sécurité dans Lhassa ont augmenté de façon très visible ces derniers jours et surveillent jour et nuit les Tibétains de façon très stricte. Nombreux sont les Tibétains qui, n'étant pas de Lhassa, ont été forcés de quitter la ville. On rapporte que les soldats chinois se présentent dans tous les hôtels pour vérifier l'identité des clients tibétains.

A Lhassa, les Tibétains qui s'étaient rendus en Inde en Décembre 2011 à l'occasion des prières du Kalachakra, subissent également des interrogatoires et des enquêtes d'identité.
Dans ce climat de contrôles intensifiés, les policiers sont autorisés à se présenter sans avertissement préalable dans les foyers tibétains, à perquisitionner et à interroger les individus. On rapporte aussi des cas d'arrestation arbitraire ; toutefois, nous n'avons aucun détail significatif sur le nombre exact ni sur l'identité des personnes arrêtées.

Traduction de Malie Montagutelli pour Montagne du Bonheur
Communiqué par :
Secretary
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16870 Fri, 3 Feb 2012 17:35:51 +0100
SERTHAR, 3 février 2012 : Des informations et photographies témoignent de la terreur ordinaire... http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16868 International Campaign for Tibet





Photos of Tibet crackdown emerge from scene of recent shooting
2 February, 2012

Vivid images have emerged from Tibet of a violent police response to a protest by Tibetans in Serthar (Chinese: Seda), Sichuan (the Tibetan area of Kham), on January 24. The images, which show a Tibetan man being beaten and dragged along the ground by armed police, were taken on the day that police opened fire on Tibetan demonstrators, killing one Tibetan man. The man who died has been named by Tibetan sources as Dawa Dragpa, and a vigil was held for him in Serthar yesterday.

Tibetan sources said that the town square in Serthar was "covered in blood" on January 24, after police opened fire on a crowd of Tibetans. Tibetan sources in exile said that hundreds of Tibetans gathered peacefully, and armed police did not take any immediate action. But after some time, tear-gas was fired and police started shooting into the crowd. One exile source said: "Tibetans were running everywhere to escape. There were Chinese taxi-drivers and other Chinese who had been in the area too were running with them away from the troops. Some couldn't run away because they were too seriously injured." According to various exile sources in contact with Tibetans in the region, leaflets or posters had been disseminated that were either similar or the same to those distributed in Draggo on Monday (January 23), encouraging Tibetans not to celebrate the New Year, but to mark it by mourning (ICT Report: Three Tibetans shot dead on first day of Chinese New Year).

The new images were published today by Students for a Free Tibet and Tibet Express. Further images and news will be available shortly on www.savetibet.org.



Disturbing images of Tibet protests reach exile
Phayul[Friday, February 03, 2012 16:07]
By Tendar Tsering


A Tibetan lying down on the ground surrounded by armed Chinese security pesonnel in Serthar, eastern Tibet on January 24, 2012.
DHARAMSHALA, February 3: More disturbing images of Chinese brutality in Tibet have reached exile.

The photos are from the January 24 protests that engulfed Serthar in eastern Tibet where a large crowd of Tibetans gathered in the central town and started raising slogans calling for Tibet’s independence.

Over 600 Chinese security personnel arrived at the scene of the protests and began firing indiscriminately at the crowd. Sources in exile have said that at least five Tibetans suffered fatal bullet injuries while over 40 Tibetans were seriously injured.

The photos that reached Phayul this morning from two different sources show Chinese police mercilessly beating an unarmed Tibetan protester with batons while he is lying face down on the street.



Another image shows two Chinese security personnel dragging away a Tibetan from his leg and arm down the street.
“We know that this harrowing scene playing out in the images from Serthar is being repeated across Tibet as Tibetans are attacked and harassed by Chinese authorities for simply advocating their basic
rights and freedom,” the Executive Director of Students for a Free Tibet, Tenzin Dorjee said.

In another photo, dozens of Chinese police are seen running towards a Tibetan man standing on the street with leaflets spread all around him.



The UK based Free Tibet in a release today said the photos underlined the brutal nature of Chinese occupation in Tibet.
"Despite China’s efforts to control information, these pictures show the determination of Tibetans to expose to the world what China doesn’t want us to see," Free Tibet said.
“Can the international community continue to turn a blind eye when the ongoing brutality of the occupation is clear for all to see?”
Following the widespread protests that engulfed the entire Tibetan plateau in 2008, the Tibetan region of Serthar has been a centre of Tibetan resistance.


Last year, on October 1, China's National Day, Tibetans in Serthar unfurled a large painted cloth portrait of the Dalai Lama and raised the Tibetan national flag on the roof of a three-storey building in the
town center. Protests broke out when Chinese authorities removed the portrait and flag.
Preceding the January 24 mass demonstrations, Tibetans in rural villages in Serthar carried out protests on January 18 and 22 while a larger demonstration was also reported on January 23 in Serthar town where a banner reading: "We protest against failed Chinese policies in Tibet" was unfurled.
This is the second occasion when rare photos of the recent protests in Tibet have come out to exile. Yesterday, Phayul released a number of photos of Tibetans killed and injured with bullet marks after Chinese security personnel fired indiscriminately on Tibetan protesters in Drango on January 23.
The entire region continues to remain under heavy military surveillance with phone lines and internet connections cut off.

Multiplication de nouvelles manifestations

jeudi 2 février 2012 par Monique Dorizon , Rédaction
De nouveaux témoignages contribuent à expliquer pourquoi la Chine prend de nouvelles et radicales mesures de répression dans toutes les régions du Tibet.
Par exemple, le 25 janvier 2012, des affiches et des tracts appelant à la liberté du Tibet et au retour du Dalaï Lama sont apparus au monastère de Ragya [1]. Ceci s’est produit après que les autorités chinoises aient enquêté sur la présence d’une grande photo du Dalaï Lama et du drapeau national tibétain interdit dans le hall principal du monastère.
http://www.tibet.fr/site/nucleus/images/button-media.gif
De même, le 23 janvier, "plusieurs centaines" de moines et de laïcs du monastère de Namtso et de la ville de Mêruma [2] se sont assis à un carrefour pour protester contre la domination chinoise, poursuit le témoignage, citant une source locale tibétaine. Les laïcs ont enlevé leurs vêtements du haut, scandé des mantras et mangé de la tsampa (plat traditionnel tibétain à base de farine d’orge grillée). Ils ont également défilé dans la ville principale de Mêruma, déjouant les tentatives de la police chinoise pour les bloquer, en criant des slogans de longue vie pour le Dalaï Lama et appelant à la liberté du Tibet.

Le même jour, des centaines de Tibétains se sont réunis au monastère de Tsodun à Ngaba et ont organisé une veillée pendant quelque trois heures.

Source : Tibetan Review, 2 février 2012.

]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16868 Fri, 3 Feb 2012 13:35:39 +0100
" Graves troubles au Tibet: actes de désespoir ou de résistance? " par Matthieu Mégevand http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16867 Matthieu Mégevand - publié le 01/02/2012

Depuis plusieurs semaines, des troubles sont signalés au Tibet et dans la région voisine du Sichuan. Plusieurs manifestants tibétains auraient été abattus par la police chinoise tandis que l’immolation de moines bouddhistes continue.
Quel sens donner à ces actions?




Des policiers chinois patrouillent le 27/01 dans une rue de Chengdu, dans la province du Sichuan majoritairement peuplé de Tibétains © Peter Parks / AFP

Depuis plusieurs semaines, les Tibétains semblent se tourner vers des actions désespérées. Ainsi, alors qu’au moins 16 moines ou nonnes se sont immolés par le feu l’année passée pour protester contre la domination chinoise sur le Tibet depuis les années 1950, on recense également au moins sept manifestations en janvier dans les zones tibétaines de Chine, à commencer par le Sichuan (sud-ouest), dont deux au moins ont fait des morts, selon Human Rights Watch. Il s’agit des évènements les plus graves depuis les émeutes de 2008 dans le plateau tibétain. Les forces de l’ordre chinoises auraient réprimé par la violence les manifestations, et procédé à des centaines d’arrestations. Tandis que Pékin accuse le dalaï-lama d'être "financé et soutenu par des gouvernements occidentaux et des médias ayant un plan d'action contre la Chine", les Etats-Unis se sont dits "très inquiets" et le gouvernement tibétain exilé en Inde a pressé la communauté internationale à "intervenir pour empêcher un nouveau bain de sang". Pour l’heure, très peu d’informations fiables parviennent à filtrer car le régime chinois impose un black-out complet sur les communications et interdit à la presse étrangère de se rendre sur place. Les médias chinois reprochent aux pays occidentaux de "travestir les faits" et accusent le dalaï-lama de "trahir" sa religion.

Pour Jean-Luc Domenach, directeur de recherche à Science Po Paris et spécialiste de la Chine, les actions des Tibétains sont voués à l’échec : "Ce sont des actes de désespoir. Se donner la mort est le dernier moyen d’expression qu’ils leur restent. Ce désespoir est facilement explicable dans le sens où les Tibétains, pour moi, ont perdu la partie. Internationalement, la partie est perdue car de moins en moins nombreux seront les gens qui oseront déplaire à la deuxième puissance mondiale ; et sur le plan interne, c’est affreux à dire mais le Tibet est en voie de se transformer en un immense parc d’attraction financé par les hommes d’affaire chinois et Coca-Cola. Je pense d’ailleurs que, de ce point de vue, les monastères ont une responsabilité, car ils n’ont pas assez encouragé la population à se moderniser, à acquérir les bons outils linguistiques de façon à pouvoir maîtriser les techniques modernes. On assiste donc aujourd’hui à une double radicalité : d’un côté celle des moines, qui offrent une radicalité mystico-féodale avec le dalaï-lama comme figure incontournable, et de l’autre celle des Chinois, avec une radicalité laïque et corrompue vouée au maintien du système en place".

L’intransigeance et la répression chinoise au Tibet semblent donc avoir durci les positions, après plus de 60 ans d’occupation de la région. Toutefois, l’interprétation des immolations de moines ainsi que des dernières manifestations n’est pas la même pour tous. Ainsi, pour Katia Buffetrille, chercheur à l’Ecole pratique des Hautes Études et spécialiste du Tibet : "Je pense qu’on peut interpréter ces actes comme des sacrifices faits par des religieux qui expriment ainsi leur volonté que le Tibet ait un avenir tibétain. C’est le seul moyen qui semble leur être laissé puisque tous les autres utilisés jusqu’à présent sont immédiatement réprimés. Geste ultime qu’ils conçoivent comme un acte constructif pour améliorer la situation des Tibétains en Chine. Ils marquent ainsi leur rejet total de la politique chinoise au Tibet. C’est une manière forte d’attirer l’attention sur ce qui se passe et de dire aux autorités chinoises, mais aussi aux Tibétains, et au reste monde que leur détermination à ce que le Tibet reste tibétain est plus forte que tout, qu’ils n’ont pas perdu la partie qu’ils ne l’abandonnent pas et se battent. Quant eux revendications, elles sont claires : indépendance du Tibet et retour du dalaï-lama. Contrairement à ce que l’on entend parfois, aucun Tibétain n’envisage de revenir au système théocratique. Dire que les moines n’ont pas été à la tête du progrès n’est pas complètement faux mais outre le fait que ce n’est sans doute pas une institution religieuse qui est la mieux placée pour conduire la modernisation, peut-on imaginer que l’enjeu de l’occupation chinoise du Tibet est de moderniser le 'Tibet archaïque' ? L’enjeu réel est le contôle de ce territoire et de ses ressources comme pour la 'Région autonome' Ouïgoure ou la 'Région autonome' de Mongolie intérieure".
]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16867 Fri, 3 Feb 2012 11:46:09 +0100
" Le Tibet est en feu, mais où sont les intellectuels chinois ? " http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16866 Le Tibet est en feu, mais où sont les intellectuels chinois ?
Oiwan Lam · Traduit par Noele Belluard-Blondel
La province chinoise du Tibet et les zones de peuplement tibétain en Chine connaissent depuis plusieurs semaines une forte agitation, avec des immolations de moines, et des manifestations réprimées par des tirs des forces de l'ordre, faisant plusieurs morts la semaine dernière au Sichuan.
Depuis 2009, il y a eu au moins 17 immolations par le feu de Tibétains. Le dernier cas rapporté date du 15 janvier 2012. Les débats publics sur les manifestations des Tibétains ont été manipulés et monopolisés par les médias contrôlés par l'Etat, lesquels reprochent au dalaï Lama et aux médias occidentaux d »avoir incité à la violence et à la terreur.
Ceci n'a guère suscité d'intérêt parmi les intellectuels chinois et les internautes comparé à d'autres immolations, comme ce fut le cas lors de la démolition d'une maison à Yihuang. Certains internautes se demandent où ont disparu les intellectuels ?
La poétesse tibétaine Woeser (via Facebook)
La poétesse tibétaine Woeser (@degewa) est toujours l'une des premières sur Twitter et à relayer les informations concernant le Tibet au profit des communautés chinoises. Le 15 janvier, après avoir lu l'information concernant l'immolation d'un moine tibétain près du temple de Ge'erdeng à Aba, dans le Sichuan, elle a écrit ceci  :
@degewa : « Ce soir, nous sommes en pleurs… C'est moi qui la première ait dit à un Lama qu'un de ses compagnons s'était immolé. Mes larmes ne cessaient de couler. Il ne pouvait parler… Il est si tard à présent, on aimerait parler mais les mots ne peuvent sortir. Alors, finalement, on pleure. Est-ce en raison de la tristesse que les gens ne parlent pas de cela ? »
http://www.rue89.com/2012/02/01/le-tibet-est-en-feu-mais-ou-sont-les-intellectuels-chinois-228993
A la lecture des twits de @degawa, Crazy Crab a fait une caricature pour se moquer du gouvernement chinois :

La faucille et le marteau, ou l'extincteur ? (Crazy Crab via CartoonMovement.com)
Les déclarations politiques n'ont cependant pu empêché la contestation du discours officiel sur ces immolations.
Jusqu'ici, Wang Lixiong [marié à la poétesse tibétaine Woeser, ndlr] est le seul intellectuel chinois qui ait proposé un point de vue détaillé et contraire à celui officiel des immolations au Tibet.
Voici ci-dessous une traduction partielle de son article sur les immolations des Tibétains, écrit le 12 janvier :
‘En plus de témoigner du désespoir de leur protestation, d'exprimer leur volonté de défendre leur dignité et leurs éventuelles attentes, le fait de se faire violence renvoie aux enseignements de Gandhi : Changer le gouvernement par nos souffrances’ ou aux paroles de Martin Luther King : ‘Nous vous affaiblirons par notre capacité à souffrir et un jour… Nous en appellerons à vos coeurs et consciences que nous gagnerons à notre cause.’
Une telle attente présuppose l'existence d'une conscience. Les rouages du gouvernement autoritaire ne sont fait que de fer, d'une froide logique et d'intérêts bureaucratiques. Il y a de nombreuses années, des milliers de jeunes gens ont fait une grève de la grève de la faim sur la Place Tiananmen. Qui a alors vu là l'émergence d'une quelconque conscience ?
Mais la lutte non violente connaît ses limites. En effet, sa fin dépend de l'Etat et non des manifestants. Le fait de protester n'engendrera que des pressions et celles-ci ne mènera nulle part si le pouvoir ne fait pas de compromis. Voilà pourquoi le Tibet est actuellement enlisé dans cette situation.Comment sortir de cette impasse ?
C'est la plus importante question dont nous devons nous occuper. Sans direction, cela aboutira à l'anarchie.
Les immolations vont générer plus de désespoir. Hormis susciter de l'émotion, elles ne sont d'aucun secours.
Il serait injuste de dire que les immolations sont insensées. Vivre sans dignité n'est pas judicieux. La vraie sagesse consiste à sortir le Tibet de l'impasse avec des idées précises. Sans cela, les gens ordinaires ne peuvent avancer.
Il est toutefois irresponsable de compter aussi sur le Dalaï Lama, lequel se retire lentement de la scène politique. Le Dalaï Lama a proposé le principe de non-violence et la voie modérée mais il appartient aux politiques d'avoir la sagesse de les rendre effectifs.
Nous ne pouvons voir une telle sagesse pour l'heure. Ce que le gouvernement chinois a, c'est des liasses de billets et un couteau de boucher ; quant au Tibet, si le gouvernement en exil le représente, il ne sait jusqu'ici rien faire d'autre si ce n'est émettre des déclarations.
Dites, s'il vous plaît, aux courageux Tibétains ce qu'ils peuvent faire. S'ils savent ce qu'il doivent ou peuvent faire, alors, ils vivront plutôt que de sacrifier leurs vies dans l'espoir d'attirer une éphémère attention médiatique.”]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16866 Fri, 3 Feb 2012 09:57:34 +0100
LHASSA, 2 février 2012 : Appel à un renfort de la sécurité annonce Qizala, secrétaire du comité du Parti communiste chinois pour la ville de Lhassa http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16863 La ville de Lhassa appelée à renforcer la sécurité
 2012-02-01 20:30:26  cri
La ville de Lhassa appelée à renforcer la sécurité
Qizala, secrétaire du comité du Parti communiste chinois pour la ville de Lhassa, a appelé à renforcer la sécurité dans la capitale de la région autonome du Tibet, face à la lutte "ardue" contre le groupe du dalaï-lama, selon les médias locaux.
Qizala a averti les fonctionnaires locaux que Lhassa revêt une grande priorité en terme de maintien de la stabilité au Tibet, car les séparatistes considèrent souvent cette ville comme cible privilégiée pour leurs activités de sabotage et d'infiltration.
Il les a appelés à rester vigilants quant à la nature "ardue" et "complexe" de la lutte contre le groupe du dalaï-lama et à se préparer à l'avance afin de prendre l'initiative dans cette situation.
Il leur a ordonné de renforcer la gestion de la population migrante de la ville en mettant en place de nouvelles politiques concernant la location de logements, l'enregistrement des ménages et les permis de résidence temporaire.
Qizala a également demandé aux points de contrôle aux frontières de la région de s'assurer que toutes les personnes entrant au Tibet soient porteuses d'une pièce d'identité à partir du 1er mars.
Il a de plus encouragé les responsables locaux à unir les moines de la ville afin de promouvoir la stabilité et l'harmonie dans les monastères de la région.
http://french.cri.cn/781/2012/02/01/304s268925.htm


]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16863 Thu, 2 Feb 2012 16:31:45 +0100
PEKIN, 1er février 2012 :" La clique du Dalaï-lama veut saper l’unité de la Chine " selon le quotidien officiel Huanqiu Shibao cité dans le Courrier Internat http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16861 La clique du Dalaï-lama veut saper l’unité de la Chine !

Des moines s'immolent par le feu et des manifestants tibétains sont tués par les forces de l'ordre chinoises. Pour le quotidien officiel Huanqiu Shibao, les troubles dans la province du Sichuan sont téléguidés par les Tibétains en exil, infâmes suppôts de l'Occident.
Courrier International.com - 1/ 02/ 12 - Huanqiu Shibao (Global Times)


AFP/Peter PARKS - Dans les rues de Chengdu, sud-ouest de la province chinoise du Sichuan, le 26 janvier 2012
Lors des deux premiers jours de la nouvelle année chinoise [les 23 et 24 janvier], deux districts de la préfecture autonome tibétaine de Ganzi (province du Sichuan) ont été le théâtre d'attaques de commissariats de police par des malfrats. Les forces de l'ordre ont été contraintes d'ouvrir le feu pour se défendre. Les incidents ont entraîné la mort d'au moins un malfrat et ont occasionné plusieurs blessés, dont un policier.
Cette affaire a de nouveau troublé l'atmosphère de la région tibétaine et risque d'avoir donné l'impression à la clique du Dalaï-lama qu'elle dispose là d'un nouvel atout pour s'opposer au gouvernement national chinois. Cela peut également les aider à défendre leur valeur d'utilité stratégique aux regards de leurs appuis occidentaux.
La région tibétaine connaît actuellement la période de développement la plus favorable de son histoire depuis plusieurs siècles. Tandis qu'elle se modernise, elle est sans doute un des endroits du monde les plus épargnés par la déculturation.
Au cours des nombreux reportages que nous avons effectués en profondeur dans la région, nous avons pu constater que les Tibétains aspiraient pour la plupart au calme et au développement. Des propositions politiques extrêmistes telles que celles réclamant "l'indépendance du Tibet" et un "haut degré d'autonomie" n'ont aucun ancrage social, la population ne souhaitant qu'une vie quotidienne sans soucis. Les revendications de la poignée de personnes qui s'immolent par le feu et de quelques extrémistes politiques ne correspondent pas du tout à la réalité du terrain ; elles ont été transplantées et "parachutées" de l'extérieur.
L'ouverture de la Chine sur l'extérieur à l'ère de la mondialisation a forcément un impact sur la région tibétaine, et fournit des occasions à la clique des Tibétains en exil d'élargir leurs bases politiques. Grâce aux échanges entre la région tibétaine et l'extérieur, et aussi grâce aux moyens de communication modernes, ils renforcent leur influence sur une partie de la population de la zone tibétaine, qui voit peu à peu apparaître en son sein des "petits groupes" isolés et des alliances d'intérêts entre une minorité de gens résidant à l'intérieur des frontières chinoises et des membres de la clique des Tibétains en exil.
Cela n'a rien d'étonnant quand on sait qu'en Chine-même, on trouve des personnes qui se considèrent comme membre à part entière de l'alliance de défense des valeurs et intérêts occidentaux. Il s'agit-là d'un processus contre lequel il est quasiment impossible de lutter.
Le problème qui se pose aujourd'hui est qu'en raison du poids religieux encore important du dalaï-lama dans la région, on constate une dangereuse tendance à une union politico-religieuse entre les forces politiques de mèche à l'intérieur et à l'extérieur de la région tibétaine. De ce fait, certains actes extrêmes risquent de prendre un caractère encore plus cruel et destructeur, tout en induisant plus aisément l'opinion en erreur.
Il est toujours plus facile de saccager que d'assurer le maintien de l'ordre public ou que d'engager des actions constructives. Dans notre monde actuel, une minorité d'extrémistes peut ébranler une région et même un Etat, a fortiori une clique emmenée par le "leader spirituel" qu'est le quatorzième Dalaï-lama et soutenue financièrement par l'Occident et son opinion publique ! Il est clair que ces derniers peuvent fréquemment causer des "ennuis" à la région tibétaine.
Le 14e Dalaï-lama fait un usage abusif de son prestige religieux. Ses faits et gestes, et ceux de son entourage, sont dictés par les intérêts mesquins de la clique des Tibétains en exil en kidnappant les intérêts supérieurs de l'ensemble de la population tibétaine en Chine. Un tel égoisme politique est voué à se heurter à la désapprobation générale dans les régions tibétaines.
Une question se pose très clairement : pourquoi dès qu'un incident se produit dans ces régions, la clique du Dalaï-lama s'enthousiasme, alors qu'elle ne se réjouit jamais de la réussite du développement de ces régions ?
Il est une expression chinoise qui dit que "la place où vous vous trouvez détermine ce que vous pensez et ce que vous ressentez". La formule est tout à fait pertinente dans le cas du Dalaï-lama. Celui-ci est actuellement le représentant des intérêts des Tibétains en exil, pour lesquels les zones tibétaines de Chine populaire ne sont que des "sites d'approvisionnement en matériaux" pour assouvir leurs propres intérêts. Ils sont capables par conséquent des actions les plus cruelles dans ces régions-là.

* NDLR - pour l'appellation " Dalaï-lama " : les majuscules sont de la rédaction et non du "Global Times". Bien entendu !]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16861 Thu, 2 Feb 2012 13:58:58 +0100
DRAGPO (TIBET) : Des photos prouvent les tirs de l'armée chinoise sur les manifestants pacifiques ... http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16851
DRAGPO (TIBET) : Des photos prouvent les tirs de l'armée chinoise sur les manifestants pacifiques ...

Phayul [jeudi 02 Février, 2012 18:09]
Par Sherab Woeser

Une des photos reçue par Phayul montre un Tibétain blessé par balles à Drango le 23 janvier 2012.
Dharamshala, le 2 février: Les premières images des manifestations du 23 janvier à Drango reçues par Phayul montrent des détails sanglants de manifestants tibétains blessés par balles suite à la violente répression des forces de sécurité chinoises.

Les images montrent également une photo du visage ensanglanté de Norpa Yonten, assassiné par des tirs de la police.
Au moins deux autres Tibétains sont représentés avec des blessures par balle à l’abdomen et d’autres avec les bras et les jambes ensanglantés par les tirs.
Suite à la sévère vague d’auto-immolations de 17 Tibétains suivant les témoignages, les Tibétains sont sortis dans la rue exprimant leur solidarité avec les auto-immolateurs et appelant à un activisme continu et un boycott des célébrations du nouvel an tibétain «Losar» ce mois-ci.
D’autres manifestations ont éclaté à Drango le 23 janvier, premier jour du Nouvel An chinois. Elles faisaient suite à des arrestations arbitraires de Tibétains par des fonctionnaires du Bureau de Sécurité Public chinois prétextant leur implication dans la distribution de tracts et d'affiches dans la ville et ses environs avec la menace de nouvelles auto- immolations si le gouvernement chinois refusait d’être à l’écoute des préoccupations tibétaines.

Les manifestants non armés, dont beaucoup étaient des fermiers et des nomades ont lancé des slogans appelant à la liberté au Tibet et le retour du Dalaï Lama.

Les manifestations s’amplifiant, le Bureau de la Sécurité publique et la Police armée du Peuple sont intervenus en utilisant des armes à feu pour contenir les manifestants.
Une information antérieure a confirmé la mort de Norpa Yonten et d’un autre tibétain. Plus de 30 Tibétains ont subi des blessures graves au cours de tirs dans la foule.
Les photos des Tibétains blessés démontrent qu’ils ne disposent que d’un strict minimum de ressources médicales, laissant très peu de chances de guérison ou même de survie.
Suite aux manifestations, une situation non officielle de la loi martiale a régné dans la région, empêchant les Tibétains de sortir de leurs maisons. Selon certaines sources, les Tibétains blessés, craignant d'être arrêtés, sont forcés de rester à l'intérieur sans aide médicale appropriée.
S'adressant à Phayul, desTibétains de Drango, résidant actuellement dans le monastère de Drepung en Inde du Sud ont déclaré que la région continue de subir une sévère répression militaire.



Cadavre de Norpa Yonten tué par des tirs de la police chinoise le 23 Janvier 2012 à Drango.

«Nous recevons des informations que les Tibétains sont strictement interdits d’accès dans le centre ville», disent les moines de Drepung. «Les gens sont sévèrement battus et détenus, et les personnes soupçonnées d'avoir participé à des manifestations sont arrêtées."
D'autres sources ont confirmé l'arrestation d'une centaine de Tibétains de Drango ces derniers jours sous suspicion de leur implication.




Photos montrant des Tibétains blessés par balles à Draggo
VOA tibétaine

Photo d’un Tibétain blessé par des tirs à Draggo
VOA tibétaine a reçu des photos de Tibétains blessés lors d’une manifestation à Draggo mardi matin. Les images montrent des Tibétains blessés par les tirs de la semaine dernière des forces de sécurité chinoise dans le comté de Draggo (Ch: Luhuo Comté) dans la préfecture autonome tibétaine Kandze. La plupart des images n'a pas été publiée en raison de sa nature graphique.



Des groupes de défense des Tibétains et des témoins ont déclaré que la police de la province de Sichuan a ouvert le feu sur plusieurs milliers de manifestants tibétains non armés le 23 Janvier 23 à Draggo.
"Une personne est décédée sur les lieux, les forces de sécurité ont pris une autre qui semblait être mortellement touchée et beaucoup d’autres étaient blessés", ont dit les sources tibétaines VOA.
Mardi dernier, le porte-parole, Hong Lei, du ministère des Affaires étrangères chinois a déclaré « inventés » les rapports des organisations étrangères sur les manifestations à Draggo, affirmant que l'affrontement n’impliquait que "des dizaines de manifestants." Il a dit que les agitations étaient dues au fait que des manifestants ont commencé à détruire les magasins et à attaquer la police avec des pierres et des couteaux.
La région tibétaine de Sichuan a été fortement frappée par des manifestations régulières et une série d'auto-immolations de bouddhistes tibétains exigeant la fin de la répression religieuse et culturelle de la part des autorités chinoises.
Les moines et leurs partisans exigent également le retour de leur chef spirituel en exil, le Dalaï Lama .*
Au moins 16 Tibétains, dont des moines, des moines et des nonnes anciens, sont morts d'auto-immolation depuis Mars 2011. Des milliers de moines ont été arrêtés par les forces de sécurité et emmenés dans des lieux inconnus.

Traduction : France Tibet
Gory images of Tibetans killed and injured reach exile
Phayul[Thursday, February 02, 2012 18:09]
By Sherab Woeser

One of the pictures received by Phayul shows a Tibetan wounded by gunfire in Drango on January 23, 2012.
DHARAMSHALA, February 2: The first graphic images of the January 23 protests in Drango, received by Phayul, shows in gory details, bullet injuries suffered by Tibetan protesters following the violent crackdown by Chinese security forces.

The images also show a photo of the blood-soaked face of Norpa Yonten, lying dead after the indiscriminate police firings.
At least two other Tibetans can be seen carrying bullet holes in the stomach area while others have blood coming out of bullet injuries in their arm and legs.
Following the fiery wave of self-immolations, which has witnessed 17 Tibetans set themselves ablaze,
Tibetans came out on the streets, expressing solidarity with the self-immolaters and calling for continued activism and a boycott of celebrations during the Tibetan new year ‘Losar’ later this month.
Protests in Drango flared up on January 23, the first day of Chinese new yeay, after local Chinese Public Security Bureau officials began to arbitrarily arrest Tibetans on suspicion of their involvement in the appearance of leaflets and posters around the town warning of more Tibetan self-immolations if the Chinese government did not listen to Tibetan concerns.

The unarmed protesters, many of whom were farmers and nomads raised slogans calling for freedom in Tibet and the return of the Dalai Lama.


As the protests grew stronger, the Public Security Bureau and People's Armed Police intervened by using guns to rein in the protesters.
Earlier information confirmed the death of Norpa Yonten and another unnamed Tibetan. More than 30 Tibetans suffered serious injuries in the indiscriminate firings.

It can be seen from the photos that the injured Tibetans have bare minimum medical resources at their disposal, leaving very little chances of recovery or even survival.
Following the protests, an undeclared martial law situation prevailed in the region as Tibetans were prevented from going out of their houses. According to sources, fearing arrest, injured Tibetans are being forced to remain indoors with no proper medical attention.
Speaking to Phayul, Tibetans from Drango, currently residing in the Drepung monastery in south India said that the region continues to be under strict military clampdown.



The dead body of Norpa Yonten who was killed in Chinese police firings on January 23, 2012 in Drango.
“We are receiving information that Tibetans are being strictly barred from visiting the central areas of the town,” the Drepung monks said. “People are being severely beaten and detained and those suspected of taking part in the protests are being arrested.”
Other sources have confirmed the arrest of one hundred Tibetans from Drango in the past few days on suspicion of their involvement

Pictures Show Tibetans Wounded by Gunfire in Draggo
VOA Tibetan


Picture shows a Tibetan wounded by gunfire in Draggo
VOA Tibetan received pictures of wounded Tibetans from Draggo protest Tuesday morning. The pictures show Tibetans wounded in last week's gunfire by Chinese Security forces in Draggo County (Ch: Luhuo County) in Kandze Tibetan Autonomous Prefecture. Most pictures have not been published due to its graphic nature.



Tibetan advocacy groups and witnesses said that police in Sichuan province opened fire on several thousand unarmed Tibetan demonstrators January 23 in Draggo county.
"One person died on the scene, security forces took another who appeared to be fatally wounded and many were wounded and injured," sources told VOA Tibetan.
China’s foreign ministry spokesperson Hong Lei last Tuesday called foreignorganization's reports on Draggo protest "hyped", saying the clash involved only "dozens of protesters." He said the unrest started when protesters began destroying stores and attacking police with rocks and knives.
The heavily Tibetan region of Sichuan has been hit by ongoing protests and a series of self-immolations by Tibetan Buddhists demanding an end to widely perceived religious and cultural repression by Chinese authorities.


The monks and their followers also are demanding the return of their exiled spiritual leader, the Dalai Lama.*
At least 16 Tibetans, including monks, former monks and nuns, have died in self-immolation protests since March 2011. Thousands of monks subsequently were arrested by security forces and taken to unknown locations.]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16851 Thu, 2 Feb 2012 12:43:00 +0100
Dans la presse anglophone au 2 février 2012 compilé par TIN http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16856
In this compilation:
Lhasa ordered to tighten security
UN asks China to suspend resettlement of Tibetan nomads
China increases security, pressure on Tibetans to assimilate
Chinese Officials Say 'Trained Separatists' Responsible for Tibetan Violence
Timeline of Tibetan protests in China



http://www.chinadaily.com.cn/usa/china/2012-02/01/content_14520873.htm

Lhasa ordered to tighten security

Updated: 2012-02-01 19:11
(Xinhua)
LHASA - A top official from Lhasa, capital of Southwest China's Tibet autonomous region, has ordered tightened security in the city amid an "arduous" fight with the Dalai Lama group, local media reported Wednesday.
Qizala, secretary of the Lhasa municipal committee of the Communist Party of China (CPC), warned local officials that Lhasa is a top priority in terms of maintaining stability in Tibet, as it is often chosen by overseas separatists as a prime target for sabotage and infiltration.
The official said officials should be clearly aware of the "arduous, complex, and tough" nature of the fight against the Dalai Lama group and should always plan ahead in order to take the upper hand in the situation.
He ordered officials to tighten management of the city's migrant population by changing housing rental, household registration, and transitory residential permit issuance policies.
Qizala has also ordered the region's border checkpoints to require all people entering Tibet to carry identification starting from March 1.
He also asked officials to unite the city's monks in order to promote the stability and harmony of the region's monasteries.




http://hillpost.in/2012/02/01/un-asks-china-to-suspend-resettlement-of-tibetan-nomads/40164/people/tibetans/hp_news_network

UN asks China to suspend resettlement of Tibetan nomads

February 1, 2012
HP News Network
Dharamsala : The UN has asked China to suspend non-voluntary resettlement of Tibetan nomadic herders from their traditional lands and to support them with rural extension programmes.
UN special rapporteur on the Right to Food Olivier De Schutter, in his report, has asked China to “allow for meaningful consultations to take place with the affected communities”, said a post on the Central Tibetan Administration (CTA) website.
The resettlement policy conducted in the Tibet Autonomous Region has expanded to non-herders, and is also aimed at relocating a majority of the Tibetan rural population into newly-built concentrated settlements under the “Comfortable Housing” policy.
Schutter said China must improve employment opportunities, education and health services in “new socialist” villages, in order to enable the realisation of the Right to Adequate Food of all resettled rural habitants.
The nomads and herders have to give up herding and farming revenues, and consequently lose economic independence. This results in loss of land, limited ability to keep livestock, relocation in areas unsuitable to agriculture, and generally a disruption of traditional patterns of livelihood, said the report.
China is a signatory of the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights and is hence prohibited from depriving any individual from his/her means of subsistence.
One of the reasons given by the Chinese authorities for the resettlement policy has been the overgrazing of grasslands.
However, the report said: “Climate change is most probably the main driver of environmental changes on the Tibetan plateau. Mining is another driver of land degradation in some areas”.
The Tibetan government-in-exile based here has also expressed concern over degradation of the Tibetan Plateau due to extensive mineral extraction, deforestation and unscientific construction of highways and railways by the Chinese in the name of development.
The report titled “A synthesis of recent science and Tibetan research on climate change” said the temperature increase on the Tibetan plateau is twice the global average, resulting in quicker degradation of permafrost, drastic changes in climate patterns and desertification of vast grasslands.
The Dalai Lama along with many of his supporters fled Tibet and took refuge in India when Chinese troops moved in and took control of Lhasa in 1959. India is home to around 100,000 Tibetans.
IANS


http://www.vancouversun.com/news/China+increases+security+pressure+Tibetans+assimilate/6083450/story.html

China increases security, pressure on Tibetans to assimilate

Officials want residents of mountainous region to adhere to Chinese customs, while reports of resisters killed by authorities vary wildly

By Jonathan Manthorpe, Vancouver Sun February 1, 2012
Chinese authorities are beefing up security in Tibet and predominantly Tibetan regions of neighbouring provinces after violent unrest last week and ahead of emotionally significant dates in the Tibetan calendar.
Qi Zhala, the Communist party chief in the Tibetan capital Lhasa, said in a statement on Tuesday that security forces are to "step up registration and inspection work along national roads, at key monasteries and among leading suspects."
"Strive to realize the goal of 'no big incidents, no medium incidents, and not even small incidents'," Qi told police in the statement posted on the Lhasa government website.
Six Tibetans have died and scores have been wounded, according to exile groups, in the past few days in clashes between security forces and demonstrators mostly in Tibetan areas of neighbouring Sichuan province.
Chinese authorities say only two people have died and that many members of the security forces are among the injured.
Lobsang Sangay, the democratically elected prime minister of the Tibetan government in exile based in Dharamsala, northern India, said last week in an interview with the Inter-national Herald Tribune news-paper that a spark for the latest unrest was insistence by Chinese officials that Tibetans celebrate Chinese New Year on Jan. 23 rather than follow their own calendar that marks the new year on Feb. 22. Another sensitive date is March, the time in 1959 when an uprising by Tibetans against the 1950 occupation of their country by China led to a brutal crack-down by Beijing and the flight into exile of the Tibetan religious and, at that time, political leader, the Dalai Lama.
March is also sensitive because in 2008, ahead of the Beijing Olympics, Tibetans staged a string of protests against immigrant Chinese who are seen as taking over the local economy.
Chinese officials say 22 people died in those March 2008 protests while Tibetan groups say the number is about 200.
But the latest unrest and violence is an upsurge in a steady stream of protests over the past year by Tibetans against what they see as forced cultural assimilation by the Beijing government, and destruction of Tibetan Buddhism.
In the past year, these renewed protests and demands for cultural autonomy within China have been marked by the self-immolation of 16 current or former monks and nuns.
Three of these deaths were last month when monks drank gasoline and set themselves on fire.
These attention-getting suicides have troubled even ardent supporters of the Tibetan cause because they appear to fly in the face of Buddhist teaching against killing of any kind.
Sangay, a former Harvard Law School scholar who has taken over political leadership of the Tibetan cause leaving the Dalai Lama free to pursue religious leadership, said he believes the suicides are the result of Chinese pressure and restrictions on the monasteries bringing the monks and nuns "to the brink of desperation."
In an interview last week with the Religion News Ser-vice, he said, "When they see their associates being expelled because they refused to denounce his holiness the Dalai Lama or to stamp on his photo-graph, hopelessness sinks in."
Sangay said that both he and the Dalai Lama always discourage Tibetans from taking drastic action, but it has been difficult to counteract the oppression by the Chinese authorities with a message of hope for Tibet.
Last week's response by the Chinese authorities, in which police are reported to have repeatedly fired at unarmed protesters, brought sharp criticism from Washington.
Maria Otero, the United States special coordinator for Tibetan issues, said Beijing should address its "counterproductive policies" that are causing the problems.
These policies, she said, include "ongoing 'patriotic education' campaigns within monasteries that require monks to denounce the Dalai Lama; the permanent placement of Chinese officials in monasteries; increasingly intensive surveillance, arbitrary detentions and disappearances of Tibetans.
"Over the last year, Chinese government security and judicial officials also have detained and imprisoned Tibetan writers, artists, intellectuals and cultural advocates."
Beijing says Tibet is historically part of China and that its policies there are designed to bring economic advancement while seeking to minimize the damaging effect of what it calls "superstition."
And while the Dalai Lama has often said he wants to negotiate greater autonomy for Tibet within China, Beijing maintains he is a "wolf in monk's clothing" whose true aim is independence for Tibet.
Read more: http://www.vancouversun.com/news/China+increases+security+pressure+Tibetans+assimilate/6083450/story.html#ixzz1l9UifJ00


http://www.voanews.com/tibetan-english/news/Chinese-Officials-Say-Trained-Separatists-Responsible-for-Tibetan-Violence--138479654.html

Chinese Officials Say 'Trained Separatists' Responsible for Tibetan Violence

VOA Tibetan Wednesday, 01 February 2012
Chinese officials say trained Tibetan separatists who attacked police are responsible for instigating deadly violence last week in the southwest province of Sichuan.
The state-owned China Daily newspaper quoted Sichuan government officials Wednesday as saying two rioters were killed and 24 police officers and firefighters were wounded in two confrontations. It is the first detailed report by local officials since violence broke out last week.
The official claims contradict those made by witnesses and exile groups, who say up to seven protesters died when police opened fire on unarmed crowds in three incidents. 
Chinese police have secured the area, restricting journalists and others from independently verifying the reports. Western news organizations report an increased police presence as far as 300 kilometers away from the site of the protests.
The China Daily report said the protests began on January 23 when a group of armed protesters shouting slogans for Tibetan independence stormed a police station in Luhuo. It said another mob attacked police the following day in nearby Seda county.
The article said police were forced to defend themselves when protesters began throwing molotov cocktails and stones. It also said they burnt cars and damaged local stores, causing $600,000 in damages.
The Sichuan government said it believes both protests were "well planned beforehand" by "trained separatists." It defended its use of force against protesters, saying "no government would tolerate such violence directed against police."
Regional tensions intensified almost a year ago, when a young Buddhist monk demanding the return of the exiled Dalai Lama set himself on fire and died at a monastery in Sichuan. Since then, at least 15 other monks, former monks and nuns have died in similar protests against Chinese rule.
China seized control of Tibet more than 50 years ago, forcing the Dalai Lama and other Tibetan leaders to flee to northern India. Beijing accuses the Dalai Lama of wanting to separate Tibet from the rest of China, a charge that he denies.
Many Tibetans accuse the Chinese government of attempting to erode their culture and faith, and resent the large-scale migration of China's ethnic Han majority into Tibetan areas.



http://edition.cnn.com/2012/01/31/world/asia/tibet-protests-timeline/?hpt=wo_t4

Timeline of Tibetan protests in China

By the CNN Wire Staff
January 31, 2012 -- Updated 0608 GMT (1408 HKT)
STORY HIGHLIGHTS
• Tensions has periodically swelled in ethnic Tibetan regions of China since March 2008
• Rights Group: Since March 2011, 16 people have set themselves on fire in protest
(CNN) -- The escalation of tensions in ethnically Tibetan regions of China is the latest in a series that have resulted in deaths, frayed ties between the United States and China, and greater pressure from Beijing against the Dalai Lama, who fled Tibet for India in 1959 after a failed uprising.
March 2008 -- Hundreds of Tibetan monks gather in Lhasa in protests to mark the 49th anniversary of a Tibetan uprising against Beijing rule. Protesters sought the release of fellow Drepung monks, who apparently were detained, as they tried to celebrate the awarding of the U.S. Congressional Gold Medal to the Dalai Lama months earlier, according to foreign Tibetan rights groups. As the week wore on, protests and violence escalated. Rights groups said more than 140 people died, while Chinese authorities put the figure at 22 dead.
Chinese Premier Wen Jiabao blamed supporters of the Dalai Lama for the violence in Tibet and said Chinese forces exercised restraint in confronting unrest there.
April 2008 -- The global Olympic torch rally for the 2008 Beijing Summer Olympics begins but becomes a flashpoint for protests one month after the unrest in the Tibetan Autonomous Region. Thousands protested on the streets of San Francisco, and the unruly scene of the London leg of the torch run was labeled "a public relations nightmare" by the Times. "We express our strong condemnation to the deliberate disruption of the Olympic torch relay by Tibetan separatist forces regardless of the Olympic spirit and the law of Britain and France," a China spokeswoman said at the time. Meanwhile in Tibet, 30 people were convicted of arson, robbery and attacking government offices related to the March violence and receive prison sentences ranging from three years to life.
November 2008 -- China sentences 55 people for involvement in anti-China protests, out of the 1,300 originally detained, according to state media, although the charges and sentences they received weren't revealed.
December 2008 -- Chinese authorities arrest 59 people in Tibet accused of spreading rumors and inciting sentiment against the state and public safety, state-run media reported.
January 2009 -- Lawmakers in Tibet approve March 28 as a holiday to mark the date that China says about one million people were freed in 1959 from serfdom in the Himalayan region, state-run media reported. The legislation was aimed at "reminding all the Chinese people, including Tibetans, of the landmark democratic reform initiated 50 years ago," a parliament spokesperson said.
March 2009 -- Near the one-year anniversary of the riots and 50th anniversary of the failed Tibetan uprising, a monk carrying a Tibetan national flag and shouting slogans set himself on fire in Sichuan Province and then was shot at by police, a human rights group reported. Xinhua, the Chinese state news agency, reported a local official as saying that the man had been taken to a local hospital immediately after police extinguished the flames. Foreign tourists are banned from visiting Tibet during the month.
February 2010 -- China summons U.S. ambassador to express its "strong dissatisfaction of a meeting between the Dalai Lama and U.S. President Barack Obama.
March 2010 -- Beijing appoints the 11th Panchen Lama -- handpicked by the Chinese government as the second highest Tibetan spiritual figure -- to the Chinese People's Consultative Conference. Beijing's critics, however, say that the inclusion of the Panchen Lama at the annual meeting is part of a stepped up effort to undermine the popularity of Tibet's exiled leader, the Dalai Lama.
October 2010 --Tibetan students take to the streets in protest, claiming their culture is being wiped out, as China overhauls school curriculum and limits the use of the Tibetan language in schools. "The protest resulted from a new education policy which reduces Tibetan language teachings," a government official told CNN at the time. The government said 800 students protested, while the activist group Free Tibet said 4,000 to 6,000 students protested.
March 2011 -- The Dalai Lama, at a speech marking the 52nd anniversary of the failed 1959 Tibetan uprising against Chinese rule which caused him to flee into India, announces he will retire political responsibilities as head of Tibet's government-in-exile but will remain its spiritual head. Lobsang Sangay is elected by Tibetan exiles to take over day-to-day political responsibilities.
On March 16, a monk named Phuntsog set himself on fire to protest the third anniversary of the 2008 protests, according to Free Tibet.
August 2011 -- A 29-year-old monk, Tsewang Norbu, sets himself ablaze after chanting slogans, according to Free Tibet. The self immolations continue, and by October a nun -- the first woman -- is reported to have killed herself, the ninth Tibetan to commit self- immolation in protest.
January 2012 -- Three more monks set themselves ablaze in protest, bringing the number who have self-immolated in protest to 16 since March 2011, Free Tibet claims. Twelve are thought to have died from their injuries.
Thousands of Chinese security forces have flooded into an ethnically Tibetan area of southwestern China following large protests in the wake of the self-immolations.]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=16856 Wed, 1 Feb 2012 20:40:53 +0100